Koyaanisqatsi, la prophétie
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4,4
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2013
Indescriptible, voilà le mot qui cerne parfaitement cette oeuvre monumentale. Derrière ce titre des plus énigmatique se cache certainement l'un des plus grands films jamais vu, allant au-delà de son statut cinématographique pour devenir une expérience immersive et puissante. Car la principale caractéristique de Koyaanisqatsi est sa narration d'une rare fluidité, suivant un ordre à la fois logique et surprenant, dressant le portrait de la société vu de haut, alternant entre la foule et l'individu au milieu de cette foule. On suit ainsi cette société en s’immisçant dans ses profondeurs, ses aspérités et même sa violence. Ces thèmes riches sont traités d'une manière inédite, puisque cette oeuvre muette ne se repose que sur ses images et la musique de Philip Glass. La mise en scène prend donc deux formes principales, le panorama qui présentent la société sous une vue d'ensemble et les plans larges au sein de la ville, présentant la face cachée de cette ville. Dans cette idée, on pourrait d'ailleurs trouver de nombreuses similarités avec les temps modernes de Chaplin, film contemporain édifiant sur une société de masse où l'individu a cessé d'exister. Ainsi, on retrouve de nombreuses comparaisons entre les hommes et les machines, se complétant, se remplaçant. Il faut aussi noter que les plans du film suivent deux chemins différents, certain étant ralenti et d'autres accélérés, accentuant toujours cette effet de masse. L'image prend donc ici tout son sens, devenant l'unique centre d'interêt dans cette expérience immersive, renforcée par une musique grandiose et hallucinante qui montre le gigantisme de notre civilisation.
Koyaanisqatsi n'est donc pas un film qui se voit mais bien un voyage unique d'une rare puissance.
JeffPage
JeffPage

43 abonnés 534 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2013
La conjonction de 3 talents donne vie à l'un des meilleurs documentaire visuel de l'histoire. Dirigé par Godfrey Reggio, mis en images par Ron Fricke sur une musique de Phillip Glass, le film est tout simplement une chef d'oeuvre dont le image magnifique et la musique hypnotique ne vous abandonneront jamais. Ce film est aussi le premier d'une trilogie et les prémisses de Baraka, sorti 10 ans plus tard et encore plus beau que Koyaanisqatsi. Un film incroyable qui ne trouve aucun superlatif qui lui aille tant il est unique en son genre.
Jahro
Jahro

68 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2014
Koyaanisqatsi, l’œuvre contemplative par excellence. Une curiosité à tendance hippie, qu’on rangerait moins parmi les films qu’au rang des vidéos d’art. Qui se regarde comme on parcourt une expo, en laissant l’esprit divaguer de pièces en pièces, s’évader dans le décor, fixer un point, suivre la lumière, ressentir un regard, vivre un quotidien. Godfrey Reggio pose sa caméra partout où la beauté couve, éruptions, démolitions, explosions, incendies, inondations, cascades, routes, déserts, attroupements. Il ralentit, accélère, s’approche ou s’éloigne, assemble en un tout disparate archives et prises réelles sous le haut patronage minimaliste de Philip Glass. Quelque fois il s’aventure dans un parallèle audacieux : trafic et défilé militaire, houle et nuages, villes et circuits imprimés. Le plus souvent il admire, ouvrage et restitue. Il n’y a hélas pas grand sens à tirer de ce bel objet un peu vide. La nature est majestueuse, l’œuvre de l’homme l’est aussi, vivons dans l’entente pour assurer notre avenir. Ôm mani padme hum. Pour le reste, pas d’histoire, pas de personnage, pas de dialogue, peu de montage, des figurants essentiellement graphiques. Reste qu’esthétiquement, pas à dire, c’est beau. La Terre est belle. Nous sommes beaux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juin 2012
