Un justicier dans la ville
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103 critiques spectateurs

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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2015
Quand on évoque les films de vengeance, de Michael Winner est immanquablement cité comme le film séminal d'un genre qu'il aurait lui-même contribué à créer. "Death Wish" est devenu avec la saga des Dirty Harry le symbole de l'Amérique réactionnaire de retour après les désillusions qui minèrent le pays suite à l'enlisement vietnamien et à la fin sanglante du rêve hippie dans Cielo Drive (assassinat de Sharon Tate par les séides de Charles Bronson,) suivi la même année (1969) de la tragédie d'Altamont (un concert des Rolling Stones ayant viré au tragique à cause du service d'ordre confié aux Black Panthers). Don Siegel aurait donc ouvert la voie avec l'inspecteur Callahan et son magnum 44 qui lui tenait lieu de seul mode d'expression suivi par Michael Winner qui lui aurait emboîté le pas de manière encore plus condamnable en prônant le recours à l'auto-défense dans un pays déjà infecté par la libre circulation des armes à feu. Cette vérité est tenue pour acquise et reprise à longueur d'analyses critiques. En réalité combien ont revu le film qui date aujourd'hui de près de 40 ans pour vérifier la justesse de cette assertion ? Michael Winner et Charles Bronson se connaissent bien quand ils s'embarquent sur ce projet ayant déjà travaillé trois fois ensemble notamment sur un western datant de 1971 "Les collines de la terreur" qui abordait lui aussi le thème de la vengeance mais sur un ton plus distancié quoique tout aussi brutal. Paul Kersey le héros vengeur incarné par Bronson inspiré du roman éponyme de Brian Garfield est présenté de prime abord comme un architecte progressiste, ancien objecteur de conscience dont la vie va s'effondrer quand sa femme sera tuée par un trio de petits malfrats (au sein duquel on reconnaît un Jeff Godblum débutant) et que sa fille témoin du meurtre plongera dans une apathie irréversible. La montée jusqu'à la violence se fera progressivement dans l'esprit de Kersey qui visiblement y répugne. Winner prend aussi bien soin en évitant une classique enquête qui mènerait son héros jusqu'aux tueurs de sa femme de mettre en avant la névrose qui s'empare d'un individu ignorant tout de la violence qui sévissait en bas de sa rue jusqu'à ce que le malheur le frappe personnellement. A ce propos l'entame du film sur une vision de carte postale de Kersey et de sa femme en vacances à Hawaï montre bien dans quel monde clos vivait ce couple bourgeois. On ne peut donc de manière univoque taxer Winner de prosélytisme même si en retournant l'argument on peut considérer que le fait de montrer la folie meurtrière d'un homme à priori non violent peut participer à déculpabiliser le plus grand nombre. De la même manière laisser affirmer le commissaire en charge de l'enquête que les crimes ont fortement baissé depuis qu'un justicier sévit dans les rues de la cité peut relever de l'apologie de l'auto-défense. Le débat reste ouvert mais ne peut être tranché de manière absolue. Ce qui est sûr en revanche, c'est que devant le succès du film Winner et Bronson se sont laissés aller à l'outrance, transformant Kersey en véritable machine à tuer qui s'arroge en véritable démiurge le droit de vie ou de mort. Mais là encore on peut se poser la question de savoir si ce n'est pas surtout l'appât du gain qui a poussé les deux hommes et leurs producteurs à une surenchère de plus en plus caricaturale en voulant exploiter le filon jusqu'à la corde . Visiblement les éventuelles conséquences des aventures de Kersey ne leurs ont pas posé trop d'états d'âme et surtout pas à Bronson qui une fois que Winner aura passé la main continuera la saga sous la férule de Jack Lee Thompson, cinéaste encore plus manichéen que Winner. . Business is Business. Un film comme "La nuit des juges" de Peter Hyams en 1983 avec Michael Douglas pose certainement de manière plus directe le problème du recours à la justice expéditive en suggérant que l'on peut s'organiser pour cela plutôt que d'agir en solitaire comme un Kersey qui dans la vraie vie serait vite démasqué. A chacun de voir le film pour se faire sa propre opinion.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2015
