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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est la petite fraction d'une vie d'une adolescente fascinante, dont on pourrait croire que sa liberté et sa beauté (mon dieu ce qu'elle est belle) en font la mieux armée pour affronter ce monde. Bercé voir hypnotisé pendant une heure quarante par une musique techno vide de sens, dans un univers vide de sens, on suit cette histoire simple et vide de rebondissements pour aboutir à un constat simple : une vie peut être vide même pour ceux qui ont à priori le plus de chance de la vivre à font ! Et si ce siècle ne répondait finalement pas à nos attentes ... Et si le jeunesse n'apportait plus rien ...
L'adjectif est souvent cité dans les critiques, mais il est ô combien adapté : enivrant. On tombe dans le film dès la première séquence (ne surtout pas la rater !), où le ton est donné. L'histoire de cette jeunesse dépravée taïwanaise n'est en effet guère originale, mais la façon de filmer, elle, l'est. L'actrice principale est émouvante, et son histoire ne laisse pas indifférent la jeunesse européenne dont je fais partie...
Mon premier Hou Hisao Hsien, bilan mitigé. Le portrait de la jeunesse de notre siècle me semble juste, les personnages sont riches et, malgré le manque de dialogues, ils donnent une épaisseur étonnante au vide ambiant. Les objets apportent également un relief : l'inanimé a aussi une histoire à raconter ici. Malgré tout, et bien qu'il s'agisse d'un effet de style recherché, la réalisation minimaliste voire brouillonne (de longs plans-séquences improvisés) ne sert pas forcément l'oeuvre...
J'ai vraiment eu du mal avec cette relation hyper toxique, plus encore qu'avec Happy Together. La longueur des scènes totalement oppressantes, un cauchemar.
spoiler: Heureusement, comme Vicky il nous est permis de respirer avec cette escapade à Hokkaido et plus tard grâce au lien créer avec Jack.
Des personnages dans une vadrouille intime au rythme sursauté où apparemment rien ne se passe, comme des marionnettes qu'on espionne pudiquement dans un environnement brouillant et coloré, presque psychédélique, non sans nous rappeller à quel point leur (notre) monde intérieur est tantôt un chaos tranquille, tantôt une désespoir devenu habituel et nécessaire. La beauté de Shu Qi est une marée dans laquelle on se noie tranquillement dans ce futur de déracinement dont l'auteur dévoile, pudiquement aussi, sa totale incapacité de compréhension.
Je l'ai vu lors de sa sortie, et j'ai tellement aimé que j'y suis retournée.
Aujourd'hui, je "vis" encore les émotions de ce films.
Ce film est un mélange de musique techno, de couleurs "technicolor", de contrastes qui emportent le spectateur dans son monde.
La caméra fixe de HHH est saisissante. Je me souviens particulièrement de 2 scènes: lorsque Vicky rentre chez elle et que son ami "sent" son odeur par jalousie: on ne voit pas les têtes, seulement des corps qui bougent devant une caméra qui, elle, reste fixe.
La seconde scène est le contraste saisissant entre les couleurs vives et la musique techno de Taïwan, et les couleur sombres et sobres, avec le silence de Sapporo, sur l'île de Hokkaïdo, au Japon, lorsque Vicky s'y rend pour retrouver Jack. Il y a là une séquence qui ne filme rien d'autre qu'une rue de la ville, en pleine nuit, enneigée. Caméra fixe à nouveau, qui pose le contraste mentionné ci-dessus/
C'est un film à voir, et un BO à avoir dans sa médiathèque
HHH est considéré aujourd'hui comme un des plus grands réalisatuer chinois actuel . Avec millenium Manbo on retrouve un véritable film de mise en scéne et de chef opérateur ; car si il y'a bien une chose que l'on ne peut pas repprocher a hhh c'est son utilisation "totale" de toutes les techniques du cinéma . Rien que a voir la 1er scéne du film qui est quasiment un chef d'oeuvre en elle méme avec une utilsation du son , de la lumiére de la voix off qui fait frémir. Sans parler des scénes dans les boites "hypes " de taipei ou l'on retrouve un univers sensoriel impressionant et ou HHH retranscrit visuelement l'ivresse de cette jeunesse perdue . HHH qui oppose ici ces deux mondes celui d'une réalité que l'on retrouve a la fin ou au japon avec ces magnifiques scénes de neige , et un monde qui agit sur nos sens mais un monde a la limite du fantastique avec d'ailleurs une mise en scéne ,rythmé par la musique electronique et des lumiéres suréalistes , également trés proche du fantastique . On pourrai reproche à HHH de s'être trop concenter sur certaines scénes pour en faire des petits chef d'oeuvre et d'en avoir parfois oublier d'autre ce qui crée un mouvement génrale du film assez spéciale qui laisse avec certaine scénes légérment sur notre fin . Mais la puissance du cinéma de HHH nous accroche telemnt par moment que l'on ne peut pas parler de lui sans parler de sa maitrise quasi parfaite de la forme et des techniques cinématographiques parfois au détriment du fond ce qui pourrait déplaire a certain ...
C'est assez mauvais finalement. Pas grand chose d'autre à dire. Les dialogues sont assez mauvais finalement et ne disent pas grand chose mis à part quelques échanges sans réelle conviction entre des êtres qui n'avaient rien à échanger même avant que ne commence le film. La bande son reste anecdotique. La rencontre d'un univers lumineux également. L'actrice sans surprise. Sans gage de l'âme.
De belles images, une super belle actrice, mais quand même sacrément chiant. De plus je déconseille ce film aux non-fumeurs, les personnages s'allumant clope sur clope tout le long du film. En sortant de la salle j'avais envie de tousser.