L’ensemble est sympathique mais hormis le discours qui est quand même un sommet d’hilarité, on trouve le temps un peu long dans les quiproquos et les échanges de personnages. Les slogans sont impayables. « L’agriculture aux agriculteurs, le travail aux travailleurs!!!! ».
Deux hommes, sosie l'un de l'autre, s'échangent leur vie : L'un est un mauvais comédien, l'autre est un homme influent. Une comédie presque dénuée d'humour. A tel point qu'on le cherche sans jamais sourire. Le film est figé dans son époque et n'a pas beaucoup d'intérêt aujourd'hui, tant il est ennuyeux. Seule la scène du discours enregistrée est assez bonne mais la gestuelle est bien trop approximative pour être amusante.
Un Tchernia sympathique mais pas exceptionnel que La Gueule de l’autre. On retrouve les ingrédients de son comique, mais dans un certain désordre et avec quelques pertes de vitesse préjudiciable. Le métrage possède en effet une idée efficace, mais le déroulé reste parfois laborieux. Le film propose quelques moments de pure folie, comme par exemple le discours enregistré, hilarant, et l’humour noir fonctionne, quoiqu’il reste plus discret que dans d’autres films du réalisateur, mais c’est vrai qu’entre deux morceaux de bravoure le rythme retombe, et La Gueule de l’autre se met en mode vivotage. Si l’abattage des acteurs permet de tenir la distance, reste qu’on sent que Tchernia avait un concept, des idées comiques, mais une intrigue plutôt ténue qu’il à tant bien que mal essayait de faire tenir sur 1 heure 30. Le casting est bon, emmené par quelques figures du cinéma français du temps, et spécialement Serrault et Poiret. Serrault est impeccable, comme de coutume, rien à redire sur sa prestation, face à un Poiret élégant, discret mais toujours à l’aise dans ce genre de rôle et contrastant bien avec Serrault qui en réalité campe deux personnages ! Autour de ce duo des seconds rôles comiques reconnus, comme Michel Blanc, des surprises comme Curd Jürgens, et globalement une belle tribu qui permet largement de faire passer la sauce dans cette comédie inégale. Quant à la forme ce n’est pas un film exceptionnel, mais enfin ça tient suffisamment la route. Tchernia offre une mise en scène dynamique, les nostalgiques apprécieront les extérieurs rétro, les vieilles voitures et l’ambiance campagne politique de jadis. Le film n’a rien d’exceptionnel mais c’est un film propret, bien emballé, avec une atmosphère d’époque qui fait son sel aujourd’hui, même s’il faut se coltiner une photographie un peu grise et terne récurrente dans les films du temps. La Gueule de l’autre est un Tchernia appréciable mais peu marquant. Grâce à son casting, à la vivacité de la réalisation on peut prendre un plaisir certain au visionnage, mais il faut être clair : c’est une comédie mineure des années 70. 3
Très sympathique comédie vintage avec les grands Michel Serrault et Jean Poiret ! Situations cocasses et de multiples seconds rôles, peu connus alors, qui le deviendront par la suite.
Heureusement qu'au fur et à mesure ce film gagne en crédibilité et finit avec un scénario un peu plus animé et étoffé, car au début c'est vraiment mollasson et très basique. Même si Serrault est bon, les nuances entre les 2 personnages n'ont pas été hélas assez exploitées. Du coup l'incarnation et la présence de 2 personnages différents ne valent pas celles d'autres films du genre Fernandel dans le mouton à 5 pattes ou même encore le mac. En résumé un film cocasse qui dans la 2ème partie finira par nous amuser un peu, mais qui est trop long à démarrer et manque de punch.
"La Gueule de l'autre" peut être perçu comme une farce amusante au caractère un peu satirique qui prend forme autour de deux cousins, sosies qui plus est, et qui sont interprétés par un Michel Serrault que l'on a rarement vu aussi déchaîné. Ces deux sosies sont deux personnes totalement différentes: d'un coté un homme politique en pleine campagne électorale et de l'autre un comédie de troisième zone, pour ne pas dire raté. Seulement, un des deux se retrouve menacé et l'autre le remplace, même pendant un débat télévisé pour le moins... débridé. Pour une fois, Pierre Tchernia laisse un peu de côte son côté gentillet pour faire de ce film dont le scénario et les dialogues furent rédigés par Jean Poiret, une comédie moqueuse envers la sphère politique.
Pour moi, un chef d'oeuvre de la comédie française, y'a pas photo ! Piere Tchernia, après " Le Viager " et " les Gaspards " nous offrait une petite merveille ! Je l'ai vu pour la première fois tout gamin, je l'ai revu plusieurs fois, et je vais encore le regarder dans quelques minutes-ça fait au moins 2 ans que je l'ai pas vu-, je ne m'en lasse jamais ! Serraut inimitable dans un double rôle, Poiret, égal à lui-même, Bernadette Laffont en excellente pouffiasse habituelle,Curd Jurgens" innattendu ", Marco Perrin et son accent reconnaissable entre tous, Roger Carel dans un petit rôle parfait et Michel Blanc, après " Les Bronzés " mais avant" Viens chez moi, j'habite chez une Copine ", donc encore peu connu, dans un petit rôle qui lui va comme un gant... Un excellent divertissement pour ceux qui aiment les bonnes vieilles comédies françaises avec des acteurs qu'on ne voit malheureusement plus aujourd'hui!
