Impressionnant. Tel est le premier mot qui me vient à l'esprit à la fin du "Jour le plus long". La prod' n'a pas lésiné sur le moyens tant humain que matériel. On en prend plein les yeux pour notre plus grand bonheur. Cet ambitieux projet de nous replonger dans le débarquement des alliés en Normandie est une réussite. Rien à redire. La reconstitution est quasi-parfaite et on nous montre à la fois la bataille mais aussi ses coulisses avec sa préparation. L'immersion est totale et le long métrage n'a pas à rougir des productions plus récentes. En plusde tout ça, "Le jour le plus long" est supporté par un casting incroyable. Bref, un classique qui n'a rien perdu de sa superbe. A voir.
Un grand classique du film de guerre qui nous fait découvrir brillamment et de façon quasi-documentaire le débarquement des Alliés en Normandie. Avec des longueurs certes, mais surtout des scènes mémorables portées par un énorme casting.
Superproduction réunissant une excellente brochette d'acteurs semblant tous très investis dans leurs rôles. C'est très bien mené, incroyable en terme de reconstitution, de décors et de figuration. Véritable immersion dans cette journée intense pour tous les soldats qui la vécurent.
Qu'on l'ait toujours aimée ou l'inverse, ça n'est jamais de la tarte que de s'attaquer (enfin...) à pareille vache sacrée du cinéma. Bien qu'ils ne traîtent pas du même événements de la seconde guerre mondiale, il est impossible de faire le jeu des comparaisons entre lui et "Paris brûle-t-il ?". Outre le conflit armé, on y retrouve tellement de trucs en commun. Distribution cinq étoiles (Fonda, Mitchum, Wayne, Ryan, Bourvil, Arletty, Ledoux, Burton, Connery et j'en passe...) ce même côté épique de par la longueur atteinte (2h54 pour l'un, contre 2h47 pour l'autre), des scènes de combats spectaculaires (plus nombreuses ici que dans le film de René Clément) et cette même démarche que de se placer du côté du point de vue de chacun des belligérants. La seule différence entre les deux films, et elle est notable, c'est que ce "Jour le plus long" est bien plus proche de la réalité, là où le film de Clément avait des allures de péplum gaulliste, qui cadrait parfaitement avec le grand roman national français de l'Occupation monté de toutes pièces par le Général.
J’ai revu avec un grand plaisir cette excellente reconstitution du D-Day, cette fois en VOST (les Anglo-américains parlent anglais, les Allemands parlent allemand et, bien sûr, les Français parlent français), ce qui ajoute au réalisme de l’ensemble. On ne voit pas passer les 3 heures du film et on mesure les sacrifices des alliés pour expurger les nazis d’Europe. Quand je pense que ce film date de 1962, je ne peux que dire bravo. Un témoignage immortel indispensable.
C'est une histoire obligatoire à filmer pour Hollywood. D'ailleurs la production à mis les moyens. Le film est sorti dix huit ans après le débarquement, donc les spectateurs et aussi les auteurs avaient quarante ans lors de la sortie du film. Un film très standardisé pour 1962 et qui ne plait pas forcément à tout le monde. Evidement la standardisation empêche de montrer des morts et du sang, mais on le sait qu'il y a eu des morts mais ce n'est pas grave. C'est surtout une explication grandeur nature, tous ces hommes, tous ces figurants, à débarquer en Normandie au matin du jour le plus long.
..._ (3 points, 1 trait, comme dans la 5e symphonie de Beethoven). J'ai vu ce film pour la première dans les années 1980. Près de quarante ans plus tard, j'ai été surpris de me rappeler d'autant de détails. Il faut dire que tout est fait avec une incroyable minutie. Les costumes, les armes, les véhicules, les constructions et leurs destructions, les matériels de communication, des Allemands comme des Alliés, les figurants par milliers, tout est réuni à la hauteur du 6 juin 1944. Le casting est incroyable tant il y a de grands acteurs qui prêtent leurs traits à des personnes historiques, célèbres comme moins connus. Alors certes, vu en 2021, un film en noir et blanc avec quelques scènes sur un fond filmé et un son assez médiocre, fait pâle figure sur le plan technique par rapport à des films comme Dunkerque ou Il Faut Sauver Le Soldat Ryan. Mais Le Jour Le Plus Long, tourné seulement dix-huit ans après le Débarquement, avec des acteurs qui étaient contemporains des événements, est un film exceptionnel, passionnant. On appréciera aussi le traitement équilibré des protagonistes, Alliés, Résistants et Allemands, étant montrés sans caricatures, fébriles face à l'ennemi, affrontant parfois les décisions de leurs états-majors. À (re)voir absolument !
Beaucoup de passages marquants. Ce n'est pas mon film de guerre préféré (je dirais qu'il arrive 5ème) mais il restitue très bien l'histoire et les malheurs que les hommes se créent. 3,8/5
Inutile de présenter cette œuvre célébrissime consacré au débarquement des alliés en Normandie. Pas moins de trois réalisateurs furent nécessaire pour réalisateur ce film d’une durée de 3 heures et qui ressemble surtout à un assemblage de séquences aux points de vue distincts avec au générique une pléiade d’acteurs de renoms. S’il n’a pas perdu de sa force évocatrice de cet événement sans précédent, le long-métrage apparait marqué par le poids des années surtout lorsque l’on connait les œuvres suivantes sur le sujet – on pense notamment à Spielberg – et qu’il souffre de plusieurs incohérences historiques. Néanmoins cela reste un grand moment de cinéma.
