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Tiziana S.
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4,0
Publiée le 7 janvier 2026
Alors qu’il y a de moins en moins de bons films de nos jours, celui-ci vaut vraiment la peine d’être regardé. Histoire originale avec de bons acteurs. J’ai vraiment apprécié
Joan, une femme aux portes de l’éternité, revoit son premier amour : une relation intense et passionnelle, brutalement interrompue par la mort de celui-ci au combat. Elle retrouve également son second mari, celui avec qui elle a passé 65 longues années à construire une vie de famille et des souvenirs. Elle doit en choisir un pour l’éternité.
D’un côté, son premier amour, qui l’a attendue pendant 60 ans — le temps qu’elle meure pour enfin vivre cette éternité ensemble. De l’autre, son mari, décédé quelques mois plus tôt, mais avec qui elle a déjà partagé une vie pleine et accomplie. On pourrait penser que le choix est évident : choisir son mari. Mais très vite, on comprend que Joan est profondément tourmentée, bouleversée par cette situation. Elle est tiraillée entre vivre une vie qu’elle n’a jamais pu expérimenter avec son premier amour, ou poursuivre l’éternité avec l’homme qui l’a aimée pendant 65 ans.
Le ton est donné immédiatement. On se rend compte que les deux hommes se battent pour l’avoir, pour être heureux avec elle pour l’éternité. Leurs désirs sont très égocentrés : à aucun moment ils ne se demandent réellement ce que Joan voudrait, ni ce qui la rendrait heureuse. Cette absence ne fait qu’accentuer son hésitation.
Jusqu’à ce que l’un des deux décide finalement de lui dire de partir avec l’autre, parce que c’est ce qui la rendra heureuse. C’est à cet instant que le film révèle ce qu’est le véritable amour : le sacrifice. Sacrifier son propre bonheur pour celui de la personne que l’on aime. Joan accepte alors ce choix. Et c’est déchirant de voir un homme abandonner la femme qu’il aime pour la combler, quitte à se creuser lui-même un trou dans le cœur. Comme s’il n’y avait qu’un seul cœur pour deux, et qu’il décidait qui aurait la chance de le posséder.
Finalement, Joan se rend compte très vite de qui elle est réellement amoureuse, et de qui elle a véritablement besoin.
Le film est également bien rythmé grâce aux personnages de Ryan et Anne, deux figures hautes en couleur et excentriques, qui apportent une véritable touche de fraîcheur et d’humour. Leur présence permet d’alléger le propos sans jamais le rendre superficiel. Eternity aborde ainsi avec finesse des thématiques profondes, liées à la mort, au sens de la vie, mais aussi à la question fondamentale du choix : choisir ce que l’on veut réellement, et avec qui l’on souhaite passer l’éternité.
Car au fond, lequel est le plus fort et le plus sincère : un amour idyllique, beau, intense et passionnel, sans réel problème, ou un amour plus « ordinaire », construit dans le temps, à travers les épreuves et les difficultés ? S’aider, grandir ensemble, apprendre à s’aimer avec le temps. N’est-il pas préférable de construire un petit feu de cheminée — chaud, doux, réconfortant, qui éclaire durablement — plutôt qu’un brasier intense, non maîtrisé et brûlant ?
Eternity est un film drôle et mignon, porté par des personnages touchants et des acteurs au jeu juste et pertinent.
A partir d’un scénario non conventionnel, ce film pose de bonnes questions et donne de bonnes réponses. Il fait parfois penser, par certains effets de réalisation, à « Dans la peau de John Malkovich » de Spike Jonze (1999). Je n’attendais rien de cette petite – cela se ressent vraiment dans le choix de certains décors, qui montrent que le budget devait être limité pour un film hollywoodien – comédie romantique mais elle m’a surpris agréablement.
Voilà le genre de film qui fait du bien, quels choix ferions-nous après la mort si nous les avions pour une vie éternelle. Le scénario joue sur la corde sensible qu'est l'amour, c'est plein d'émotion mélangé à un peu d'humour. Élisabeth Olsen est absolument parfaite, les autres acteurs également d'ailleurs. Je le recommande évidemment.
