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Peuch Peuch
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4,5
Publiée le 1 avril 2024
Un camp militaire disciplinaire anglais, planté dans le désert africain. Le sergent major Bert Wilson, dont la devise semble être "faire obéir sans faire périr", se targue de remettre sur le droit chemin un ensemble de "racailles". Des soldats britanniques ayant enfreint le Code Militaire. Sous un soleil de plomb, ordre et discipline règnent sur le camp. L'instrument de torture de ce pénitencier, c'est "la colline", une butte de sable érigée au milieu de la vaste cour du camp. Elle est destinée à mater la résistance des énergumènes les plus récalcitrants par le supplice de l'épuisement. Arrivent sur les lieux, cinq nouveaux détenus. Ils sont confiés au sergent Williams, qui assurera leur surveillance et leur rééducation. Williams, homme borné et sadique, va se charger de faire "connaître" la colline aux cinq novices. Tourné en noir et blanc, souvent caméra sur l'épaule, usant de plongées, contre-plongées, mais surtout de gros plans sur des visages expressifs, Sidney Lumet nous projette au centre de l'action, et le rendu est percutant. On colle au plus près des personnages, et on éprouve une réelle compassion pour quelques-uns d'entre eux, condamnés à reproduire fréquemment le mythe de Sisyphe. La bassesse de certains comportements humains est omniprésente, comme le sadisme, le racisme, ou l'homophobie, et les mensonges, punitions, humiliations avilissements, tiennent lieu de règlement intérieur. Ce film brutal et éprouvant rappelle furieusement la première partie de "Full Métal Jacket. Antérieur au Kubrick, il possède la même portée émotionnelle. Résolument antimilitaristes, ces deux films témoignent surtout de l'abyssale bêtise dont sont capables les hommes. (à noter l'absence de rôle féminin dans les deux films). L'interprétation est parfaite. Sean Connery, bien sûr, mais aussi tout le casting. Mention à Ian Hendry, dans le rôle du pourri intégral qu'on adore haïr. Revu récemment, "La Colline des Hommes Perdus" n'a rien perdu de sa force dénonciatrice. Il demeure pour moi un film majeur dans le genre "carcéral", de par sa maîtrise cinématographique. Mais aussi de par sa condamnation du crétinisme humain, et ce, jusqu'au dénouement.
Voilà un film un peu passé sous silence,et c'est sans doute le plus beau film de son auteur S.Lumet,une des plus grandes interprétations de Sean Connery,avec The offence;un film qui prend aux tripes,à la gorge,d'une grande puissance émotionnelle,qui est servi par une histoire forte et sans concession. A(re)découvrir très vite.
Bonjour j'ai actuellement 17 ans j'ai vu ce film enfant, ados et oui je me considère adulte donc avec les trois période et je peux vous dire que dans tout les cas ce film est super il n'a pas une seul ride C'est un super film voilà Allez le voir
L'un des films les plus durs sur la second guerre mondiale don l'histoire se passe dans un camp disciplinaire en Grande Bretagne. Un adjudant( Sean Connery) a été dégradé pour avoir mis son poing dans la figure de son supérieur pour avoir refusé d'obéir à un ordre. il saura transféré dans un camp disciplinaire où commencera pour lui un long calvaire entre son geôlier( Harry Andrews) et les brimades de ces camarades de cellule. Ce film à été tourné en 1964 par Sydney Lumet qui donnera à Sean Connery l'un de ces plus beaux rôle. Cet acteur cette année la était prolifique car il interprétera 2 fois James Bond(Goldfinger et Opération Tonnere). Les second roles sont remarquables surtout l'acteur noir hélas assez méconnu en France le chanteur de jas Otis Reding. Ce film est le précurseur de toute les télés réalités d' aujourd'hui qui sont à mon avis de pales copies d'un mal incongru don les animateurs et les participants ignorent ce qui est vraiment la discipline. Cette histoire d'homme est vraiment du béton à voir surtout dans sa version originale sous titré en français.
