Un bon polar de José Giovanni qui décrypte les failles et les inimitiés de la police et la justice. Le duo Lino Ventura en flic bourru et Marlène Jobert en débutante naïve fonctionne bien.
Le film a plutôt très bien vieilli. Le rythme de l’enquête reste soutenu et tient en haleine même si l’essentiel des investigations se fait à pied, le mise en scène de José Givanni est belle et précise. il permet de voir le Paris de la fin des années 60 en pleine mutation avec l’arrivée des tours et gratte-ciels. L’anonymat des villes est le thème qui sous-tend le récit, les gens ne semblent plus se connaitre. Le couple Lino Ventura – Marlène Jobert fonctionne très bien, le colosse humain et la débutante ingénue. Il y a aussi la belle musique de Francois de Roubais dont Robbie Williams semble s’être inspiré pour son « a love suprême ». Dommage pour la partie finale pas satisfaisante, avec une fin cruelle et cynique qui succède à une bagarre dans les rues de paris assez ridicule.
Un film un peu sombre et sordide mais avec un duo d'acteur qui n'est pas anodin. Le film fait vieillot cependant un style policier assez original et rendu original par les deux principaux acteurs.
José Giovanni constitue un cas assez unique au sein du cinéma français d’Après-Guerre. Joseph Damiani (son vrai nom d’origine corse) est né en 1923. Ses parents sont propriétaires de deux grands hôtels à Paris. Son père convaincu d’escroquerie précipite sa famille dans le besoin. S’ensuit pour le jeune homme un parcours qui entremêle étroitement sympathie vichyste et grand banditisme. A la Libération, Giovanni est condamné à dix ans de réclusion. Amnistié en 1951 par le Président Coty, il entame une carrière d’écrivain puis de scénariste et enfin de réalisateur (15 films entre 1967 et 2001). Essentiellement des films d’action et policiers. “Dernier domicile connu” qu’il tourne avec Lino Ventura juste après leur collaboration sur “Le Rapace” (1968) est sans doute son film le plus abouti et le plus convaincant. Il adapte un roman éponyme de l’écrivain américain Joseph Harrington paru en 1965. Un roman se passant à New-York qu’il transpose à Paris. Aucun réalisateur ne trouvant crédible le scénario, Lino Ventura convainc Giovanni de passer derrière la caméra. Le choix de Marlène Jobert pour incarner la jeune policère débutante débarquant de province et accompagnant le commissaire, blanchi sous le harnais, incamé par Ventura dans la recherche d’un témoin capital pour le procès d’un mafieux notoire, s’avérera capital dans la réussite du film. Pourtant en raison du retard pris pour des problèmes de droit sur le roman, l’actrice en plein tournage du “Passager de la pluie” de René Clément hésite, ne se sentant plus en phase avec le personnage. Claude Sautet persuade Marlène Jobert de sauter le pas. Bien lui en a pris, car avec “l’Astragale” et “Le passager de la pluie”, “Dernier domicile connu” achève de la crédibiliser comme actrice dramatique. Giovanni emmène le spectateur dans le Paris de la fin des années 1960 alors que la ville est en pleine mutation avec les immenses tours qui commencent à cerner sa toute proche périphérie. A plusieurs reprises, Giovanni marquera la transition qui s’opère notamment quand les deux flics croyant trouver enfin le fameux témoin disparu dans un immeuble vétuste, débouchent après avoir poussé la lourde porte d’entrée sur un terrain en friche. En rupture le film, l’est aussi avec cette enquête qui se fait presque exclusivement à pied sans violence et au moyen du patient et fastidieux questionnement des concierges, commerçants et autres voisins. On est donc loin de “Bullit” de Peter Yates avec Steve Mac Queen qui avec sa dantesque course poursuite dans les rues de San Francisco, avait révolutionné le genre policier. Mode qui n’avait pas tardé à débarquer en France via Gérard Oury qui quelques mois plus tard avait emboîté le pas de Yates avec “Le cerveau” . “Dernier domicile connu” reste tout de même passionnant notamment avec, comme on l’a dit, la vision nostalgique que livre Giovanni d’un Paris en train de disparaître mais aussi avec l’étude très fine des rapports qui se tissent entre le vieil ours blessé qui ne se fait plus guère d’illusions sur l’institution qu’il sert fidèlement depuis près de trente ans et la jeune provinciale novice venue là un peu par hasard. Des rapports qui vont évoluer au fur et à mesure de l’enquête qui progresse difficilement, nécessitant une cohésion rapide du duo, le commissaire ayant compris que la mise à l’épreuve traditionnelle ne sera pas le meilleur moyen de tirer tout le parti d’une jeune collègue s’avérant rapidement passionnée et perspicace mais aussi très émotive. Une galerie de portraits pittoresques jalonne cette déambulation parisienne magistralement rythmée par la musique de François de Roubaix qui livre ici certainement sa plus belle partition, parfaitement distillée par Giovanni qui la place aux moments opportuns. Marlène Jobert comme la jeune policière qu’elle incarne montre qu’elle n’a pas froid aux yeux donnant parfaitement la réplique à un Lino Ventura comme toujours juste, abandonnant judicieusement par instants, le tempérament bougon qu’on lui connait pour laisser parler l’humanité qui se dégage de ce flic en perte de sens et retrouvant pour un temps la fraîcheur de ses débuts à travers les craintes et les hésitations de sa jeune partenaire. Malgré une fin très engagée, sans doute teintée de vérité mais aussi un peu manichéenne et outrancière, “Dernier domicile connu” est un très bon film de José Giovanni, qui inaugure avec maestria la très grande décennie à venir du film policier français.
