Les campagnes électorales modernes n'ont pas beaucoup changé, quand on compare aux années 70. On suit les protagonistes dans les coulisses des élections américaines. Film bien mené et d'une belle qualité d'images, dommage que le personnage principal n'ait pas plus de profondeur.
une réalisation qu'il faut qualifié de linéaire par son accent qui vous laissera froid,l'ardeur réside dans une dualité des personnages doublé par des caractères affirmé.Si toutefois,il ne convainc pas,sauf d'apostropher la critique c'est certainement par le choix des protagonistes qu'il rivalise avec la superbe.
Bill McKay est un avocat idéaliste californien, défenseur des pauvres et des opprimés. Il est repéré et endossé par le parti démocrate, pour tenir tête au ténor républicain lors de l’élection sénatoriale, avec la promesse qu’il pourra tenir le discours qu’il souhaite. Mais évidemment, tout ne se déroulera pas comme il l’avait imaginé… Les films politiques américains sont aujourd’hui légion, et en particulier les films sur des campagnes électorales. Aussi, « The Candidate » a quelques peu perdu de son originalité initiale. Mais ceci est allègrement compensé par le fait que son sujet et son écriture sont incroyablement modernes. Sérieux mais avec une pointe de cynisme, le film tacle allègrement les campagnes politiques. Il montre comment un candidat, pétri de convictions et intègre, peut être transformé en produit générique sans relief, aplatissant ses idées au grés des sondages. Conseillers politiques, conseillers en communication, partenaires divers : tout contribuera à dénaturer le candidat ! Une vision caustique qui trouve parfaitement un écho de nos jours, d’autant plus que les problèmes de 1972 (écologie, chômage, insécurité) sont toujours là. La justesse et la finesse du propos s’expliquent par le fait que le scénario est signé Jérémy Larner, qui s’est lui-même impliqué dans des campagnes électorales et a pu en voir les rouages. Ce qui est en revanche dommage est que le scénario soit porté par une mise en scène moyenne. Michael Ritchie a visiblement opté pour une approche documentaire avec beaucoup de plans serrés, et un montage qui bascule entre des séquences de discours, et des conversations de bureaux. Mais cela manque d’intensité, d’autant plus que certaines sous-intrigues sont à peine effleurées (la relation du protagoniste avec sa femme par exemple). On bénéficie heureusement de la présence de Robert Redford, impeccable en idéaliste peu à peu écrasé par un système qu’il pensait connaître, jusqu’à un final d’un cynisme piquant.
Le film raconte la campagne électorale de Bill McKay, un jeune candidat démocrate, contre le sénateur républicain de Califormie sortant Coocker Jarmon. Ce film n'est pas une comédie, c'est plutôt un documentaire assez fidèle de la vraie campagne qu'a méné en 1970 le futur sénateur de Californie Turney contre son opposant républicain. Le mérite du film est poser les différents personnages et les différentes moments qui jalonnent une campagne électorale aux Etats-Unis. Ce qui manque au film, c'est la description du financement d'une campagne, ce qui est complètement escamotée par le réalisateur, et pourtant essentielle pour comprendre les enjeux réels d'une élection. Le deuxième intérêt du films est de montrer comment les convictions et les idéaux du jeune candidat, donné largement battu au début du film, vont se dissoudre au profit de tactiques et de stratégies uniquement politiciennes, au fur et à mesure que l'écart dans les sondages se ressert avec son opposant. Le jeu de la campagne électorale l'emporte au détriment de sa vie familliale et de ses propres valeurs. Plus il progresse, plus l'écart avec le monde réel s'agrandit, jusqu'à faire de lui le personnage d'un cirque sur lequel il n'a aucune maîtrise. Le candidat devient un acteur d'un film écrit par d'autres, et le personnage du film se confond avec l'acteur Robert Redford à l'aide de racourcis stupéfiants jouant sur les moniteurs de télévisions.
Un film à vocation politique comme s'était la tendance au début des années 70 à Hollywood. Trop de bons sentiments, trop gentillet . Redford fait ce qu'il peut , mais il a du mal à sauver le film de l'ennui. L'ensemble a beaucoup vieillit .
Voilà un somnifère politico-politicard très efficace pour roupiller d'une traite. On tente d'y suivre la campagne d'un bellâtre (oui, le Redford assez insupportable ici) aussi opportuniste qu'idéaliste et à forte tendance écolo-populo-communiste, autant dire qu'il raconte n'importe quoi et qu'on ignore s'il croit vraiment à toutes les conneries qu'il débite.
Mais j'avoue à mon grand dam n'avoir pas suivi en détail ce pensum tant l'ennui et le vide de ce film font bailler aux corneilles à s'en déboîter la mâchoire. Du coup, quand même, je m'interroge sur Robert Redford : n'est-il pas finalement un très piètre acteur dont la réputation est totalement usurpée ? Ici, avec sa tronche de premier de la classe, on peut se le demander. Faudrait faire un sondage.
