La Loi du désir
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Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2022
Pedro Almodovar se lance ici dans un film assez révolutionnaire pour l'époque, en effet il montre volontairement à l'écran les corps de deux hommes qui s'entrelacent et s'embrassent. Pour 2022, rien de choquant c'est assez classique mais pour 1988 c'est pour le moins assez osé de la part du cinéaste espagnol. Ce manifeste pour l'homosexualité se transformera en sorte de thriller sur la fin du film, ce qui a, pour ma part, réussit à me remettre dans le film car l'ensemble commençait à réellement tourner en rond. Carmen Maura et Antonio Banderas sont encore les acteurs principaux et on ne s'en lasse pas. Une demi réussite dans le fond mais j'ai quand même bien ri à de nombreuses reprises. Pour finir, une scène m'a beaucoup marqué lorsque Carmen Maura se met sous un jet d'eau dans la rue car elle crève de chaud. Cette scène laisse transparaître une sensualité érotique très intense du plus bel effet.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2017
En Espagne, l'homosexualité n'est plus considéré comme un délit depuis 1986 soit peu de temps avant le tournage de "La loi du désir". Pedro Almodovar profite de cette abrogation et du souffle libertaire provoqué par la transition démocratique succédant au régime répressif franquiste pour raconter une douloureuse romance triangulaire homosexuelle.
Son cinéma y est décomplexé, subversif et provocateur. Pour une fois, les femmes ne sont pas au centre de l'oeuvre du cinéaste espagnol. Même sa muse, Carmen Maura, jour en réalité un transexuel, frère (à la naissance) du personnage principal. Pourtant, on ne peut se tromper sur l'identité du réalisateur. "La loi du désir" regroupe les ingrédients qui ont fait le succès d'Almodovar et qui permettent de le reconnaître. En effet, l'intrigue joue toujours sur des romances compliqués, ponctuées par des drames, et le visuel reste toujours aussi coloré. Du côté du casting, on revoit ses fidèles avec une préférence pour Antonio Banderas, effrayant dans ce rôle d'amant possessif. Un bon cru d'Almodovar même s'il a fait mieux par la suite.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2009
Probablement le plus beau film des premières années d'Almodovar : une histoire riche, des personnages fouillés, une folie contenue. La loi du désir nous parle d'amour et de passion, rien que ça.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2025
Réalisé 1987, La loi du désir est une plongée abrupte dans l’univers queer et foutraque d’un cinéaste qui explorait avec force les mystères du désir – et en particulier du désir masculin. Porté par des acteurs géniaux – citons Carmen Maura et Antonio Banderas, tous deux dans la peau de personnages improbables – La loi du désir nous raconte que la convergence du désir est rare entre deux êtres. Souvent l’on désire sans être désiré et l’on est désiré sans désir soi-même. Pour illustrer son propos, le cinéaste phare de la movida nous embarque dans des histoires hautes en couleurs, où le comique côtoie le tragique le plus absolu. À la fois bordélique et passionnant.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2025
A travers la vie sexuelle d’un cinéaste gay [ spoiler: qui a le projet de monter la pièce « La voix humaine » (1930) de Jean Cocteau (1889-1963) et qui sera adaptée au cinéma par Pedro Almodóvar en 2020 avec Tilda Swinton
], Pablo Quintero (Eusebio Poncela, 40 ans), et ses relations difficiles avec deux amants [Juan (Miguel Molina, 24 ans) et Antonio (Antonio Banderas, 27 ans)], le film hésite entre grotesque et baroque, tant le réalisateur veut être, à l’époque, transgressif (sexualité démonstrative, addiction à la cocaïne) avec un scénario trop exubérant [ spoiler: Tina (Carmen Maura, 42 ans), actrice et sœur de Pablo, violée par son père et changeant de sexe
], desservi par l’abondance de personnages secondaires (telle Ada, fille d’une amie partie au Japon et hébergée par Tina), alors qu’il s’agit d’un simple drame où les homosexuels peuvent être victimes de passions aliénantes et de jalousie.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2019
Antonio Banderas est surprenant et assez flippant en psychopathe amoureux.
Pour l’époque c’est très nouveau de montrer l’homosexualité aussi naturellement, sans tabou. Les plans des corps entrelacés sont d’ailleurs magnifiques.
L’histoire connaît pas mal de rebondissements et on reste assez captivé, malgré un petit coup de mou en milieu de film, juste avant les coups de téléphone à Juan puis à Antonio, qui font re-décoller l’intrigue.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2012
Le tout premier film polémique de Pedro Almodovar dans une Espagne fortement catholique et traditionaliste est cette image qu’il donne à l’homosexualité. Un cinéaste gay, sa sœur transsexuelle et leurs amants respectifs sont au centre d’une vaste histoire d’amour ambiguë pleine de transgressions morales se transformant vite en un thriller dont l’élément principal est la jalousie maladive du personnage incarné par le jeune Antonio Banderas (similaire au rôle de Glenn Close dans le LIAISON FATALE sorti la même année). Si ce tournant peut sembler avoir été fait de manière confuse, la mise en scène mêle une maitrise dérangeante et un coté kitch distrayant. Les acteurs quand à eux sont pleins de vérité, rendant le thème de la romance versatile toujours plus angoissant.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 octobre 2011
Étrange réflexion sur le désir à travers les amours compliquées d'un cinéaste et de sa sœur qui, il y a vingt ans, était un homme. Cette histoire manque cruellement d'intérêt pour capter l'attention du spectateur.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2024
La Loi du Désir est une symphonie où le désir se fait flamme dévorante, une danse où l’amour, poussé à ses extrêmes, flirte avec la violence et la destruction. Almodóvar dévoile une œuvre où Pablo, cinéaste torturé, Antonio, amant obsessionnel, et Tina se heurtent dans une triangulation incandescente. Antonio Banderas, dans un rôle fiévreux, incarne une passion vorace, révélant les gouffres de l’amour possessif.