Avec une musique remarquable de François de Roubaix (qui a été samplée par Robbie Williams, et par plusieurs artistes de rap/r'n'b/hip-hop, par la suite), ce film de José Giovanni et interprété par Lino Ventura et Marlène Jobert promettait d'être un bon moment de cinéma. Las : je ne sais pourquoi, mais je n'ai toujours trouvé ennuyeux, un peu vieillot, il semble plus âgé que son âge réel, il ne s'y passe pas grand chose, et je trouve que le duo formé par Ventura et Jobert ne fonctionne pas des masses. Je donne 3 sur 5 parce que j'aurais du mal à donner moins que ça à un film avec Ventura, surtout datant des années 60 et 70 (celui-ci est de 1970), mais il y à franchement mieux dans le genre. Qui sait, peut-être qu'un jour, je finirai par vraiment aimer ce film, mais pour le moment, ce n'est pas vraiment le cas. spoiler: La fin, assez fataliste, est très réussie, ceci étant.
"Dernier domicile connu", c’est la course d’un inspecteur de police en disgrâce et d’une jeune inspectrice à la recherche d’un témoin capital. L’humanité retenue de Lino Ventura et la fraicheur expansive de Marlène Jobert forment un duo solide dans ce polar où les scènes d'actions sont effacées derrière l’enquête sous pression. La musique de François De Roubaix apporte une dimension envoutante et nostalgique à la réalisation soignée de José Giovanni.
Tout est mauvais ! Mal filmé. Images plates et insipides. Dialogues au raz des pavés. Zéro crédibilité. Pourquoi une certaine presse c'est elle compromise à ce point à aduler Giovanni ? Encenser José Giovani au point que ce navet mauvais film signé par France 3 aurait été méprisé à juste titre.
Ce film est un navet au sens strict du terme. Marlène Jobert surjoue, comme tous les autres, elle, dans le genre je suis idiote puisque fille mignonne, parce qu'idéaliste et que j'arrive de la province vous comprenez, alors je suis niaise !...C'est normal non? Passons sur toutes les invraisemblances grossières, mais si au moins la mise en scène avait relevée le niveau? Et bien que nenni, elle l'accuse ce bas niveau au raz du caniveau.
Un bon film policier aux racines carrées, faisant admirablement fonctionner son intrigue en jeu de piste, et bien servi par le duo joliment distordu du massif Lino Ventura et de la frêle Marlène Jobert (les seconds rôles étant un peu ternes en comparaison). A la réalisation, José Giovanni livre un produit de bonne facture, à la fois nerveux et désabusé, assez coutumier de son travail des années 70 et d'un certain cinéma français qui s'y entendait dans le registre du polar. Le film s'avère d'un réalisme prenant, sans surenchère ou artifice.
