La Fille du désert
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 décembre 2018
Un grand cinéaste ce Walsh, mais aussi quel filou. Parti d'abord de "High Sierra", film "noir" avec H. Bogart & Ida Lupino, comme cela a été mentionné dans la plupart des commentaires, il nous sert le même plat cinématographique 9 ans plus tard sous forme de Western; c'est que Raoul Walsh reprend carrément dans "La fille du désert" une scène entière tournée 2 ans auparavant dans un autre western : "CHEYENNE" (ne pas confondre avec "CHEYENNES" de John Ford), avec Dennis Morgan, Arthur Kennedy, Bruce Bennet, Janis Payne et Barton Maclaine. Il s'agit de la splendide attaque de la diligence reprise intégralement, à l'exception des intérieurs de la diligence et de l'issue de la scène. Dans "Cheyenne" la diligence s'écrase, dans "La fille du désert", elle réussit à échapper aux assaillants parmi lesquels Arthur Kennedy qui figure dans le premier film et que l'on reconnait dans un plan du second... Autre chose: Le père Walsh a dû oublier que les bandits étaient 5 et il fait dire à ses personnages de "La fille du désert" qu'ils étaient 6... Cela dit, "Colorado Territory" est bel et bien proche d'un chef d'oeuvre du Western.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

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3,0
Publiée le 26 mai 2026
Avec La Fille du désert, Raoul Walsh transpose la fatalité du film noir dans l’espace du western, donnant au récit une tonalité crépusculaire étonnamment mélancolique. Joel McCrea incarne un hors-la-loi usé et condamné avec une sobriété touchante, tandis que Virginia Mayo apporte au film une sensualité tragique qui dépasse largement le simple rôle de femme fatale. Walsh filme les paysages rocheux et les cavernes comme des pièges naturels où les personnages semblent inexorablement attirés vers leur perte. Pourtant, malgré la puissance romantique de certaines scènes et l’efficacité sèche de la mise en scène, le film paraît parfois prisonnier d’une mécanique narrative très classique qui limite la profondeur psychologique de ses enjeux. Un western noir élégant et sombre, porté par une vraie intensité fataliste, mais dont le classicisme empêche par moments une émotion plus durable.
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