Un chef d'oeuvre historique ! La scène du débarquement est spectaculaire. C'est un film à grand public car il n'y a aucune effusion de sang. De plus, le film, malgré les circonstances, laisse un peu place à l'humour (par exemple quand Bourvil arrive sur les plages). Excellent !
Film de guerre sur la préparation du débarquement en Normandie par les forces alliées tout en nous montrant l'organisation allemande. On voit les parachutistes se faire larguer à divers endroits dont Sainte-Mère-Eglise, les rangers à la pointe du Hoc et plusieurs autres lieux. C'est bien réalisé, il y a de la mitrailles et de nombreuses têtes d'affiches. Le film s'arrête au cours de la journée du 6 juin 44. La guerre durera tout de même près d'un an de plus, il ne faut pas l'oublier !
Un casting en béton armé pour ce projet de grande envergure qui retrace pour la première fois sur grand écran le débarquement des troupes alliés en Normandie. 3h de métrage nous faisant revivre heure par heure ce jour fatidique, ce jour le plus long ... D'emblée on ne va pas se mentir, la mise en place est extrêmement longue ou du moins elle le parait, c'est très bavard, pas toujours bien joué et la multitude de personnages nous perd quelque peu. En revanche dès que les choses sérieuses commencent, c'est une toute autre salade ! Les effets spéciaux sont assez bluffants et surtout la reconstitution est tout à fait saisissante. Problème pour ma part : l'absence d'émotion. Est-ce le jeu un peu désuet des acteurs ou tout simplement la mise en scène d'ensemble un peu plate ? En tout cas, le constat est là, si j'ai pris plaisir au visionnage et je reconnais la qualité du travail accompli sur un film d'une telle ampleur, je suis resté de marbre coté émotion et pour un film de guerre c'est assez problématique. Alors oui c'est un grand film, un témoignage d'une époque et une page importante de l'histoire que ce soit contemporaine ou du cinéma tout simplement mais il me manque ce petit plus qui aurait dû me coller au fauteuil, de fait je le considère pour le moment comme simplement bon.
Immense classique des films de guerre, "Le jour le plus long" accuse évidemment son âge face à la réalisation et au réalisme d'un "soldat Ryan", mais c'est une leçon d'histoire assez précise, passionnante, et surtout tout public, sur l'un des événements majeurs de la deuxième guerre mondiale.
En 1962, le grand producteur Darryl F. Zanuck met sur pied un long-métrage à gros budget sur la Second Guerre mondiale focalisé autour du 6 juin 1944, justement qualifié de "Jour le plus long". Pour mener à bien ce projet, pas moins de six cinéastes sont mobilisés derrière la caméra. À l'image des moyens mis en œuvre, le film s'octroie une distribution internationale de folie, dominée par les indéboulonnables John Wayne et Robert Mitchum. Si l'on fait l'impasse sur le patriotisme et la longueur certaine de l'ensemble, le résultat demeure bien vieilli et spectaculaire, parfois même impressionnant. Après tout ce temps, il fait toujours d'ailleurs son petit effet. On ne pourra ainsi s'empêcher suite à son visionnage d'avoir en tête cette cinquième de Beethoven revisitée.
Un grand classique du film sur la seconde guerre mondiale avec une distribution internationale quatre étoiles, Robert Mitchum, Sean Connery, Bourvil, Richard Burton, Paul Anka, Arletty, Henry Fonda, Roddy McDowall, Rod Steiger, Robert Wagner, John Wayne.... qui entretient un devoir de mémoire sur un de ces jours qui a marqué et changé le déroulement de la guerre. D'ailleurs une phrase du film que j'appércie et qui reflète bien l'esprit sortant d'un jour aussi "mémorable" : "le lieu a drolement changé depuis hier ou c'est peut être nous qui avons changé depuis hier" de la part du personnage joué par Roddy McDoqall ("La planète des singes") sur les ruines de Sainte-Mère-l'église, village d'un vrai massacre des soldats alliés parachutés en pleine zone urbaine. Ainsi la Fox et Darryl L. Zanuck retranscrivaient 40 ans avant Spielberg et son soldat Ryan ce qui fut le jour le plus long. Différents instants marquants de ce jour sont traîtés dans le film comme les erreurs de largage, débarquements sur mauvaise plages, l'utile travail de sape des resistants français, les quelques cocasses instants (les 2 unités ennemis qui se croisent au travers d'un muret et parcequ'ils levaient la tête se virent pas), ainsi l'humour n'est pas oublié, tout comme ce bon vieux français heureux de la libération par les alliés joué avec tendresse par Bourvil. Comment ne pas aussi oublier cette unité écossaise avec son joueur de cornemuse qui continue à jouer de son instrument sous les mortiers. Mais la réalisation est énorme, les moyens ont été déployé. Certains plans séquences sont excellent comme la bataille avec les combattants français à Ouestrahm. Au final ce film aux allures de devoir de mémoire, vrai livre d'histoire (tout en oubliant pas que cela reste un film) nous rappelle que des jeunes américains, anglais, écossais, irlandais, canadiens et bien sûr français sont tombés sur ces plages et sur le territoire français pour la liberté.