Comédie dramatique réalisée par Todd Holland, Vidéokid : L'Enfant Génial est un très bon film. L'histoire se déroule en 1988 et nous fait suivre Jimmy Woods, un enfant traumatisé par la mort de sa sœur jumelle Jennifer, qui n'a qu'une seule obsession, celle de se rendre en Californie. Séparé de sa famille depuis le drame, son frère Corey décide d'aller chercher son petit frère lorsqu'il apprend qu'il va être placé en institution afin de se rendre en Californie. Débute alors un long voyage pendant lesquels ils croisent le chemin d'une jeune fille et découvrent que Jimmy est un surdoué des jeux vidéo. Tous les trois décident de se rendre au championnat du monde de jeu vidéo qui se déroule à Los Angeles afin de prouver que la place de Jimmy n'est pas dans une institution. Ce scénario s'avère particulièrement plaisant à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à un périple rendant nostalgique rempli de péripéties pour ce trio juvénile débrouillard, alors que dans le même temps ils sont recherchés par leur père, depuis remarié et avec qui ils vivent, ainsi que leur grand frère. De plus, ces deux là vont devoir se confronter à un détective engagé par le centre afin de retrouver lui aussi l'enfant. Cela donne lieu à pas mal d'action et le sujet traité, à savoir celui des jeux vidéo, mettant notamment en avant les productions et les consoles Nintendo, est vraiment sympathique. Le ton se veut globalement léger, même si quelques moments sont plus tristes. L'humour fonctionne bien en décrochant quelques rires et sourires. L'ensemble est porté par des personnes hautement appréciables. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comportant Luke Edwards, qui livre une très belle prestation touchante dans ce rôle d'enfant semblant souffrir de troubles autistiques et de traumatismes, impassible au niveau de ses émotions, Fred Savage, Jenny Lewis, Christian Slater, Beau Bridges, Will Seltzer, Jackey Vinson, Wendy Phillips, Sam McMurray, Frank McRae, Vince Trankina ou encore Dea McAllister. Tous ces êtres entretiennent des relations procurant de belles émotions. Des échanges soutenus par des dialogues d'une grande justesse. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène est assez académique mais très propre à la faveur de sa belle photographie due aux paysages traversés. En effet, les environnements naturels les menants à la ville sont très jolis. Ce ravissant visuel lumineux est accompagné par une bande originale composée de titres agréables collants bien avec l'action et les images. Reste une fin à la hauteur du reste du récit venant mettre un terme à Vidéokid : L'enfant Génial qui, en conclusion, est un long-métrage méritant grandement d'être découvert tant il est riche en sentiments et en mélancolie.