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thewall
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Film maudit et détesté des critiques officiel, ce mélo de Comencini se révèle être une petite merveille de sensibilité. Personne n'a su décrire les tourments de l'enfance comme ce maître du cinéma italien. Alors, bien sûr, les esprits chagrins trouveront que l'ensemble est un peu "facile" et il est évident que le cinéaste assume pleinement le genre dans lequel il officie : le mélodrame. Il n'empêche que, pour tous ceux qui ont connu l'amour maternel, pour tous ceux qui ont été des enfants entretenant avec leurs parents des relations d'amour-haine, ce film est un condensé de tous les sentiments contradictoires que l'on peut éprouver. Les jeunes acteurs sont formidables et la photographie est vraiment très belle. Pour amateurs d'histoires tristes et larmoyantes.
Une fratrie orpheline de la maman et tout est dépeuplé. L'incompris, c'est l'aîné. D'une sensibilité extrême, il couve son frère en dépit d'un père distant. Noyé dans la bourgeoisie des années 60, le film narre de façon subtile les relations fragiles entre un enfant face au deuil et un papa soumis à de grande responsabilité. S'il se classe dans le segment "film culte", il n'en demeure pas moins que toute la force émotionnelle du film est partie au fil des années. Peut-être à cause d'une mise en scène italienne très simpliste, qui prime l'histoire au mouvement de caméra. Je reste assez hermétique à l'histoire et c'est vraiment dommage.
Ce très beau, mais triste film, de Luigi Comencini, vaut surtout par la prestation, hallucinante de naturel, des deux jeunes garçons. D’ailleurs on se demande comment un réalisateur parvient à faire dire un texte à de jeunes enfants qui ne donnent pas l’impression de le réciter. Ceci dit, cette superbe approche du monde de l’enfance (tout le monde se reconnaîtra) démontre toute la puissance du rôle des parents dans l’éducation et le suivi de leurs enfants. Ici, le père qui vient de perdre sa femme, imagine que le petit est le plus affecté alors que c’est en fait le plus grand (d’où le titre). On suit cette histoire qui se déroule dans la riche résidence du consul de Grande Bretagne à Florence, ce qui agrémente le film de vues de cette magnifique ville que j’ai eu la chance de visiter (une véritable merveille). Vraiment à voir, ce cinéaste faisant sans doute partie des plus grands.
Comencini aura toujours été un réalisateur à contre-courant car il n’a jamais été fidèle au sien propre : son incompris n’est pas un artiste ou un déviant quelconque comme on pourrait s’y attendre, juste un personnage enfant qui va participer à l’incroyable expérience de faire un film sur la psychologie de l’enfant.
Dans une étouffante ambiance à la Vipère au poing & la vie bourgeoise de leur consul de père, deux jeunes frères vivent la perte de leur mère. Traités différemment, affectés différemment, ils réagissent différemment & voilà : un moteur scénaristique. Loin de battre la campagne comme dans son La grande pagaille, Comencini se referme sur un décor d’intérieur & s’enferme lui-même dans la scrutation des jeunes esprits, simulant pour le spectateur les effets que le script va avoir sur eux.
Bizarre théâtre émotionnel, quasi-huis clos où s’opposent clavecin & piano comme représentants respectifs de la frivolité & de la maturité, L’incompris oscille de la farce pure & simple au drame sans concession, mais toujours avec de bons moyens : le père ni noir ni blanc, l’oncle jovial avec sa personnalité à double-fond, tout est offert sur l’autel de la significance psychique & le seul regret de voir défiler ainsi les affects est que tout soit dimensionné à la hauteur des conséquences de chaque acte & de chaque mot. Alors, malgré la hauteur de ses objectifs & sa diligence à les remplir, le film est extrêmement superficiel.
Une particularité qui n’est pas aidée du fait que l’atmosphère est déjà lourde : on aborde la mort, l’innocence, les aspects moraux de l’éducation ; les murs trop étroits & la post-synchronisation monotone conduisent à rendre le visionnage intolérable. Il faut s’accrocher à la conscience qu’ont les personnages les uns des autres, & à la magnifique culture que Comencini arrive à faire de l’enfance, parvenant à ce qu’elle ne s’endommage pas sous les couches d’une écriture lucide quoiqu’orientée.
Interprétation si précise des tourments infantiles qu’on a envie de la citer comme exemple scientifique alors que ce n’est que de l’art, L’incompris termine sa course en confondant peines morales & physiques, mettant le personnage du père devant l’évidence qu’il a négligé l’une pour l’autre. Mais trop tard. Impitoyable pour ses protagonistes comme pour le spectateur, L’incompris est un de ces visionnages enrichissants qu’il faut supporter.
