Un début assez intriguant mais finalement L'Affaire Pélican s'enlise rapidement et le suspense est plutôt faible. Dommage qu'avec tous ses noms devant et derrière la caméra L'Affaire Pélican soit qu'un produit si formaté.
L'affaire qui fout le camp... Film qui eu un certain succès, la réussite qui prime est l'information que l'histoire est tiré du roman de John Grisham. De l'espionnage qu'Hollywood est fière d'adapté mais alors souvent avec une durée longue, soit plus de deux heures et franchement il en faut pas tant. Au bout d'un moment, cette affaire Pélican peut être largement traiter en une heure et demie. Faut toujours qui rallonge. Puis en réalité, l'intrigue de cette affaire on s'en cogne assez facilement. Là, ou L'affaire Pélican s'en sort admirablement bien, niveau structure de mise en scène est qu'il est bien monter, l'interprétation de Denzel Washington que dire, tout baigne, je pense que sans lui on ne resterai pas jusqu'au bout. Julia Roberts pas terrible mais parfois elle arrive à nous toucher. Mention excellente aussi pour l'acteur Stanley Tucci en tueur de service. Bref, malgré cela, le film est ne marquera pas mon esprit.
Un honnête thriller politique comme il y en avait beaucoup dans les années 90. Seul hic, il manque un peu de tout pour être justement autre chose qu’un honnête thriller. Ça manque un peu de suspense, ça manque un peu de rebondissements, ça manque un peu de personnages plus approfondis. Par contre, ça utilise beaucoup les facilités scénaristiques qui ne passeraient plus aujourd’hui. Mais bon, le film date de 1994 alors on va être un peu indulgent là-dessus. Et puis, c’est dans doute inutilement long, une petite coupe n’aurait pas fait de mal à cette « Affaire Pélican ». Les acteurs (premiers et seconds rôles) quant à eux, font le boulot mais rien d’extraordinaire. Ça se regarde mais je n’irai pas jusqu’à le conseiller.
j'avais adoré ce film lors de ma première vue quand j'étais beaucoup plus jeune... Je l'ai revu il y a peu et le film( et moi) ont pris un sacré coup de vieux. L'histoire est toujours très intéressante et passionnante les deux acteurs principaux très bon malheureusement le tout manque un peu de punch de dynamisme de mordant...Si bien que l'on s'ennuie quelque peu et qu'il y a un goût d'inachevé
Une accumulation de facilités de scénario "très série B" dont une véritablement fautive (spoiler: le meurtre de l'agent secret pendant la fête qu'on essaie de nous expliquer à la fin sans qu'on n'y comprenne rien, de plus il y avait à ce moment-là un élément narratif offrant des possibilités intéressantes mais le film les oublie en route). Des éléments inexpliqués (à quoi sert et d'où sort spoiler: la tueuse du parking ?) Un scénario très compliqué dans ses ramifications rendant le film difficile à suivre, Des situations grotesques spoiler: (les rapports de Denzel W. avec son patron) Une fin nunuche et bâclée. Ajoutons-y une certaine longueur, une interprétation trop lisse de Denzel Washington. Après tout il ne reste que peu de choses : une prestation "satisfaisante" de Julia Roberts, une certaine ambiance 'thriller" et certaines scènes bien réussies. Une déception.
Pakula est à l'aise dans ce genre de film , l'affaire pélican le confirme. Julia roberts signe elle aussi une belle prestation , fort éloignée de celle de l'inoubliable prostituée de pretty woman.
Film au style académique (scénario et mise en scène classique, parfois un peu trop classique ce qui affadit un peu l'histoire). Les recettes du suspens sont très bien maîtrisées (cadrage, musique) et le scénario est relativement bien ficelé. Pour autant, il n'y a pas de véritables surprises. Film qui distrait (au sens strict du terme) ; un peu d'adrénaline, juste ce qu'il faut pour accompagner un moment de repos.
