Le film de la génération X. J’ai présenté ce films à mes élèves en Chine, qui m’ont dit : « ce film c’est la vie ! » et oui étonnant pour des 18-30 chinois de voir le mode de vie européen, qui leur est totalement étranger , et qui par sa liberté et possibilité d’opportunité leur paraît inaccessible. Un casting réussi et une histoire simple, mais à laquelle on peut tellement s’identifier. Vivant à l’étranger depuis 20 ans, j’ai partagé de nombreux déboires et rigolades tel que le vivent les personnages du film.
Premier volet de la saga de Cedric Klapisch, cette comédie dramatique possède un casting franchement très sympathique, une histoire qui possède une bonne dose d'émotion et une réalisation bien inspirée. Une très belle réussite !
C’est quand même très surcoté. Et ça a assez mal vieilli je trouve. Si c’est pour avoir une image à l’instant T d’une certaine population à une certaine époque oui, sinon c’est bof.
Une belle représentation de l'Europe en construction. Une génération née dans les années 1970 apprend à vivre ensemble, dans un melting pot de langues et de cultures. Les caricatures des uns et des autres y passent, Espagnols, Anglais, Italiens, Allemands, Danois, Belges et bien-sûr Français. Tout ce petit monde se découvre et apprend à se comprendre, avec la musique comme consensus, lorsqu'un Américain joue No Women, No Cry à la guitare folk sur une place de Barcelone. La musique toujours, celle plaintive de Radiohead, avec les notes de No Surprises qui résonnent à chaque fin de chapitre. Une mise en scène originale donnant à voir le joyeux bordel de l'Europe. Au milieu de ce bazar, un ouvrage de Philip Kotler tente de se faire une place dans les cervelles de ces étudiants chamboulés par leurs expériences amoureuses tout autant que linguistiques. L'arrivée la boule au ventre dans le monde du travail sonne comme un couperet pour Xavier (Romain Duris). À la question : "Vous avez quel âge ?", il répond : "25 ans." Commentaire du futur collègue : "Ouh là, vous allez être un jeune retraité !" Bienvenu dans la fonction publique, au ministère des finances ! Son ventre lui avait pourtant bien dit que ce monde n'était pas fait pour lui. Au final, une superbe comédie inclassable et qui donne le sourire.
C'est frais, c'est drôle, c'est intelligent. L'auberge espagnole, c'est un vrai bordel comme l'Europe. Erasmus, c'est la découverte de l'autre, de l'autre nationalité et de l'autre sexe, y compris de l'homosexualité. Et avec tout ça on construit une communauté solidaire de toutes les conneries sentimentales de ses membres. Au final, c'est la découverte de la vie par des jeunes gens très différents.
Magnifique film. Qui fait le portrait d'une génération, désireuse d'aventures de vie. C'est drôle, touchant. On a envie nous aussi de vivre l'aventure Erasmus.
