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Peter Franckson
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3,0
Publiée le 2 août 2017
C'est l’unique film de Saul BASS à 54 ans. Il est d’abord connu pour avoir révolutionné le générique de film : il en a réalisé 50, de « Carmen Jones » (1954) d’Otto Preminger à « Casino » (1995) de Martin Scorsese, en passant par 3 films d’Alfred Hitchcock [« Sueurs froides » (1954), « La mort aux trousses » (1959) et « Psychose » (1960)] et 5 autres films de Preminger dont « L’homme au bras d’or » (1955). Il s’agit d’un film rare et dont le négatif était endommagé. Il a été tourné à Londres et au Kenya. Intrigués par le changement de comportement des fourmis en Arizona, 3 chercheurs découvrent leur montée en puissance progressive, la phase IV correspondant à leur domination de la planète. Un film attachant en raison de son côté un peu expérimental, à petit budget (il n’y a que 6 acteurs) mais efficace, aux superbes images de fourmis, dignes d’un documentaire et qui est fortement influencé par « 2001, l’odyssée de l’espace » (1968) Stanley Kubrick (cf. les 7 colonnes qui abritent les fourmis et qui font penser au monolithe noir de Kubrick ainsi que certaines scènes un peu absconses rappelant la fin de « 2001 »). C’est un peu lent et long au début et même si le film ne dure que 1h24, un moyen métrage aurait suffi. .
Le travail d'images sur les fourmis et la bonne idée de scénario donne au film une bonne accroche et une tension intéressante dommage que le reste de la réalisation ressemble plus à une série B, en particulier la direction d'acteurs. Le réalisateur montre ainsi ses limites et va par la suite se cantonner aux travaux de génériques de films qui ont fait sa réputation.
Phase IV n'est clairement pas un best-seller, ni même un bon film : c'est vieux, mal fait, mou et sans réelle pêche. Toutefois l'intention est louable, presque métaphysique et c'est déjà bien.
un film magnifique, très technique, très lent mais toujours juste dans sa réalisation et interprétation. Le style seventies futuriste pourra en dérouter pas mal mais c'est ce qui fait également le charme de ce film.
Même si le film à pris un coup de vieux il garde encore aujourd'hui tout son impact.On se trouve ici plus près de Kubrick ou Tarkovski que de Georges Lucas et la réflexion s'impose sur l'action.Les remarquables prises de vues de ces fourmis (réelle) restent impressionnantes et l'on ressort avec l'idée que le monde miniature à encore bien des secrets à nous révéler.A voir pour tout amateur de SF intelligente.
Dans le désert d'Arizona, des fourmis d'une espèce inconnue attaquent les humains. Un mystérieux signal venu de l'espace serait-il à l'origine de cette inarrêtable destruction ? Avec cette hypothèse de science-fiction, Saul Bass - dont c'est ici le seul long-métrage - confronte l'infiniment grand qu'est l'espace, avec l'infiniment petit que sont les colonies de fourmis, lors d'un curieux prologue microscopique. Saul Bass nous alerte sur l'univers de ces ancestrales créatures que l'on foule du pied sans aucune attention. Que se passerait-il, si celles-ci décidaient de nous attaquer ? Présentées comme une seule entité destructrice de différentes espèces, les fourmis de ''Phase IV'' - dont la jaquette trompeuse fait passer le film pour un film d'horreur - s'allient pour tout détruire sur leur passage. Certaines fermes environnantes en feront les frais et d'étranges monolithes dignes de ''2001 l'Odyssée de l'espace'' de Kubrick - dont les prologues des deux films se ressemblent - font leur apparition en plein désert. Le réalisateur confronte les antédilviennes colonies de fourmis, avec une civilisation nouvelle et arrogante qu'est l'homme, aux travers de deux scientifiques venus s'installer sur place pour étudier ces comportements. Loin des standards de l'époque, ''Phase IV'' est un drôle de film expérimental et philosophique - hors normes, parfois difficile d'accès - qui montre in fine, la domination des espèces, à travers l'ignorance de l'homme et l'extraordinaire pouvoir d'adaptation des fourmis.
Un ovni. Science fiction sur l'intelligence collective des fournis. L'homme de science assiégé, face a la plus grande société organisé ou chacun a un rôle précis à jouer. L'idée est intéressante, le film un peu moins. Il y a de bonnes idées cependant c'est inconstant. Tantôt intelligent et tantôt idiot ! C'est dommage
On retrouve ici tous le charme des années 70. Les grossiers trucages, les scénarios improbables. C'était le temps où tout et n'importe quoi était permis. Mais ici le génie de Saul Bass réussit à allier les images en très gros plan du monde des fourmis à celui du huis clos d'un laboratoire expérimentale. Cette balance entre les deux mondes arrive créer suspense et inquiétude. Bel exercice de style! Ma note sera de 3.45 sur 5. Bon vieux film.
On aimerait être indulgent, trouver des qualités à ce film dénué d'acteurs dignes de ce nom, de budget, de réel scénario. Dans une toute autre thématique, mais issu de la même culture que la Jetée de Chris Parker, ou "in girum imus nocte et consumimur igni", un questionnement sur le monde moderne, la notion d'intelligence collective. Au moins nous est quand même épargnée la doxa politique à gros traits du précédent, et est il un peu moins statique que le premier. Mais que c'est lent, mou, pontifiant, et quelle dose de snobisme faut il avoir pour y voir un chef-d’œuvre ? On s'ennuie ferme la plupart du temps, à part lors d'une scène un peu piquante, et on est soulagé quand c'est fini. Je l'ai vu à 15 ans, en le revoyant 40 ans plus tard, j'espérais y trouver un agrément dont ma jeunesse m'avait privé. Hélas non.
Un peu déçu par ce film à la réputation flatteuse. Les décors, la photographie, la musique, le resserrement sur trois personnage créent incontestablement une ambiance. Mais la dramaturgie est plutôt faible : les héros ne sont guère attachants, ils font des découvertes énormes sans s'émouvoir outre-mesure, le suspense est mollasson. On dirait un épisode de "La quatrième dimension" qui aurait été filmé par un esthète. On peut lui préférer "THX 1138", de George Lucas, qui partage la même esthétique, et "The thing", de John Carpenter, sur un thème proche, deux films plus forts émotionnellement.