Un film noir de polar dans les année 70 est basé sur le roman de Joseph Harrington de 1965 , le film est assez fidèle au roman , interprétation de lino Ventura est toujours impeccable comme d'habitude , quand a la réalisation es plutôt bonne , de qualité et des bon plan de vue c'est bien jouer, par contre les figurants qui tombe avant même d'être toucher, d'autre qui en font des tonnes avant de tomber et d'autre qui sont la bourre nuisent vraiment à la qualité du film . Un film de 1h50 mais qui passe comme un film de 1h30 ce n'est pas très long . Marlène jobert donne la réplique à l'immense Lino Ventura et le duo fonctionne très bien mais Marlène jobert est même bien dans se rôle et apporte réellement quelque chose en plus dans ce film.
résumer : Marceau, policier efficace et rude, ne connaît que son métier. Commissaire adjoint à la brigade criminelle de Paris, il est muté dans un commissariat de quartier suite à l’arrestation d’un chauffard ivre, fils d’un grand avocat. On lui assigne une jeune assistante, Jeanne, qui a résolu de se vouer au social et qui croit dans le but réformateur de la Police. Un jour Marceau et Jeanne sont chargés de retrouver un certain Martin dont le témoignage dans une affaire criminelle est primordial pour détruire l’alibi de l’accusé, un caïd de la place. Marceau a vite compris qu’on leur a confié là une tâche impossible…
sans être génial, ce film se regarde assez facilement. il y a quelques longueurs et invraisemblances qui ne retirent pas tout son intérêt au spectacle. les acteurs sont plutôt bons même si on fait jouer à Jobert un personnage assez peu crédible dans la peau d'un policier ...
Placardisé pour avoir contré les plans d’un grand avocat, un commissaire adjoint se retrouve en train de faire les cent pas dans un poste de quartier. Quand on lui confie une jeune enquêtrice, c’est pour faire l’impossible : retrouver en cinq jours un témoin capital qui pendant cinq ans est resté introuvable. Lino Ventura et Marlène Jobert (dont le jeu me fait beaucoup penser à Sarah Giraudeau ) le couple fonctionne plutôt bien dans une enquête que José Giovanni conduit de la même manière que les policiers. Ça traine un peu, ça hoquette sur un montage plutôt sec, mais au final le compte y est et il y a même du sang italien sur le générique de fin. Suspense dramatique à fond ! AVIS BONUS Présentation du film par Julien Comelli - Un regard très éclairé et une très belle rencontre avec Zazie Giovanni par Julien Comelli L’épouse du réalisateur raconte quasiment toute sa vie de cinéma . Sans oublier les actualités d'époques, les réclames publicitaires, les photos du film … Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un polar "à la française" très marqué par cette facture années '70 (ou que l'on juge comme telle aujourd'hui...) mais qui a fort bien résisté au temps grâce à des premiers rôles solides (Ventura, Jobert, Constantin) ; les seconds rôles plombent un peu le film par un jeu trop figé et très théâtral. Du point de vue de la construction, la longue partie introductive menant à la placardisation du flic incarné par Ventura paraît évidemment aujourd'hui un tantinet besogneuse. Ceci dit, et même si les scènes d'action et de foules, un des points faibles du film car trop bâclées, n'ont jamais été le fort de Giovanni l'ensemble est de très bonne tenue notamment grâce au duo improbable formé par Marlène Jobert et Lino Ventura. L'optimisme pétillant de la première trouve en permanence sur son chemin le regard fatigué du second et leur enquête un peu désespérée tient le spectateur en haleine.
Le dernier domicile connu. C’est un film français sorti en 1970. C’est l’histoire d’une enquête qui se passe à Paris. Les deux policiers sont Lino Ventura et Marlène Jobert, un casting de rêve. L’intrigue reste très intéressante car l’enquête stagne et le spectateur a hâte de découvrir l’issue du film. Un très bon scénario, très bien travaillé. Il y a aussi plusieurs scènes bien photographiées. Un film intéressant à regarder.
Voilà un très bon film policier signé José Giovanni. On y suit l'enquête d'un policier chargé de retrouver un témoin de meurtre. Ce dernier peut envoyer un dangereux truand derrière les barreaux grâce à son témoignage. Il ne reste que quelques jours avant le procès pour le retrouver. La mission est confiée au commissaire Leonetti ( Lino Ventura), un policier décoré qui a été mis sur la touche pour avoir arreté le fils d'un avocat célèbre. Il se voit adjoindre l'aide d'une toute jeune débutante (Marlène Jobert). Ce duo fonctionne à merveille et on suit avec interet toutes leurs démarches pour tenter de retrouver ce précieux témoin. Le fillm est prenant et il est très bien servi par la musique lancinante de François de Roubaix. Lino Ventura est encore une fois parfait dans son rôle de commissaire un peu désabusé mais obstiné. Marlène Jobert, absolument charmante, incarne à merveille cette jeune assistance toute pure et innocente qui découvre peu à peu la dure réalité du métier de policier. On notera aussi les très bonnes prestations de Michel Constantin et Paul Crochet dans des seconds roles. Un vrai bon film assez typique de ce début des années 70 et qui a très bien vieilli.