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Dark Vadargent
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5,0
Publiée le 8 mai 2019
C'est un film exceptionnel ! Spielberg mène son film d'une main de maître et Tom Cruise assure dans son rôle de policier. Je ne pensais pas qu'il avait été fait en 2002 tellement que les effets spéciaux sont réussit. Le scénario est très original et nous restons suspendu jusqu'au dénouement !
17 ans après, le film n'a pas vieilli sur le plan esthétique et mise en scène. Décors, cascades, scènes d'actions, tout est impeccable, à commencer par Tom Cruise. Pour le reste l'histoire reste d'actualité, notamment avec le fichage et l'omniprésence des algorithmes prédictifs, mais est quand même un peu tirée par les cheveux.
Spielberg SF ,ça donne souvent des bons films.John est un agent de police Precrime,unité spéciale qui grâce aux Precog (personnes capables de voir l'avenir)peut arrêter les assassins avant même que ces derniers commettent leur meurtre.Tout se déroule bien pour John jusqu'à ce que les precogs prédisent qu'il va commettre un meurtre. S'ensuit alors une chasse à l'homme entre ses anciens collègues et John pour empêcher ce dernier de commettre son crime. Appuyé sur un casting solide et quelques beaux plans et effets spéciaux (qui commencent tout de même à prendre des rides),le film subit tout de même la présence de quelques temps mort,notamment vers le milieu. Cela dit la fin est plutôt bien,même si l'effet de surprise est gâché à mon sens. Minority Report est encore un beau succès pour Spielberg,qui reste dans la lancée de son précédent film A.I.
Certes, tout ne m'a pas séduit (personnalités simplistes des seconds rôles et quelques séquences un peu trop Hollywood à mon goût). Mais, à l'exception de cela, il y a un très grand spectacle : d'abord, la société futuriste de Spielberg est impressionnante ; ensuite, l'action est magistralement mise en scène (il y a du dynamisme, une tension dramatique et, surprise, une ironie burlesque) ; enfin, Tom Cruise et Samantha Morton sont très convaincants. Bref, on ne s'ennuie pas.
Un de mes films de science fiction préféré. Certes c'est du Cruise/Spielberg, cela reste donc grand public et spectaculaire. Mais au delà des effets spéciaux et des courses poursuites, le concept de Minority Report est vraiment génial. Le monde futuriste présenté est parfaitement crédible, et on rentre sans peine dans l'histoire. Le film se concentre sur une double enquête passionnante (une dans le présent, l'autre dans le passé), mais sans négliger un fond plus vaste. L'ultra-connection, les restrictions des liberté au nom de la sécurité, l'individu broyé par le système sont autant de thèmes abordés avec succès. Les rebondissements s'enchaînent sans cesse, révélant une intrigue finement construite, et qui exploite surtout pleinement le potentiel du thème. Comment commettre un meurtre dans un monde où l'on peut les anticiper, comment éviter de commettre un meurtre que l'on est censé réaliser, toutes les questions qu'on se pose trouvent une réponse. Je suis toujours admiratif des films qui arrivent à conjuguer thème ambitieux et rythme, et Minority Report est clairement un must du genre. Pour le reste, le casting est parfait, avec notamment un Colin Farrell qui trouve un de ses meilleurs rôles en flic antipathique et une Samantha Morton saisissante en voyante sous acide. Enfin et surtout, la mise en scène de Spielberg est mise à l'honneur dans plusieurs scènes mémorables (le prologue, la scène de la baignoire, la scène des parapluies ou encore la formidable séquence finale) qui nous rappellent tout son génie. Bref, un film original, intelligent, rythmé, le top de la SF des années 2000 !
Un superbe film SF et thriller policier à la fois. Un visuel sombre, très futuriste et une questionnement sur la culpabilité. Peux-t-on être coupable avant de commettre le crime ? Ne prend pas une ride !
