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Un visiteur
2,5
Publiée le 2 mai 2007
Les acteurs sont excellents, surtout Isabelle Carré, avec son visage d'ange, à la fois attendrissante et effrayante. L'image et les cadrages sont très travaillés et fort réussis. Dommage que le scénario, bien que pas mal ficelé, soit déjà vu ('A la folie, pas du tout' avec Tautou et le Bihan....) et que la fin soit longuette et poussive.
Atteinte de l'illusion délirante d'être aimée, Anna M. (Isabelle Carré) persécute le docteur Zanewsky (Gilbert Melki). Malsain...c'est tourné sans point de vue, on tourne en fait la maladie de quelqu'un mais, à la sortie, on se demande bien ce qui reste à retenir de ce film. très bonne Isabelle Carré mais est-ce difficile de jouer une 'folle'?
Très belle performance d'Isabelle Carré, une très grande actrice. Ce film ne plaira pas à tout le monde, car c'est un portrait, un tableau plutôt réussi, mais peut-être un peu long sur la fin.
Démoralisant et choquant. Isabelle Carré met à nu son impressionnant talent dans une atmosphère sans arrêt obscurcie par une musique désagréable. Le jeu des acteurs est touchant, et c'est cela qui sauve la mise à mon avis. Le scénario semble être bien travaillé mais il est tout de même déroutant et extrêmement sombre... Ca aurait pu être plus dramatique, plus boulversant... Le réalisateur a voulu souligner les malaises de cette maladie au lieu de rendre ce drame plus fort, plus sombre. Le résultat : on ressent un profond malaise. Mais on est laissé bouche bée face à la prestation d'Isabelle Carré , et aussi face à ce scénario : il semble être faits de hasards et d'incohérences alors qu'il repose sur une recherche poussée et respectueuse... C'est du bon boulot. Mais l'impression que l'on dégage de ce film nous démoralise tout de même un peu...
La peinture psychologique de cette érotomane est parfaite cependant il est dommage de constater une histoire de fond qui n'est pas assez substantielle, et un dénouement dont on attend quelque chose de totalement de totalement innatendu mais où rien ne vient. Au final ça reste un film à voir une fois, mais sans plus.
Dans le style femme désespérée voulant à tout prix mettre la main sur un homme marié quitte à lui "pourrir" la vie, il y a eu en 2002 "A la folie, pas du tout", avec Audrey Tautou, Samuel le Bihan et déjà la formidable Isabelle Carré, en femme du mari persécuté. Ce coup-ci, elle passe du côté de la persécutrice, dans un film qui choisit davantage l'aspect psychologique à l'aspect thriller de son prédécesseur. Personnellement, j'avais préféré "A la folie...", mais "Anna M" est un très bon film, très prenant. La progression dans la folie est très bien faite, et la fin offre toutes les possibilités. Isabelle Carré joue excellement bien (elle ne devrait pas rater une nomination aux prochains César), et Gilbert Melki est très juste comme toujours. N'hésitez pas à aller voir "Anna M", mais arrangez-vous pour qu'elle ne vous voit pas ...
Isabelle Carré est sans doute la plus grande actrice française de ce début de siècle, et ce film est précisément le genre de décor qui lui permet de dévoiler l'étendue de son immense talent. De là que dire de plus ? Que Spinosa est bon ? On le savait. Que la B.O est bien choisie ? En effet. Merci. :-)
Film vraiment flippant, isabelle Carré incroyable, tellement bien réalisé qu'on vit cette montée d'angoisse. sincèrement je souhaite à personne de vivre ce que vit Gilbert Melki.
Un film fort, poignant, qui nous plonge avec douleur et émotion dans le dédale de ce trouble psychique (l'érotomanie). Si le sujet avait déjà été traité avec brio et originalité dans "A la folie pas du tout", "Anna M." brille par sa sobriété narrative et esthétique, là où le film de Laeticia Colombani se voulait plus coloré : les deux sa valent et ne souffrent franchement pas de la comparaison. Isabelle Carré confirme, si besoin se faisant encore sentir, qu'elle est une actrice exceptionnelle : sa sincérité et son émotion nous innondent. On appréciera également l'ambiguité de seconds rôles de haute tenue.
Encore une fois je chercherai a compenser l'excès par l'excès inverse...ici en descendant ce film qui vaudrait bien 2 mais qu'y est d'une banalité monstre...je ne sais pas ce que le réalisateur a bien pu offrir a tout le monde pour meriter tant d'éloges! Le probleme c'est que ce film avait deja été fait et il me semble meme qu'Isabelle Carré (la sublime!) avait un role dedans...ca s'appelait "A la folie...pas du tout" avec Audrey Tautou et sameul le Bohan en couple impossible...là on aurait pu dire que c'était une bonne idée, mais refaire le même film c'est du plagiat pas du talent!
Cette histoire de démence amoureuse souffre un peu d'un rythme mou mais bénéficie d'un beau casting; le réalisateur s'attache à nous montrer ce qui se passe chez le bourreau, ce qui est plutôt inhabituel mais pas complètement abouti.
Un film tout à fait formidable dans son genre. Le réalisateur a réussi à rendre le problème psychologique en quelque chose d'effrayant. Par moment, on a complètement prit dans l'angoisse rendue par cette décidemment formidable actrice qu'est Isabelle Carré.
Je regrette une fois de plus que les spectateurs ne sont pas au rendez vous.
Isabelle CARRE est vraiment habitée par son rôle de "folle" amoureuse incurable. J'ai vraiment été mal à l'aise pendant une bonne partie du film pour elle et j'avais même pitié par moments en voyant sa detresse. Un bon film très touchant.
Un film talentueux mené avec efficacité. Implacable comme le doit être la dérive immuable et effrayante des personnes atteintes d'érotomanie. Progressivement, on sent que le piège de la folie se referme tant sur la(les) proie(s) que sur le sujet même. Si des bulles de conscience semblent faire surface, notamment lorsqu' Anna sur le point de sortir de l'HP fait un supposé mea culpa, la trêve ne dure guère et les affres de la maladie reprennent bien vite corps et vie. La comédienne nous montre ici un visage différent de celui qu'elle a pu nous faire apprécier dans ses précédents rôles, et c'est bien : bien qu'elle nous surprenne, bien qu'elle nous dérange, bien qu'elle oeuvre dans un autre registre. L'angélisme qui lui est souvent conféré cède le pas au machiavélisme. Un bémol, et c'est dommage : la dernière image. Le film aurait sans doute gagné en force(s) et interrogation(s) en étant plus suggestif et insidieux.