Puppet Master 4
Note moyenne
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Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2015
Puppet Master IV est un épisode qui je crois n’existe toujours pas en français. Qualitativement ça reste un épisode faible, trop convenu.
Les acteurs sont corrects mais sans plus. Franchement ça reste fade, et cela malgré la présence de quelques figures récurrentes de la saga, notamment Chandra West, Guy Rolfe, Gordon Currie, qui réapparaitront avec plus de succès dans l’épisode 5 et parfois au-delà. Pour ma part le problème dominant tient surtout dans les personnages, très tièdes, qui ne permettent pas aux interprètes de faire grand-chose, et cela, alors que le métrage ne se concentre pourtant que tardivement sur les poupées. C’est donc bien qu’il y a quand même un petit problème, venant peut-être de dialogues mous et sans relief (avec peu d’humour de surcroit), et d’un manque de relief des rôles trop classiques et peu crédibles.
Le scénario est moyen. Clairement le film, bien que court comme la plupart des Puppet Master ne vient que tardivement au fait. Après une intro sympa, on va passer plus de la moitié du film à voir les banalités des protagonistes humains, et d’arriver enfin franchement au noyau dur, c’est-à-dire l’affrontement entre les Puppet et les Démons. Cela nous offre une dernière partie sympathique, différentes de d’habitude puisque les Puppet ne zigouillent pas d’hommes, mais pas non plus transcendantes. L’ensemble reste tout de même plutôt mou, très linéaire, et il y a un manque d’enjeu certain, cela en dépit des quelques révélations que nous propose Guy Rolfe, apparent quelques minutes en André Toulon.
La réalisation est signée Jeff Burr, habitué au tournage de suites de saga horrifiques. Il fait un boulot appréciable, offrant quelques scènes sympathiques avec les créatures, même si les affrontements manquent de punch. C’est généralement un artisan honorable, et il se débrouille honorablement, même si, comme je l’ai déjà dit, les poupées apparaissent trop peu. Les décors et la photographie sont faibles, mais cela est une récurrence dans la saga Puppet Master. Néanmoins en dehors de la sublime grotte des démons au début, je n’ai pas été convaincu, encore moins que d’habitude pour le coup. Quant aux effets spéciaux, on reste sur le système habituel de la saga, avec de nouvelles créatures qui apparaissent. De fait on voit moins les anciennes marionnettes, cela pourra décevoir car les nouvelles ont moins de personnalité, mais c’est sympa quand même, avec une animation correcte, et le chef des démons au début est une vraie bonne réussite. Peu d’effets sanglant, là aussi c’est une constante de la saga, qui pèche aussi par la bande son. Le fameux thème musical est uniquement rejeté en générique de fin, c’est un peu dommage.
Finalement Puppet Master IV est un épisode moyen-faible de la série, qui ne vaudra le visionnage que pour ceux qui veulent voir toute la saga, et pour ceux qui, ayant bien apprécié le V, seront tenté d’avoir quelques éclaircissements, puisque le IV et le V sont liés, ne serait-ce que par leurs héros humains. Je donne donc 2 à ce film, mais pas plus.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 juillet 2014
Films les plus lucratifs de sa boîte Full Moon Entertainment, les Puppet Master sont une nouvelle fois de retour pour un quatrième volet, premier d'un diptyque dont la seconde partie sortira un an plus tard. Après le prequel dans l'Allemagne nazie, revoici donc les vilaines poupées associées à un nerd pour faire face à des démons qui aspirent l'énergie vitale des gens. Un scénario guignolesque qui va délibérément prendre ses distances avec les précédents volets pour devenir un film clairement fantastique pour ne pas dire burlesque... En effet, outre un scénario débile virant au grand n'importe quoi, nous avons également affaire à un changement global de ton pour ce quatrième opus : les héros sont des adolescents (on se rapproche du pas terrible deuxième film), les vannes inutiles fusent à travers des dialogues écrits le matin-même et surtout les marionnettes deviennent des gentils protecteurs luttant contre les forces du mal. Un parti-pris osé mais finalement raté tant l'intérêt général s'engouffre dans un néant dispensable. Imaginez un peu Chucky se dire "Ah ben y'a un démon encore plus méchant que moi alors je vais aider les humains à s'en débarrasser ! Après tout j'suis un Brave Gars !" Bref, sur le papelard déjà, ça pêche. Puis vient cette mise en scène ratée pourtant signé Jeff Burr (Le Beau-Père II, Leatherface) qui manque ici aussi cruellement de moyens. Car si l'animation en stop-motion de David Allen est toujours louable, on ne peut pas tolérer l'hideux costume du démon Sutekh, sensément un dieu égyptien mais ici une sorte de caoutchouc sur pattes échappé d'un épisode des Power Rangers. Ajoutez à tout cela des mini-robots téléguidés, un André Toulon qui fait une surprenante ré-apparition et un cliffhanger de pacotille et vous aurez un méchant nanar même pas fendard. L'épisode de trop toujours inédit en France.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 avril 2017
Il est atrocement court ce film la vache, 1h15 pour au final n'être qu'un opus qui redistribue les cartes, en plus le scénario est digne d'un épisode de Power Rangers, t'as des démons d'une autre dimension avec des têtes en latex qui conspirent pour voler le secret de Toulon, donc ils envoient des monstres émissaires, et du coup les poupées ont pour mission, aidé d'un jeune scientifique, de le préserver. Bon en vérité je ne me suis pas vraiment ennuyé mais l'objet cinéma en lui-même reste très faible, c'est mal réalisé, les effets spéciaux sont à la rue (on est quand même en 1993) et la mise en scène des combats/exterminations est d'un nanardesque assommant, genre l'affrontement entre la poupée au crochet et un monstre vers la fin, limite gênant. Le vrai point positif c'est qu'en guise de conclusion la saga montre qu'elle franchit une nouvelle étape, je ne sais pas ce que ça donnera par la suite mais le schéma devrait être moins rébarbatif, à confirmer.