Un film toujours d'actualité sur les coulisses d'une élection, la réalisation et les acteurs tiennent la route. Je suis juste déçu qu' un vrai scénario n'ait pas été proposé pour donner aux personnages un peu de profondeur.
Un homme en référence aux personnages idéalistes des films de Franck Capra se lance dans la politique ; cette oeuvre semble un peu datée mais dans le fond rien n'a vraiment changé car en politique tout les coups (bas) sont permis .
Ce film de 1972 est très visionnaire. Les thèmes qui y sont abordés (chômage, pauvreté, pollution, criminalité, ségrégation) au cours de la campagne électorale aux élections sénatoriales de Californie d'un jeune avocat idéaliste et écologiste superbement incarné par Robert Redford sont hélas toujours d'actualité et rien ne semble avoir changé. Il nous montre également que malgré toute l'intégrité dont fait preuve ce candidat et sa croyance en des valeurs qu'il veut absolument défendre, il ne pourra hélas pas éviter de se faire happer par la lourde artillerie de son staff qui lui forgera une image idyllique uniquement basée sur son physique et il en oubliera même tout ce pour quoi il menait son combat au quotidien avant qu'il ne se lance dans cette campagne. A rapprocher du mythe de Faust et d'ailleurs la réplique finale du film en est l'illustration !
Le film nous plonge avec beaucoup d'authenticité dans les coulisses d'une campagne électorale en montrant comment la soif de gagner peut même corrompre un jeune idéaliste sincère. Le fait qu'il soit interpréter par l'exceptionnellement photogénique et charismatique Robert Redford le rend totalement crédible dans le rôle de ce dernier et qu'on puisse vouloir voter pour lui. Les milieux politiques sont épinglés bien évidemment mais les électeurs, peu enclins à débattre sérieusement des problèmes de fond, ne sont guère mieux représentés. Le chômage, l'insécurité, la pollution, les inégalités sociales, ça vous rappelle quelque chose ??? C'est normal, pourquoi utiliser autre chose que les bonnes vieilles recettes qui marchent à chaque fois ??? La fin ironique suffit à elle seule à résumer ce qu'est réellement la politique. Enfin bref, à part ajouter Internet comme aide importante pour faire élire, on pourrait exactement faire le même film aujourd'hui personne ne verrait la différence...malheureusement...
Film brillant. Le scénario est très bien fait et la fin est intéressante, le tout sous un suspense quand même largement existant et une très bonne interprétation de Robert Redford (comme d'hab)
Ce qui nous frappe rapidement dans Votez McKay c'est que les problèmes de la population que rencontre le candidat McKay sont encore les même actuellement. Si ce film était à refaire de nos jours il n'y aurait pas grand chose à changer tant le style garde de sa modernité, Redford a vraiment la gueule de l'emploi et est parfait dans la peau de cet homme qui se lance dans ce qui devait être une élection sans conséquence mais cela va l'emmener loin jusqu'à la fin très cynique ou les illusions se cassent.
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
D’après le scènario brillant de Jeremy Larner (laurèat d'un Oscar à Hollywood), l'excellent Robert Redford s'appuie sur ses contacts familiaux et politiques pour se faire èlire sènateur en Californie! Le film a ètè rèalisè au dèbut des annèes 70 par le solide Michael Ritchie, imposant un style très personnel à travers ce candidat dèmocrate à l'èlection sènatoriale de Californie, mais cette vue en coupe d'une èlection à l'amèricaine n'a rien perdu de son actualitè! Près de quarante ans après sa sortie, "Votez McKay" reste d’une actualitè brûlante pour une oeuvre politique lucide et cynique remarquablement interprètèe! Un classique...
Metteur en scène habituellement sans intérêt aucun, Michael Ritchie nous surprend ici par son aisance à filmer les couloirs de la politique, et ce sans que ces derniers apparaissent barbants à un quelconque moment. Au contraire, on se passionne de bout en bout pour cette campagne électorale, restant qui plus est on ne peut plus d'actualité aujourd'hui (on en vient même à se dire qu'il est encore plus réaliste aujourd'hui!) et d'une profonde intelligence. On en vient simplement à regretter que l'oeuvre ne nous apprenne en définitive pas beaucoup plus que ce que l'on ne savait déjà, mais ce "Votez MCKay" reste toutefois suffisamment captivant et subtil pour qu'il mérite toute notre attention. Du cinéma comme on l'aime.
Sujet très intéressant montrant les dessous d'une campagne électorale ainsi que la transformation d'un homme aux convictions fortes en politicien. Malheureusement, le film est gâché par une mise en scène absolument calamiteuse. Des gros plans qui n'ont aucun sens, des coupes absurdes et une utilisation de la musique calamiteuse.