"Pas de personnages, pas de dialogues, pas d'intrigues", ai-je pu lire quelque part. intéressants propos, au sujet d'un film qui s'inscrit dans une trilogie de 3 documentaires..et ce, depuis sa sortie au début des années 80. Alors, oui, un documentaire, dresse généralement un constat, et fait état des idées de son auteur. Pour éviter de s'attendre à voir un film du genre standard, se renseigner avant sur la teneur de ce film. Qui plus est, l'intrigue, elle est la même depuis que le monde est monde, quant aux personnages, ils changent selon les endroits et les époques, mais pas tant que ça et, effectivement, l'absence de dialogue est à elle seule un symbole. Bref, c'est un film qui laisse chacun en face de ses questions et des réponses qu'il jugera utile de trouver. S'attendre à repartir de là avec des solutions toutes faites.. c'est déjà risquer une grosse déception. Un bon moment à passer, dans le cadre d'une soirée qui se prolonge par un débat sur ce que nous sommes devenus en trente ans.... Possible que ça nous fasse peur
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 juin 2012
Pas de personnages, pas de dialogues, pas d'intrigues et faudrait appeler ça un chef d'oeuvre ? La musique de Philip Glass est la seule chose que je retiens, le reste ce n'est rien que de belles images qui auraient pu figurer à la une d'un numéro du "National Géographic" et ces dernières ont été assemblées avec d'autres, plus apocalyptiques et toutes sorties de leurs contextes pour créer chez le spectateur un sentiment qu'on va sur-exploiter après "Koyaanisqatsi", la culpabilité. La culpabilité d'être un homme parce que nous sommes tous mauvais. Le monde va trop vite, trop de progrès, trop d'humains... Ce film ne nous fait pas un procès mais d'autres après lui s'en chargeront. Le réalisateur de "Koyaanisqatsi" lui, se contente d'inventer un constat, d'en contempler les effets en amalgammant tout et absolument rien... affligeant ! Je mets toutefois 3 étoiles rien que pour la beauté des images et l'innovation visuelle parce qu'à l'époque, ce film a été une petite révolution...
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2012
Sous une musique sortie d'outre-tombe, Koyaanisqatsi apparaît tel un ovni. Tout commence par une sélection picturale de la terre. De la Terre. Puis, comme si des milliers d'années étaient passés à la trappe, l'Homme tel qu'on le connaît actuellement s'ajoute au récit. Le long-métrage ne tarde pas à rappeler tout l'orgueil dont fait preuve cet être qui voudrait toujours tout contrôler. Pour ce faire, le réalisateur Godfrey Reggio décide d'associer l'humain à son principal fléau : la Machine avec un grand M. L'industrialisation qui prend la place de la nature. L'Homme détruit pour construire. Pour re-détruire ensuite. Et pour re-construire. Tout ceci est un éternel recommencement, jusqu'à sa perte imminente. Même si l'Homme aura déjà laissé une trace non-négligeable dans la roche de la Terre, comme le montre le plan final, superbe. De nos jours, les choix de Godfrey Reggio tout au long de son film s'apparenterait à de la folie pure et simple : totalement dénué d'une quelconque voix-off, l'unique carburant du long-métrage semble être la grande musique électronique et électrisante de Philip Glass. Une musique permanente et incontestablement une des pièces-maîtresses de cette perle rare qu'est Koyaanisqatsi. Ensuite, Reggio apprécie le time lapse et il nous le fait savoir : durant de longues minutes (longues d'un point de vue concret car il est clair que les minutes s'écoulent aussi vite que ces scènes de time lapse), le spectateur assiste au quotidien robotique de la race humaine, qui semble désormais faire parti du système industriel qu'il a crée. À première vue, tous ces choix auraient pu s'avérer ennuyants, mais il n'en est rien. Au contraire, tout le film semble passer beaucoup trop vite, ne procurant qu'une envie : dévorer les deux autres volets de la trilogie (dit comme ça, ça fait un peu Seigneur des Anneaux...). En conclusion, avoir vu un tel film dont je ne connaissais pas même l'existence, sur grand écran qui plus est, fut une véritable source d'inspiration qui relève même du trip audiovisuel. Indescriptible, sublime, parfait... Les mots manquent pour décrire cette expérience hors du commun qui demeure on ne peut plus enrichissante.