Tom Cruise/Steven Spielberg/Philip K. Dick. L’affiche de Minority Report est plus qu’alléchante et le résultat l’est tout autant. Dans cette adaptation de la nouvelle Rapport minoritaire (qui avait été d’abord envisagée comme une suite de Total Recall), Steven Spielberg montre toute sa science du divertissement tout en conservant l’aspect adulte qui était de plus en plus présent dans sa filmographie depuis La Liste de Schindler (A.I. étant un cas un peu à part). Cela passe par une photographie (toujours signée Janusz Kamiński) très désaturée en utilisant du "bleach bypass" (déjà utilisé dans Il faut sauver le soldat Ryan) rendant dès le départ une vision pessimiste de l’avenir. Pour coller à cette ambiance, Spielberg fait aussi retravailler les logos de la 20th Century Fox et de DreamWorks SKG dans cette ambiance (ils deviennent presque noirs et blancs et possèdent des vagues donnant une impression de trouble). Cette vision adulte passe également par la présence d’un élément assez gorespoiler: dans la scène où Anderton court après ses yeux (même si ce genre d’éléments pouvait être visible précédemment dans sa filmographie comme le prouve les Indiana Jones et particulièrement Indiana Jones et le temple maudit). De même, le scénario possède un discours plus méfiant envers l’état qu’auparavant dans la filmographie du cinéaste (qui aboutira à un film comme Pentagon papers) et qui anticipe légèrement le regard hollywoodien sur le régime de George W. Bush (le film sort après le 11 septembre 2001 mais a été tourné avant). On y retrouve également une thématique assez désespérée avec celle de la perte d’un enfant (qui inverse celle récurrente chez Spielberg de l’abandon d’un des parents). Il est même intéressant de voir évoquer la foi d’Anderton dans Precrime pour combler sa douleur quand on sait que Tom Cruise s’est plongé dans la scientologie pour se guérir de la sienne (il était atteint de dyslexie). En plus de cette maturité thématique, Minority Report anticipe certaines technologies au point qu'on pense régulièrement à cette œuvre quand apparaît des technologies tactiles (le premier iPhone ne sortira que 5 ans plus tard), ce qui apporte une forte crédibilité à son univers. À tous ces différents aspects, Minority Report offre également un spectacle constant enchainant des scènes d’action palpitantes (la scène dans l’usine de voitures est excellente) et une intrigue bourrée de rebondissements. Ainsi, même s’il n’est pas le film le plus personnel de Steven Spielberg (il se permet cependant d'insérer certaines références comme l’écarteur d’yeux d’Orange mécanique), Minority Report est un thriller d’anticipation bougrement intelligent et extrêmement divertissant qui fait partie des meilleures œuvres de son auteur.
Ce chef-d’œuvre est époustouflant de rebondissements, l’intrigue de science-fiction d’anticipation est en béton armé, une section de Police spécialisée se crée, soutenue par la création concluante d’une technologique reliant les humains médiums pour voir l’avenir, contrôlant ainsi la criminalité. Interpellés les futurs criminels avant qu’ils ne commettent l’irréparable, à la fois puissante parce que rien ne lui échappe à la précision des prévisions sensorielles, et d’autre part, une arme effrayante qui a des conséquences sur ces vies. Leurs moindres faits et gestes les conduit vers un irréversible sort, l’emprisonnement au confinement éternel plutôt que le sort funeste réservé étant donné qu’ils n’ont pas commis de crime, tel est le justificatif légal. L’erreur est infaillible, les humains dotés de ses pouvoirs extraordinaires entre leurs consciences dans la machine pour rendre la prémonition fiable, on ne s’ennuie pas de la durée du film, le début est génial annonçant d’emblée de la dramaturgie profonde, les retournements de situation sont passionnants. Je suis resté captivée par l’intrigue et sa forme philosophique véhiculée, la place de la femme est pertinente, les révélations des failles du système ont une origine humaine, c’est touchant et j’en suis émue, il y a de l’humour dans ces rêves de fantasmes. Le monde est imparfait par son faillibilité, être juge de soi même sans se laisser influencer par l’idéologie technique, il doit arriver ce qu’il advienne face au choix du terrible dilemme. La colère passée n’apaise la douleur en laissant un passé derrière soi synonyme de submersion dans le sinistre, les intérêts et les convictions mise en avant ont quelque chose d’intime et personnel, le lien avec l’auteur de la nouvelle, Philip K. Dick. Tant que l’avenir n’est pas encore prédestiné, l’inquiétude n’a pas lieu d’être, par un beau final poétique et apaisant.