Grace à sa sortie en DVD, je viens enfin de revoir ce film après bien des années... Il n'a pas pris une ride. C'est pour moi une des meilleures œuvres de S. Lumet. Il n'y a pas un temps mort, et la tension, pourtant palpable dès le début, atteint son paroxysme à la fin. Le montage est serré ; les cadrages sont sophistiqués, bien que limpides, pour l'époque, ce qui rend encore le film si actuel. Un classique du film anti-militariste, qui mérite sa place au côté des "Sentiers de la gloire" ou de "Full Metal Jacket".
Film prenant malgré un huis clos carcéral. La soif de pouvoir de certains « petits » poussé à son paroxysme; appelant chez nous spectateur, un besoin de justice. Je recommande
Voilà un drame extraordinaire de Sydney Lumet. Comme souvent chez lui, il est question de justice et aussi d'injustice. En effet, les prisonniers que nous suivons acceptent leur enfermemant, mais, comme souligné le soldat Stevens "pas être traité comme des animaux". Tout l'intérêt de ce film n'est pas d'être qu'un simple pamphlet antiautoritariste, mais une démonstration de comment l'autorité est à la fois l'essence de l'Armée mais aussi sa perte. C'est le Sergent Williams qui incarne cette ignoble cruauté du petit chef, dont la seule volonté et de briser. Selon l'Adjudant du camp, la violence de la prison doit seulement casser les "failed soldiers", et les faire marcher droit, en faire de vrais hommes. Mais le zèle de Williams, à faire courir les prisonniers sur la la colline brulante trônant au centre du camp, fini par tuer l'un des détenus. Un duel commence alors entre ces camarades de cellule et l'autorité de la prison, pour faire reconnaître le meurtre. Cette opposition, d'une folle intensité, pousse tous les protagonistes dans leur plus profond retranchement et étale alors tout le caractère névrotique de la pratique militaire dans sa forme la plus rustre (les visages d'une nervosité rare, les ordres et interjonctions qui rythment tout le film harasse le spectateur).
La distribution est exceptionnelle; les rôles, bien que très clichés, sont tenus avec grande finesse par tous les acteurs. La VO est superbe, tant cette langue anglaise est intense, parfois comique, dans ce cadre aurant militaire que gouailleur. Quand à cette colline, cette "Hill" (titre original) sensée expier mais qui fait somme de toute la souffrance des soldats , elle est magnifiquement mise en valeur par la photographie. On retiendra le travelling d'ouverture, qui justement part d'elle pour sortir du camp (qu'on ne quittera plus jamais par la suite) mais aussi l'arrivée des prisonniers à son pied qui sont alors comme scrutés par le monticule.
"The Hill" est jusqu'ici le meilleur film que j'ai pu voir sur la prison, et peut être même sur l'armée et la guerre. Un grand, grand classique.
A l'heure de la disparition de Sean Connery, immense acteur et Écossais hors-pair, et alors que tous les média se focalisent sur LE James Bond, il est important de (re)visionner ce chef d'oeuvre de Sidney Lumet (pas un manchot non plus...) où Sean joue un rôle à contre-emploi (mais solide) dans un pamphlet anti-militariste qui pourrait se passer n'importe où, ou dans n'importe quel contexte carcéral. Un noir et blanc de rigueur, des caractères forts, un huis-clos qui avait marqué ma jeunesse, et que j'ai revu avec grand plaisir et une approche plus fine récemment.
Avec La Colline des hommes perdus, Sidney Lumet enferme ses personnages dans un espace carcéral où l’autorité devient instrument de brutalité. Sean Connery incarne un soldat réfractaire, figure de résistance face à un système oppressif. Le film frappe par sa mise en scène sèche et son climat étouffant, mais peut parfois sembler insister lourdement sur sa démonstration. Lumet privilégie la tension et la confrontation directe, au détriment de nuances plus subtiles. Reste une œuvre puissante et engagée, mais dont la frontalité limite légèrement la portée.