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Cysav78
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4,0
Publiée le 2 juin 2026
Le film suit deux policiers chargés de retrouver un témoin disparu dans un Paris gris et désenchanté. Lino Ventura est exceptionnel dans un rôle de policier usé par son métier avec une très belle complicité avec Marlène Jobert. Un des grands classiques du polar français des années 70. Plus qu’une enquête, c’est le portrait de policiers confrontés à la solitude, à la fatigue et à l’échec.
"Dernier domicile connu" est un excellent polar français des années 1970s, qui se distingue par son approche subtile et immersive. Ici, pas de fusillades ni de scènes de baston à outrance : l’enquête repose sur la tension psychologique et la quête méticuleuse d’un témoin clé. Ce choix narratif renforce l’immersion et donne au film une atmosphère unique, presque intime. Le duo Lino Ventura et Marlène Jobert y est particulièrement convaincant. Leur alchimie repose sur une complémentarité parfaite : lui, flic désabusé et expérimenté ; elle, jeune femme naïve mais pleine de rêves, apporte une touche de fraîcheur au récit. La mise en scène, dynamique et sans temps mort, maintient le spectateur en haleine du début à la fin. Enfin, la bande originale de François de Roubaix est tout simplement exceptionnelle. Preuve de son impact, elle a même été samplée par Robbie Williams dans son titre "Suprême". En résumé : un grand classique du polar à la française, à savourer sans modération pour les amateurs du genre.
C'est tout d'abord via la sublime . de François de Roubaix que j'ai découvert ce film réalisé par José Giovanni puis j'ai bien-sûr eu envie de le regarder mais il est resté longtemps dans mes "envies" avant que je ne me penche dessus. J'avais peur de me retrouver face à un polar français des années 70 un peu chiant et c'est vrai, à un détail près : ce n'est pas chiant ! Alors effectivement, le rythme est plutôt lent mais correspond à une enquête qui doit paradoxalement aller vite. Un policier décoré mais muté dans un petit commissariat de quartier à cause du fils d'un avocat ayant de le bras long, il est assisté d'une jeune première qui rêve de suivre des enquêtes mais qui doit se contenter de servir d’appât pour des pervers sévissant dans des cinémas. Peu après, tous deux se voient enfin confier une enquête intéressante mais pratiquement impossible. En effet, ils ont huit jours pour retrouver un témoin recherché depuis cinq ans qui ferait condamner un important criminel. Alors oui, j'ai bien conscience que c'est un très long résumé mais c'est important de saisir tout le contexte de l'histoire. On pourrait penser que toute la première partie est presque inutile, elle sert certes à cerner un peu mieux les personnages et la dynamique du duo mais pourquoi passer autant de temps sur les récentes affaires de l'inspecteur Léonetti ou sur les pervers des cinés ? Eh bien car plus qu'une enquête, ce sont deux mondes qui se rencontrent : un flic qui a roulé sa bosse, habitué à un système injuste et presque kafkaïen (je ne peux d'ailleurs m'empêcher d'y voir un clin d’œil au "Procès" d'Orson Welles dans un une scène, ou plutôt un plan assez lunaire visuellement parlant vers la fin du film) et une jeune femme indépendante mais bourrée d'idéaux sur le métier. Ce qui l'intéresse, c'est sauver des gens, être une héroïne comme on peut en lire dans les bouquins. Seulement, elle va vite déchanter lorsqu'elle va se retrouver au cœur de ce système régit par une administration absurde et obéissante. Et puis en parallèle, nous avons une enquête dont la résolution se dévoile d'indices en indices au travers de personnages ou de lieux. Tandis que la tension monte petit à petit puisque des criminels sont eux aussi à la recherche du fameux témoin. Ajoutons à cela une excellente mise en scène, donnant d'ailleurs le ton dès le début avec son générique dévoilant une course poursuite interrompue par des arrêts sur images. On sait alors que la caméra ne s’effacera pas pour nous offrir des plans assez stylisés. Lino Ventura et Marlène Jobert forment également un duo d'acteurs impeccable qui viennent sublimer l'ensemble. Bref, "Dernier domicile connu" est un très bon polar délivrant un regard assez pessimiste de la France de Pompidou.
Ce film est une claque, que dis-je un uppercut qui vous rassied dans votre fauteuil et vous laisse le souffle coupé. C'est avant tout une formidable enquête policière qui vous scotche et vous entraîne sur la piste avec cet enquêteur et son assistante qui ne lâchent rien. Mais c'est aussi une intense diatribe contre ceux qui détiennent le pouvoir, que ce soit des avocats ou des politiciens, et que la police laissent faire quand elle peut ne rien faire. C'est un constat assez horrible, mais même encore maintenant, l'actualité nous prouve que cette époque n'est pas révolue et c'est bien cela la force de ce film : être toujours d'actualité! Ce film vaut aussi d'être vu pour la sublime Marléne Jobert à ses débuts. Envoutante. A voir par les amateurs de policier et qui n'ont pas peur de se salir les yeux en regardant l'horreur de ce monde dans lequel nous vivons
Ce film est un monument du cinéma français. Comme personne n'arrive vraiment à comprendre pourquoi, les intellos passent leur chemin. 2 étoiles seulement pour les critiques de Télérama, paumés dans leurs têtes, comme trop souvent. C'est un film de passion, un film d'action, un film intime, et pourtant rien ne semble le dire clairement, tous les codes cinématographiques habituels de la passion, de l'action et de l'intimité sont absents. Une histoire presque triviale. Un mystère de sacré bon film...
