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Alolfer
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3,5
Publiée le 10 avril 2026
À un mois d'intervalle, Intérieur de Woody Allen sorti après Sonate D'automne de Ingmar Bergman
Si ses comédies sont souvent explosives et réussis, l'autre facette de Woody Allen, dans un style Bergmanien est tout aussi intéressant.
Ce film est brillamment interprété par son casting ; le trio d'actrices est sensationnelle (on pourrait croire voir la version US de Sonate D'automne mais non) ; Le scénario est bien ficelé et permet de proférer avec grand plaisir ses personnages.
Intimiste, Woody Allen tient un film qui mérite une plus grande attention
Avec cette œuvre sourde et désespérée Woody Allen tend à démontrer qu’il est aussi capable de faire dans la noirceur. D’une totale austérité ce drame intimiste et introspectif s’introduit dans la psyché humaine pour mieux en montrer les névroses et les failles. Les personnages sont brillamment écrits et parfaitement dirigés par le cinéaste.
Un vrai drame Bergmanien mais bavard à la Woody Allen. Il faut reconnaître que c’est plombant de part les personnages assez antipathiques et l’histoire déprimante au possible. C’est une autre facette du réalisateur. Pas la meilleure à mon goût
Pas le plus connu de tous mais l'un de mes préférés. L'influence de Bergman est manifeste dans ce drame familial où Allen s'essaie pour la première fois à l'intimisme “sérieux". Il est certain qu'Interiors ne plaira pas à tout le monde, y compris aux fans, en raison de l'absence d'humour et d'intrigue. C'est avant tout un film d'auteur aux visées analytiques mais ne serait-ce que pour les performances des acteurs, il vaut largement le détour.
Un Woody Allen surprenant par sa noirceur et son thème. Certes, le film nous offre des plans splendides et le jeu d'acteur est parfait mais la lenteur et le manque de rythme rendent la vie de cette famille de la bourgeoisie new-yorkaise assez ennuyante. Les personnages sont très travaillés et leur parcours est intéressant à suivre mais le scénario reste très prévisible. Il semble que cela soit voulu par le réalisateur/scénariste qui enfonce petit à petit le personnage de Eve (Geraldine Page) dans la dépression. L'aspect le plus intéressant du film est sûrement la manière dont Arthur et Eve prennent des trajectoires opposées : spoiler: le remariage (le choix de la vie) pour l'un et la dépression (la mort) pour l'autre. Le film nous plonge dans une atmosphère sombre et dramatique qui ne quittera pas les personnages (et le spectateur) pendant les 90 minutes. Au final, n'étant pas un adepte du genre, et bien qu'il soit visuellement splendide, je trouve ce film beaucoup trop lent pour ne pas devenir ennuyant.
"Intérieurs", film terriblement dur et sombre de la filmographie de Woody Allen. Il y décortique ici les âmes troublées de plusieurs personnages d'une même famille. Leurs esprits sont perturbés par leur raison d'être : Quelle trace vais-je laisser dans cette vie ? Ai je bien vécu ? Quelle importance ai-je dans ce monde ? Woody Allen ressent ces problématiques et dépeint la dépression qui habite l'âme des Hommes. Les artistes doutent du but de leur existence et de la nécessité de leur travail, alors que les gens qui les côtoient les vénèrent et tombent dans l'infériorité mentale. Un cercle vicieux où tout le monde en ressort perdant. Woody Allen exprime, dans "Intérieurs", un sentiment d'extrême inconfort et de mal être à travers le déséquilibre de cette famille où les enfants se sentent aimés d'une manière inégale, creusant inéluctablement un fossé entre les êtres. Une tragédie sans aucun équivoque, rappelant certains images de Tarkovski, ou encore,de Godard.
Ce Drame, écrit et mis en scène par Woody Allen, nous propose quelques scènes émotionnellement violentes. Le scénario du cinéaste New-Yorkais aborde la sénilité et les problèmes relationnels d'une famille ; jalousie des sœurs, maladie de la mère, alcoolisme du gendre ... Durant une longue première heure, toutes les scènes tournées en intérieur, montrent ce petit monde d'écrivains dépités et assez stressant, le tout sans aucune BO, exceptés deux courts extraits musicaux lors du mariage. Déçu par ce 40ème film de Woody que je visionne. Le seul intérêt du film étant le contraste étonnant entre la joie du père et de sa nouvelle femme, comparée à l'état de délabrement des enfants, trop dépités ou préoccupés par leur désir de réussite.