John Grisham, auteur de thriller judiciaires à succès, a vu ses romans occuper largement les écrans de cinéma durant les années 1990 avec six adaptations qui furent autant de succès critiques que commerciaux. Comme Sydney Pollack, Francis Ford Coppola, Gary Fleder et Joel Schumacher, Alan J. Pakula sera un de ceux qui se seront essayé à l’exercice. D’abord producteur de deux films de Robert Mulligan, il passe à la réalisation en 1969 avec le trop méconnu « Pookie » mettant en scène une formidablement convaincante Liza Minnelli dans le rôle d’une jeune étudiante farouchement indépendante en quête d’elle-même. Par la suite c’est essentiellement dans le domaine du thriller quelques fois à sous-texte politique que Pakula s’affirme et trouve ses plus grands succès (« Klute » en 1969, « À cause d’un assassinat » en 1974, « Les hommes du Président » en 1976, « Présumé innocent » en 1990, « Ennemis rapprochés » en 1992). Hormis « Le choix de Sophie » en 1982 adapté d’un roman de William Styron qui vaudra son premier Oscar à Meryl Streep, toutes ses tentatives dans la comédie, le drame romantique ou même le western ne seront pas couronnées de succès. Il adapta donc le roman éponyme de John Grisham qui entraîne le spectateur dans les méandres pas toujours ragoûtants des liens qui unissent l’univers politique avec les milieux d’affaires notamment pour le financement souvent exorbitant des campagnes électorales. C’est une jeune étudiante en droit (Julia Roberts) amoureuse de son professeur d’université (Sam Shepard) qui spoiler: va découvrir un lien entre la mort de deux juges de la Cour Suprême et l’élection du Président en exercice (Robert Culp). Cette découverte il faut avouer assez peu crédible va déclencher une réaction meurtrière où FBI, CIA, Maison Blanche et grand banditisme vont se côtoyer sur fond de combat écologique (d’où le nom du roman). La jeune femme menacée mène l’enquête accompagnée d’un journaliste du « Washington Herald (Denzel Washington) qu’elle a réussi à rallier à sa cause . Sans recours excessif aux scènes d’action violente, Alan J. Pakula parvient à distiller de manière plutôt subtile un suspense qui bénéficie largement du couple charismatique formé par Julia Roberts alors en pleine ascension après le succès inattendu de « Pretty Woman » qui l’a propulsée au rang de star et Denzel Washington lui aussi sur la voie de la starification. « L’affaire Pélican » n’atteint bien sûr pas les sommets d’un film comme « Klute » mais il constitue tout de même un solide divertissement qui n’abêtira pas le spectateur.
C’est un brillant thriller politique d’Alan J. Pakula (« Les Hommes du Président ») basé sur un roman de John Grisham, ce qui est une bonne base de départ. Si on y rajoute Denzel Washington en journaliste intègre et Julia Roberts en étudiante en droit curieuse, cette histoire palpitante nous plonge dans des malversations impliquant les plus hautes sphères du pouvoir dans un scénario audacieux et réussi. C’est passionnant.
Vu à sa sortie et toujours le même plaisir de voir ce film. Ca fait plus de 20 ans et je suis toujours aussi captivé. Et en plus, il y a Julia Roberts, ce qui a pour conséquence une subjectivité assumée ! C’est viscéral, ça ne se commande pas, ça ne se maîtrise pas, elle m’émeut. Mais ma part d’objectivité qui est ancrée en moi reconnaît volontiers quelques films décevants. Ici, dans « L’Affaire pélican », deux séquences où je la trouve bouleversante : suite à l’explosion de la voiture où se trouve son amant (Sam Shepard), attentat qui la visait ; et suite à une entrevue où elle comprend que Curtis Morgan a été assassiné, personnage sur lequel elle enquête ; son effroi envers Graham (Denzel Washington) auprès duquel elle se réfugie est communicatif. Ses mots sont cramés par la peur. Alan J Pakula n’en fait pas une héroïne badass, une dure à cuire. Elle reste fragile, encaisse par moments avec un sang-froid de façade. Voilà une étudiante qui se confronte à l’appareil d’Etat. Ses réactions restent crédibles. Alan J Pakula, ce sont « Les Hommes du Président », il est dans son élément. Il l’est d’autant plus qu’il reprend les mêmes ingrédients : une affaire qui salit des hommes de la Maison Blanche, un journaliste d’investigation d’un grand journal et une gorge profonde. Si un simple citoyen ou lanceur d’alerte se confronte à une affaire d’Etat, il se heurte à sa machine impitoyable voire meurtrière. Le récit est rondement bien mené, intense et la musique de James Horner avec ses notes de piano martelées participent à cette intensité. Evidemment d’aucuns le trouvent long, ce n’est pas mon cas, quand on aime, on ne voit pas le temps passé. Puis un film avec Julia Roberts, ce n’est jamais long ! Un film qui n’a pas vieilli selon moi. A voir en V.O pour les voix toutes particulières de Julia Roberts et Denzel Washington.