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Un visiteur
1,0
Publiée le 20 avril 2012
montré lors de sa sortie comme un film provocateur, il a terriblement vieillit aujourd'hui, l'histoire elle-même est banale, le flic aux méthdodes peu orthodoxes devenu désomais chose courante dans les polars réalisés depuis longtemps, je l'avait vu à l'époque mais j'avais complètement oublié tout et je trouve que ce n'est pas un bon film du tout, erreur de casting certainement, on aurait vu quelqu'un de plus cinématographique, genre delon par exemple
Si c'est la 3ème mise en scène de Yves Boisset Un condé est son 1er film avec lequel il eut de sérieux problèmes avec la censure de l'époque, un polar dénonçant les méthodes de la police mais qui a le mérite de ne pas montrer non plus les voyous comme des enfants de choeur. Plutôt violent pour l'époque et pour un film français Le Condé garde de son efficacité grâce à une réalisation solide de Yves Boisset mais aussi une bonne interprétation notamment très froide et impressionnante de Michel Bouquet à contre-courant, il y a une scène très forte de face-à-face avec son personnage de flic vengeur et le truand joué par Michel Constantin.
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3,5
Publiée le 19 février 2012
On peut dire qu’Yves Boisset a suivi un itinèraire comparable à celui de Costa-Gavras, mais il resta plus proche au cinèma policier. "Un condè", malgrè ses ennuis avec la censure, n'atteint pas vèritablement son propos (la police et ses abus de pouvoir), ètant trop centrè sur le personnage de l'inspecteur Favenin incarnè par la froideur terrifiante de Michel Bouquet, devenant ainsi un cas presque exceptionnel dans le cinèma d'après mai 68! Pourtant, "Un condè" est un film amèricain imbriquè dans la rèalitè française où le cinèaste raconte dans un style très proche du thriller amèricain comment un policier, pour venger son collègue abattu par un caid, en arrive a passer au dessus de la loi et à faire justice lui-même! Que dans ce corps à corps rusè entre l'idèologie qui s'infiltre à travers le policier et des intentions politiques n'ait pas toujours triomphè! On peut ainsi mesurer la corde raide sur laquelle s'avance Boisset dans une oeuvre implacable et dure de dècoffrage comme cette bagarre au milieu des poubelles qui nous met, avant le gènèrique, dans le ton du film, vif et tranchant, un peu comme le cinèma de Boisset...
Boisset veut créer une ambiance de magouille mêlant police truands et politique sans arriver à un grand résultat. on a la chance d'avoir l'intervention d'un Bouquet parfait comme toujours dans un role trouble et l'appui de quelques acteurs toujours sympas à voir, malgré tout ça reste vraiment trop mou.
Au cours d’un règlement de compte entre malfrats, l’ami de l’inspecteur Favenin (Michel Bouquet) est tué. Favenin veut le venger et emploie pour ce faire tous les moyens. La dénonciation est cette fois celle d’une police qui par souci d’efficacité se croit au-dessus des lois. On a donc affaire au policier faisant justice lui-même, thème trivial, mais développé dans un registre bien différent de celui des films de Jacques Deray où opère Belmondo. Le climat tendu et le réalisme de la violence brossent une toile prenante, angoissante, sur laquelle chaque acteur peint une prestation sans faute, les plus remarquables étant Rufus, en gauchiste tendre, fidèle en amitié, ainsi bien sûr que Bouquet, dans un rôle majeur de policier glaçant, méthodique, pratiquant le chantage sans vergogne, tuant sans état d’âme, mû par une pulsion unique. Un individu qui fait froid dans le dos rien qu’à le voir apparaître ; un remarquable numéro d’acteur. Ce qui a l’époque a choqué le milieu des forces de l’ordre, c’est que la hiérarchie d’un tel homme le couvre, on a même cherché à censurer la scène le montrant (celle du stand de tir). Boisset réalise ici un excellent polar, au scénario linéaire à la fois crédible et lisible, doublé comme toujours chez lui, d’un film a thèse, mais la thèse n’est heureusement cette fois ni omniprésente ni trop pesante, n’amidonnant pas l’action. A voir ou à revoir.
Outre l'aspect récurrent des scénarios de Boisset revendiquant des idées "de gauche" mais souvent avec de gros sabots, ce film vaut pour l'immense acteur qu'est Bouquet, ici dans un rôle inhabituel de Dirty Harry à la francaise. Boisset se souvient du maître Melville et ménage de long silences dans certaines séquences psychologiques (la mort de Michel Constantin, toujours aussi impressionnant) ou bien fait intervenir le regard extérieur d'un enfant lors du passage à tabac de son père, le non moins grand Rufus. Au débit du film, une Françoise Fabian décorative et loin de Rohmer, et un premier rôle confié à un Italo-Croate de séries B, pas trop à la hauteur des ambitions du réalisateur. A voir quand même une fois.