Avec Honoré de Balzac à l’origine du scénario, Philippe de Broca à la réalisation, Philippe Noiret, Stéphane Freiss et Lambert Wilson , ces derniers les enfants du premier, comme principaux interprètes (je mets à part Sophie Marceau, plutôt moyenne), cela ne pouvait pas être mauvais. Et j’ai très bien apprécié malgré les imperfections (belle reconstitution d’époque). Les chouans sont présentés un peu comme les « gilets jaunes » en lutte contre le pouvoir républicain, dictatorial et aveugle (suivez mon regard), en plus anticlérical. La fratrie, enfants du personnage de Philippe Noiret, dont l’un des membres est devenu commissaire de la République (le méchant), sans doute le bébé adopté 20 ans plus tôt, et l’autre apolitique (le gentil), avec entre les deux Sophie Marceau , amie de la famille, qui « navigue à vue » est le pivot de l’histoire, Philippe Noiret , profondément apolitique mais horrifié par le meurtre du Roi en 1793, essaye quant à lui de se rapprocher de la justice pour tous. Les imperfections tiennent aux anachronismes (avec notamment l’ULM motorisé inventé par le personnage de Philippe Noiret à la fin du 18ème siècle !), mais ça passe car il faut prendre ça comme une note d’humour, et les scènes de bataille sont plutôt moyennes. En tout cas un rappel historique louable, même si sans doute un peu trop partisan des chouans.