Quatre de l'infanterie
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this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2020
Le cinéaste brosse ici le portrait de quatre soldats d'infanterie, en alternant les personnages, qui se croisent parfois, mais dont les trajectoires ne forment pas un tout narratif, mais plus un tissu de communauté. Pour tout dire, le début n'est pas franchement passionnant, et je n'ai pas du tout accroché. C'est au fur et à mesure que l'intérêt s'est développé. Quand le soldat cocu rentre chez lui en fait. Il découvre donc que sa femme le trompe, mais on voit aussi le quotidien des civils, fait de privations et de file d'attente. spoiler: Et le final de 25 minutes est un pur sommet de cinéma. Assauts des troupes françaises, sacrifice des soldats teutons et plongée dans le vrai enfer de la guerre, l'infirmerie avec les blessés. Là, on est véritablement en plein cauchemar, et la caméra de Pabst saisit à merveille cette oppression.
Ses travellings dans les tranchées sont très maîtrisés, ses décors pour les scènes de bataille sont saisissants (on se croirait sur la Lune, avec une absence de ligne d'horizon frappante, et on voit très peu le ciel aussi). Bref, c'est du haut niveau, mais il faut un peu s'accrocher au début, car ça vaut vraiment le coup d’œil. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2020
Film sympathique mais qui s'est avéré finalement très décevant. Pourquoi tant de longueurs dans les scènes ? C'est long et cela manque cruellement d'intensité. La reconstitution de la guerre des tranchées et certes réussie mais on ne ressent aucun souffle émotionnel. Du coup, on alterne d'impressionnantes scènes d'action à d'autre nettement plus plates.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2012
Avec l'apparition du sonore, le cinèma penche nettement du côtè pacifiste! En 1930, sortent deux versions admirables du thème anti-guerre, dont la seule diffèrence rèside dans le point de vue des pays d'origine respectifs. "All Quiet on the Western Front" de Lewis Milestone et ce "West Front 1918" du grand Georg Wilhelm Pabst qui nous donne ici le point de vue allemand, à partir d'un cadre très concret: la social-dèmocratie! Sans intrigue proprement dite, ce très beau film de guerre allemand aux puissantes images èpiques se limite à raconter des èpisodes de la vie de quatre camarades de guerre, dans une section d'infanterie dèfendant sa position contre les violentes attaques françaises! Employant un ton documentaire et rèaliste, il combat la vision idèalisèe de l'honneur et de la guerre (celle de la future Allemagne nazie). Mais sa position neutraliste fit qu'il ne fut pas interdit en Allemagne par la suite! Le rèalisme est très bien exprimè dans la première sèquence du film: la camèra de Pabst se dèplace parallèlement à la colonne des premières lignes allemandes: c'est un exemple culminant de la mobilitè de la camèra, en accord avec la mobilitè de l'èlèment visuel (et de l'action, l'attaque). Le spectateur s'identifie ainsi aux personnages, tous remarquables, devenant partie intègrante du cadre de l'action et de son ambiance! Intelligence et rèalisme sont donc les maîtres mots de ce classique du cinèma pacifiste qui nous parle avant tout de la tristesse de l'èvènement guerrier avec quelques sèquences mèmorables alliant folie et boucherie...
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2022
Ce n’est pas un film de guerre, mais un film sur la guerre. Loin de la plupart des productions « de genre », il n’y a ici pas de héros, et même pas d’histoire. Pas de héros, mais des personnages, quatre essentiellement comme l’indique le titre, d’importances différentes au sens où le film suivra un peu plus longuement deux d’entre eux. Un seul porte un nom (Karl), c’est le seul dont nous aurons une vision de la vie hors de (c’est-à-dire avant) la guerre. Les autres sont nommés par leur origine (le Bavarois) ou leur fonction (l’étudiant, le lieutenant). C’est que Pabst ne recherche pas l’identification du spectateur à ses personnages, car son propos vise l’universalité. Pas d’histoire, le film étant un assemblage de tableaux, avec deux épisodes plus narratifs en forme de « nouvelles », qui vise à donner une vision d’ensemble quand on prend du recul. Sans héroïsme donc et sans spectaculaire, avec une caméra au ras du sol qui place le spectateur au niveau du drame, le réalisateur montre la guerre, montre l’horreur de la guerre, ses dégâts sur les soldats, sur la population de l’arrière, sur leurs comportements et leur psychisme, sans faire la distinction entre un camp et l’autre, sans aborder le contexte ou les causes de la guerre (ici celle de 14-18), qui semblent en tout état de cause ne jamais pouvoir constituer une justification aux souffrances montrées, parfois difficilement soutenables malgré un style épuré. Et sans la moindre présence d’un sentiment « national ». On comprend pourquoi ce grand film pacifiste fût interdit par le régime nazi.