Aulanius
Aulanius

229 abonnés 1 792 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2012
Je partais avec un appriori sur cet espèce de documentaire qui n'en n'est pas vraiment un et dès le départ, j'ai accroché. J'ai adoré ces plans longs magnifiques sur une musique envoutante. Seulement, ça, c'est la première partie du film, après ça se corse. En effet, on nous montre les industries, la pollutions, les gens, les auto-routes mais sur un fond sonore stridant et surtout stressant. C'est un peu simple de faire un long métrage sur la tournure que prend la planète, la seule chose qui joue en faveur du réalisateur, c'est l'année, car à cette époque, ce n'était peut-être encore pas trop porté à l'écran. Il faut avouer que les prises de vues sont originales et variées et que la vitesse l'est également donc c'est intéressant. Je pense que ça manque un peu de commentaires et que le fait de montrer les visages de certaines personnes, ça casse le mystère. Bon, en tout cas, j'ai passé un bon moment et je regarderai surement les autres opus de la série. 12/20.
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2012
Cela commence tout doucement : dans le désert, loin de toute civilisation, on survole les montagnes et les vallées comme un aigle ou autre rapace. Puis ce sont les champs de céréales, les usines, et enfin la ville. Impossible avec de telles images de ne pas concevoir la vie humaine comme une logique industrielle : les hommes dans le métro et la rue comme les composantes d'une chaîne de fabrication de voitures. La lune paraît entrer en collision avec un immeuble, le ciel se reflète dans un building : c'est la nature qui se confond avec la culture. Tout est instable, la vitesse de la caméra suggère un déséquilibre de la vie humaine. Et puis la danse effrénée s'arrête, et la caméra s'attarde à explorer les failles d'un système si bien roué : les laissés-pour-compte, les accidentés et tous les marginaux. Et le comble de la terreur, le symbole de l'avancée technologique, une fusée lancée dans l'espace, ne tarde pas à exploser. Icare s'est brûlé les ailes pour avoir rêvé trop grand. Ce n'est que lorsque l'écran redevient sombre que le spectateur peut enfin sortir lentement de sa torpeur : écrasé par ce qu'il vient de voir, ce n'est qu'à la fin qu'on lui révèle un message sérieux et horrifiant. Avant-gardiste et déroutant, Koyaanisqatsi est un délice visuel, amplifié par la musique minimaliste et frémissante de Philip Glass. Sans intrigue, expérimental, certes, mais remarquablement bien construit, et inévitablement enchanteur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 novembre 2011
Petite perle ou chef d’œuvre absolu, que dire sinon que ce film nous embarque dans une épopée humaine faite de vitesse et de folie, une épopée qui transcende et dévoile l'histoire du monde. Cela me rappelle énormément "Playtime" de Tati, de grands espaces où l'homme semble perdu, symétrie et ballets urbains qui s'harmonise en musique, l'homme n'est alors plus qu'un élément de cette chose vivante, un flux ininterrompue qui pose la question de la place du vivant, quand l'homme devient l'outil d'une idéologie commune, De même que Reggio, Tati conserve une fascination pour ce monde mécanisé et technologique, surtout il n'oppose pas Humain et naturel, car les deux découlent de la même destinée, il n'y a donc pas de critique écolo-altermondialiste directe de la part du réalisateur, cela va bien au de-là. Film incroyable à voir absolument.
tadd
tadd

12 abonnés 199 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2011
Une expérience, un voyage, une transe. C'est tout simplement bluffant. Des images magnifiées, pas de paroles et pourtant ca parle.