Cela déborde d’imagination et de dilemmes post-mortem. Cela fourmille d’idées croustillantes en personnages et en situations : accueil par des conseillers d’après-vie truculents, règles de fonctionnement très originales, multiplications de destinations avec publicités associées, choix cornélien pour le futur heureux élu éternel, tunnel d’archives aux saynètes savoureuses,… Et les acteurs nous proposent des personnages « nature » bienveillants. Attention, ils ne devraient pas pouvoir changer d’éternité, mais peut-être le tenteront-ils ? Je vous conseille de vous laisser guider par votre curiosité!
Le point de départ de ce scénario est assez bien vu, amusant et propose une réflexion sur sa vie, ses regrets aussi. Mais le combat de coqs dans "l'entre deux mondes" est poussif et s'éternise en bavardages et tergiversations. Si les codes de la comédie romantique semblaient détournés, ils sont malheusement repris au fil de ce récit fantastique. Finalement, l'éternité ne résout rien et porte les mêmes incertitudes de la vie.
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2,5
Publiée le 25 décembre 2025
« L'éternité est trop longue pour avoir des regrets. » Si la vie est pleine de possibilités, on peut en dire autant de l'après-vie avec les morts qui ont le choix entre de nombreux mondes qu'ils ne pourront pas quitter après avoir pris leur décision. Pour Joan, le choix est encore plus cornélien, car elle doit choisir entre ses deux maris... David Freyne ne donne donc pas de repos aux morts avec des dilemmes même dans l'au-delà. Il nous présente un univers tentaculaire sans nous le faire parcourir, ce que j'ai trouvé très frustrant. Il y a certes le règlement, mais quel dommage de ne pas visiter ces mondes loufoques. Une exploration qui aurait pu ajouter un peu de folie et d'humour à cette romance très artificielle. Joan est certes troublée et tiraillée, mais il n'y a pas d'étincelles avec Larry ou Luke. Cela rend ce dilemme directement moins engageant. Quand on voit ce qu'apportent les deux CA, notamment le personnage de Da'Vine Joy Randolph, c'est regrettable d'avoir tout misé sur cette romance. En somme, un bon et original concept qui est réduit à un banal et prévisible triangle amoureux.
Pour L’éternité est une comédie romantique qui séduit par sa sincérité et sa douceur. Le film raconte une histoire magnifique, oscillant avec justesse entre humour et émotion, sans jamais tomber dans le pathos excessif. Le trio Elizabeth Olsen, Callum Turner et Miles Teller fonctionne à merveille, chacun apportant une vraie authenticité à son personnage et une alchimie évidente à l’écran. Le concept de départ est prometteur et original, même s’il aurait gagné à être davantage creusé pour offrir encore plus de profondeur à la narration. La mise en scène, élégante et délicate, sublime l’esthétisme du film, porté par une palette de couleurs lumineuses et chaleureuses. La romance se veut rafraîchissante, naturelle, et parvient à toucher le spectateur par sa simplicité assumée. Malgré quelques limites dans l’exploitation de ses idées, Pour L’éternité reste une œuvre charmante et attachante, qui laisse une agréable sensation de tendresse en fin de projection.
J'ai adoré ce film. Un scénario original, bien maîtrisé, cohérent dans son univers. Des acteurs excellents. Un film drôle, romantique, de science fiction, et qui fait réfléchir. Bravo
l'hitoire est place dans le monde des morts, mais le film est tres bien sur la vie ! C'est une comedie qui fait rire, mais en meme temps fait reflechir: Si vous aviez une deuxieme chance - et cette fois pour l'eternite - et si vous aviez le chois, comment et avec qui vouliez vous la vivre ?