Avant de découvrir la série « Salade grecque » mettant en scène les enfants de la génération de « L’auberge espagnole » ; replongeons-nous dans la trilogie culte des années 2000 avec ce premier opus. En 2002, Erasmus, une des bonnes idées européennes en est à ses balbutiements ; et Cédric Klapish se saisi du sujet pour nous montrer au travers des yeux de Xavier (Romain Duris) le brassage des jeunes européens dans les grandes villes universitaires ; la difficulté de trouver un logement ; de financer ce projet ; de quitter amours et famille pour un an ;… Il envoie Xavier à Barcelone dans une coloc’ multinationale dans le cadre de son DEA. Le duo Klapish-Duris est ainsi reformé ; eux qui se retrouvent et se retrouveront encore très fréquemment par la suite ; ils paraissent ainsi aujourd’hui indissociable tant leurs projets semblent imbriqués. Xavier tombent dans une coloc’ dont tous les membres sont éminemment sympathiques ; c’est vraiment un film qui fait du bien ; on aurait envie de faire partie du groupe. Même si le scénario peut parfois paraitre facile ; Klapish sait tellement bien filmer la jeunesse en action en mode chorale que c’est un vrai kiff. Cette marque de fabrique prend ici toute son ampleur. C’est rafraichissant et optimiste de bout en bout. La voix off de Xavier n’est pas pesante car alliée aux effets clipesques du metteur en scène (travelling circulaires, courtes focales, split-screen, ralentis,…) ; le film a un ton jeune et dynamique même 22 ans plus tard. Mon fils de 16 ans a adoré ce melting pot de jeunes très attachants. Faut dire que le casting basé sur de jeunes acteurs talentueux rempli la mission, car à côté des acteurs étrangers que l’on ne reverra pas ou peu et hormis Duris, on retrouve Audrey Tautou, Cécile de France et Keilly Reilly (que l’on est pressé de retrouver dans le second film). Truffé de petits rien qui font un tout super plaisant et léger devenu un classique du cinéma hexagonale filmé par une référence tricolore du film chorale sur la jeunesse ; un feel-good movie frenchy super agréable à déguster encore et encore… Et puis il y a « Radiohead » avec le titre « Surprises » TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Cédric Klapisch s'intéresse au cas, voire au phénomène, de l'étudiant en pays étranger. Xavier (R.Duris) finit ses études d'économie dans l'exotique Barcelone. D'abord perdu, il trouve ses marques auprès d'autres jeunes européens dont il partage l'appartement. La comédie de Klapisch donne parfois dans le "jeunisme" et on a d'ailleurs l'impression qu'elle relève du procédé commercial -avec ses jolis comédiens et comédiennes, ses préoccupations, par moments, un peu adolescentes- à l'usage d'un jeune public acquis d'avance par ces aventures... Cela dit, le film est plaisant. Son thème, personnalisé par Duris, figure centrale du film, est celui de l'indécision, du désordre du jeune adulte. Vocation floue, sentiments incertains, à quoi s'ajoute dans les faits la confusion linguistique et celle d'une cohabitation cocasse et pittoresque. C'est dans ce téléscopage de jeunes gens et filles venus d'horizons divers que le film puise sa fantaisie. L'interprétation sympathique, quelques effets rigolos de mise en scène donnent une saveur agréable à un sujet qui reste cependant anecdotique.
L'Auberge espagnole, sous la direction de Cédric Klapisch, s’affirme comme une chronique vibrante de la vie étudiante et de l'expérience Erasmus. Avec son ton décontracté et ses personnages cosmopolites, le film parvient à capturer une certaine magie de la jeunesse. Cependant, à force de vouloir toucher à tout, il peine parfois à s’élever au-delà de sa légèreté.
Romain Duris incarne Xavier, un jeune homme en quête de lui-même au cœur de Barcelone. Si Duris parvient à rendre son personnage attachant par moments, Xavier reste une figure quelque peu inconsistante. Ses hésitations et ses doutes résonnent avec une authenticité certaine, mais son parcours manque d’une véritable profondeur. On aurait espéré une exploration plus nuancée de ses transformations, qui restent en grande partie suggérées plutôt que pleinement montrées.
Le charme du film réside dans sa colocation bigarrée, qui reflète les promesses et les défis de la mixité culturelle européenne. Cécile de France se démarque avec son interprétation pleine de verve d’Isabelle, ajoutant une touche d’originalité bienvenue. Kelly Reilly, en Wendy, offre également une prestation notable, oscillant entre fragilité et assurance. Malheureusement, certains colocataires tombent dans des caricatures un peu trop appuyées : l’Italien séducteur, l’Allemand méthodique, ou encore l’Espagnole flamboyante. Ces figures, bien que divertissantes, manquent parfois de subtilité.