Ce film-docu-expérience (je ne saurais le qualifier) m'a hypnotisé...j'adore
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2011
Expérience cinématographique sans commentaire à effet immédiat. Plonger les yeux fermés dans un univers troublant.
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2011
Ceux qui ne supportent pas les prétendues digressions de The tree of life voudront peut-être s'enfuir ou se planter une fourchette dans l'oeil en visionnant ce Koyaanisqatsi produit par Coppola. Koya quoi? Rien que le titre suffira à les agacer et à leur faire dire: "encore un film prétentieux et compliqué!". Le titre "Koyaanisqatsi", loin de n'être qu'une sonorité exotique destinée à susciter la curiosité, signifie "vie déséquilibrée, folle, tumultueuse, allant en se désagrégeant, un état d'existence appelant un autre mode de vie" en langage hopi. Le film, sans aucune parole ni commentaire, met en parallèle la Vie et ses 4 éléments ( terre, air, eau, feu) et la volonté prédatrice de l'humanité, qui utilise ce qui est à sa disposition sans gratitude, sans conscience et sans se soucier des conséquences. Les boucles musicales de Philip Glass collent parfaitement aux images, qui donnent parfois le vertige (à tel point qu'on donnait à l'époque un avertissement aux personnes épileptiques, comme maintenant avec certains jeux vidéos). Les scènes en hyper accéléré (novatrices en 1982) montrent la communauté humaine comme une fourmilière, et le flux des voitures évoque un réseau sanguin, une entité organique. La course à la technologie devient incontrôlable, et l'humanité finit par n'être qu'un rouage de la machine (on retiendra la comparaison entre les mégalopoles et les circuits électroniques). Deux autres films suivront: Powaqqatsi et Naqoyqatsi, toujours sur une musique envoûtante de Philip Glass.
Sebmagic
Sebmagic

204 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2011
Pas très connu, c'est l'un des rares films muets plutôt récents (1982) qui se permet en plus d'être l'un des tous premiers documentaires écologiques. Mais alors attention, on n'a pas affaire un à un documentaire classique. Musique omniprésente et envoûtante signée Philip Glass, absence de paroles, images de dingue et réalisation impeccable, émotion, humanité, réflexion, voilà tout ce que nous offre Godfrey Reggio en l'espace de 85 minutes. J'ai jamais vu un film pareil. En gros : un OVNI (produit par Francis Ford Coppola), une pure merveille 100% contemplative. J'ai été incroyablement immergé dans ces images, la beauté du message, des ralentis, des accélérés. Tout d'abord, avec en fond la composition incroyable de Philip Glass (que, je sens, je vais écouter en boucle pendant 15 jours et ressemble étrange au "What Had They Done" de Max Richter dans la BO de Valse avec Bachir), on a de belles images de la planète Terre. C'est poétique, c'est lent, c'est immersif au possible. Le réalisateur de génie passe en revue 3 des éléments : la terre avec ces canyons,ces étendues magnifiques, puis l'air avec les nuages en accéléré qui vont jusqu'à former comme des grandes vagues, nous amenant ainsi à l'eau, sa puissance, les ralentis sur des cascades ou des vagues. J'ose me répéter mais dès les premières secondes, on est entièrement entrés dans le film et il est quasiment impossible de s'en décrocher. Un peu comme un Gaspar Noé avec en plus un véritable message sur la vie, très puissant. Au bout d'une vingtaine de minutes, c'est l'Homme qui apparaît, en même temps que le 4e élément : le feu. Symbole de la destruction, on nous montre de quelle façon l'être humain s'est approprié les 4 éléments. Il détruit la terre en posant d'immenses pylones au coeur des paysages, en construisant des immeubles, de grandes villes à n'en plus finir. Il pollue l'air avec ses usines, l'espace avec la circulation automobile, et enfin l'eau en édifiant des barrages. Le feu est ici propre à l'Homme, par le biais des bombes, des fusées, des explosions atomiques, des réacteurs d'avion. L'être humain