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cipesco
6 critiques
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3,5
Publiée le 28 mars 2025
Un œuvre bien chargé d'allégories qui n'a nullement besoin d'un fil narratif classique. Chaque instant me paraît longuement réfléchi, peut être trop réfléchi. La parallèle inspirée par les pensées de Marx dans son Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte entre 1942 et 1968 aurait pu être moins évidente et moins cliché. J'ai apprécié le petit clin d'œil sur la visite du général de Gaulle en Roumanie socialiste, mais j'ai été déçu par l'incapacité des auteurs de faire une recherche minimale sur les paysages d'Odesa.
recommande le film… fidèle au livre … Mal présenté par la promotion : «comédie familiale» C’est plus un objet étrange de cinéma, déroutant et charmeur … où tout est signes, marqueurs et objets de transmission… avec le contraste entre un regard à hauteur d’enfant et des dialogues d’adultes qui n’essaient pas de faire comprendre le monde, tour à tour sentencieux ou légers… rappelle les films de Truffaut autour du personnage d’Antoine Doinel … qui serait ici cet enfant grave et sentimental…le même recours à un quotidien qui s’isole de l’environnement, qui efface les décors extérieurs, qui frôle le surréalisme pour éviter le tragique. Réussi !
Le dernier film diffusé sur grand écran avec Michel Blanc... Nostalgie oblige j'avais très envie d'aller le voir.
Un film sur une famille marginale, sans nul doute traumatisée par les évènements de la seconde guerre mondiale, qui vit les manifestations de mai 1968 depuis sa maison.
C'est toujours un plaisir de voir mon chouchou, William Lebghilqui qui se fraye un beau chemin dans le paysage cinématographique français.
Et quel bonheur de voir Liliane Rovère de la série "dix pour cent" qui apporte une touche de légèreté et d'humour avec ce rôle décalé aux accents russes.
Hormis ce casting incroyable, qui, je l'avoue, contribue pour beaucoup dans l'intérêt du film, l'histoire a eu beaucoup de mal à me transporter tant je n'arrivais pas à trouver le but ni l'intérêt du récit.
Le choix de la narration en voix off qui fait des interprétations du livre d'origine est surprenant au premier abord mais bien trouvé. Pourtant, le récit n'est pas parvenu à me transporter et je me suis ennuyée à certains moments...
Un film truffé de bonnes intentions, mais alors qu'est ce que c'est poussif, daté (voire ringard), volontariste... Les mots d'auteurs envahissent l'espace, les idées de mise en scène sont tellement surlignées qu'elles deviennent juste des idées de mise en scène visibles. Le propos, l'idée esthétique, politique et humaniste du film passe derrière la démonstration de force et en force du réalisateur. Très fan du casting, j'ai eu de la peine pour chacun.es des acteurs. Dommage.
J'adore Michel Blanc. Et très émue de le voir dans ce film. Film magnifique ,qui plonge petit à petit dans les profondeurs de l'âme humaine.. j'ai adoré..
Pendant que les rues de Paris s’embrasent à la lumière des révoltes étudiantes de Mai 68 une famille de doux dingues se barricade dans son appartement du 7ème arrondissement. Comme le père s’était déjà planqué quelques années auparavant pour d’autres raisons, celles liées à ses origines. Dans ce film pas désagréable mais inégal on scrute cette famille à travers les yeux d’un petit garçon qui deviendra plus tard lauréat du prix Femina mais c’est avant tout le dernier rôle de Michel Blanc, et cela suffit à le rendre émouvant.
Une mise en scène originale, loin d'un déroulé "plan plan" d'un roman dont le film est tiré; et cela donne au final, avec une interprétation excellente, un film émouvant, drôle assez souvent, non démonstratif et de bon aloi. Adieu Michel...
Le film est magnifiquement joué par des acteurs exceptionnels, le problème, c’est l’histoire qui endort au cinéma, le livre était très intéressant, voir bouleversant.
