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ronny1
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3,0
Publiée le 2 septembre 2020
Après le tristounet et étriqué « Louisiana » dont il n’avait pas écrit le scénario, de Broca se lance de nouveau dans un film historique sur une histoire originale écrite avec son compère Daniel Boulanger co scénariste également (avec Charles Spaak et de Broca) sur « Cartouche ». D’emblée, les traumatismes de la guerre d’Algérie restent présents chez le réalisateur, un quart de siècle plus tard. Aristocrate aux sympathies royalistes assumées, le cinéaste expose clairement, et sans parti pris, l’horreur que lui inspire les va-t’en-guerre fanatiques de tout bord. Du commissaire de la terreur, symbole de la mort combattant un curé fanatique insurgé qui en appelle à la guerre sainte (!) et au Baron revanchard sanguinaire, devenu assassin patenté. Sans oublier un général alcoolique particulièrement bas de plafond. Dans cette période de la terreur, le film évite toute représentation des grandes figures de l’époque citant une fois le nom du seul Mirabeau. Car le Comte, interprété par Philippe Noiret en grande forme, est la voix du cinéaste. Fantasque et inventif (toujours l’imagination créatrice et sa réalisation concrète), profondément humaniste, il éleva une fille et un garçon avec le fils de son sang comme ses trois propres enfants. Le rire et la vie sont préférables au fanatisme et à la mort qu’il entraîne, devient le message de « Chouans ». Si le casting masculin est épatant, Sophie Marceau, dans un rôle écrit davantage pour la Claudia Cardinale de « Cartouche » ou des militantes engagées de Bolognini (« Liberté, mon amour », 1975), n’a pas l’étoffe de la belle italienne pour le porter. Malgré une mise en scène parfois brillante, un ton grave, respirant par la grâce de quelques pointes d’un humour aussi léger qu’élégant, la superbe musique de Delerue et des costumes travaillés, « Chouans », intéressant, mais un petit peu par le bout de la lorgnette. De plus, le film, souffre d’un rythme inégal, perturbant une intensité qui peine à convaincre, si bien que l’anachronisme de la machine volante est peu crédible, comme les scènes de bataille très fabriquées (pour ne pas dire bricolées, malgré les moyens). Clairement pas un grand de Broca.
On a un peu de tout avec chouans, du bon et du bien moins bon. Pour ce qui est du plus réussi je dirais que c’est l’angle d’attaque de son scénario, de ses quatre personnages principaux qui vont illustrer cette période selon différents points de vue. Le noble éclairé, interprété par l’immense Philippe Noiret qui éclabousse le film de tout son talent et dont certains autres membres du casting souffre de la comparaison. Le révolutionnaire qui va s’enrager bien campé par Lambert Wilson,. Le noble qui va prendre la tête de la chouannerie (plus par dépit amoureux que par réelle conviction d’ailleurs) et la républicaine convaincue mais qui voit les dérives de la terreur campée par une Sophie Marceau qui joue toujours aussi faux. Cette dernière n’est pas la seule quelques seconds rôles et figurants font peine à voir. Le film n’évite pas non plus certains écueils de la reconstitution en costume à la française à savoir des scènes d’action franchement ridicules mais ce n’est pas non plus son ambition de faire du grand spectacle. C’est donc plutôt un bon film de Philippe de Broca qui vaut surtout pire la description du contexte historique, dommage que tous les participants ne soient pas au diapason au niveau du talent.
Les meilleurs rôles sont attribués à Lambert Wilson et Philippe Noiret, tous deux mémorables et sauvant du naufrage ce film tragique. Je n'ai pas beaucoup aimé et pourtant, il y a du rythme, une musiques lancinante qui n'est pas mauvaise, des lieux bretons (LocRonan !) et des tenues valables. Mais il est difficile de s'attacher aux personnages romantiques du film et aux condamnés. C'est sans plus, dans l'ensemble.
