384 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Un visiteur
2,5
Publiée le 2 décembre 2017
On prétend qu’initialement Vadim n’était pas très chaud à l’idée de partir du roman Les liaisons dangereuses. En analysant le film on peut comprendre pourquoi. Lorsque l’on s’attaque à une œuvre et des personnages aussi monumentaux faisant partie de l’imaginaire collectif, il est difficile d’éviter de tomber dans la représentation de ce qui est déjà établi. Alors qu’un scénario original permet de construire librement sans le poids d’être à la hauteur de ce qui est attendu. Les personnages interprétés par Jeanne Moreau et Gérard Philippe demeurent trop souvent en silhouette. Leurs traits de caractères sont peu nuancés et leur construction psychologique sans réelle progression. Pour ce qui est des comédiennes qui interprètent les deux victimes du tombeur, elles sont à l’image des personnages féminins de Vadim : menues aux lèvres pulpeuses, ingénues pour ne pas dire gourdes. Même les seconds rôles ont tous le même look au point de les confondre les unes des autres. Cela donne un résultat qui se rapproche davantage du boulevard dramatique que de la tragédie. Certains louent le cinéma de Vadim pour son audace à ébranler les tabous. Son historique matrimonial nous amène à se questionner sur ses véritables intentions cinématographiques : voulait-il brasser les mœurs d’une société faussement vertueuse ou réaliser ses propres fantasmes en pointant son objectif sur ses muses sensuelles au talent limité…?
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4,0
Publiée le 8 décembre 2009
Peut-être la meilleure adaptation de Laclos qui fit scandale lors de sa sortie en salles en 1960! Paradoxalement, ce fut un film moins rèussi mais plus efficace qui apporta à Gèrard Philipe à nouveau le succès quelques semaines avant sa mort! Personnage peu èloignè de Ripois, le libertin Valmont imaginè par Laclos, mais revu, corrigè et modernisè par Roger Vailland, permit à l'acteur de donner une nouvelle fois une èblouissante dèmonstration de ses dons face à la malèfiquement sublime Jeanne Moreau! On a dit que Vadim ne pensait nullement à Philipe pour le rôle et que ce furent les producteurs qui l'imposèrent! Au reste, pouvait-on imaginer personnalitès plus dissemblables, moins faites pour s'entendre que Philipe et Vadim? Une oeuvre aux odeurs de soufre, admirablement interprètèe, avec la merveilleuse musique de Thelonius Monk...
Mon Dieu que ce film a mal vieilli ! Une adaptation pas très fidèle et pseudo-cool façon années 60 d'un roman qui méritait mieux. Sans doute le pire rôle de Gérard Philippe, qui semble se demander ce qu'il fait là. Sans intérêt. Ne parvient pas à rendre l'esprit du roman.
Gérard Philippe en Valmont, Jeanne Moreau en Merteuil, voilà assurément la plus grande réussite de ce film raté, qui partait pourtant d'une idée intéressante : retranscrire au vingtième siècle le soufre des Liaisons Dangereuses. Hélas pour nous, Roger Vadim a trop dego pour s'effacer derrière ses 2 interprètes principaux et sabote littéralement son film à vouloir le marquer de sa patte. Ainsi, la musique jazzy omniprésente, les gros plans sur des nymphettes blondes aux yeux charbonneux et un casting mitigé plombent le récit de bout en bout. Ces erreurs de style mises à part, le film a également des vertus éducatives pour tous les réalisateurs qui, afin de coucher avec des jeunes femmes blondes à forte poitrine, leur offrent un rôle principal : regardez Annette Vadim en Mme Tourvel et vous comprendrez alors létendue du désastre. A choisir, préférez donc sans hésiter la version de Stephen Frears.
Quand je suis sorti de la séance du film, la première chose qui m'est venue à l'esprit est la beauté des femmes. A l'aube des années 60, les femmes étaient vraiment magnifiques. Elles étaient classes, se tenaient correctement et avaient une gestuelle sensuelle (en me tenant au film donc). Un couple s'amuse à briser l'amour que des victimes pourraient ressentir pour eux: c'est leur petit jeu pour garder leur couple marié vivant. Inspiré d'un roman de Laclos, "Liaisons Dangereuses" montre les plaisirs de l'être humain et démontre ses limites. C'est dur de ne pas ressentir des sentiments quand on joue avec les sentiments. Et justement, l'acteur incarnant Valmont, est séduisant et joue à merveille les manipulateurs. Mais quand il voit Marianne, une touriste danoise, il tombe amoureux d'elle. En conséquence de la jalousie qui s'installera avec Juliette. Le film met en scène beaucoup de personnages féminins, qui sont pour certaines, un peu calquées sur le modèle féminin des années post mai 1968, et certaines scènes sont juste risibles (la rencontre de Valmont et de Marianne!). Mais sinon la caméra a une bonne technique et est très bien utilisées. En avance sur son temps!
