Phase IV
Note moyenne
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56 critiques spectateurs

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JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juin 2022
Un travail inachevé, voilà ce que je retiens de ce film. Le manque criant de moyens, un scénario inabouti et le jeu très perfectible des acteurs plombent une histoire pourtant prometteuse. Le réalisateur réussit à créer un malaise, une atmosphère menaçante, à partir de quelques très gros plans remarquables de fourmis. Mais la salle des ordinateurs est franchement risible. Il faut voir les scientifiques tourner un bouton sur quatre et passer au tableau suivant. Même eux n'y croient pas ! Le budget infime du film a entraîné des sacrifices (décors et effets spéciaux cheap, acteurs moyens...) qu'une mise en scène ultra-créative aurait pu contrebalancer. Ce n'est hélas pas le cas. Honorable donc, mais pas inoubliable.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 octobre 2022
Je m’attendais à passer un super moment avec un film de sf un peu parano croisé avec les Fourmis de Bernard Werber et je suis passé complètement à côté. Je me suis profondément ennuyé et j’ai lutté contre le sommeil tout le long. Je lui laisserai peut être une deuxième chance à l’avenir mais là je ne vois rien à en retirer.
Shawn777

814 abonnés 3 965 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2024
Alors que l'on pourrait s'attendre à un film d'horreur plutôt classique centré sur des insectes (qu'ils soient géants, mutants ou juste tueurs), nous sommes en réalité devant un film pratiquement expérimental. Réalisé par Saul Bass, créateur d'affiches et de génériques qui ont marqués le cinéma des années 50 à 90, et sorti en 1974, le film raconte l'histoire de fourmis devenant de plus en plus malignes, jusqu'à vouloir prendre le contrôle du monde. Mais tout commence en plein cœur du désert où deux chercheurs vont étudier leur comportement. Le film nous met directement dans le ton avec un montage plutôt expérimental illustrant une voix off, celle d'un des deux personnages principaux. Ensuite, film d'insectes classique avec la découverte des fourmis, de ce qu'elles sont capables de faire etc. Et puis, du moment où les personnages rentrent dans la sphère pour étudier ces dernières, le film part dans de l'expérimentation avec même un côté documentaire. Car oui, on a quand même dix minutes, au début du film, où l'ont voit diverses fourmis filmées en macro, scènes que j'ai trouvé passionnantes. Et c'est là où nous sommes presque dans l'effet documentaire car on voit juste les fourmis s'activer en groupement afin de contenter leur reine. C'est ici juste la voix off qui apporte l'effet science-fiction, portant alors un tout autre sens aux images que l'on a sous les yeux. Mais le film va plus loin dans l'expérimentation (enfin pour un film du genre du moins), qui ne se concentre finalement que très peu sur le côté "horreur" du film mais plus sur l'aspect humain, ayant même un discours misanthrope. C'est en effet un film qui juge constamment ses personnages en les mettant toujours en opposition aux fourmis. Tandis que ces dernières forment une intelligence collective, sont organisées, dévouées les unes aux autres et s'allient contre une même cause, les humains montrent un comportement désorganisé, impulsif, quelques-fois violent et imprudent, incapables de communiquer ensemble. Il y a par ailleurs deux scènes particulièrement parlantes que l'on peut mettre en parallèle : lorsque l'un des deux scientifiques restent froid et inexpressif devant quelques morts humains tandis que les fourmis rapatrient soigneusement leurs pertes. On a de plus une très bonne mise en scène, néanmoins bien trop timide lorsqu'il s'agit de filmer les humains, comme si le réalisateur était finalement perdu quant il s'agit de filmer des situations "normales". Nous avons par ailleurs la fin alternative qui est, encore une fois, particulièrement expérimentale et représente une œuvre d'art à elle seule, visuellement et sensoriellement parlant. "Phase IV" est donc pour résumer un très bon film sur la vanité humaine.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2017
Unique film en tant que réalisateur du designer Saul Bass, Phase IV se révèle être une déception. En effet, alors que les génériques qu’il a signés (Sueurs froides, Psychose ou Casino ne sont qu’une petite partie de son œuvre) sont sûrement avec ceux de Maurice Binder pour les James Bond les meilleurs de l’histoire du cinéma, cet essai en tant que cinéaste se révèle peu rythmé, tellement épuré qu’il en devient assez pauvre visuellement (et très marqué par son époque) et possède des personnages peu développés (ce qui les rend peu attachants). En effet, l’aspect humain est le moins réussi et entraine un peu d’ennui alors que les séquences concernant les fourmis (dont on découvre au générique qu’elles ont été dirigées par un autre) sont assez belles. Cette œuvre apocalyptique parait de nos jours assez banale à l’intérieur du genre. Très décevant de la part d’un génie du générique.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