(...) La scène d'ouverture est un ajout de Winner au roman original et elle aura une vraie utilité plus tard car c'est en voyant les photos de cet unique moment de bonheur que Kersey décidera de passer à l'action. Le scénario nous montre le cheminement psychologique de ce héros ou plutôt cet anti-héros car il faut bien prendre en compte le fait que ce n'est pas parce que Kersey est le personnage principal que les auteurs cautionnent toutes ses actions. Kersey est un ancien objecteur de conscience durant la Guerre de Corée mais qui a été initié au tir durant sa jeunesse. Son goût pour la violence n'est pas vraiment prégnant mais une succession d’événements le pousseront dans cette voie. La scène de l'agression est également très violente, très choquante (on y voit d'ailleurs un très jeune Jeff Goldblum). Par la suite, l'enquête de police piétine, pour de vrai, et Kersey se sent abandonné par les autorités. Et c'est là où le film ne fait l'apologie de l'auto-défense : il montre ce qui arrive quand le citoyen "honnête" se retrouve livré à lui-même. (...) D'abord peu affecté par les événements, il bascule peu à peu dans un certain isolement avant de retrouver la joie de vivre en devenant ce tueur de truands. De plus, il se fera arrêter et il ne devra sa liberté qu'aux magouilles des politiciens, qui s'avèrent au final les pires voyous du film, perpétuant le cercle vicieux au lieu d'agir pour le bien des citoyens qu'ils sont censés représentés. Le vieux flic qui traque Kersey est presque le seul personnage moral du film mais il est soumis aux pressions d'en haut et il laissera partir sa proie, à contre-coeur. Vous me direz, il pourrait très bien le tuer pour sauver la société mais il irait alors à l'encontre de ses principes et c'est sa principale différence avec Kersey. La mise en scène est tendue, efficace, sans fioritures, faisant la part belle à la violence graphique et elle nous plonge avec beaucoup d'authenticité dans cet univers urbain sale, délabré et dans lequel on se sent en insécurité. Le découpage est serré également et les scènes d'action se révèle très sèches.(...) La critique complète à lire sur
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2012
Le revoir près de 40 ans après son tournage est intéressant pour bien des raisons. Il est facile de comprendre son succès populaire car ce pur spectacle d'un soir en donne pour tous les goûts, il racole même du coté voyeur. On passe de fort mauvaises séquences comme la scène du lynchage à d'autres bien plus réussies; celle de Tucson en Arizona par exemple qui marque une pose salutaire, optimiste et humaniste. On voit aussi se construire un nouvel être humain qui retrouve ses instincts primitifs jusqu'à se faire une joie de continuer son oeuvre à Chicago. Le scénario simple en soi est bien structuré, Bronson vieillissant y trouve un beau rôle, il est dommage qu'il ait accepté des suites qu'il faut oublier. Vincent Gardenia en inspecteur asthmatique est remarquable, il apporte beaucoup au film. Le gros défaut saute aux yeux de tous, ce sont les voyous qui ont plus l'air de clowns mal dirigés que de personnages réels, marginaux d'une société malade. Ce problème de l'auto défense peut se poser à tout moment et ce film est parfait comme support de réflexions collectives.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2012
Malgré quelques défauts ce film fait réagir, questionne. On peut dire que c'est toujours d'actualité c'est à dire le désir de faire sa croisade lorsque la justice n'est plus efficace. Charles Bronson a un jeu assez intérieur avec peu d'émotion, c'est plutôt bien filmé aussi. Maintenant le film n'est pas un chef d'oeuvre en soi mais reste culte pour cette histoire forte.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2012
"Dans la vie, il ne faut jamais regarder derrière soi de peur de voir quelque chose vous rattraper"

