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Yasujirô Rilke
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0,5
Publiée le 3 octobre 2009
«The Molly Maguires» (USA, 1969) de Martin Ritt délivre deux fois et en même temps l’histoire d’un homme qui échoue son projet social. La première histoire appartient au film : Jack Kehoe, un mineur d’origine irlandaise et chef d’une bande d’insurgés, voit son idéal socialiste détruit à cause d’une «taupe». La seconde histoire est d'ordre réel puisqu’il s’agit de l’échec de Martin Ritt à donner forme à un bouleversement. La fin des années 60 aux Etats-Unis voit s’épanouir un cinéma de jeunesse qui ne tardera pas à se réunir sous l’étendard circoncis du Nouvel Hollywood. A l’heure De Palma, Scorsese, Coppola ou Hopper, Ritt, vieux de la première génération de l’Actors Studio, conserve le classicisme de la forme pour donner corps à une modernité imminente. Seuls les dialogues, qui se permettent des «son of a bitch» adressés à des cadavres, ou l’émancipation des relations entre personnages, laissent présumer un désir premier de singularité. Du reste, la lumière manifestement emprunte de la peinture flamande du XVIème siècle, donnent aux plans leur pleine immanence picturale. Cette revendication maladroite du cinéma comme un parmi les beaux arts est soulignée, avec d’autant plus de lourdeur, par les musiques d’Henry Mancini. A croire qu’avoir été un minier insurgé, c’était l’aventure épique. Martin Ritt, s’il est motivé par une volonté de défendre les droits sociaux, oublie d’accomplir un geste crucial : celui de la sécularisation. Curieux de voir se dédoubler le destin tragique de Kehoe dans l’échec affirmé de la réalisation de Ritt. Le naturalisme auquel aspire Ritt, qui se recoupe tant avec Zola qu'avec Lumet, n'accomplit pas le projet d'un cinéma du réel, à l'époque même où les maladroites mais bien intentionnées pratiques du cinéma direct et du Free Cinema réussissent davantage le transfert de la réalité dans la matière filmique. Et si «The Molly Maguires» entend nous témoigner de la condition des mineurs, il s’échoue contre l’indécrottable mythologie des martyr.
Sorte de Germinal américain, un drame puissant sur la condition et la lutte sociale des mineurs irlandais en Pennsylvanie à la fin du XIXe siècle, porté par le duo impeccable Sean Connery/Richard Harris.
Entre le film historique , le film policier, et le western, ce Germinal à l'américaine, au titre français ridicule, et peu connu du grand public, est un drame social bien mené, traitant des origines du syndicalisme au sein du monde ouvrier par le biais de sabotages et de trahisons au fond des mines de Pennsylvanie. De belles images et un casting convaincant.
Qui donc, par tous les Dieux, a pu avoir l'idée de donner pareil titre français ? Parce que bon, d'accord, c'est vrai que ça colle avec ce qui est montré, mais à l'oreille, c'est quand même super moche. Bon, passons à autre chose. "Molly Maguires" : l'histoire d'un groupe de saboteurs officiant dans les mines de Pennsylvanie et dans lequel un détective va s'infiltrer pour essayer de les faire tomber. On va pas tourner autour du pot pendant 107 ans les gars, et on va dire les choses comme elles doivent être dites : c'était un p*ta*n de film en 1970 et il l'est encore aujourd'hui. Un bon gros morceau de barbaque bien saignant. Il n'y a rien à enlever, tout comme il n'y a rien à ajouter. Histoire en béton armé, super bien rythmé, interprétation absolument impeccable (avec une mention pour Richard Harris) et super mise en scène. Sans doute le meilleur travail de Martin Ritt dans le domaine. Pour moi, c'est du 5 étoiles. Personne n'a su me faire changer d'avis et personne ne me fera changer d'avis. Nom d'un petit bonhomme en pain d'épices, cette introduction longue de 15 minutes sans le moindre dialogue... annonciatrice de bien des plaisirs à venir.