Trop lent, pas efficace et des intrigues secondaires (attirance d'un beau frère pour la troisième soeur) qui laissent sur leur fin. Les plus : des décors très beaux (forcément) et un tableau de personnage et de relations intéressant. L'arrivée de la nouvelle compagne du père fait enfin décoller le film. Le dénouement final est une scène très forte.
Woody Allen lorgne chez Bergman et réalise un film qui nous plonge à l’intérieur d’une famille en pleine décomposition. Un film austère mais très profond, avec des scènes fortes.
Du classique Woody Allen avec ce film aux longues scènes quotidiennes dans l’intimité d’une famille d’intellectuels new-yorkais fatigués et déprimés. La dernière image est culte et sera reprise ou parodiée à de nombreuses reprises. Durée du film : 1h28... il n’en fallait pas plus !
Drame intimiste, sobre et profond, Intérieurs est une belle oeuvre de Woody Allen. Et je suis d'autant plus agréablement surpris d'avoir apprécié, que m'étant ennuyé sur d'autres de ses films plus personnels (Manhattan par exemple), celui-ci m'a bien plus accroché. Peut-être est-ce du aux dialogues de qualité, aux acteurs investis ou tout simplement au scénario simple mais suffisamment bien écrit pour maintenir l’intérêt du spectateur. Le final a aussi la qualité de ne pas sombrer dans le larmoyant mais d'être à la fois cohérent et de suivre la logique de la construction du récit. Un bon Woody Allen !
Le film démarre et mes premières impressions seront très loin de reflété mes sentiments en fin de compte ... Woody Allen pond un film très sombre, l'humour, sa marque de fabrique est ici inexistant et pourtant on identifie très bien les névroses " habituelles " qu'il thématise. La distribution est très inspiré et energique, Diane Keaton, Géraldine Page, Marie Beth Hurt et consorts font actes. Un film qui fait pensé à Un Tramway nommée Désir dont Woody Allen tirera un remake avec Blue Jasmine en 2013.
Vérifie le postulat selon lequel même les plus grands peuvent se planter. Ici Woody veut faire dans le "sérieux", et pourquoi donc, on se le demande un peu ? L'humour et la fantaisie n'ont jamais, bien au contraire, altéré la pertinence d'un propos. Résultat, on ne se raccroche à rien dans cette histoire inintéressante, déprimante et ennuyeuse.
Après son virage à succès vers un cinéma plus personnel effectuée avec Annie Hall, Woody Allen tourne résolument le dos à la comédie avec Intérieurs. Ce film, très fortement inspiré par Ingmar Bergman (le cinéaste qu'Allen apprécie le plus) et par le passé familial de Louise Lasser (la première femme d'Allen), est effectivement un drame où ne laisse pointer aucune pointe de légèreté. Il en ressort une œuvre visuellement très maitrisée mais d'une lourdeur gênante : dès le début, le ton est très dramatique et restera toujours ainsi (si on excepte un peu la personnalité plus légère de Pearl mais qui évolue dans un environnement de haine). Pour apprécier Intérieurs, il faut vraiment être adepte d'un cinéma très dramatique et très bergmanien. Une personne moins cliente de ce type d'œuvre aura donc plutôt tendance à trouver ce film pesant et ennuyeux. Cela explique son échec public et critique qui toucha profondément le cinéaste, retournant vers un cinéma plus proche d'Annie Hall pour son film suivant : Manhattan.
Oeuvre excellente par sa froideur, malgré son titre qui nous ramène automatiquement vers quelque chose de chaleureux (du moins c'est ce qu'il évoque). Interiors est en fait un film sur la subjectivité, l’égoïsme du genre humain, les attentes de ses relations avec autrui, et la bête qui peut parfois sommeiller en lui. Le drame nous plonge dans l'univers assez glacial d'une famille disloquée qui tente tant bien que mal de se retrouver. Ici les intérêts (intérieurs ?) font office d'obstacle, et ils tiennent bon. La chaleur est donc une quête, un combat mené tout au long de l'oeuvre. Comme quoi, Woody Allen sait mener avec brio un drame de la même manière que ses comédies. 18/20