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Biertan64
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2,0
Publiée le 28 décembre 2020
Le triangle amoureux entre Céline, Aurèle et Tarquin, cœur de l'intrigue, est aussi romantique qu'une guillotine au clair de lune, c'est surjoué et théâtralisé à outrance, les scènes "d'action" et de combats pas du tout réalistes... Il reste le contexte historique, la révolution française pour une fois loin de Paris et de sa Bastille mais dans les territoires acquis à la cause de la chouannerie, des beaux costumes, quelques images de la côte bretonne et, à la limite, le personnage de Philippe Noiret, noble humaniste dont le passe-temps anachronique est d'inventer une machine volante, des décennies avant le premier vol reconnu d'un planeur. Loin d'un film à grand spectacle par sa réalisation en carton-pâte et par son manque de souffle "révolutionnaire' (même si pour une fois, on se place un peu plus dans le camps des contre-révolutionnaires), Chouan est une histoire romanesque qui a finalement mal vieilli.
Plongée au cœur de la Révolution française avec son jeu de camp à choisir, de pouvoirs qui valsent, de têtes qui tombent, d'idées nouvelles qui déferlent. La famille de Kerfadec illustre à elle seule cette période de notre histoire. La réalisation est magnifique, même 32 ans après la sortie du film. Les acteurs sont tous excellents, Philippe Noiret en noble éclairé, Lambert Wilson en illuminé de la République, Stéphane Freiss en aventurier exalté, Sophie Marceau en charmante demoiselle courtisée. L'hémoglobine tient aussi une place de choix, bien plus réaliste que dans les films des années 2020, ce qui l'a rend plus effrayante. À voir pour se rappeler comment les idéaux des Lumières ont pu s'imposer à tous.
Après le tristounet et étriqué « Louisiana » dont il n’avait pas écrit le scénario, de Broca se lance de nouveau dans un film historique sur une histoire originale écrite avec son compère Daniel Boulanger co scénariste également (avec Charles Spaak et de Broca) sur « Cartouche ». D’emblée, les traumatismes de la guerre d’Algérie restent présents chez le réalisateur, un quart de siècle plus tard. Aristocrate aux sympathies royalistes assumées, le cinéaste expose clairement, et sans parti pris, l’horreur que lui inspire les va-t’en-guerre fanatiques de tout bord. Du commissaire de la terreur, symbole de la mort combattant un curé fanatique insurgé qui en appelle à la guerre sainte (!) et au Baron revanchard sanguinaire, devenu assassin patenté. Sans oublier un général alcoolique particulièrement bas de plafond. Dans cette période de la terreur, le film évite toute représentation des grandes figures de l’époque citant une fois le nom du seul Mirabeau. Car le Comte, interprété par Philippe Noiret en grande forme, est la voix du cinéaste. Fantasque et inventif (toujours l’imagination créatrice et sa réalisation concrète), profondément humaniste, il éleva une fille et un garçon avec le fils de son sang comme ses trois propres enfants. Le rire et la vie sont préférables au fanatisme et à la mort qu’il entraîne, devient le message de « Chouans ». Si le casting masculin est épatant, Sophie Marceau, dans un rôle écrit davantage pour la Claudia Cardinale de « Cartouche » ou des militantes engagées de Bolognini (« Liberté, mon amour », 1975), n’a pas l’étoffe de la belle italienne pour le porter. Malgré une mise en scène parfois brillante, un ton grave, respirant par la grâce de quelques pointes d’un humour aussi léger qu’élégant, la superbe musique de Delerue et des costumes travaillés, « Chouans », intéressant, mais un petit peu par le bout de la lorgnette. De plus, le film, souffre d’un rythme inégal, perturbant une intensité qui peine à convaincre, si bien que l’anachronisme de la machine volante est peu crédible, comme les scènes de bataille très fabriquées (pour ne pas dire bricolées, malgré les moyens). Clairement pas un grand de Broca.
