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ptitmayo
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4,0
Publiée le 13 mars 2019
"Lady Bird" est une dramédie sociale réussie, montrant le parcours tumultueux d'une ado afin de passer à l'âge adulte sans pour autant renier son passé. On a tous connu l'adolescence, ses aspirations, son rejet de l'environnement qui nous entoure et le retour sur terre, on retrouve tout cela dans ce film. En effet, Lady Bird (un surnom significatif, quoi de mieux que sa tête sur le corps d'un oiseau pour exprimer un désir d'émancipation?) agit autant par envie que par opposition à son statut social spoiler: (elle rêve d'une grande maison bien différente de la sienne plus modeste; trafique ses notes, copie sur les autres et prospecte auprès des universités afin de quitter Sacramento qu'elle ne supporte plus; s'éloigne du cadre religieux étouffant (messe le dimanche, théâtre chrétien, copine à fond là-dedans, copain homo qui se cache) au profit d'un concert de Rock, d'une nouvelle amie plus délurée, d'une première relation sexuelle, de répliques acerbes sur la religion (la critique des anti-avortement et la réflexion hilarante sur les règles) et d'actes rebelles (mettre "J'ai épousé Dieu" sur la voiture de la Soeur); elle ne veut pas subir la pauvreté de ses parents (père au chômage, mère qui travaille trop)) et tout le talent du scénario est de montrer comment cela se traduit en termes d'égoïsme spoiler: (elle rejette sa mère, son amie, sa seconde amie (car elle a honte de sa maison) et la religion) et de relation mère-fille. Ce dernier point est d'ailleurs le plus abouti, entre complexité spoiler: (difficulté des 2 à se parler; la maturité de la mère s'oppose à l'enthousiasme innocent de la fille) , contradictions spoiler: (les 2 ont le même caractère; elles partagent une honte sociale similaire (Christine pour sa maison, Marion pour la crainte des fautes d'orthographe sur la lettre); elles s'aiment (Marion revient à l'aéroport à la fin et dit du bien de sa fille (la lettre), Christine a besoin de sa mère pour gagner en assurance et en approbation (l'essayage de vêtement)) et apaisement spoiler: (la fille ment encore sur sa ville d'origine mais renoue avec sa mère (le plan partagé sur les routes de Sacramento)) . Les excellentes performances de Saoirse Ronan et surtout Laurie Metcalf sont pour beaucoup dans le bon traitement de cette thématique. Enfin, j'ai apprécié la finalité nuancée et tellement crédible spoiler: (Christine assume son nouvel environnement sans pour autant délaisser le précédent, un fait symbolisé par la chambre repeinte, marquant un nouveau départ sans détruit l'ancienne vie; elle accepte son prénom, se rabiboche avec ses ex copains et copines et même la Soeur) , même si l'excès de religion ne s'imposait franchement pas. Au final, "Lady Bird" est un film très juste, drôle et touchant sur ce qu'est être un ado.
Chronique d’une fin d’adolescence et de l'entrée dans la vie d’adulte, quand les sentiments confus d’une jeune fille au fort tempérament sont empreints d’une fougue de liberté et d’une tendresse brute. Ce qui peut paraître comme un épisode banal dans la vie de nombreuses jeunes filles reste néanmoins un marqueur fort dans leur vie et dans leur construction future. La force de “Lady Bird“ réside justement dans cette capacité à décrire une tranche de vie lambda comme un épisode marquant et unique en soi, ce qu’il est justement. Par une somme de petites choses, la réalisatrice parvient à tenir son film foisonnant et à l’image de son héroïne: battante, obstinée, innocente et affective. Et même si “Lady Bird“ ne cherche jamais à être un film coup de poing, sa justesse est un peu aussi la qualité de son principal défaut: son sujet et sa relative sagesse rebelle ne font pas décoller le film vers des abîmes anti-conformistes. Très belle interprétation de S.Ronan qui vit en Lady Bird de manière crédible et confondante. On retiendra de “Lady Bird“ un joli film qui maîtrise harmonieusement l’art complexe de la simplicité au cinéma, comme celui de peindre la banalité du quotidien comme de jolies et fortes tranches de vie.