Pour moi ce fut une belle découverte que ce « Germinal » à l’américaine. On suit en effet un excellent Richard Harris en policier qui va infiltrer le milieu des mineurs de Pennsylvanie pour y débusquer des « fauteurs de troubles ». Il y fera la rencontre d’un Sean Connery formidable en leader ouvrier en lutte pour subsister et donner de la dignité aux siens dont il a bien conscience qu’ils se font exploiter. La reconstitution est remarquable et l’immersion se fait immédiatement. Le film a le bon goût de naviguer en zones grises et son ambiguïté lui sied parfaitement. A noter aussi une super scène de rugby/foot gaélique qui est un des grands moments du film. Un film qui par moment cède à quelques facilités scenaristiques mais qui gagnerait à être plus connu.
Pour faire oublier James Bond, Sean Connery, noue joue le minier salopard, tueur et pyromane. Il fait aussi figure que Richard Harris, qui dans son métier de detective, découvre le monde des mines. Un film d'espionnage, qui montre ce boulot, dans ces moindres recoins, mais aussi la vie que menaient les miniers, et des mines donc, les corons, la colère de certains qui étaient vraie. Vue la vie qu'ils ont eu. Passionnant.
Injustement sortie au cinéma dans l’anonymat le plus complet et amputée de 20 minutes, près de 40 ans après, l’œuvre de Martin Ritt ressort au cinéma et pour la première fois, en version intégrale ! Basé sur un scénario en apparence simpliste, en réalité, Traître sur commande (1970) se dévoile à nous petit à petit pour nous dresser au final un virulent pamphlet contre la trahison. La mise en scène excelle et ce, dès le début du générique. La force du film réside bien évidemment dans sa distribution, où se croisent Sean Connery & Richard Harris. Cette œuvre inédite et peu connue du grand public gagnerait à se faire connaître.
Un bon film d'action sur fond social . Avec l'occasion de voir Sean Connery en anarchiste ! Bien interprété avec de plus un bon témoignage de la dure vie des mineurs à la fin du 19 ième siècle .
excellent. Je l'avais vu à Utopia Toulouse l'an dernier. Ce film est remarquable par son réalisme (sujet inépuisable sur l'indécence des puissants face aux êtres humains). Bien joué, Sean Connery nous étonne par son jeu authentique (on est loin des James Bond).
Le milieu des mineurs est décrit comme jamais à l'écran comme un documentaire.L'affrontement de deux grands acteurs (HARRIS et CONNERY)est extraordinaire.Le film est quasiment révolutionnaire et d'une noirceur absolu.Le plan final fait froid dans le dos.A noter une partie de foot entre mineur magnifiquement orchestrée.
Du trés grand cinéma. Musique, décors, acteurs, scénario, tout les conditions sont réunies pour faire un grand film. Un film qui donne a réfléchir et qui se raproche de ce que dit la bible : "l'homme domine l'homme a sont détriment".
Sorte de Germinal américain, un drame puissant sur la condition et la lutte sociale des mineurs irlandais en Pennsylvanie à la fin du XIXe siècle, porté par le duo impeccable Sean Connery/Richard Harris.
Inspirés de faits réels, ce film nous plonge dans les profondeurs de la terre, la ou les mineurs travaille dur, dans des conditions difficiles et on nous montre comment ils sont exploités. Il y a une bande son bien adapté au générique de début, un jeu d'acteur plutôt correct.
Mais le film piétine, on assiste a peu de suspens dans cette enquête policière sur les mineurs malgré que ce soit intéressant. Il y a un manque de rythme, de punch et quelques fois on s’ennuie un peu, ce qui fait défaut au film. De plus le scénario originale et méconnu est certes intéressant mais ne tiens pas en haleine jusqu'au bout.
Ceci-dit on assiste comme même à une scène finale violente spoiler: (quand il détruise tout dans la boutique et une enquête clôturer par la police qui se traduit par une fin tragique bien sure pour les "Molly Maguires")
et c'est cela qui permet au film de reprendre des couleurs.