Sordide et violent "death wish" dénonce les méfaits d'une mégapole dominée par la thématique du braquage soudain évaporant dans une violence extrême quelques composants d'une famille chaleureuse et intégrée

Durement touché, Paul Kersey suite à la découverte des armes passe de l'effondrement à la vengeance en imprégnant celle-ci de provocation et de sadisme.

Lâché la nuit tombée dans la ville de tous les dangers, un loup grimé en agneau dans l'impossibilité de retrouver les responsables de son malheur tue au fil de l'eau toute une faune décalée ciblée au hasard.

Une grande lessive accompagnant le parcours nocturne d'un honnête citoyen ayant pris conscience de son pouvoir en parcourant graduellement un chemin menant de l'impuissance à la jouissance extrême.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 mai 2018
« Le Justicier dans la Ville » est un film d’action basique, disposant d’une histoire familière et dont le développement fait désormais figure de classique. Bien que la trame de départ est la vengeance, le métrage bascule la thématique du justicier qui s’octroie arbitrairement tous les pouvoirs, juge, juré et bourreau. On peut y voir une propagande pour la possession d’arme à feu, ce qui est toujours d’actualité… Charles Bronson offre un personnage froid et dénué de sentiment, même lorsque sa famille est décimée, ce qui apparaît aujourd’hui complètement désuet, pour ne pas dire anachronique. La photographie est correcte, et le montage est nerveux. La bande originale est complètement indigeste. Un métrage qui permet de mesurer le chemin parcouru en matière de cinéma, mais qui est fondateur pour le genre.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 avril 2023
Death Wish est un reflet symptomatique de la criminalité bondissante dans les années 70.
Plus qu'un simple instantané de la situation catastrophique de la ville de New York, Death Wish nous fait suivre le personnage de Jack Kersey qui est aussi bien écrit que ses actions sont impactantes sociologiquement.
En effet, son évolution est cohérente passant d'un père de famille bien pensant à un justicier sauvage cherchant à faire des dégâts est corrélée à un éveil des mentalités et une validation officieuse de ses actions.
Fermement ancré dans les années 70, la musique d'Herbie Hancock très jazzy et Funk tapisse cette ambiance sombre et une réalisation classique mais classieuse servant une narration efficace ne lassant jamais le spectateur.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2018
Film pas mal parfaitement campé par Charles Bronson, mon premier film avec cet acteur d'ailleurs que je découvre mais que je connaissais de réputation. Je peux mieux voir la différence avec le Death wish actuellement en salle. J'ai préféré l'ancienne version moins gore mais plus brutale et plus froide.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2013
Dans l'optique de découvrir davantage de vigilantes (et de films de genre en général), j'ai décidé de m'arrêter sur Death Wish, film emblématique du genre. Pour en ressentir finalement une malheureuse déception. Déjà dès le début ça pue un peu. On introduit le héros pour qui tout va bien, partageant des instants de bonheur intenses avec sa femme sur une plage paradisiaque. D'une niaiserie sans nom. Mais bon après fallait voir comment la suite allait être traitée, histoire de voir si il y a un propos derrière tout ça, si le réalisateur se sert de ces clichés pour mieux les détourner après. Mais non, c'est juste maladroit et c'est cette maladresse qui sera préjudiciable au film dans mon jugement.

Pourtant il y a de bonnes idées mais celles-ci sont trop vite trahies par une maladresse flagrante. Michael Winner nous propose une mise en place du personnage plutôt longue, ce qui a le mérite de le développer, de lui donner un minimum d'épaisseur mais d'un autre côté j'ai quand même trouvé que l'ensemble demeurait plat parce qu'il ne se passe, à vrai dire, pas grand chose. La première partie du film peine réellement à décoller, le rythme est faiblard et c'est long. Très long. Heureusement que sur la fin il se passe enfin des choses intéressantes même si je trouve le scénario un peu trop téléphoné avec Bronson qui se retrouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment afin de réaliser son "nettoyage".

Le film est bien réactionnaire sans que ce soit gênant pour autant d'autant plus que les scènes d'action ne sont pas très jouissives. La faute à une mise en scène assez plate. Propre, lisible mais plate. Je faisais un peu ce reproche à Rolling Thunder d'ailleurs, même si ce film est plus beau, plus maîtrisé, plus rythmé et plus intéressant que Death Wish. Mais c'est dommage quelque part que les réalisateurs de ce genre de films n'assument pas totalement leur côté série B. J'avoue que j'aurais préféré mille fois une oeuvre jusqu'au boutiste et décomplexée mais hélas Death Wish se prend définitivement trop au sérieux.
Pour autant je ne trouve pas le film mauvais. Déjà ça fait plaisir de voir Bronson qui inonde l'écran de son charisme puis d'un côté on a quand même le droit à de rares fulgurances et des séquences intéressantes. L'ensemble du film demeure moyen cependant, trop mou et un peu con sur les bords. Enfin c'est pour ce côté-là que j'ai tout de même apprécié un minimum. Puis on voit Jeff Goldblum tout jeunot en loubard avec les cheveux longs. Rien que pour ça, Death Wish mérite le coup d'oeil.
OMTR
OMTR

