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Frédéric Le Mouël
24 abonnés
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4,0
Publiée le 5 décembre 2013
Très bon polar où tout est réussi : l'enquête (passionnante), la mise en scène (d'une grande originalité), l'atmosphère (souvent irrespirable), la musique (presque révolutionnaire) et l'interprétation (remarquable). Une oeuvre sur les ingratitudes du métier de flic que l'on revoit avec plaisir et émotion.
Un polar atypique, sans doute le meilleur réalisé par José Giovanni. Ici, pas de flics supermen, un vieux flic désabusé et sa jeune collègue sensible qui va le devenir. Pas des coups de feu ou des coups de poings, toutes les deux minutes, mais le récit, vu de l'intérieur d'une enquête paraissant au début vouée à l'échec.
C'est un des rares films, ou Michel Constantin est utilisé pour ce qu'il était; une gueule, un bon second rôle, pas un premier ce qu'il deviendra dans les années 70. Ici, il incarne très bien, un tueur, froid, sans âme. Il est tout à l'opposé des deux flics. Bien campés par Lino Ventura et Marlène Jobert.
Si vous aimez les polars qui ne se résument pas qu'à des scènes d'actions, vous aimerez ce Dernier domicile connu.
Un polar qui m'a bien plut. Durant les 3/4 du film pas de scènes d'actions ou de morceaux de bravoure mais une enquête prenante (recherche de témoin, enquête de voisinage, déduction des inspecteurs, ...) ensuite le récit prend une tournure plus pessimiste. La fin est d'ailleurs d'une noirceur absolue. Lino Ventura fidèle à lui-même et Marlène Jobert apporte sa fraîcheur. Je signale les musiques de François De Roubaix qui sont tout simplement fabuleuses.
Le scénario est nul, Marlène Jobert est nulle, les seconds rôles sont nuls, la gamine est nulle (ou mal doublée), Martin est nul, les situations sont nulles, la morale est nulle (la méchante police cynique prête à tout pour faire condamner un type sans considération pour les témoins). De plus, ce film est une insulte aux femmes qui, bien sûr ne comprennent rien et sont tout juste bonnes à porter des robes courtes et à mettre des talons pour marcher dans la boue. Pathétique.
LE FAUVE EST LACHE. Des scénes répétitives qui lassent et un mauvais coup de vieux. Et dire qu'on se moque de la mort de Marion Cotillard dans Batman.....
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3,5
Publiée le 17 octobre 2012
Excellent auteur de la "sèrie noire", Josès Giovanni signe ici son troisième long-mètrage en tant que rèalisateur, poursuivant la même rèflexion sur la souffrance et la mort amorcèe dès ses premiers romans! il parvient à retenir l'attention en choisissant pourtant les moments les plus creux de l'action! Dans le genre purement policier, Lino Ventura est le hèros de ce "Dernier domicile connu", un policier en disgrâce, rèduit à la tâche sordide d'arrêter dans les cinèmas les maniaques sexuels avec la collaboration d'une jeune inspectrice du nom de Marlène Jobert (les scènes dans le cinèma avec Jobert sont très drôles). Un film qui marque une ètape symbolique pour cette dernière! Elle est en effet la première à incarner à l'ècran une femme flic et ce, alors que ce mètier est encore quasiment l'apanage des hommes! La jeune première qu'est alors Marlène Jobert reprèsente donc à l'ècran une figure de la modernitè, de ce fèminisme en marche qui mènera de nombreux combats gagnants dans les annèes à venir! Un bon polar pour un beau duo...
Film très pessimiste, pour ne pas dire fataliste, sur le métier de policier. José Giovanni montre souvent ses limites de réalisateur en particulier dans la séquence du générique de début, la scène d'échange de coups de feu filmée de manière trop étriquée, et la direction de quelques seconds rôles laissent parfois à désirer. Mais le scénario, malgré un aspect parfois un peu répétitif, parvient à être finalement prenant en particulier sur la fin, d'un suspense tragique, et le duo formé par Lino Ventura et Marlène Jobert fonctionne étrangement bien. La belle musique de François de Roubaix, très envoutante, achève de rendre ce film intéressant.
"Dernier domicile connu" est un polar de bonne facture, qui nous donne l'occasion de retrouver l'excellent Lino Ventura qui joue ici le rôle d'un flic revanchard car mis injustement au placard. Il forme un duo improbable mais convaincant avec la jeune Marlène Jobert. Le tout a un peu vieilli, mais se laisse suivre sans déplaisir.
Je viens de voir ce film à la télévision et je le trouve vraiment excellent. Mettons de côté le fait que José Giovanni ne porte pas la police dans son coeur. Le duo Jobert-Ventura fonctionne à merveille, le vieux flic et la toute jeune pleine d'illusions. Intéressante aussi la façon dont l'enquête progresse : un peu de flair et beaucoup de recherches et de patience. La fin est terrible, mais je doute, quand même que le père témoin et sa fille soient laissés livrés à eux-mêmes et abandonnés de cette façon (du moins, je l'espère !).
Un film qui tient encore la route avec les années, là où d'autres ne passent pas l'épreuve de l'âge. Pas que ce soit un chef d’œuvre, la faute à une mise en scène passe-partout. Mais ce polar marque par son authenticité, car il est ancré dans la routine d'une enquête classique telle qu'on les menaient en 1970. De ce point de vue, il fait quasiment œuvre de témoignage sociologique. José Giovanni, comme toujours, soigne l'écriture et, la psychologie de ces personnages, ce qui donne un film solide dans son ensemble malgré quelques longueurs. Lino Ventura, parfaitement sobre et excellent, comme d'habitude, contraste avec une Marlène Jobert parfois touchante, parfois agaçante mais tenace (je n'y peux rien mais je trouve Marlène Jobert souvent en sur-jeu, comme dans d'autres films d'ailleurs, mais meilleure que dans "Le Passager de la pluie" sorti la même année). C'est aussi un des premiers policiers français a teneur politique qui dénonce les dysfonctionnements d'une police peu humaine, a contrario du duo campé par Ventura et Jobert, profondément investis dans leur enquête. La fin, atypique, noire et très forte, se démarque par cette volonté de constat lucide et pessimiste. Le film s'inscrit, également, dans la modernité, voir un certain avant-gardisme en traitant d'une enquête menée par une jeune inspectrice stagiaire dans un monde dominé par des hommes (quelques échanges bien sentis entre Léonetti et Lambert montrent qu'il y aura encore beaucoup de chemin a parcourir pour que les femmes puissent vraiment faire leur place dans ce monde masculin). Puis cerise sur le gâteau, belle photo d'Etienne Becker et partition musicale inoubliable de François de Roubaix qui soulignent fortement l'aspect mélancolique et noir de l'ensemble du film. Du bon travail...
Une enquête de police "à l'ancienne", en porte-à-porte, ses joies et ses peines, avec une vraie tension, et également un vrai désabusement sur la société et ses ressorts. Le couple "vieux cheval" (l'inspecteur Ventura) et la jeune auxiliaire optimiste (Jobert) fonctionne bien. Le film est au final assez sombre. Et ne présente pas de happy-end, ce qui est assez rare pour être souligné. La musique est géniale (d'autres ne s'y sont pas trompés).
Si le scénario manque parfois de substance, le tandem inattendu Ventura/Jobert fonctionne à merveille et donne au film une grande partie de son charme. La tension tragique est magnifiquement appuyée par l'inoubliable musique du regretté François de Roubaix dont la notoriété mériterait largement celle d'un Vladimir Cosma ou d'un Ennio Morricone.