Le film adopte une structure fragmentée, alignée sur le chaos joyeux de la colocation et des rencontres fortuites. Cette approche reflète avec fidélité la nature spontanée de la jeunesse, mais elle se fait au détriment d’une intrigue véritablement solide. Certains arcs narratifs, comme la liaison de Xavier avec Anne-Sophie ou les tensions entre les colocataires, restent inaboutis. Ils semblent parfois n’être que des prétextes pour ajouter des péripéties plutôt que des éléments porteurs de sens.
Cédric Klapisch fait preuve d’une créativité visuelle indéniable, mêlant des plans accélérés, des écrans partagés et des prises de vue stylisées. Si ces effets apportent un dynamisme certain, ils peuvent aussi distraire du cœur émotionnel de l’histoire. Barcelone, pourtant centrale dans l’identité du film, est filmée avec affection mais sans que la ville ne devienne un véritable personnage, comme on aurait pu l’espérer.
La musique joue un rôle clé dans l’ambiance du film. Avec des artistes tels que Radiohead, Daft Punk ou Vicente Amigo, la bande-son illustre parfaitement l’éclectisme des cultures présentes. Les morceaux choisissent habilement leurs moments pour souligner les scènes, bien qu’ils tendent parfois à masquer les failles narratives plutôt qu’à les enrichir.
Avec son mélange de langues, de personnalités et de cultures, L'Auberge espagnole célèbre un idéal européen d’unité dans la diversité. Cependant, ce portrait peut paraître simpliste. Les différences culturelles et les tensions ne sont qu’effleurées, résolues avec une facilité qui frôle l’irréalisme. Le film charme, certes, mais il aurait pu oser une réflexion plus incisive sur la complexité des échanges interculturels.
L'Auberge espagnole est un voyage cinématographique joyeux, qui capte la chaleur et l’effervescence de la jeunesse européenne. Si son ton léger et ses personnages attachants séduisent, ses faiblesses narratives et ses stéréotypes limitent sa portée. Ce film, à la fois touchant et frustrant, reste une belle aventure sans atteindre toute la richesse qu’il aurait pu offrir.
Étonnamment je me suis toujours senti réfractaire au cinéma de Cédric Klapisch alors que jusque là je n'avais jamais vu un seul de ses films. C'est idiot et il était temps de s'ouvrir un peu en commençant sa filmographie avec ce qui paraît le plus accessible, L'Auberge Espagnole, à priori culte et premier film d'une série de trois, pour le moment. Et bien je confirme que j'ai été bête car cette plongée dans l'univers du réalisateur est somme toute bien agréable. On va vivre le quotidien d'étudiants européens en Erasmus à Barcelone et ça donne franchement envie. C'est frais, enlevé, bien écrit et les dialogues sont assez savoureux, d'ailleurs le mélange des langues est particulièrement agréable. C'est évidemment léger niveau intrigue mais l'intérêt ne retombe jamais, il se passe toujours quelque chose, de drôle ou non, mais on ne s'ennuie pas. Le casting est très sympa, Romain Duris en tête, et l'ensemble sent le vrai, ça fait du bien et en outre Klapisch nous réserve quelques originalités à la mise en scène assez appréciables. Un bon moment, prochaine étape : Les Poupées Russes.
Film générationnel cette comédie dramatique sur l'émancipation porte également un message politique à travers l'éloge de la culture européenne et de la richesse des échanges étudiants - même si la découverte se fait plus festive qu'artistique! Mené par un convaincant Romain Duris le casting sympathique permet d'éprouver de la tendresse pour ces jeunes adultes qui se cherchent et illustrent l'idée qu'après avoir fait le tour du monde, tout ce qu'on veut c'est être à la maison...et plus encore être en adéquation avec l'enfant en soi. Doté d'une mise en scène multipliant les petites trouvailles agréables, le rythme demeure constant, entre sourire, quelques rires, et constats lucides. Du pur Klapisch, doux-amer.
Malgré un scénario à l'écrit moyen et un certain manque de souffle, le film s'en sort bien. Les personnages sont atypiques et bien écrits avec des dialogues et des situations humoristiques réussies.