NB : Sans pour autant attribuer à Pabst la qualité de visionnaire, on peut remarquer l’importance qu’il donne, dans les derniers dialogues, à la notion de culpabilité collective, et le point d’interrogation qu’il place derrière le mot « fin ».
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2016
Dans Quatre de l'infanterie, adaptation du livre éponyme d'Ernst Johannsen, Georg Wilhelm Pabst dépeint la vie sur le front de la 1ère Guerre mondiale (GM) de quatre soldats de l'infanterie allemande mais aussi celle loin des lieux de combats. La mise en parallèle de ces deux mondes puis leur confrontation se déclinent en une analyse pertinente jusqu'à l'antagonisme. Ainsi, par exemple, certains civils perçoivent les soldats permissionnaires comme des privilégiés éloignés des problèmes de ravitaillement...
Sans réelle intrigue, le film, réceptacle de nombreux travellings, fait s'achever chaque scène par un fondu au noir et établit lentement des liens entre les personnages. Le réalisateur joue ici clairement la carte du pacifisme. Cependant, son long métrage n'en est pas moins sombre par son réalisme. Les atrocités de la 1ère GM - combats, blessures, mort, folie... - ne sont nullement éludées. Un traitement objectif et un refus de tout héroïsme qui valurent au film une interdiction d'exploitation lorsque le gouvernement national-socialiste prit le pouvoir en Allemagne en 1933. Nous pouvons malgré tout regretter que le début de ce film germanique caricature l'autre belligérant à l'unique rôle d'une jeune femme française très fraternelle avec l'occupant allemand.
Avec Quatre de l'infanterie, Georg Wilhelm Pabst signe son premier film parlant. Les prises de sons n'ont certes pas été effectuées en direct, mais la postsynchronisation des dialogues et des bruitages est de très grande qualité. Sachant qu'en 1930 il n'y avait pas de véritables techniques de mixage, pour que les bruits de la guerre viennent se superposer aux dialogues des soldats, il a été procédé à l'insertion manuelle, entre les dialogues et entre les mots, de morceaux de bande-son sur lesquels étaient enregistrés des explosions. Un travail conséquent et minutieux qui révèle une réelle virtuosité dans l'utilisation faite des sons.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mars 2015
Très ennuyeux et plein de longueurs, c'est certain. L'histoire n'est pas captivante et les acteurs ne font rien pour y changer, c'est sûr. Les réalisateurs de l'époque ne devaient pas non plus avoir réalisé que "film parlant" voulait dire "avec des dialogues". Mais la technique pour simuler les combats est en revanche fascinante : le moyen d'envoyer de la terre à une telle hauteur dans le ciel après une explosion est mystérieux. Dommage que cela soit le seul point fort de cette oeuvre.
Olivier G.
Olivier G.

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2022
La guerre vue côté allemand dans la boue des tranchée. Cela ressemble à si méprendre à ce qui se passe de l'autre côté !
Deux séquences m'ont particulièrement marqué. La jeune fille française d'abord, amoureuse d'un jeune soldat allemand, est-ce une alsacienne ? Elle tente de rester chez elle, parlant moitié allemand moitié français, elle devra fuir sa maison en ruine sans nouvelle de son soldat mais entourée et protégée par la fraternité des soldats allemands. La scène finale ensuite, des combats sans fin qui se soldent par une avancée des troupes françaises protégées par les fameux tanks Renault apparus à la fin de la guerre. La précision des détails et le réalisme des combats donnent à penser que c'est une reconstitution menée avec l'aide de survivants. Un autre détail me revient, le commandant allemand de la tranchée fait preuve d'une certaine humanité en ne choisissant que des volontaires pour les missions périlleuses. Il terminera fou, hurlant des ordres incohérents, porté par quelques survivants. La camaraderie des quatre de l'infanterie ne survivra pas à cette boucherie mais elle leur permettra de tenir et c'est bien la force et l'originalité du film de présenter ces moments de répits où l'amitié reprend ses droits dans un calme apparent malgré le crépitement lointain mais incessant des armes à feu et le fracas des bombes.
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