Ses multiples nominations aux oscars m'ont donné envie de voir Lady Bird. Résultat; un film attachant, intimiste, parfaitement interprété, par moment caricatural, mais qui présente une vision assez juste de la jeunesse américaine. Sexualité, amitié, rivalité, terrorisme, tout est traité sans retenue et avec délicatesse. Une belle réussite.
Chronique d'une adolescence à Sacramento : relation tourmentée entre fille et mère, joies et déceptions en matière d'amour, de sexe et d'amitié, rêves d'ailleurs... Réalisé par l'actrice Greta Gerwig, ce film à teneur autobiographique n'a rien de très original sur le fond, mais se démarque par sa forme, tout empreinte de la personnalité de son auteur : fonceuse, maladroite, généreuse. Une sensibilité heurtée, incarnée à l'écran avec intensité par Saoirse Ronan. Pour un résultat drôle, amer, attachant.
Lady Bird, qui s’était déjà démarqué en remportant deux Golden Globes et qui a obtenu cinq nominations aux Oscars, dont meilleur film, suit le parcours de Christine « Lady Bird » McPherson, une adolescente qui ne rêve que de partir étudier sur la côte Est et ainsi quitter la Californie. La réalisatrice et scénariste Greta Gerwig construit avec justesse un récit sur le passage à l’age adulte d’une jeune fille un peu à l’écart et en conflit avec sa famille.
La relation mère – fille est en effet au centre de l’histoire et le spectateur y reconnaitra forcement des éléments de sa propre experience. Lady Bird est un film modeste qui nous montre avec beaucoup d’humour et d’affection l’évolution d’un personnage. Sans jamais paraitre moralisateur ou déjà vu, il possède une sincérité touchante. Cette réussite doit beaucoup à la captivante Saoirse Ronan qui joue le personnage éponyme. Son interprétation impeccable lui a valu de remporter le Golden Globe de la meilleur actrice et une nomination aux Oscars pour cette même catégorie. Les seconds rôles n’en sont pas pour le moins brilliants, notamment Laurie Metcalf dans le rôle de sa mère, ainsi que les jeunes Lucas Hedges, qui avait été révélé au grand public par Manchester By The Sea et Timothée Chalamet, qui a fait sensation cette année dans Call Me By Your Name.
Greta Gerwig signe un premier film très réjouissant sur le parcours d'une adolescente dans sa dernière année au lycée.
Elle à les cheveux roses, se donne le surnom de "Lady Bird" et trouve que tout est moyen dans sa vie. Ses parents sont moyens, ses amis sont moyens, sa ville est moyenne et son lycée Catholique est moyen.
A travers "Lady Bird" magnifiquement interprété par Saoirse Ronan, Greta Gerwig s'intéresse à la fin de l'adolescence mais avec une certaine singularité qu'exprime le personnage. Les dialogues sont malins et inspirés et toujours avec une touche d'humour. Son entourage est tout aussi touchant et singulier à commencer par les petits amoureux, le premier n'ose pas s'avouer gay et le deuxième (Timothée Chalamet, bluffant) e prend pour un poète arrogant. La cinéaste parvient également à montrer toujours avec humour et délicatesse les dures relations filiales au moment de l'adolescence.
En bref, un film à aller voir absolument avec de jeunes acteurs très prometteurs tel que Saoirse Ronan d'ailleurs nominé aux oscars pour son rôle, Lucas Hedges et Timothée Chalamet (nominé aux oscars pour son rôle dans "Call me by your name".
Que dire... Vu le sujet je m'attendais a être touchée émue... Il n'est est rien. Film assez banal sur des sujets vu et Revu : l'ami grosse, les filles populaires du lycées, les filles moins populaires, la première fois, l'entrée à l'université, le bal de fin d'année... Bref rien de nouveau sous le soleil. Quelques épisodesmere fille sont d'une justesse. Mais je reste assez déçue mitigé de ce film...
Oui mais non ... un film bien réalisé sur la relation mere-fille et les problématiques courantes d’une adolescente, sa famille et son entourage. Un drame qui se regarde sans plus.