Un mélodrame inconnu - ambiance intimiste anglaise dans un décor florentin de rêve. On rit aussi de ces deux orphelins qui font tourner en bourrique les gouvernantes qui essayent de les tenir en main ( et aussi la scène irrésistible quand le cadet a peur d'être mangé par des nigériens cannibales). Mais l'essentiel est ailleurs, comment on affronte la mort à dix ans, la puissance de la "chambre du fils" n'est pas loin, en inversant les générations. excellent jeu des deux frères. C'est vraiment bien observé, filmé avec grâce, sans personnages secondaires inutiles, le film tente d'aller à l'essentiel et d'analyser le coeur brisé d'un enfant perdu face à l'injustice qui l'assaille. Ciné VO juin 2010
Un beau film de Comencini, paradoxalement éreinté lors de sa sortie puis reconnu quelques années plus tard par la critique ! Le sujet, un drame familial avec mort de la mère, souffrance et accident d’un enfant, aurait pu déboucher sur un mélo larmoyant. Mais si les larmes sont convoquées, ce n’est pas par de grands effets et artifices ; c’est au contraire avec équilibre (grâce entre autres à quelques excellentes pointes d’humour), justesse, délicatesse et subtilité. Par exemple le personnage du père qui, au-delà de sa responsabilité, est traité avec empathie ; son attitude, aux conséquences douloureuses pour le fils ainé, est toujours guidée par des bons sentiments. La remarquable mise en scène est toute au service de cette démarche : les alternances de plongées et contre plongées sont symboliques d’un Andréa grand par rapport à son frère et petit par rapport à son père ; les fréquentes présences en premier plan d’éléments décoratifs font ressentir la difficulté à pénétrer le personnage. Et un magnifique plan vient clore ce très beau film sur l’enfance, et sur la difficulté pour les adultes de la comprendre et la considérer.
Variation subtile et émouvante sur le monde de l'enfance par le regretté Luigi Comencini. Un film chromatiquement superbe, avec les magnifiques couleurs des jardins toscans et quelques vues réussies des bords de l'Arno, à Florence.
Promis à une enfance dorée, la vie de deux garçons bascule à la mort de leur mère. Chacun vit sa souffrance, le père tend bien que mal à veiller à la cohésion familiale mais ne comprend pas la réaction d'un de ses fils. Tragique erreur. Un film coup de poing sur la fragilité de l'enfance et sur l'impérieuse nécessité de communiquer avec ses enfants. 1h45 de sentiments et d'émotions contenues.
Le consul du Royaume-Uni à Florence, Sir Duncombe ( Anthony Quayle ), vient de perdre son épouse. Il demande à Andrea ( Stefano Colagrande ), son fils aîné, de ne rien dire à son jeune frère Milo ( Simone Giannozzi ). De là, chagrin, difficultés relationnelles et inconscience de l'enfance vont traversés cette famille.
Sorti en 1968 en France, *Incompreso - Vita col figlio* ou en français *L'Incompris - Vie avec son fils* est un film réalisé par Luigi Comencini. Ayant été affaiblies par de nombreuses mauvaises critiques à sa sortie, *L'Incompris* sera revu à la hausse dix ans plus tard.
Le décor est posé très rapidement. Ce drame familiale au sein de la ville Florence en Italie, se déroule dans la richissime famille des Duncombe. Comencini prend le partie de suivre majoritairement le fils aîné, Andrea. Ce personnage connait les raisons de l'absence de sa mère, il sait que celle-ci est décédé. A l'instar d'un frère beaucoup plus jeune, Milo, que le père veut préserver de cette terrible vérité en racontant des mensonges sur cette absence. L'acceptation de la vérité par Andrea pousse le père à le croire fort, mature et donc relativement autonome. D'ailleurs, on sent que ce père se retrouve sans les armes et la connaissance face à l'éducation de ses enfants. Comme le relate souvent Andrea et Milo, c’était leurs mère qui les comprenaient et les aimaient. Aujourd'hui les nombreuses domestiques s’enchaînent sans vraiment avoir une réel distinction. Et le père, quant à lui déborder par son travail, ne peut trouver le temps de les aimer, et donc de comprendre le mal-être de Andrea.
Les dernières traces laissés par Adelaide, la mère, se font rares. Les simples signes restants sont ce portrait dans le salon, un petit papier préventif dans un placard, les souvenirs à son propos racontés par les enfants sur le lac et enfin sa voix sur une bande magnétique. Ce gros plan sur les yeux en pleurs de Andrea, écoutant cette voix si lointaine que le père avait pris soin de cacher dans son bureau, comme un trésor personnel qu'on ne partage pas. C'est à partir de là que les bêtises enfantines et l'insolence vont occuper et désabuser les domestiques et le père. Un père, qui s’avère accrocher une certaine forme de préférence envers le Milo, plus jeune et qu'il considère donc comme plus vulnérable.
L'oncle William ( John Sharp ) arrive par train pour passer quelques temps avec cette famille. De là, s'installe une certaine forme de défi et de communion dans l’insolence entre Andrea et l'oncle. L'un n'aime pas vraiment les enfants qui braille sans arrêts, l'autre n'aime pas les vieux. Mais les deux se comprennent dans une certaines formes, comme si l'oncle William avait connu cette enfance difficile. Andrea connait par la suite sa première cuite, rapidement cachée par l'oncle et de là celui-ci l’incite à renouer les liens avec son père.