Un volet kitschouille qui fait le strict minimum, sans forcément être ridicule ou consternant.
Shawn777

805 abonnés 3 929 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2025
C'est cette fois Jeff Burr, le réalisateur de "Massacre à la Tronçonneuse 3" et du "Beau-Père 2", qui se colle à l'univers des "Puppet Master" avec ce quatrième opus qui est, disons, passable, enfin relativement aux autres. spoiler: Parce-que oui, si les deux premiers sont catastrophiques, le troisième parvient à remonter la barre en étant complètement délirant et en assumant son côté what the fuck. Et oui dans ce quatrième opus, eh bien, on retombe dans ce que proposait les deux premiers, c'est-à-dire des gens dans un hôtel. Effectivement, retour au Bodega Bay Inn (cette fois reconstitué en 3D dégueulasse) où l'hôtel n'est plus inoccupé mais simplement gardé par un adolescent pendant les basses saisons (un peu comme "Shining" si vous voulez). Et l'ado en question est passionné par le fait d'animer des robots et autres objets, il cherche même à mettre au point une formule permettant de les rendre automne (il cherche à créer une IA quoi). Mais, avec ses trois copains, ils tombent sur les fameuses poupées, et le journal qu'André Toulon avait tenu dans le troisième opus ainsi que la fameuse formule verte. Ils remettent alors "en route" les marionnettes et la suite aurait dû être prévisible : les quatre ados se font peu à peu décimer dans l'hôtel... mais non ! Puisque, nous avons en parallèle des créatures à qui Toulon aurait volé la formule qui veulent se venger et décident donc, dans un premier temps, de tuer des scientifiques pour voler leur savoir (et pourquoi pas) et puis de tuer les ados puisque l'un d'entre eux les a appelés via une planche de Ouija égyptienne (vous suivez toujours ?). C'est alors que des petits Gremlins débarquent dans l'hôtel et vont alors faire la guerre aux marionnettes. Bref, pour résumer ça simplement, on a des ados dans l'hôtel juste pour resituer le décor des deux premiers et les marionnettes sont gentilles et se battent contre les méchants Gremlins. Bon, toujours aussi what the fuck mais c'est surtout là que l'on remarque que nous sommes surtout dans une suite du troisième opus. Alors oui, c'est le 4, c'est normal mais ce que je veux dire, c'est que la saga semble de plus en plus s'éloigner des deux premiers, premier dans lequel les poupées étaient juste méchants envers des médiums (même si on en retrouve une ici, décidément, Charles Band y tient beaucoup) et puis, dans le deuxième opus, André Toulon était juste un enfoiré cherchant à faire revenir Elsa, sa femme, coûte que coûte. En revanche, le Toulon présenté dans le troisième et quatrième opus est gentil, voire même attachant et les marionnettes le sont tout autant. Bon, pour en revenir concrètement à cet épisode, oui c'est sympa, on reste dans le délire assumé instauré par le précédent film mais le tout reste quelques fois bien mou. Et puis, on sent que c'est écrit à l'arrache, il n'y a que très peu de cohérence (par exemple, pourquoi est-ce que Six Shooter ne règle pas l'affaire en deux minutes ? Il est capable de tuer un général nazi dans le troisième film mais ne se sert jamais de ses pistolets dans le quatrième pour tuer 3 petits monstres) dans l'action des personnages ou même dans l'action tout court et même si c'est un peu la signature de la franchise, on aurait pu s'attendre à mieux. En revanche, les moyens sont revus à la hausse concernant certains décors et puis les effets spéciaux qui sont de mieux en mieux.
Que l'on ne s'y trompe pas, "Puppet Master 4" est "objectivement" mauvais mais comme il est toujours important de remettre un film dans son contexte, il en devient alors relativement bon au vu des précédents opus et parvient tout de même à nous divertir.
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