Très bon film ! Sans être un chef d'oeuvre absolu, l'écriture est remarquablement juste, le jeu talentueux et la réalisation sobre. spoiler: Et pour ne rien gâché, en tant qu'athéiste convaincu, j'ai pris grand plaisir à voir mes habitudes de spectateur un peu bousculées et à être confronté à une vision différente et honnête, qui donne son point de vue sans jamais verser dans la propagande, loin s'en faut. On en ressort avec la sensation d'avoir vu un film intelligent : c'est le mot qui reste. A l'heure des blockbusters sans âmes et de l'appauvrissement culturel annoncé, ça fait un bien fou !
J'ai du mal à comprendre tous les éloges autour de ce film qui, certes sympathique, n'a rien de palpitant. L'actrice principale est attachante et voilà...
Le film est très bien noté et je me suis laissée tenter. Quelle déception ! J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps. Je ne comprends pas le sens de ce film. L'histoire est vide et concerne une ado qui a une vie d'ado, point final.
Un film indé à l'héroïne quoique attachante mais qui manque d'originalité. Tous les thèmes abordés ont déjà été traités des dizaines de fois avec plus de finesse et de rythme. Ses rêves et ses ratés sont celles de toutes les gamines de son âge, elle tombe amoureuse d'un musicien faussement ténébreux, rêve de faire des études d'art, a des problèmes relationnels avec ses parents. Vous voyez le genre ? Moi ça m'a rappelé la bio Tinder de ma dernière presque conquête. Une scène : la confrontation avec la militante anti avortement
J'ai vu un film..., qui sur la base d'une satire sociale de l'Amérique puritaine, présente des portraits étonnants et différents dans une école catholique de Sacramento. Il y a à la fois de l'humour, de la dérision, et de l'acidité. Il y a un grand effort de proposer des personnages cohérents, attachants, paradoxaux, parfois mais toujours tellement justes. C'est aussi le chemin que nous suivant d'une adolescente en plein parcours initiatique de construction d'elle-même, de sa personnalité et de son être. J'ai adoré la manière dont le personnage d'ado rebelle de Saoirse Ronan crée, noue, voire saccage ses relations avec ses amis, ses amies, ses parents... Et j'ai une affection toute particulière pour la relation avec sa mère., et celle avec son père... Maintenant, il y a aussi beaucoup de temps morts, de scènes un peu molles...
C’est une bonne réussite globale. Premièrement, le jeu des différents acteurs est excellent. Mention spéciale à l’héroïne Lady Bird. Deuxièmement, bien que la mise en scène soit relativement classique, elle est néanmoins très efficace. Le film réussi à nous raconter le quotidien d’une jeune fille par moment mal dans sa peau qui cherche à se créer un nouvel horizon positive pour elle. Ce qui est intéressant c’est que le film réussi à allier par moment humour et donc comédie, moments plus intime et touchant mais aussi une réflexion sur les sentiments des êtres humains.
Un film hybride et plutôt agréable, sorte de teen movie indé, mélange de John Hughes et de Woody Allen, avec une absence de structure classique qui le rapproche d’un épisode de série (on pense parfois à Girls) ou de la BD (on pense souvent à Daniel Clowes et son Ghost World). L’histoire se passe à Sacramento mais est sous forte influence new-yorkaise, pas seulement parce que son héroïne veut y vivre, mais parce qu’on y retrouve un humour second degré, une importance de la culture et plus généralement tous les codes du cinéma de la côte est, tels qu’ils ont été posés par Woody Allen (on peut d’ailleurs voir un hommage à Manhattan avec ce plan nocturne sur un pont illuminé). D’ailleurs, comme Woody Allen, Gerwig a du mal avec la représentation des classes populaires, son trait est forcé et peu crédible, ce qui a tendance à affaiblir son film. Heureusement, son scénario (malgré quelques problèmes de rythme) parvient à créer de l’authenticité sur d’autres plans, et en particulier celui des relations mère-fille (géniale Laurie Metcalf). Bref, un moment sympa.