164 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2021
Phase IV m'a moins fait d'effet qu'en 2012. En 2021, je me dis que j'aurais voulu le voir à sa sortie. Son scénario est petit, bâclé, standard, et il a une manière désolante de réduire les scientifiques à des nerds sans cœur qui appuient sur dix boutons à la seconde et font joujou avec des trucs qui font zouip et bvrr. Mais le film charme malgré tout ; d'une part parce que ce mauvais vieillissement est exquis, mais aussi pour son côté indie intemporel qu'on trouve dans d'autres ovnis très fonctionnels comme Abattoir 5 ou The Man From Earth.

Au-delà du flou induit par l'évolution de la SF, Phase IV a sa force propre : la manière admirable qu'il a d'utiliser ses protagonistes myrmécéens. Les fourmis, en effet, font non seulement l'objet de plans macros qui n'ont pas vieilli d'un poil, mais aussi d'un montage unique. Afin de nous faire croire en leur intelligence surnaturelle, il y a énormément d'informations que l'histoire nous laisse déduire de la succession particulière de ses images, dans une magnifique démonstration de l'effet Koulechov qui n'était pas tellement d'époque (#indie). La déduction est aussi de mise dans des sphères plus discrètes : ce qui précède et suivra son récit restera voilé de mystère et livré à l'imagination du spectateur.

Le récit humain de Phase IV est superficiel et tient très mal en place. Mais la sensation d'anormal produite par le récit formique fait passer le temps très vite. Même désuet et plein de trous, il paraît très court.Phase IV m'a moins fait d'effet qu'en 2012. En 2021, je me dis que j'aurais voulu le voir à sa sortie. Son scénario est petit, bâclé, standard, et il a une manière désolante de réduire les scientifiques à des nerds sans cœur qui appuient sur dix boutons à la seconde et font joujou avec des trucs qui font zouip et bvrr. Mais le film charme malgré tout ; d'une part parce que ce mauvais vieillissement est exquis, mais aussi pour son côté indie intemporel qu'on trouve dans d'autres ovnis très fonctionnels comme Abattoir 5 ou The Man From Earth.

Au-delà du flou induit par l'évolution de la SF, Phase IV a sa force propre : la manière admirable qu'il a d'utiliser ses protagonistes myrmécéens. Les fourmis, en effet, font non seulement l'objet de plans macros qui n'ont pas vieilli d'un poil, mais aussi d'un montage unique. Afin de nous faire croire en leur intelligence surnaturelle, il y a énormément d'informations que l'histoire nous laisse déduire de la succession particulière de ses images, dans une magnifique démonstration de l'effet Koulechov qui n'était pas tellement d'époque (#indie). La déduction est aussi de mise dans des sphères plus discrètes : ce qui précède et suivra son récit restera voilé de mystère et livré à l'imagination du spectateur.

Le récit humain de Phase IV est superficiel et tient très mal en place. Mais la sensation d'anormal produite par le récit formique fait passer le temps très vite. Même désuet et plein de trous, il paraît très court.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2018
Phase IV – Saul Bass, 1974 – 4,5/5

Que ceux qui connaissent Saul Bass lèvent la main. Pas un mouvement dans la salle. Et pourtant, ce type dont Phase IV est la seule réalisation a collaboré avec Preminger, Wilder, Frankenheimer, Hitchcock, Kubrick et Scorsese. Comment ? En créant des génériques car le gars est avant tout graphiste. L’histoire, c’est celle d’une lutte à mort entre les fourmis et les humains. Deux scientifiques bornés et une jeunette concon se retrouvent coincés dans leur base et se battent contre des fourmis qui essaient de les exterminer. Dit comme ça, ça sent fort la série B débile. Et par certains aspects, l’interprétation notamment, c’est effectivement ça. La particularité du film c’est qu’il adopte les deux points de vue et sait filmer les protagonistes selon leur taille. Le travail sur la transition d’échelles est superbe, de même que les prises de vue en macro à hauteur de fourmis (des vraies). C’est la vraie force du film. Il y a aussi des partis pris visuels assez marquant comme l’usage de couleurs saturées qui nous explosent au visage. On appréciera également les questionnements que le film propose sur la figure du monstre ou la prétendue bêtise animale … avec cette curieuse impression que l’on vient de trouver la source d’inspiration principale de Bernard Werber pour ses Fourmis. En bref, on oublie le côté cheap de l’entreprise et on fonce se mater ça de toute urgence.
YaPasPhoto
YaPasPhoto