Exemple typique d ' un film des années 80 qu' on devrait réhabilité. Il s ' agit encore une fois d ' une époque malheureusement révolue où le cinéma français faisait du vrai populaire dans le bon sens du terme !!!! si on compare à aujourd'hui le public a radicalement changé. ..il faut faire en France du cinéma intello nombriliste avec tous ces acteurs qui ne jouent plus et ces réalisateurs qui eux cherchent le sujet à la mode avec les "acteurs"à la mode ....bref pour pouvoir apprécier ce film il faut se dire qu' on doit prendre plaisir à voir ces comédiens qui jouent véritablement et sincèrement une histoire effectivement qui prend des raccourcis avec la vérité mais il s ' agit d ' une fiction . C ' est une fresque comme on ne peut plus en faire aujourd'hui puisque ce cinéma est mort ...vive le cinéma d ' émotions c ' est le cas ici servi par des acteurs pleins de fougue .De Broca faisait parti de ces réalisateurs qui donnaient au public ce qu' il venait chercher . Oui j ' avoue je préfère ce cinéma vivant au cinéma mort d ' aujourd'hui avec ces plans moches et ces acteurs qui ne jouent pas ....enfin comme souvent c ' est chacun des goûts . Je serai toujours du côté de ceux qui tentent de donner des émotions vraies .
J'ai remarqué que beaucoup de critiques négatives du film le sont par idéologie républicaine et reprochent au film de prendre le parti des Chouans, alors qu'en réalité l'Histoire des guerres de Vendée est bien pire et bien plus accablante pour la République qui s'est livré à une extermination de la population en n'épargnant pas les femmes et les enfants. Heureusement donc que le film prend le parti des chouans, l'inverse aurait été insoutenable, et encore, le film est loin de faire l'apologie des curés et des nobles. Le prêtre est montré comme un fou fanatique et le général issu de la noblesse est cruel et fait massacré les soldats républicains prisonniers (alors que l'Histoire retient que le général Bonchamps a pardonné et libéré des milliers de prisonniers après serment de ne pas revenir, promesse biensûr qu'ils ne tiendront pas). Bref, pour faire court, et pour un film qui est sorti l'année précédant le bicentenaire, je trouve que c'est déjà pas mal que le héros soit du côté des chouans. Globalement il donne envie de s’intéresser à la véritable histoire de cette contre-révolution issu du peuple attaché à ses prêtres et ses traditions.
Lambert Wilson est parfait dans le rôle du chef républicain haineux complexé et malade. Sophie Marceaux est convaincante dans le rôle de cette jeune républicaine laïque qui se force d'aimer l'homme qui représente ses idées mais prend conscience de ses cruelles conséquences (persécutions des nobles et des curés) et finit par écouter son cœur. Le héros fait penser à Henri de la Rochejaquelein, jeune et beau général vendéen que le peuple est venu chercher mais en beaucoup moins politisé, on se demande un peu pourquoi il accepte cette charge spoiler: et embrasse sur la bouche la comtesse (jouée par Charlotte de Turkeim qui est excellente) sans chercher à récupérer et fuir avec sa bien-aimée . Mais bon, on va dire que c'est pour le suspense de l'histoire d'amour. D'ailleurs c'est cette passion amoureuse qui donne les émotions et l’héroïsme au film. Personnellement les anachronismes lié à l'ulm ne me dérangent pas, l'imaginaire fait partie du film, ajoute au lyrisme, de même que les touches d'humour qui allègent le ton dramatique.
J'ai essayé de faire court et vous avoir convaincu de regarder ce film et de vous intéresser au visage caché de la République laïque. Vous ne serez pas déçu.
Le soulèvement de la paysannerie devient au fil du temps une guerre fratricide. Les amis d'enfance deviennent des ennemis jurés. Une superbe fresque historique de grande envergure et magistralement interprétée par des acteurs débordant d'énergie, de fougue et de passion.