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais le synopsis m’intriguait vraiment. L’idée de départ est intéressante, avec ce lieu de transition entre la vie et l’éternité et ce choix à faire pour la suite. Miles Teller et Elizabeth Olsen sont très justes, ils apportent beaucoup d’émotion et rendent le film assez touchant par moments. L’ambiance est plutôt douce, un peu mélancolique, et le film mise surtout sur les sentiments et les questionnements plutôt que sur le spectaculaire. Le rythme est parfois lent, et certaines idées auraient pu être un peu plus creusées, ce qui m’a laissé légèrement sur ma faim. Malgré ça, ça reste un film correct, avec de bonnes intentions et quelques moments qui fonctionnent bien, mais qui ne m’a pas totalement marqué.
Enfin une vraie Rom-com originale ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu ce genre de film sur grand écran et ça fait tellement plaisir !
Ce terminal dans lequel les âmes se retrouvent après la mort et doivent choisir dans quel monde elles voudront passer le reste de leur vie éternelle est vraiment bien pensé !
Tout a été prévu et imaginé avec beaucoup d'inventivité j'ai adoré !
Le duo de guides/coach avant le passage à l'immortalité est hilarant ! Petit coup de coeur pour Da'Vine Joy Randolph que j'avais adoré dans "Winter Break" et que je trouve toujours juste et attachante !
On retrouve un trio pour le moins atypique : Une femme qui est tiraillée entre les deux amours de sa vie. Avec lequel voudra t'elle passer le reste de sa vie éternelle ? C'est là tout l'enjeu de ce film qui alterne des moments de comédie pure et d'émotions !
Alors oui, le final est ultra prévisible mais ce n'est pas ce qu'on recherche quand on va regarder ce genre de film ?
Car prévisible ne veut pas dire facile... Il coche toutes cases du genre : alors oui il y a bien sûr toutes les scènes clés d'une bonne Rom-com mais ici c'est l'univers qui est recherché par rapport à une comédie romantique classique.
J'ai été emportée par la proposition : j'aime appeler ce genre de film "cul-cul abouti" et j'en veux davantage au cinéma et pas seulement aux périodes de Noël !
Existe t’il une vie après la mort ? C’est une question que beaucoup se pose et dont se film s’amuse avec réussite. À sa mort, Larry découvre un monde surprenant avec une mission ultra importante : choisir son éternité. Il décide d’attendre l’arrivée de sa femme, malade pour se décider, en oubliant que le passé peut le rattraper à tout moment. Ce film invite à l’introspection, et parvient à mêler humour, et émotion. Le casting est très réussi notamment dans les second rôles !
Le monde de Pour l’Éternité fonctionne comme une bureaucratie du sentiment : une architecture invisible où les émotions doivent se déclarer, se trier, se rendre. Ce cadre pourrait tourner au pastiche ; Freyne lui donne au contraire un poids presque administratif. Joan se tient au centre, fragmentée entre la constance de Larry et le retour brûlant de Luke — deux formes d’engagement, deux types de vérité affective. La semaine imposée agit comme une contrainte méthodologique : une expérimentation grandeur nature. Que deviennent nos amours lorsqu’ils doivent être classés ? Elizabeth Olsen joue cette tension avec une retenue qui n’affaiblit rien : son visage exprime l’usure du temps, sa voix contient déjà la défaite, ou peut-être son inverse. Larry et Luke, loin d’être des archétypes opposés, deviennent des hypothèses biographiques : deux trajectoires possibles, deux biographies affectives qui demandent à être assumées. Certains objecteront que ce dispositif risque la simplification — la réduction du dilemme à une mécanique scénaristique. Mais le film évite ce piège en déplaçant la question : l’éternité n’est pas un lieu à rejoindre, c’est une forme intérieure à stabiliser. Pour l’Éternité observe comment les sociétés assignent des durées à nos attachements, comment elles encadrent les fidélités, comment elles transforment nos choix intimes en procédures. Ce qui reste n’est pas une morale mais un constat : un geste, un refus ou une acceptation suffisent parfois à redessiner une vie entière. Ma note : 16 / 20