Les personnages, loin des archétypes classiques, incarnent des zones d’ombre. Antonio, impulsif et inquiétant, brûle de l’intérieur ; Pablo et Tina, eux, se meuvent avec une ambivalence qui désoriente. Ces figures imparfaites, égoïstes, parfois moralement ambigües, ne cherchent pas à séduire, mais à être, dans toute leur complexité. Cette distance, cette froideur calculée, me rebute et m'empêche de trouver des points d’ancrage émotionnels.

Comme à son habitude, Almodóvar explore des territoires périlleux : jalousie meurtrière, sexualité frontale, violence latente. Mais ces thématiques, abordées sans détour ni compromis, manque de chaleur humaine.

En somme, le récit me semble davantage préoccupé par ses concepts et ses esthétiques que par la sincérité émotionnelle des personnages.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2012
Une séquence d'introduction qui montre une mise en abyme fascinante d'autant plus qu'elle résume assez bien le propos du film. Mais ensuite la première partie stagne un peu trop pour vraiment qu'on rentre dans l'histoire ou qu'on s'intéresse aux personnages. Ce Almodovar prend vraiment son envol qu'à partir du moment où d'une manière inattendue il entre dans le registre du film noir. Là le cinéaste réussit, un peu maladroitement, à donner du relief à un film qui attendait d'en avoir depuis près d'une heure. Ce qui est bien sûr trop tard pour en faire au moins un bon film.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2021
Transgressif, sentimental avec des touches comiques, ce mélo gay avait l’ambition de me rallier à la critique générale qui a adoré ce film en le rangeant dans la case « chef d’œuvre ». Je n’ai pas trop adhéré, sans trop savoir pourquoi, peut-être justement parce que les personnages sont trop stéréotypés pour leur donner une âme qui aurait pu me toucher. Cette histoire m’a donné le sentiment d’être cruellement sans grand intérêt et mon attention n’a pas été soutenue au-delà de la première demi-heure. Dans le contexte de l’époque, cette subversivité filmée a dû créer un beau clivage en évoquant cette histoire d'amour tragique entre deux hommes. Pari de Pedro Almodovar surement réussi sur ce plan, pour le reste, pas de magie ni d’émotions particulières…
Ezri L.
Ezri L.

56 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2007
Il y a une propension presque systématique chez Almodòvar à mêler avec une habile dextérité le comique et le tragique, conférant ainsi à ses films une dimension étrange suspendue entre la folie douce qui, parfois, fait rire aux éclats, et une sombre gravité qui affleure le mélodrame, dénué cependant de pathos gratuit et facile. Truffé de remarques justes et de gags subtils de mise en scène, cette réjouissante et charnelle "loi du désir" nous mène, tambour battant, avec une allégresse communicative, au gré des pérégrinations affectives de tous ses protagonistes, tentant par la même occasion de décortiquer tant bien que mal le sentiment amoureux pour mieux le comprendre. Est-il possession ? Rapports de force autoritaires ? Est-il folie ? Un mélange de tout cela ? La question reste ouverte. Le film contient également, en substance, tous les germes thématiques et "tics" cinématographiques du cinéma d'Almodòvar (fascination pour le cinéma, ses coulisses et tout ce qui s'y rapporte utilisé comme un vecteur intransigeant de vérité, penchant irresistible pour le kitsch, Carmen Maura, les garçons sexy en slip blanc [si ! si ! je vous assure !!! lol], les téléphones rouges (!), la figure de la mère castratrice, le désamour, les langues de vipère, etc...) ; germes qu'il sera amené à développer (voire transcender) avec une maturité plus grande par la suite, au fil de sa carrière. "La loi du désir" est une belle réussite qui laissait déjà présager de grandes choses.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2012
Peut-être l'un des films les plus provocateurs de la part de M. Almodovar, et donc, forcément, un très bon cru. A voir pour paufiner sa connaissance du réalisateur, car dedans il y a tout son style, tout son cinéma.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 août 2016
J'ai été déçu par ce film que j'ai trouvé peu abouti et brouillon. Qui plus est le personnage de Carmen Maura m'a insupporté et dès qu'elle arrivait je perdais le peu d'intérêt que je trouvais au scénario. La fin théâtrale ne m'a pas emballé & on se dit 'Tout ça pour ça !'.Almodovar m'a déjà nettement plus transporté.
Pierre E
Pierre E

239 abonnés 665 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2006
Almodòvar signe ici un film psychologique très saississant, superbement interprété par Antonio Banderas et Carmen Maura.
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