Le retour de Steven Spielberg à la science-fiction dans les années 2000 s'est fait sur deux inspirations, sur Stanley Kubrick pour A.I Intelligence Artificielle puis sur Ridley Scott pour Minority Report adapté de l'oeuvre de Philip K.Dick sur un système sécuritaire soi-disant assez efficace pour empêcher les crimes avant qu'ils ne soient commis via un système de précognition. Sans trahir son approche intimiste pour tout contrebalancer grâce au facteur humain déterminant dans la suite des événements, le maître du divertissement puise un maximum sur le pessimisme de Blade Runner tout en y apportant une froideur aux tons quasi-monochrome reflétant toute la fausse-simplicité et la véritable complexité qu'implique une telle juridiction qui sécurise la population mais en la privant de l'éventualité du libre-arbitre. Le héros John Anderton est un personnage brisé et remodelé par le pré-crime, qui se retrouve dans une cavale qui le fait passer par toute les failles du système qu'il défendait, le spectateur met parallèlement la pertinence de ce dernier en question grâce aux outils que le réalisateur met à sa disposition (les multiples sous-entendus sur la différence de point de vue pouvant tout changer dans une retranscription de la réalité). Comme toujours chez Spielberg qui comprend et maîtrise ce dont il s'inspire pour la confronter à sa vision humaniste du monde.
John Anderton, le chef du département pré-crimes a pour but d’empêcher les crimes de se commettre grâce aux pré-cogs. Le système est dirigé par la prévention, la détection et la répression. Un jour, les extra-lucides lui font visionner le meurtre qu’il va commettre. Suite à ça, il va fuir et tenter de trouver sa future victime pour déjouer son «destin » tout en fuyant la justice.
Est ce qu’il est moralement acceptable d’arrêter une personne qui n’a pas encore commis le crime ? Steven Spielberg expose une nouvelle fois une des possibilités dans un avenir plus ou moins proche. Sa vision futuriste, est, sur ce film assez sombre, où la sécurité est tellement primordiale que la liberté est devenue une utopie. La sécurité est devenue tellement primordiale que la tentation du meurtre devient un meurtre.
On connaît l’amitié que porte Steven Spielberg à l’égard de Stanley Kubrick, et son film en est truffé de référence. Ajoutez à ça une photographie de Janusz Kaminski et une bande originale plus expérimentale de John Williams et le film est excellent.
Ca doit être la 4ème où 5ème fois que je revois ce film et, malgré le fait de connaître le dénouement, je passe toujours un bon moment ! Tom Cruise est très bon dans ce rôle de flic du futur qui intervient avant que le crime ne soit commis. Colin Farell est convainquant dans le flic concurrent et ambitieux qui a cependant une morale et une rigueur qui l’amène à découvrir la vérité, même s’il se révèle finalement trop naïf pour être le vrai héros de l’histoire. Le scénario est bien ficelé et le rythme est assez soutenu ce qui en fait un film qui se re-regarde avec plaisir. Sachant que la première fois que je l’avais vu, il m’avais vraiment bluffé par l’originalité du scénario et par la subtilité du dénouement.
