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Jonathan M
163 abonnés
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3,0
Publiée le 17 décembre 2021
Il me reste en mémoire une des dernières interviews de l'immense Jean-Pierre Bacri, où il estimait que Cuisine et dépendances était l'oeuvre de sa filmographie qui l'appréciait beaucoup. Du moins que son interprétation se rapprochait le plus du Bacri de la vie réelle. Son départ a été aussi brutal que son esprit fataliste. J'ai jamais vraiment eu l'impression que c'était un acteur de contrainte. La râleur XXL du cinéma français est non seulement partie trop vite, mais laisse le vide d'un homme engagé à ne jamais faire semblant, même au cinéma. Un genre d'acteur qui n'existe quasiment plus à l'heure actuelle. Mais ici, outre ce géant, il y a la femme qui partagea un bout sa vie, la délicieuse Agnès Jaoui, accompagnés d'une troupe. Dans un Paris bobo des années 90's, le parallèle avec Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet peut être fait : l'idée qu'il est temps de vider son sac entre amis, révéler les secrets que le temps à froisser et questionner les vraies raisons d'une amitié. Loin d'être inintéressant, mais fatalement figé dans une génération.
Trois ans avant l’excellent "Un air de famille", il y a eu "Cuisine & dépendances" friandise, douce-amère, et premier long-métrage mettant en scène le talentueux trio Jaoui-Bacri-Darroussin. Telle la chanson "Place des grands hommes" de Bruel, que se passe-t-il en dix ans dans l’existence de tout un chacun ? A priori, pas grand chose, ou plus exactement peut-être trop de choses, et passé un très bref instant d’euphorie, les petites rancœurs, les illusions perdues et leur cortège de regrets s’invitent allègrement au fil d’une soirée qui n’en peut plus de s’éterniser et qui au départ se voulait être celle des retrouvailles entre vieux amis. Avec pour corollaire tous ces sentiments confus qui nous font nous questionner sur ce que nous avons fait de notre vie... et subséquemment sur celle de ceux dont nous pensions être proches. Mention spéciale à Zabou pour sa prestation impeccable dans le rôle de bobo maniaco-hystérico-dépressive.
Au milieu de Breitman, Karman, Bacri et Jaoui, Daroussin donne presque l'impression d'être un intrus... avec son rôle de joyeux insouciant. Un film d'une époque où Agnès Jaoui avait du charme et où le perso grognon made in JP Bacri était nouveau. Une fois averti du style théâtral on apprécie ce huis clos et ses personnages portés par la bonne interprétation des 5 acteurs. Il y a une certaine habileté et une finesse relative dans le tout dont il se dégage un certain professionnalisme. Je regrette juste le ton peu jovial et une fin qui donne le goût d'une histoire inachevée.
Une pièce de théâtre magnifiquement écrite, avec des personnages de la classe moyenne qui permettent de dresser un portrait critique assez large. La circulation des personnages est parfaitement fluide dans leur alternance à la cuisine. L'ensemble est néanmoins un peu moins réussi, moins drôle qu'Un Air de Famille. Certains acteurs se distinguent comme Bacri, Darroussin tandis que Jaoui est encore un peu jeune dans son jeu d'actrice. La réalisation est sobre même si elle n'est pas exempte de maladresses (raccords parfois approximatifs, un travelling arrière peu approprié...)
Un super film français. un scénario travaillé (discussions dans la cuisine à propos d'un repas dans le salon qu'on ne voit jamais. Supers acteurs. Des répliques cultes genre "on s'est gavé de pistaches".
Sympa, très révélateur et fin comme souvent avec la bande des intellos du cinéma français actuel, mais pas au niveau de ce qu'ils ont pu faire d'autre. Dans le genre huis-clos, la troupe a fait beaucoup plus drôle avec Un air de famille. Et puis voir toujours Bacri dans le rôle du blasé grincheux et Jaoui dans le rôle de la femme libre c'est bien, ils le jouent à merveille, mais j'attends de trouver un film où je les verrai dans un tout autre registre parce que ça tombe un peu dans la facilité de toujours faire des rôles similaires. Bon sinon, Cuisine et dépendances relève plus de la chronique sociale, de la satyre, que de la franche comédie. Mais il reste néanmoins très intéressant à regarder.