36 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2024
« spoiler: Si la police ne nous défend pas, peut-être devrions-nous le faire nous-mêmes.
»

M. Paul Kersey est spoiler: un honnête citoyen respectueux des lois doublé d’un contribuable généreux, qui s'épanouit dans sa profession d'architecte et son couple avec son épouse
, Mme Joanna Kersey.

Mme Carol Kersey, spoiler: née de cette union, est désormais mariée à M. Jack Toby, avec l'avenir devant eux. C'est du moins le droit à la rechercher le bonheur auquel croient les Kersey-Toby
.

Mais, lorsque spoiler: des criminels dégénérés suivent Joanna et Carol chez elles pour tuer la mère et violer la fille, l’équilibre de vie qu’ils ont créé grâce à leur discipline et à leurs efforts s’écroule
.

C'est là que M. Kersey commence à se heurter à spoiler: un système de justice pénale biaisé en faveur des criminels au détriment des victimes. Joanna et Carol ne sont rien de plus que des chiffres dans les statistiques de la criminalité qui afflige la Grosse Pomme des années 1970
.

Au fil du temps, même le spoiler: beau-fils de Paul commence à croire que "rien ne peut être fait pour changer", alors que Carol, prisonnière de son traumatisme, erre d'un établissement de soins à un autre
.

C'est alors que Paul à spoiler: l’occasion de partir en voyage d'affaires en Arizona. Une expérience de vie qui sera une brillante réussite professionnelle, doublée d'une révélation sur ses convictions erronées et ses illusions perdues
.

A son retour, spoiler: la succession de voies de fait graves sur sa personne le transforme en justicier, qui fait ce que beaucoup d'autres rêvent de faire, mais qui n'osent pas, quitte à y perdre la santé ou la vie
.

Le Justicier spoiler: redonne espoir et courage à la population opprimée par la dictature du crime et réduit la criminalité de moitié
.

A la fin, spoiler: même l'Inspecteur en charge de l'enquête sur le Justicier comprendra que le rôle de l'Etat et des forces de l’ordre est avant tout de protéger l'intégrité physique et psychologique des honnêtes citoyens
.

Cette première adaptation du roman éponyme de Brian Garfield a été coproduite par Dino De Laurentiis et réalisée par Michael Winner, avec un casting incluant Charles Bronson dans le rôle de Paul Kersey, Hope Lange dans le rôle de Joanna Kersey, Vincent Gardenia dans le rôle du Détective Frank Ochoa, William Redfield dans le rôle de Sam Kreutzer, Chris Gampel dans le rôle de Henry Ives, Steven Keats dans le rôle de Jack Toby, Stuart Margolin dans le rôle d'Ames Jainchill, Stephen Elliott dans le rôle du Commissaire de Police Dryer, Fred J. Scollay dans le rôle du Procureur Peters, Kathleen Tolan dans le rôle de Carol Kersey-Toby, Jack Wallace dans le rôle du Détective Hank, Robert Kya-Hill dans le rôle de l'Officier Joe Charles et Jeff Goldblum dans le rôle du monstre n°1, qui excellent tous dans leurs rôles respectifs.

Un film culte qui a donné naissance à un univers cinématographique, composé en tout de cinq films avec Charles Bronson, avant sa mort en 2003, et d’un remake avec Bruce Willis en 2018.