Tant de films vont ensuite s'inspirer (directement ou indirectement) de ce film originel (créateur de clichés, mœurs "amorales" post 68, thème du plaisir) que l'on ne peut qu'éprouver de l'indulgence (1959 tout de même !) et de la fierté (Made in France, cocorico !). Désolé pour cette overdose de (parenthèses) !
L'une des plus belles réalisations de Vadim. Intrigue passionnante portée par des personages au caractère bien trempé et revanchard. Le fait que le film ait été tourné en noir et blanc magnifie encore de longues et belles images tournées en montagne et au bord de la mer. On appréciera aussi les fantasmes du réalisateur (dont le fétichisme) que ce dernier suggère à travers quelques scènes ne manquant pas de pudeur. Très brillant.
Quel ennui, quel navet que ce film!.....je t' aime, je ne t' aime pas; je te rends jalouse, j' aime la cousine, la copine, la voisine.... Je te rendrai la pareille.... Je séduis, je plaque , je fais joujou avec les hommes, les femmes....Et tout à l' avenant. Cocufiage, séductions pathologique, ménage à trois, quatre ou cinq; blabattage pseudo littéraire, pseudo psychololo sur l' amour (pensez: le sexe); Vadim était, dit-on, un "homme à femme": il nous fait "profiter" de ses tracasserie du slip comme il le fait dans "La Bride sur le cou" ou bien dans " Et Dieu… créa la femme" . Dans ce navet incommensurable et malsain, de petits (et grands) bourgeois ne pensent qu' à coucher, tromper Pierre, Paul; Pierrette et Paulette. Un" film" d' une imbécilité sans pareille.
Un exemple d adaptation dans le sens de la modernité. Porté dans les années 60 et son insouciance ce film résonne encore plus par rapport au roman . Gérard Philipe est un formidable Valmont tout comme Jeanne Moreau excelle en Merteuil . Vadim n a jamais réussi à faire un aussi bon film devenu un classique.
Les très séduisants Vicomte Valmont et son amie Juliette de Merteuil, joués par Gérard Philipe et Jeanne Moreau au sommet de leur beauté et de leur jeunesse n'ont qu'un plaisir, s'aimer et " s'amuser " à détruire les âmes des autres en détruisant les couples au jeux pervers de la " séduction / destruction " froide et préméditée où ils sont maîtres. Ils s'attaquent orgueilleusement surtout aux individus les plus solides de vertu et de morale et les plus difficiles à dépraver en usant de tout leur savoir-faire en la matière et haut pouvoir de séduction et de dépravation de façon cynique et préméditée jusqu'à ce que, à force de destruction d'autrui, leurs jeux finissent par les détruire eux-mêmes ...
« un cinéma libre qui dénoue les liens cérébraux et libère les corps privés de lumières pervers " dit VADIM de son travail.
merci a MONK de contribuer au chef d'oeuvre avec une bande son elle aussi entreprenante .. (passage de boris vian maladroit en comedien mais telement seduisant perfectioniste)
Liaisons ennuyeuses... Bien que les acteurs soient brillants, ce film se révèle poussif et sans grand intérêt. On se lasse vite des intrigues ourdies par Valmont et Juliette pour corrompre leur entourage. On s'ennuie ferme, dès le début.
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1,0
Publiée le 7 mai 2021
Les Liasions Dangereuses est l'un des meilleurs livres jamais écrits très stylé et très maléfique mais un genre de mal que l'on doit aimer. Le film commence avec le réalisateur Vadim qui explique odieusement l'intrigue et les personnages s'expliquent continuellement sur leurs actions. Cette histoire n'est qu'une question de secret de style et de bonnes manières. Il remplace toutes les bonnes choses par des personnages qui disent tout haut tous les faits sur lesquels le spectateur devrait être obligé de réfléchir. Le film de Vadim prend des libertés avec l'intrigue du roman. Mais de toute façon c'est l'histoire de gens qu'on n'aime pas et dont on ne se soucie guère. Voilà qui résume assez bien mon opinion sur ce film...