Minority Report est peut être le genre d’oeuvre qui vieillis un peu mal car lorsque je vois à quel point le film a été très bien noté, je pense qu’il a peut être marqué en son temps mais qu’aujourd’hui il est moins surprenant ou impressionnant qu’il pouvait l’être à l'époque. Alors déjà le plus gros point positif est son univers, qui est digne des plus grands films de science fiction. On sent que Spielberg a apporté le soucis du détail dans les effets spéciaux et les décors, car tout est beau et très bien pensé. Les trente premières minutes brillent justement car elle nous font découvrir une nouvelle Police du Futur avec des décors sublime, notamment la salle où sont étudier les futurs crimes, qui a un design des plus audacieux. Mais c’est après nous avoir présenté tout cela que le film devient beaucoup moins intéressant car il plongera alors dans un scénario loin d’etre original : Le héros se retrouve recherché et une course poursuite s’engage alors, et sa pendant une grande partie de l’oeuvre. Alors forcément je trouve dommage de n’avoir pas profiter d’un univers si riche pour nous le présenter plus en profondeur à travers un scénario approprié. Alors après je ne connais pas l’œuvre original mais en jugeant seulement le film en lui même je trouve assez navrant de ne pas approfondir le tout, d’autant que la dernière demi heure est assez classique elle aussi et les secrets qu’elle dévoile sont vraiment simple à deviner. Autre point qui m’a gêné : Tom Cruise. Il joue dans ce film comme il joue dans beaucoup d’autre et il fait persister l’idée que j’ai de lui, je n’aime vraiment pas cet acteur.. alors forcément puisqu’il tiens le rôle principal il est dur de passer outre ce défaut mais là dessus ce sera chacun ses goûts.. Malgré tout, Spielberg parvient à bien jouer avec sa caméra et prouve à nouveau qu’il sait tourner des films d’action, même si je trouve vraiment que ce film et La guerre des mondes se ressemble beaucoup dans la façon de filmer. En bref, je trouve vraiment dommage d’avoir fait un simple film d’action, car même si certaines idées de réalisation sont intéressante, et que certaines scènes sont prenante, le tout m’a quand même déçu. En tout cas pour tout fan de SF il est necessaire de voir ce film pour se forger son propre avis.
Personnellement, j'ai mis du temps à regarder ce film. "Minority Report", à l'époque où il est sorti, j'étais très jeune et du coup j'étais pas trop emballé. Des années plus tard, je l'ai maté, et j'ai vraiment adoré. Je dirais même que c'est l'un des meilleurs films de Steven Spielberg. C'était l'un des films de science-fiction avec un scénario original et très bien écrit sortis à l'époque. C'est surtout un film assez froid, glauque et dramatique, mais quand même avec une petite dose d'humour inattendue par-ci par-là. Au niveau des acteurs, Tom Cruise est juste excellent et je dirais même que c'est l'un de ses meilleurs rôles au cinéma. Les acteurs secondaires comme Colin Farrell ou Max Von Sydow jouent très bien aussi. A la limite, le seul point négatif que je pourrais citer au niveau des acteurs, c'est Samantha Morton dans le rôle d'Agatha, qui est pas mauvaise, mais qui a tendance à surjouer des fois, ce qui fait un peu sortir des scènes d'actions. Mais à part ce petit point là, "Minority Report" est un film qui a vraiment de la classe, avec des effets spéciaux réussis pour l'époque et qui n'ont pas trop pris un coup de vieux avec les années qui ont passé. En conclusion, "Minority Report' est un film de science-fiction original très bon et marquant que je conseille de voir, surtout aux fans de science-fiction. Je suis même dégoûté de pas l'avoir regardé plus tôt !
Minority report pose, à travers son univers futuriste cyberpunk et son histoire sur fond de course poursuite un questionnement pertinent sur le libre arbitre et les défauts d'un système judiciaire dont la prétention première serait d'être parfait.
Mais on ne la fait pas à tonton Spielberg qui ne manque pas d'être assez large d'esprit dans les réponses qu'il y apporte. Le touche à tout d’Hollywood insuffle dans ce futur dystopique une subtile mais très importante vision utopique. Une idéologie soulignée ici par une photographie a la fois lumineuse et très de-saturée.
Toujours grand enfant dans son esprit, le cinéaste profite également des possibilités offertes par ses décors afin de jouer avec sa caméra, notamment avec quelques plans verticaux, certes dispensables mais foutrement sympa et agréable.
Les plus réfractaires regretteront peut-être le vide total d'éléments de contemplations ou que le côté "film pop-corn" puisse parfois empiéter sur la réflexion du scénario mais ce serait oublier que pour Spielberg, le cinéma est un lieu où l'on peut autant se divertir que s'instruire. Puis Blade Runner, autre oeuvre inspiré d'une nouvelle de Philip K. Dick impose déjà ces éléments, Aucun intérêt pour un cinéaste aussi inventif que Spielberg de les reprendre ici.