Magnifique voyage dans le temps historique et réflexion sur la tentation de la révolution, de la guerre, de la violence. Malgré un jeu d'acteurs inégal, certains sortent du lot avec panache. Sophie Marceau est magnifique, Noiret formidablement sympathique, Wilson assez juste bien que théâtral. Mention spéciale pour l'abbé, très drôle. Un beau spectacle, qui donne à comprendre, réfléchir, et aimer la vie.
Magnifique fresque historique a la realisation superbe de De Broca avec des acteurs formidables : Philippe Noiret, Stephane Freiss, Lambert Wilson, Sophie Marceau et bien d'autres... De l'avenement de la revolution francaise en passant par la montee de la chouanerie et la riposte de la terreur revolutionnaire qui l'aneantira, tout est parfaitement restitue, sans parti pris, avec talent, romantisme, intelligence et lyrisme. A voir en version longue tele de 4 fois 52 minutes pour encore mieux apprecier ce chef d'oeuvre. Philippe Noiret est geant, drole et charismatique. Sophie Marceau est terriblement belle, facetieuse et talentueuse. Un chef d'oeuvre qui s'inscrit dans l'histoire du cineme francais.
De Broca, Wilson, Noiret, mais que diable allaient t'ils faire dans cette galère??? Grotesque, deprimant... et que dire de la fuite en ULM à la fin du film, c'etait sensé être de l'humour?
Bien que les dialogues soient plats, l'idée directrice est interressante. Malheureusement le film est raté malgré les efforts de Stephane Freiss, Sophie Marceau et Philippe Noiret. Je propose d'ériger une statue au comte de Kerfadec inventeur de l'ULM en 1793.
un très bon film, qui divertit tout en nous rappelant un peu l'histoire, je ne suis pas un expert alors peut ête certaines choses sont arrangées, quoi qu'il en soit, le film est bon, et l'histoire du trio amoureux, sorte de drame shakespearien ou 2 hommes rivaux sont amoureux de la même femme et s'affronte par ideologie interposée, est passionnante, on se rend vite compte qd même que le realisateur, philippe de broca, d'origine noble, a pris le parti des royalistes, les républicains y sont décrits comme des libérateurs sadiques, tueurs d'enfants, et autres vilenies, mais même ça n'empêche pas d'apprécier le film.
Peu importe qu'il y est un parti pris ou non, il vaut même mieux qu'il y en est un, sinon, le film serait un peu fade. Ce film mérite bien mieux que la notation actuelle, ça c'est ce dont je suis sûr. Evidemment, la réalité paraît un peu transformée, mais je pense que ce film n'a pas été réalisé pour montrer une effusion de sang, ni des combats s'éternisant. Il raconte un fait réel, et ce à travers l'histoire d'une famille noble, quel meilleur moyen pour dépeindre la société de l'époque? Je trouve en plus que l'on ressent très bien la tension que dégage le film; et les morts spectaculaires sont dignes des plus grand roman du Romantisme qui promeut l'idéal des royalistes, en partie.
Une bonne surprise d'abord, connaissant les sympathies royalistes du réalisateur je m'attendais à beaucoup plus de manichéisme malgré dans beaucoup de scènes de combats un côté "Rambo vs. Vietcongs" (on finit même par se demander comment les Républicains ont réussi à gagner à Valmy vu comment ils se battent dans le film !!!) de Broca montre bien que dans les deux camps les dégénérés sanguinaires sont loin de faire défaut. Reste qu'à la BO, Georges Delerue s'était montré paresseux se contentant la plupart du temps de reprendre son superbe "Une Petite Île" (que l'on peut entendre dans le film de François Truffaut "Les Deux Anglaises et le Continent" !!!) en changeant juste l'ordre des notes, le personnage de Sophie Marceau manque d'épaisseur, Lambert Wilson n'est pas toujours à la hauteur dans un rôle ambigu, et l'anachronisme volontaire dans la séquence finale a tendance à agacer. Reste Philippe Noiret pleinement convaincant dans le rôle d'un scientifique humaniste et lucide, et parfois un beau souffle.