. Un petit bijou, nonobstant quelque longueurs "municipales" et une scène peu claire (d'où sort cette rosière ?), le réalisateur a vraiment respecté l'esprit de Maupassant en faisant de cette nouvelle un film d'ambiance, très inventif, très bien réalisé avec une caméra très mobile et des astuces de tournage étonnantes pour l'époque (les affaires de Fernandel dans la chambre du bordel). Le jeune Fernandel (28 ans) est très bon et n'en fais pas trop, Françoise Rosay n'a pas grand-chose à faire mais quelle classe, et Marguerite Pierry est désopilante comme toujours. Les scènes sont longues mais fortes (le banquet, le bordel). On, a droit a un bel épisode burlesque avec les pompiers et quelques chansonnettes amusantes. Et comme toujours chez Maupassant (quand il n'est pas trahi) la morale n'est pas sauve ! Un régal !
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3,0
Publiée le 15 décembre 2016
Le rosier de la ville de Ville-les-Roses dont on admire le premier plan du film doit être comme la femme de Cèsar! C'est à dire honorè! Mais qu'est-ce qu'une rosière au fait ? Une rosière, c'est comme qu'on dirait une forêt vierge où la main de l'homme n'a jamais mis les pieds! Ou bien c'est comme qui dirait pour rèpondre avec des sens, qu'une rosière, c'est une jeune fille qui a le droit de se prèsenter en blanc devant les pouvoirs publics! D'après une nouvelle de Guy de Maupassant, cette version de 1932 est parfaitement menèe par un jeune Fernandel au coeur timide et vierge! Un thermomètre de la pudeur qui ignore les secrets de l'amour et qui va devenir rosier bien malgrè lui! Car chaque annèe à Ville-les-Roses, on y rècompense le 15 août (le jour du couronnement de Napolèon) la vertu et rien que la vertu! La vertu n'a pas de sexe! Elle est la vertu! Honneur donc au rosier, fleur considèrèe comme l'emblème de la virginitè et il fallait un benêt comme Fernandel pour tenir le rôle de Isidore! Souvent drôle, ce triomphe de la vertu est l'oeuvre d'une certaine Françoise Rosay qu'on ne prèsente plus! Le film contient aussi deux chansons sympathiques de Fernandel : « Quand ça me prend » et « Maintenant je sais ce que sais »...
Bernard-Deschamps restitue bien l'esprit satirique de la nouvelle de Maupassant, l'ironie avec laquelle le romancier peint les notables et les vieilles filles d'un village qui s'apprête à célébrer, à l'initiative de la très puritaine Madame Husson, sa rosière de l'année (définition d'un conseiller municipal : une forêt vierge dans laquelle la main de l'homme n'a jamais posé le pied). Mais faute de trouver jeune fille chaste, Isidore le simple d'esprit, le candide du village est un rosier tout trouvé. Le réalisateur raille, tout au long de la comédie, avec une distance judicieuse, l'obsession stupide et hypocrite de la vertu. D'autant que la fête solennelle du rosier est suivie d'un banquet trivial, sinon païen, où les regards féminins portés vers la célébrité du jour sont sans équivoque... Fernandel, tout jeunot et pas encore consacré vedette, joue avec modération de ses mines ahuries dans un rôle quasi sans parole, hors les chansons, polissonnes par leurs sous-entendus, écrites par Jean Boyer, celui-là même qui réalisera vingt ans plus tard la médiocre version avec Bourvil. Le ton est plaisant, pas du tout dans le boulevard épais ou l'interprétation appuyée. C'est en fait son découpage approximatif, parfois maladroit (à moins d'un problème de copie : le film semble trop court, le rôle de Françoise Rosay en Madame Husson est bref) qui est la principale faiblesse de la comédie.
C'est pour voir le jeune Fernandel que j'ai regardé ce film. Évidemment c'est très ancien, et on ne peut pas le comparer à ce qui se fait aujourd'hui. C'est parfois un peu trop loufoque. Le film ne dure qu'un peu plus d'une heure, et c'est largement suffisant, car il y a plusieurs passages sans grand intérêt. En fait, l'intérêt principal est de voir le témoignage d'une époque révolue, celle de l'entre deux guerres.
J'ai vu ce film sur france5 en 2021. C'est un excellent film en noir et blanc qui date des années 30, avec un Fernandel jeune et célibataire. Le film ne dure que 1H09, mais tout y est : pudeur et belles actrices de l'époque ! Le rôle du maire est bon et son rôle date d'une autre époque. Le but de l'histoire est avant tout de récompenser financièrement la vertu féminine d'abord et finalement au masculin, au sens propre comme au figuré. Je donne 4 étoiles.
Film très étonnant, témoin du passage du muet au parlant. Certaines scènes ont visiblement été tournées muettes, soit post-syncronisées a posteriori, soit restées muettes, d'autres ont tournées en prise de son directe. Le film évite les défauts "théâtre filmée" de nombreux films du début du parlant ; il est véritablement cinématographique. Autre point positif, l'esprit caustique de Maupassant est respecté, ce qui est fort réjouissant. Défaut du film, les (heureusement rares) lignes de dialogue dévolues à Fernandel. Le pauvre a visiblement été obligé d'étouffer son bel accent provençal (il est vrai que Maupassant n'est ni Pagnol ni Giono), ce qui est fort pénible à entendre.
Que vient faire Françoise Rosay dans ce navet musical? Passons sur Fernandel qui a à son compte pas mal de nanars………. Maupassant doit se retourner dans sa tombe devant tant de niaiseries…. La version de la serie: Les Contes de Maupassant, avec A Marie Chazel respecte plus l’esprit mordant de l’écrivain.