qui ne cesse de construire, puis de détruire ce qu'il vient de créer (explosion de bâtiments). L'Homme est ici clairement malsain, le message est alors à portée écologique, puis on nous présente les humains comme des fourmis. Le film s'accélère brutalement et on assiste pendant un long moment (une bonne demie-heure) à des scènes accélérées de la vie courante de l'être humain. La circulation dans les villes, vue de façon aussi rapide, est très impressionnante, tout comme les foules de personnes qui se déplacent et se croisent sans même se parler. Le film est percutant, on nous montre toute la technologie, les machines, la société de consommation écoeurante du mode de vie occidental. Car le film se restreint uniquement à cette partie du monde et ne tombe pas dans la comparaison pays riches / pays sous-développés. Notre vie quotidienne nous est montrée d'une façon différente et ça marque. Les images sont vraiment impressionnantes, on voit les êtres humains au coeur d'une grande fourmillière, qui fonctionne à merveille, et on se sent à la fois insignifiants et néfastes pour la planète. Mais le film ne s'arrête pas là, et se ralentit à nouveau brusquement, pendant 20 minutes on a droit à des ralentis sur des individus pris à part, leurs regards, la musique s'est également adoucie et on retrouve la magnifique composition du départ. En filmant ainsi plusieurs personnes individuellement, au milieu de la foule, le réalisateur nous rassure et nous sort de ce pessimisme dans lequel il vient de nous plonger. L'émotion est présente et il y a quelque chose d'extrêmement humain et puissant qui ressort des images, pour finir en apothéose sur cette fusée qui explose au ralenti et tournoie dans les airs... Un lourd message pour conclure le film qui nous laisse totalement sonnés et sous le choc. A voir, et certainement à revoir et revoir. Un pur chef d'oeuvre comme on n'en voit jamais. J'ai hâte de voir Powaqqatsi et Naqoyqatsi qui font partie de la trilogie des "qatsi" (qui veut dire "vie").
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2011
Un véritable choc. Une expérience cinématographique unique où les images de Godfrey Reggio et la musique de Phillip Glass ne font qu'un pour mettre en questions notre civilisation technologique et notre rapport au monde naturel. Le choix des plans larges et aériens ainsi que de la vitesse et la répétition, aussi bien visuelle que musicale donne une ampleur absolument fabuleuse à ce film. Le genre d'oeuvre que je pourrais probablement regarder des dizaines de fois tant elle est hypnotisante et pleine d'une substance sensorielle et thématique inépuisable. Je donnerai très très cher pour avoir le privilège de le voir sur grand écran même si j'imagine que les projections doivent en être rarissimes.
stebbins

569 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2011
Je mets cinq étoiles sans vraiment délibérer, non seulement parce que le film de Godfrey Reggio m'a transporté mais aussi parce que sans lui, le somptueux Baraka de Ron Fricke n'aurait peut-être jamais vu le jour... On retrouve d'ailleurs ce dernier à la lumière du troublant Koyaanisqatsi, première splendeur d'une trilogie rarissime, à travers laquelle la superbe musique de Philip Glass nous chavire et nous envoûte. Film éternel, comme en dehors du temps, qui développe une cinégénie terrestre comme peu d'autres ont été capables de construire, Koyaanisqatsi décrit le mouvement des choses, leur instabilité et leur profusion. Méditation héraclitienne dépourvue de discours verbal, l'expérience de Godfrey Reggio nous entraîne dans un monde tellurique où le genre humain n'a qu'une place secondaire. Images magnifiques, musique inlassable, le voyage de Koyaanisqatsi est une mise à l'épreuve idéale des conventions artistiques, dans la mesure où les attentes du public ne se résument pas au divertissement basique et formaté qui en découle habituellement. A voir, à vivre, et à entendre absolument.
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