26 abonnés 357 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2022
Petit film de science fiction sur le retour de la vengeance de fourmi (avant le rman de Francis Weber).
Les fourmis du monde se mettent ensemble pour former une intelligence collective et attaquer les humains.
On suit une pair de scientifiques désirant étudier le phénomène mais évidement cela ne se passe pas bien.

Loin des fourmis géantes. Un film qui démarre sur un thème intéressant mais qui accumule les poncifs du nanar.
La jeune fille éppleurée, le savant fou.... Et une fin capilotractée

A voir par curriosité
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2025
Echec commercial à sa sortie, "Phase IV" a depuis été réhabilité par les amateurs de science-fiction. Sans doute pour l'originalité de son sujet et de son approche. Egalement parce qu'il s'agit du seul long-métrage réalisé par Saul Bass, graphiste de génie responsable de dizaines d'affiches et de génériques devenus emblématiques. En effet, le plantage de "Phase IV" a douché ses espoirs de réalisateur...
Si l'affiche laisse penser qu'il s'agit d'un vulgaire film catastrophe animalier comme il en existait à la pelle dans les 70's, ce n'est pas du tout le cas. Ici, on s'intéresse à deux scientifiques, un entomologiste et un cryptologue, qui débarquent au fin fond de l'Arizona. Ils vont étudier l'agitation très étrange de colonies de fourmis, à la suite d'un étrange bouleversement cosmique.
"Phase IV" alterne des scènes relativement sages avec des acteurs, et des séquences très étonnantes avec des insectes. Celles-ci, photographiées de très près, apportent beaucoup à l'ensemble, appuyant grandement l'ambiance étrange et oppressante (la BO en rajoute une couche aussi). Dont ce passage où les fourmis se passent une à une un grain d'insecticide, pour que la reine puisse pondre une génération d'insectes naturellement résistants !
Sur le volet humain, la caractérisation de nos héros reste limitée. A part l'entomologiste joué par Nigel Davenport. Rapidement excité par le défi, immoral, et doté d'un gros ego. L'intérêt sera plutôt la réflexion autour de l'expérimentation scientifique, tant on ne sait plus qui est le sujet et qui est le cobaye. Une thématique tout à fait pertinente, et en tout cas intelligemment abordée.
Il y a enfin, Saul Bass oblige, quelques imageries bien barrées. Cette figure dessinée dans un champs, un phénomène déjà existant dans la pop culture de l'époque, mais représenté pour la première fois dans un film. Ou ces constructions étranges exécutées par les fourmis.
Et évidemment la fameuse fin alternative, malheureusement coupée par le distributeur. Mais heureusement depuis retrouvée et restaurée, elle vaut son pesant de cacahuètes. Elle est présente sur le Bluray du film.
spoiler: On y découvre un montage de quelques minutes totalement psychédélique, imaginant un monde où les Hommes ont été modifiés par les fourmis. Avec de l'architecture abstraite, des fourmis sortant du front, et j'en passe.