Comme bien souvent en France, le succès sur les planches donne des envies de cinéma aux auteurs, le duo Bacri / Jaoui transpose donc le plus fidèlement possible leur pièce "Cuisine et Dépendances" en un huis-clos forcément jubilatoire. Dix ans qu’ils ne s’étaient pas réuni, ça égratignerait n’importe qu’elle amitié, Jacques et Martine décident donc d’organiser un petit dîner afin de reformer ce groupe autrefois très lié. Mais la vie a suivi son cours et les convives ne sont plus en phase ce qui offre des scènes décalées à souhait, que ce soit le parieur invétéré et pénible interprété par Jean-Pierre Daroussin, Zabou Breitman en pleine découverte de son embourgeoisement, Bacri faisant la gueule tout le dîner, … Ils sont tous exceptionnels mais comme souvent dans ce genre d’adaptation ils manquent d’une certaine spontanéité qui aurait été du meilleur effet pour le film, effectivement le casting donne tout de même l’impression de fonctionner sur ses automatismes, le rendu final perd donc en intensité et c’est dommage. Néanmoins l’écriture reste terriblement mordante et ne perd rien de son habilité. Ce n’est pas le meilleur film du duo Bacri / Jaoui mais "Cuisine et Dépendances" est une comédie que l’on apprécie de voir et revoir.
Première collaboration entre Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri au cinéma, "Cuisine et dépendances" est adapté d'un pièce de théâtre. On y suit une poignée de personnages lors d'un dîner, sauf que l'invité principal ne sera jamais montré et que l'action du film se déroule dans la cuisine. Les acteurs sont excellents, les répliques soignées, et le scénario est très bien construit : comment un simple dîner peut fissurer une assemblée de petits bourgeois ? Très bonne comédie dramatique.
Plusieurs coups de génie : déjà le fait de ne pas faire apparaitre à l'écran 2 personnages architecturaux. Excellement joué car adaptation d'une pièce de de théâtre.
Un couple de bourgeois invitent à dîner des amis perdus de vue depuis 10 ans. Le génie du réalisateur est de ne jamais montrer ce fameux dîner et de nous faire vivre au contraire l'envers du décors: la cuisine et ses dépendances. Les interprètes excellent dans leur rôle avec une mention spéciale pour Zabou Breitman qui porte le rôle de la mairesse de maison avec un naturel et un humour irrésistibles. Le scénario écrit par Jean Pierre Bacri et Agnès Jaoui est tout simplement brillant. Un film à revoir ou découvrir qui a remporté de nombReux prix tout à fait justifiés.
Ce film en huis clos est exceptionnel avec des dialogues et des acteurs incroyables. Il s'inscrit dans une tradition du film d'auteur distrayant. On attend la relève de ce cinéma avec impatience.
Un film français comme on les aimes, avec l’inimitable Jean-Pierre Bacri. Un huit clos indémodable repris plus récemment avec Le Prénom que j’affectionne également. Un humour certain, un film typique qui n’a rien à envier aux comédies d’aujourd’hui.
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1,5
Publiée le 26 juin 2021
Faire un film est un bon moyen de promouvoir une pièce de théâtre mais ce n'est pas suffisant il faut aussi le rendre intéressant. Ici nous avons des gens qui vont et viennent dans la cuisine comme Bacri qui est le personnage principal car c'est lui qui reste le plus longtemps. Mais hélas il est misanthrope déprimant et asocial et le film n'a pas de rythme. Les dynamiques Sam et Martine ne font que des apparitions et les merveilleux Darroussin et Agnès Jaoui ont un rôle secondaire. J'ai trouvé le film amusant une fois à cause de Darroussin et Bacri mais je me suis ennuyé très vite dans cette histoire. Darroussin et Bacri sont tous les deux bien meilleurs dans d'autres comédies française...