La gueule de l'autre c'est avant tout une comédie bien sympathique et très franchouillarde comme les français savaient bien les faire à cette époque. Tout le monde s'y perd! Qui est Perrin? Qui est Brossard? Même le flic joué par Georges Guéret finit par s'y perdre. Scène culte: le débat télé où Brossard (le comédien raté) réussit de manière non-chalente a destabiliser son adversaire (qui lui est vraiment homme politique).
Se fondant sur le thème intéressant de la transparence politique, "La Gueule de l'Autre" ne tarde pas, sous l'influence d'un Jean Poiret aux multiples casquettes (scénario, acteur, producteur), de verser dans une gaudriole pas toujours recommandable. Pierre Tchernia n'a plus qu'à se contenter du one man show de l'hilarant Michel Serrault qui enchaîne sans sourciller les scènes les plus absurdes et on se demande encore comment il a pu se sentir aussi à l'aise dans la défroque d'un Brando sadomaso !
Un bon petit film tranquille de cet extraordinaire serviteur du cinéma que n’a jamais cessé d’être sa vie durant Pierre Tchernia, plein d’humour et au scénario habile, mais qui n’atteint pas les sommets, c’est indiscutable. Alors, pourquoi quatre étoiles ? Pour la seule présence, écrasante, monstrueuse et inoubliable de celui qui est sans doute un des plus grands acteurs français de tous les temps, Michel Serrault. Dans le double rôle de Perrin et de son cousin Brossard, il réussit le tour de force permanent de rendre compte de leur ressemblance (et pour cause) tout en nuançant avec une finesse prodigieuse son jeu pour qu’à aucun moment le spectateur ne puisse les confondre, contrairement aux personnages de l’histoire qui (mis à part son conseiller intime joué avec son acidité habituelle par Jean Poiret), se laissent constamment entraîner dans la confusion, créant une suite d’imbroglios du meilleur comique. La scène où Brossard se faisant passer pour Perrin donne une leçon de comédie à son adversaire politique est irrésistible. Cette performance d’acteur, toute en sobriété et sans une once de cabotinage ou de mauvais goût est tout simplement à ranger parmi les plus fortes de l’histoire de la comédie française.
Un film d'une incroyable drôlerie, au scénario bien huilé, film infiniment supérieur à de nombreuses insipides comédies actuelles. Ici tout est parfait, les dialogues qui fusent , l'apparition de grands comédiens qui s'amusent(jean poiret, roger carel, curd jurgens, georges geret, dominique lavanant) et la réalisation rythmée et très soignée de Pierre Tchernia. Mais le film vaut surtout par l'incroyable composition de Michel Serrault dans un double: rôle l'acteur cabot et le politique corrompu. Il est extraordinaire, déchainé, et certaines scènes sont à hurler de rire: la manifestation, le meeting, le repas et surtout le débat télévisé. Une merveille à découvrir !
16 188 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 25 janvier 2011
Cinq ans après "Les gaspards", Pierre Tchernia et son tempèrament de rèalisateur se manifestent encore avec "La gueule de l'autre", une satire amusante et fantaisiste autour de deux cousins, sosies interprètès par l'inèvitable et dèchaînè Michel Serrault: un politicien populiste en campagne èlectorale et un comèdien ringard! Quand l'un vient à être menacè, le second le remplace, y compris lors d'un dèbat tèlèvisè d'anthologie contre son rival! Sur un scènario et des dialogues de Jean Poiret, Tchernia tempère sa gentillesse et donne dans le pamphlet railleur, iconoclaste et prêt à en dècoudre avec la classe politique! Acteurs excellents...
La gueule de l’autre est un très bon film de Pierre Tchernia. La mise en scène du réalisateur est correcte, le scénario est intéressant et travaillé, le film est divertissant, les acteurs comme Michel Serrault, Jean Poiret ou encore Michel Blanc sont convaincants dans leurs rôles, on ne s’ennui pas etc… Bref c’est à découvrir…
Trois étoiles, c'est peut-être un peu beaucoup mais j'ai passé un bon moment ! Le film repose principalement sur M. Serrault en grand forme qui joue ici deux rôles (voir plus !) assez contradictoire. Mais un très sympathique casting vient colorer le film. Quelques moment vraiment drôles avec de l'humour à plusieurs niveaux. Quelques baisses de régimes sans grande importance. Quelques gags un tantinet ridicule mais qui ne tue pas. En résumé, une très bonne comédie, l'un des meilleurs films de P. Tchernia !