Une publicité énorme pour ce film qui se révèle ennuyeux , confus et sans âme Le dernier film de Michel Blanc qui semble bien fatigué et pas à la hauteur de ce qu’il savait faire…. Une cache qui se trouve quand même dans un très bel appartement….rien à voir avec Anne Frank…
Je n’ose pas dire que c’est une daube parce que c’est le dernier film de Michel Blanc qui joue avec beaucoup de sensibilité, mais, franchement c’est difficile de s’intéresser à cette famille foutraque d’autant que c’est mal ficelé et très mal photographié. C’est laid et un peu prétentieux. Je me suis ennuyée et cela ne me donne même pas envie de me rattraper avec le livre de Boltanski !
La Cache a le mérite de proposer une expérience originale, surprenante et clivante. Le risque, qui chez moi s’est avéré, est de laissé le spectateur à distance. Tout en reconnaissant la bravoure de la démarche, la qualité de la réalisation et des acteurs, je dois avouer que je suis rester assez insensible aux signaux et aux messages. D’où cette note mitigée qui ne reflète pas la qualité intrinsèque du film mais ma perception.
Quelle catastrophe de réalisation... Mon dieu. On sort sans savoir de quoi on parle dans le film. Aucun film conducteur. On peut même pas parler de scénario, y en a pas. Et vraiment dommage parce que la synopsis semblait bonne. Je me demande encore comment Liliane Rovere, Michel Blanc et Willian Lebghil se sont retrouvés dans ce bourbier...
J’avais déjà vu deux films du suisse - eh oui ! -, Lionel Baier, Les Grandes ondes (à l’ouest) et La dérive des continents (au sud). Il avait alors prouvé qu’il ne filme pas les histoires de tout le monde. L’originalité reste de mise dans cette comédie dramatique de 90 minutes qui marque le dernier grand rôle à l’écran de Michel Blanc. Christophe, 9 ans, vit les événements de mai 68, planqué chez ses grands-parents, dans l’appartement familial à Paris, entouré de ses oncles et de son arrière-grand-mère. Tous bivouaquent autour d’une mystérieuse cache, qui révèlera peu à peu ses secrets… De l’arrière grand-mère au petit fils, tout ce beau monde vit dans une sorte de folie douce et dysfonctionnelle. Comme ses personnages, le film est déjanté, politiquement incorrect et d’une drôlerie teintée de mélancolie. A découvrir absolument. Adaptation très libre du roman éponyme de Christophe Boltanski, - Prix Fémina 2015 -, dans lequel l'auteur raconte l’histoire de sa famille sur plus d’un siècle. Le film, lui, choisit de s'attarder sur les événements de Mai 68, alors que dans le livre, cette période ne fait l’objet que d’un demi-paragraphe… C’est vous dire qu’en terme « d’adaptation libre », c’est un must ! Ça nous parle joyeusement de sujets graves comme le rapport aux origines, le besoin de fiction dans la construction de son identité, l’antisémitisme, le non-dit… Lionel Baier a voulu représenter différemment la Shoah au cinéma. Il souligne qu'il ne s'agit pas d'un événement historique figé dans le temps, mais d’un processus qui a commencé en 1933 et qui continue aujourd’hui, que nous le voulions ou non. Il y a du Frank Capra – Vous ne l’emporterez pas avec vous -, dans cette heure et demie passée avec cette famille de doux-dingues, 90 minutes dont on aimerait qu’elles ne s’arrêtent pas. Laissez-vous entraîner dans le tourbillon des Boltanski. Tout le monde sait et peut vérifier une dernière fois à quel point Michel Blanc était un grand acteur. La dernière image du film, qui est aussi la dernière de son incroyable filmographie, le résume tellement bien : il sifflote du Brahms sur une grande route à côté d’un enfant, lui qui voulait être pianiste classique et qui a été réalisateur et acteur comme Chaplin. Splendide hommage posthume ! A ses côtés, on découvre la formidable Dominique Reymond, une grande actrice de théâtre jusque là cantonnée à des petits rôles au cinéma. Le reste du casting est au diapason du couple central : William Lebghil, Aurélien Gabrielli, Liliane Rovère, Ethan Chimienti… Une fantaisie profonde bourrée de trouvailles visuelles qui a un charme fou.
Un film étrange, on ne sait pas trop quel sujet veut être traité : relations familiales ? Mai 68 ? La Shoah ? La délation ? Il n’en demeure pas moins que ce film se laisse regarder avec plaisir malgré un manque de rythme. Inutile de préciser que Michel Blanc y est exceptionnel tout comme Liliane Rovere ! À voir