Ce renouement ce fait entre le fils et le père, particulièrement dans le contexte professionnel. En effet, le père invite le fils à le secondé au consulat. Une certaine forme de rapprochement donc, mais qui ne dure pas. Les bêtises enfantines gâchent rapidement les occasions de faire plaisir au père, et Comencini nous invite dans une sorte de course entre Andrea et Milo pour satisfaire le père. Deux frères qui étaient pourtant très fraternel.
Une forme d'insolence se dégage de Andrea. Il traîne dans les rues, se donne un air rebelle face aux autre enfants du quartier. Une forme du personnage de Antoine Doiniel dans *Les 400 coups* de François Truffaut prend le dessus chez le jeune italien. Ce manque d'amour fraternel constant le conduit d'avancer au fur et à mesure vers la dangerosité, qui ne peut inévitablement que tomber dans le tragique.
spoiler: Apres sa terrible chute d'un arbre, Andrea est cloué sur son lit au bord de la paralysie et de la mort, Il avoue à son père son manque d'amour et de présence. Là ou il voyait un fils aîné automne et fort, il s'y cachait enfaîtes un fils dans une certaine faiblesse. Il ne le comprenait donc pas.
Ce plan final d’ailleurs très sublime, avec cette caméra filmant le tableau de la mère, jusqu’à ce qu’apparaît le reflet de Andrea sur son lit. Andrea rejoint enfin sa mère, qui la tant manqué. Le tout sur le magnifique 2eme mouvement du concerto pour piano no 23 de Mozart.
*L'Incompris* est avant tout un film sur l'enfance, et la grande fidélité fraternel entre Andrea et Milo. Qui malgré les horreur de la vie, reste soudés et aimant l'un pour l'autre.
Sans toucher l’excellence non-plus, Luigi Comencini arrive plutôt bien à mettre en scène ce scénario qui au départ peut paraître assez classique.
En avant les violons et faites-les couiner le plus possible, quitte à faire passer Les Misérables pour une pantalonnade pleine de bouffons, car en Italie, on sait aussi faire pleurer dans les chaumières et en l'occurrence à Florence, une ville si magnifique qu'elle jure avec l'intensité archi-mélo-méga-dramatique du film.
On ne sait plus si c'est du lard ou du cochon, une facétieuse "commedia dell'arte", une sorte de satire du tire-larmes à faire mourir de honte les chutes du Niagara. Il faut reconnaître tout de même une belle interprétation d'Anthony Quayle, bouleversant en père bouleversé ; idem pour le gamin bouleversifiant au possible à l'égard duquel nous sommes tout bouleversifiés à notre tour. Surtout que l'autre petiot, le petit frère tout innocent nous en fait rajouter encore quelques hectolitres (de larmes).
Naurellement, impossible de regarder le film en vitesse normale, car l'ennui colossal qu'il dégage induit un sommeil profond qui nous empêche d'aller jusqu'au bout, même en cas de tremblement de terre. A vitesse x3 cependant, la chose est réalisable tandis que nous découvrons avec stupéfaction (enfin) la fin du mélodrame : nous qui pensions les vannes déjà bien ouvertes, nous voilà bien marris ! voilà-t-y pas que le Comencini "deux de tension" ouvre tout en grand et que le barrage s'effondre.
Voilà Florence inondée, ensevelie sous un océan de larmes... oui, ce Comencini se fout vraiment mais vraiment de notre gueule.
Un film mythique sur l'enfance. L'utilisation de l'adagio du 23ème concerto pour piano de Mozart souligne avec tendresse le mal-être d'Andrea, affecté par la mort de sa mère, et qui se heurte à l'incompréhension de son père. Dès lors, chacune de ses actions sera marquée par une maladresse importune et une malchance injuste, qui ne fera que le discréditer aux yeux de son père. Il faudra attendre qu'une catastrophe survienne pour que ce dernier ouvre les yeux et reconnaisse la sensibilité et la fragilité de son aîné, plus vulnérable que le cadet. L'Incompris de Luigi Comencini est l'œuvre la plus pathétique du Cinéma italien, bouleversant de grâce et de délicatesse.
Impossible de résister à ce bouleversant mélodrame à l’italienne décrivant avec une grande sensibilité les difficultés relationnelles entre père et fils.
Un film extrêment triste et émouvant, malheureusement trop méconnu du grand public. Il traite des relations difficiles qu'entretiennent un jeune adolescent, Andrea, avec son père, sir Duncombe, suite à un drame familial (mort de la mère). Milo, le frère cadet d'Andrea, semble être le point de jonction entre deux: chouchouté par son père, alors qu'Andrea recherche sans succès que celui-ci s'intéresse à lui, il attisera la jalousie de son aîné qui, à force de vouloir se faire remarquer auprès de son père, ne cessera de détériorer leus liens, jusqu'à en être incompris. Cette impossibilité de communiquer le mènera à la mort; c'est avant de mourir que son père se rendra cmpte de lamour qu lui portait Andrea. Assurément l'un des plus beaux films transalpins, à voir et à revoir. Préparez vos mouchoirs.
Film d'une grande puissance émotionnelle. On suit un garçon italien qui vient de perdre sa maman et qui accepte pas d'être mis en second après son petit frère par son père. Le film a une belle musique et des plans cinématographiques de grand art. A voir.