4.7/5
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2019
Un justicier dans la ville est un film assez moyen et peu intéressant, dont le succès repose sur l'acteur principal.
Le charisme de Charles Bronson fait tout le film même si je l'ai trouvé un poil en-dessous. Quoiqu'il en soit, il n'a pas à forcer pour crever l'écran. Les autres acteurs se débrouillent correctement même si la vedette, c'est Bronson.
À noter qu'il y a la toute première apparition à l'écran du génial Jeff Goldblum, déjà excellent dans ce film en voyou complètement psychopathique.
Mais le film a surtout mal vieilli dans son histoire. Certaines lignes de dialogues sur le soi-disant sentiment de sécurité au Texas par rapport à New York grâce au fait que tout le monde porte des armes passent très moyennement aujourd'hui (du fait de toutes les fusillades qui ont lieu quasi-quotidiennement aux États-Unis, qu'importe l'État).
Au-delà de l'aspect divertissant du genre rape-and-violence (genre qui comme son nom l'indique consiste à filmer la vengeance de personnages victimes de viol ou dont des proches ont été victime de viol), j'ai beaucoup de doutes sur la morale du film (selon laquelle il faudrait se faire justice soi-même).
L'intrigue est assez faible d'une manière générale. L'histoire devient un peu longuette au bout d'une heure et le jeu du chat et de la souris entre la police et le justicier n'est pas forcément palpitante (même si la compétence de détective du lieutenant Ochoa rend ce personnage très intéressant). spoiler: D'ailleurs, j'ai regretté qu'il n'y ait pas eu d'enquête plus approfondie sur le meurtre de Joanna Kersey. L'enquête s'arrête là et on ne revoit plus jamais les trois voyous à l'origine de ce crime. Également, le comportement très suspicieux de Jack Toby semblait suggérer une potentielle culpabilité. C'est dommage que le scénario n'ait pas creusé dans cette voie qui aurait pu être une sous-intrigue vachement plus intéressante et elle aurait donné plus de dimensions au film.

spoiler: La fin est assez rapide (une fusillade qui ne se passe pas complètement comme prévue pour Paul Kersey) et deux scènes (cinq minutes) plus tard, le film est terminé.

La violence rend plutôt bien à l'écran. Ça a certes vieilli et si le film sortirait aujourd'hui, il y aurait dix fois plus de victimes et de sang à la minute ; mais ça passe bien.
Bref, au-delà de la présence de Charles Bronson, ça se regarde mais sans plus.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2012
En 1974, Charles Bronson tente de relancer sa carrière avec ce qui va devenir le maitre étalon du « vigilante movie ». Le scénario minimaliste raconte la transformation d’un architecte plan-plan en justicier solitaire suite au meurtre de sa femme et au viol de sa fille. L’idéologie développée est vraiment limite (la police ne fait pas son boulot, faites vous justice vous-même les gars!) et les voyous sont tellement caricaturaux qu’ils donnent envie de rire mais il faut reconnaitre à ce film une vrai valeur historique puisqu’il engendrera une quantité incroyable de suites et de copies de par le monde. Distrayant au second degré.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2020
Revu récemment et oublié depuis les années 80 j'ai revu avec un vrai plaisir ce film de J.L.Thompson . Aujourd'hui évidemment ça sonne un tantinet réac mais je ne pense pas que c'était vraiment le but de l'époque sinon de plaider contre la violence .
Charles Bronson trouvait là un personnage qu'il allait retrouver souvent ...et pas toujours de manière heureuse !
Un bon film d'action de son époque .
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2018
Dans un certain sens Un justicier dans la ville est un film marquant des années 1970 pas pour son extraordinaire réalisation mais pour son propos qui peut choquer. Cependant ce n'est nullement raciste comme semblent l'imaginer certaines personnes. C'est seulement l'histoire d'un homme qui veut venger sa famille et qui va utiliser des méthodes radicales mais très discutables, Charles Bronson est excellent dans la peau de ce personnage (il sait même être émouvant à certain moment) tombant dans une spirale de violence. La suite de cette saga est peu honorable mais ce 1er épisode est très bon.
sword-man
sword-man

102 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2012
Beaucoup trouve que ce film est une ôde à l'auto-défense et à la justice expeditive, mais moi je ne trouve pas particulièrement, la question serait plutôt comment un homme de gauche avec des valeurs et des principes tombe dans la violence ? Le film démontre la ville en new york comme inhabitable, dangereuse et sauvage du à son taux de criminalité parce que "l'élite" s'en fout, et donc la justice s'en fout, et la police est un pantin.
Le film est plutôt divertissant avec sa mise en scène carré et efficace, remontant à la genèse des états-unis, et lejeu inexpressif et sans émotion de Charles Bronson qui sera condamné dans ce rôle. à noter les débuts de Jeff "Brundle-mouche" Goldblum au début du métrage.
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