"Phase IV" apparaîtra sans doute lent à ceux qui n'adhèrent pas. Mais il a le mérite de durer moins de 1h30, et de proposer des choses que l'on ne voit pas tout les jours, dans la lignée du cinéma expérimental des 70's.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 346 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 août 2024
Film bien ancré dans le mouvement psychédélique de la fin des années 60 - début années 70 par son image, son son, sa musique.Cette histoire de fourmis menace de l'humanité fait documentaire et peine à passionner. Les fourmis étant meilleures actrices que les humains.
ManoCornuta

360 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2024
Le parti pris quasi documentaire pouvait laisser craindre le pire dans cette histoire au schéma finalement très minimaliste: deux scientifiques dans une base isolée encerclés par une colonie de fourmis aux intentions pas très claires. C'est d'ailleurs là que réside tout le problème du film: les moyens sont limités mais bien employés, le propos se veut profond sur les problématiques de communication entre les races, mais le final apparaît un peu en contradiction avec tout ce qui a précédé: spoiler: pourquoi les fourmis auraient-elles tué tout le monde (hommes et animaux compris) sauf notre heureux couple final qui se met à faire n'importe quoi mais se sauve quand même et ouvre la promesse d'une nouvelle ère pour l'humanité à l'issue d'un "croisement" avec les fourmis
? Un final balancé à la hussarde qui ne va pas à mon sens au bout de la démarche purement nihiliste qui était celle du film jusque-là. L'interprétation est tout juste correcte et, si le film n'est pas dénué d'intérêt ni d'une certaine maestria, il manque un peu de tension nerveuse, contrairement à ce que le slogan sur l'affiche voudrait faire croire.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

254 abonnés 2 702 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 novembre 2018
Le film a beau être court, il est vraiment très ennuyeux.
L'intrigue avance très lentement. Pourtant, l'idée de base est intéressante (montrer le jour où les hommes ne domineront plus le monde). Mais clairement, il ne se passe rien dans ce film.
Pour voir que le film date des années 70, la pouvoir de nuisance des fourmis (grâce à une intelligence collective que l'on ne retrouve que chez les insectes) est assez flippant. D'ailleurs l'animation des fourmis est assez réalistes.
spoiler: La scène de procession funéraire est peut-être le meilleur point du film. Elle montre à quel point les fourmis sont sur le point d'être humaniser.

Les acteurs sont moyennement convaincant ; le premier rôle féminin en tout cas.
Film franchement oubliable.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2017
De la SF seventies avec les fourmis pour remplacer les envahisseurs (communistes) venus de l'espace. La contre culture est passée par là et du coup les scientifiques essaient de communiquer avec les insectes mutants. Qui va gagner ?
L'immense graphiste Saul Bass est à la réalisation. Mais le film reste anecdotique. Pour amoureux de SF d'époque.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2024
J'ai revu récemment « Phase IV », un film de science-fiction expérimental qui se concentre davantage sur l'ambiance et la tension que sur l'action ou le développement des personnages. Bien que le film soit parfois lent et que les personnages humains manquent de profondeur, il offre une expérience véritablement aliénante grâce à sa superbe photographie d'insectes et sa bande sonore dissonante. Les personnages sont intentionnellement plats, soulignant la domination d'une intelligence collective de fourmis sur l'individualité humaine. Malgré une fin mystique qui peut dérouter certains spectateurs, « Phase IV » de Saul Bass reste une œuvre marquante pour son approche unique du genre. Le film utilise des visuels frappants et une narration qui laisse place à l'interprétation, ce qui en fait une œuvre de science-fiction provocatrice et méritoire. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
sebvde
sebvde

11 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2020
Ambiance apocalyptique très prenante
Réalisation soignée car même si il y peu d'action, on reste pris dans cette histoire et on s'ennuie jamais
Les effets spéciaux sont loin d'être impressionnants mais ce n'est pas le plus important
Un film intemporel et atypique.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 avril 2021
Saul Bass est plus connu en tant que concepteur de titres qu'en tant que réalisateur de films à part entière et quand on regarde cette histoire on comprend pourquoi. Avec ses décors il veut refléter le symbolisme de 2001 L'Odyssée de l'espace avec ses tours géantes et son action à l'intérieur d'un laboratoire ressemblant à un dôme quelque part dans le désert de l'Arizona. Une colonie de fourmis a acquis une intelligence supérieure et manipule les événements et les habitants quittent la région. Deux scientifiques restent pour examiner et mener des expériences sur les fourmis et secourir une jeune femme qui erre dans le coin. Cependant les fourmis utilisent leur intelligence collective pour tourmenter les gens et jouer à des jeux d'esprit. Ce film se veut énigmatique et perplexe mais il se termine soudainement en vous laissant perplexe. J'ai trouvé l'ensemble ennuyeux, mal interprété avec Nigel Davenport et Michael Murphy essayant désespérément de sauver ce film raté...
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