On a un peu de tout avec chouans, du bon et du bien moins bon. Pour ce qui est du plus réussi je dirais que c’est l’angle d’attaque de son scénario, de ses quatre personnages principaux qui vont illustrer cette période selon différents points de vue. Le noble éclairé, interprété par l’immense Philippe Noiret qui éclabousse le film de tout son talent et dont certains autres membres du casting souffre de la comparaison. Le révolutionnaire qui va s’enrager bien campé par Lambert Wilson,. Le noble qui va prendre la tête de la chouannerie (plus par dépit amoureux que par réelle conviction d’ailleurs) et la républicaine convaincue mais qui voit les dérives de la terreur campée par une Sophie Marceau qui joue toujours aussi faux. Cette dernière n’est pas la seule quelques seconds rôles et figurants font peine à voir. Le film n’évite pas non plus certains écueils de la reconstitution en costume à la française à savoir des scènes d’action franchement ridicules mais ce n’est pas non plus son ambition de faire du grand spectacle. C’est donc plutôt un bon film de Philippe de Broca qui vaut surtout pire la description du contexte historique, dommage que tous les participants ne soient pas au diapason au niveau du talent.
Chouans ! : film historique ou non ? La question est plus difficile à trancher qu'on pourrait le croire. Superficiellement, on se dit que oui (les évènements sont réels et narrés avec fidélité), pourtant la fantaisie est présente à chaque instant : dans l'anachronisme d'un aéroplane, dans une romance qui tire discrètement toutes les ficelles, dans l'éclairement d'un baron humaniste un peu trop moderne quoiqu'admirablement tenu par Noiret… finalement tout est faux. Ou pas. C'est compliqué.
En tout cas De Broca se trouve bien dans la dualité du divertissement et de l'Histoire. On ne peut pas cracher sur un tel récit de grand spectacle soigné et bien écrit, surtout quand l'invention est assumée. Entre histoire d'amour et amour de l'Histoire, Chouans ! ne fait rien qu'on n'ait jamais demandé au cinéma à cor et à cri.
Un film sur la révolution qui ne sait pas vraiment où se situer, chez qui prendre partie. Mais à la limite pourquoi pas, ça crée une certaine originalité du traitement. Mais par contre cette histoire d'amour d'un classique et si nunuche avec une Sophie Marceau toujours aussi mauvaise actrice. Des scènes de batailles vieillotte et puis cette fin d'un anachronisme bien ridicule, nous fait parfois oublier qu'heureusement, il y a Philippe Noiret toujours humain, majestueux et attachant.
L'histoire Française est mise plus en avant contrairement à La Fille de d'Artagnan, et c'est pas pour autant que je me suis régaler, Philippe Noiret soulant et qui passe son temps avec son avion en papier carton, Lambert Wilson aussi vide qu'après la prise de la Bastille. Philippe de Broca adapte le bouquin de Balzac dans le fourre-tout et des moments qui me sont peu plaisants sans compter d'incompréhensibles longueurs, Chouans ! échoue...
Une demie étoile pour ce navet....Et pourtant , le casting est royal......Un vrai gâchis. On se plaint du cinéma français aujourd'hui, alors qu il y a toujours eu des nanars.....La mémoire fait défaut...
De Broca, Wilson, Noiret, mais que diable allaient t'ils faire dans cette galère??? Grotesque, deprimant... et que dire de la fuite en ULM à la fin du film, c'etait sensé être de l'humour?
Bien que les dialogues soient plats, l'idée directrice est interressante. Malheureusement le film est raté malgré les efforts de Stephane Freiss, Sophie Marceau et Philippe Noiret. Je propose d'ériger une statue au comte de Kerfadec inventeur de l'ULM en 1793.
Voilà un film à fuir comme la peste. C'est purement manichéen : l'essentiel du scénario tourne autour de l'affrontement entre les gentils chouans (se battant comme des diables, à en croire qu'ils sont invincibles) et les méchants soldats de la République (qui foirent systématiquement leur coup, un peu comme des vietnamiens dans les films de Stallone ou Chuck Norris). On ne croit pas du tout au jeu des acteurs, même Philippe Noiret n'est pas à la hauteur des ses autres rôles. Le tout est conclue par une fin invraisemblable, montrant Sophie Marceau et Stéphane Freiss (les deux gentils du film) traverser l'Atlantique à bord d'une sorte d'avion en bout de bois et en papier conçu par Noiret. Ridicule.