Une petite série B, mais qui parait presque un Ovni aujourd’hui grâce à la formidable prestation de l’équipe d’acteurs, qui réalisent tous des performances exceptionnelles et transforment ce film sans prétention en pépite . Tout d’abord le couple principal Daniel Prévost , déjà complètement délirant, déjanté , anticonformiste, aux mimiques qui nous régalent et Michel Galabru dans un de ses meilleur rôles . Dary Cowl acteur un peu oublié aujourd’hui , est au Top en professeur Nimbus obsédé par la transformation des voitures. A noter sa création d’une voiture sans chauffeur, à l’électricité, non polluante, totalement prémonitoire de ce que sera la Tesla des années 2020 , énorme . Super second rôle de Henri Guybet , Marion Game , Christian Marin, Paul Préboist, héros central bien sûr, acteur mythique des années 50/60, qui finira aux grosses têtes, qui feront tous de jolies carrières dans les comédies légères. Le scénario est assez bien construit autour de deux acteurs ratés, qui se transforment en détective, suite à un malentendu. Enquête sur un maitre chanteur, avec une teinte de surréalisme délirant, de bons gags , de bons dialogues, on ne s’ennuie pas , des rebondissements d’action constant, mais surtout des numéros de tous ces grands « cabotins »
Bien sûr, ce n'est pas un chef-d'œuvre mais je mets 5 pour rehausser la note pour honorer la mémoire de beaucoup d'acteurs qui nous ont divertis pendant tant d'années.
Un riche industriel, parce qu'il se trompe de porte, confond deux comédiens désargentés avec les detectives privés qu'il voulait engager pour protéger sa famille. Combien de temps peut durer ce quiproquo grossier, sachant que la comédie est un nanar d'un spécialiste en la matière Raoul André? Un certain temps, dirai-je, après avoir épuisé toutes les imbécillités qui maitiennent le malentendu entre Paul Préboist d'un coté et le duo Michel Galabru-Daniel Prévost de l'autre. Le sujet, qui tourne au mauvais boulevard dans la demeure de Préboist, aurait permis, chez un réalisateur ou scénariste plus ambitieux de confier au duo de médiocres comédiens sans cachet les rôles de leur vie en jouant au sens propre l'emploi de détective. Au lieu de quoi, Galabru et Prévost se plient aux stupidités d'une farce probablement tournée à la va-vite, ce qui expliquerait que le moindre début d'idée comique est sabordé. Il n'y a aucune application dans la réalisation et dans l'écriture. On peut réaliser des comédies dites "populaires" en y mettant un minimum de conviction. Mais, bon, c'est le principe du nanar de faire dans la facilité. On est gêné pour les comédiens, qui sont tous mauvais (et j'avoue que c'est pour ces raisons que je voie, non sans délectation, ce genre de films...)
À l'image de son titre, Y'a un os dans la moulinette, est une comédie improbable qui vaut d'être vu uniquement pour le joyeux cabotinage de ses interprètes.