Etrange film, un peu en décalage avec ce que pouvait proposer alors le cinéma français grand public. C'est lent, les deux personnages principaux n'en finissent plus d'ouvrir et de refermer des portes à la recherche d'un Monsieur et de sa fille, on s'ennuie un peu, mais heureusement il y a l'excellent et inattendu duo formé par Lino Ventura et Marlène Jobert. Alors rien que pour eux, on regarde...
Beau film, agréable à visionner, un polar sinistre comme le cinéma français savait les faire à l'époque. Marlène Jobert magnifique et Lino Ventura tout en sobriété et efficace, comme toujours. On les suit dans une enquête minutieuse au coeur du Paris froid de 1970. À noter aussi la partition musicale sublime signée François de Roubaix.
José Giovanni était un bon écrivain, un bon scénariste pour d'autres metteurs en scène ou lui même, mais pour certains film qu'il a réalisé, comme ici avec "Dernier domicile connu", il y a quelques lacunes avec pas mal de longueurs dans une enquête policière qui tournent souvent en rond pour le commissaire et sa collègue débutante mais aussi le spectateur qui frisent l'ennui. La dernière partie réveille un peu les esprits mais malheureusement, c'est tardivement. Ce qu'il y a à sauver dans ce polar, ce sont les performances de Lino Ventura et Marlene Jobert , puis la musique belle et entrainante de François De Roubaix. Autrement , on a vu le film et ça ne marque pas les esprits après le générique final, pour ma part.
Très bon duo composé de Ventura et Jobert qui vont collaborer au début sur des détraqués sexuels dans les cinémas. Et ensuite une enquête pour retrouver un homme disparu qui sait beaucoup de choses sur un détenu près à sortir de prison. Mais cette homme est introuvable depuis très longtemps et ils ont 5 jours pour le trouver sa fille et lui . Voilà un bon suspense qui tient en haleine. Mention à Paul Crauchet qui joue un second rôle sur mesure. Et cette musique de François de Roubaix superbe
Un bon polar de José Giovanni, surtout connu come auteur de romans de la "série noire", mais qui réalisera aussi quelques bons films. Ici c'est un duo de policiers , avec le vieux flic bourru qui fait équipe avec une jeune policière , dont la mission se veut très axée sur le social. Le duo Ventura -Marlène Jobert fonctionnera très bien ,et les enquêtes auxquelles ils seront confrontés les rapprochera. Une réalisation classique, pour un film agréable.
Un très bon Giovanni, avec une histoire originale et des acteurs inspirés. A noter la très belle musique de François de Roubaix qui inspirera Robbie Williams pour son "Suprême" quelques décennies plus tard.
Et Marlène JOBERT et Lino VENTURA donnent film une dimension exceptionnelle. Plusieurs scènes sont émouvantes en particulier à la fin avec la petite fille. A voir vous serez conquis.
Le fillm de José Giovanni séduit par sa simplicité, sa limpidité et, d'une certaine façon, son classicisme. C'est un polar à la française, c'est-à-dire attaché à des portraits vrais, populaires; et ce qui en fait un des films les plus réussis de José Giovanni, c'est précisément que les personnages, une fois n'est pas coutume de la part du cinéaste, sont épargnés par les stéréotypes. Lino Ventura incarne un flic de la criminelle aux brillants états de service qui se voit lâchement rétrogradé après qu'il a arrêté le fils d'un notable influent. Dans son petit commissariat parisien, on lui confie un travail impossible : retrouver un témoin capital pour un procès à venir. C'est le début d'une course-poursuite compliquée, d'un travail d'investigation minutieux et aléatoire au côté de son adjointe idéaliste. Le couple contrasté Ventura-Marlène Jobert fonctionne avec efficacité et charme, et constitue moins un duo héroique ou redresseur de tort qu'un couple de fonctionnaires ordinaires confrontés aux réalités policières. C'est en tout cas l'impression qui prévaut au regard des nombreuses auditions de témoins (des non-professionnels pour la plupart, dont l'utilisation renforce le réalisme du récit). Mais, au bout du compte, spoiler: cette traque haletante d'un témoin sans visage et de sa petite fille n'est-elle pas symbolique? peut-être peut-on voir, à travers la silhouette blanche et gracieuse de la fillette entrevue, le souci de vérité et de justice qui anime l'action résolue des personnages de Jobert et Ventura.