Cette adaptation du roman de Pierre Choderlos de Laclos, bien plus ancienne que celle de Stephen Frears, possède à mes yeux autant de qualités que la version plus récente. C’est le premier grand film de Roger Vadim, qui, au-delà de révéler la beauté saisissante de Brigitte Bardot, n’avait pas encore vraiment fait ses preuves. Avec “Les Liaisons dangereuses”, il nous offre une réalisation d’une grande classe, portée par un casting exceptionnel comprenant Gérard Philipe, Jeanne Moreau et le jeune Jean-Louis Trintignant.
Gérard Philipe et Jeanne Moreau brillent dans leurs rôles de ce couple libre qui se lance des défis, convaincu d’être à l’abri de toute jalousie, contrairement aux couples ordinaires. Dans “Les Liaisons dangereuses”, les femmes sont les égales des hommes, ici, pas de Don Juan d’un côté et de femme à la petite vertu de l’autre. Ce film a beaucoup fait parler de lui à l’époque, et son côté subversif n’a pas toujours été bien reçu.
En somme, cette réalisation est une véritable réussite qui mérite d’être redécouverte. 8/10
Roger Vadim chercha ( me semble t il ) tout au long de sa filmographie à faire des coups commerciaux, en utilisant la même recette. Un casting sexy, un scénario sulfureux qui choque afin de créer un scandale, suscite la curiosité et fait venir le spectateur en salle.
Il faut dire que " Et dieu créa la femme " lui laissa penser que la source de sa motivation produirait immanquablement le même résultat. Il n' en fut rien !
Reconnaissons toutefois que Roger Vadim n' était pas dépourvu de talent. Son adaptation du roman épistolaire de Choderlos de Laclos en est un témoignage, même si celles de Milos Forman ou de celle de Stephen Frears ( ma préférée ) lui seront ( à mon goût ) supérieures.
Que se joue t il dans cette histoire que la psychologie éclaire ? On a affaire à deux personnages, vides de l'intérieur, mais qui veulent se persuader que leur absence de ressenti émotionnel ne cache aucune pathologie. Pour eux, l'amour est une illusion, une faiblesse, une idiotie qui ne repose que sur du sable ( ça leur semble une évidence car eux mêmes ne ressentent rien de positif au plan émotionnel).
Voyant les relations humaines uniquement sous le prisme dominant/dominé ( l'échange réciproque leur paraît être un danger et leur fait peur, car ils pensent qu'ils seront alors forcément des victimes ).
Pourtant le couple s'aime réciproquement mais l'admettre serait admettre que leur barrière émotionnelle est un leurre psychologique pour cacher un trauma - il vient sans doute de leur enfance.
La conclusion montre l'erreur ( elle est semi conscience ) de leur attitude.
Jeanne Moreau est formidable. Gérard Philipe n' est pas ( selon moi ) dans son meilleur rôle, dans celui qui lui correspond le mieux, mais cet opus de Vadim mérite sans nul doute le coup d'oeil.
Les amateurs de jazz verront avec plaisir certains des musiciens de l'époque ( aujourd'hui entrés dans la légende ) dont Barney Willem, les Jazz Messengers dans la formation avec Lee Morgan et pourront écouter quelques mesures de la musique de Thelonious Monk.
Sulfureuse, savoureuse, 'rafraîchissante' version très controversée (à l'époque de sa sortie) des Liaisons dangereuses. Excellente, magistrale, fascinante interprétation de Gérard Philipe, au jeu d'acteur tout en finesse, face à Jeanne Moreau, tout aussi admirable. Gérard Philipe qui une fois de + a eu le courage de s'engager dans un film jugé 'scandaleux' à l'époque (ce film a d'abord été interdit tout court, puis interdit aux moins de 16 ans).* Il avait le courage de 'risquer son image' dans des films et des rôles osés, considérés comme scandaleux à l'époque, dénonçant par exemple la 'sacralisation' des militaires (p. ex. dans Le diable au corps).* Dénonçant aussi (dans des films qui me semble-t'il ont moins choqué à l'époque) les hypocrisies (dans de si nombreux films), les injustices (p. ex. dans La Chartreuse de Parme et dans Pot-Bouille), l'inaccès aux soins fondamentaux (p. ex. dans Les Orgueilleux) ... * Merveilleux homme engagé également dans la Résistance durant la guerre (contrairement à son père, collaborateur). Engagé également syndicalement dans la protection des droits des artistes...
*Films qui pour autant ne se réduisent évidemment pas à ces 'engagements'/ 'dénonciations', ces films ont évidemment aussi de très nombreuses autres qualités...