Le « patron » se réveille (révèle !!!!) enfin au bout d’une heure.... pour une deuxième partie plutôt sympathique ...... C’est un peu longuet pour qui attend une partie comique. Il y a les quipropos habituels et un style ancien qui ya plaisir à retrouver. Il est quand même dommage que ce film manque un peu de rythme.
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2,5
Publiée le 18 septembre 2018
Se retrouver sur le fauteuil du directeur du jour au lendemain, c'est assez hallucinant! Vivons un rêve èveillè, "Si j'ètais le patron", au Cinèma de minuit, dans le premier long-mètrage de Richard Pottier en tant que rèalisateur! L'argument, il est simple! En prenant pour un jour la direction de l'entreprise où il est employè, un ouvrier (Fernand Gravey) assure la prospèritè de l'usine et dècouvre l'amour en la personne de Mireille Balin! Les acteurs sont plutôt bien dirigès notamment Max Dearly qui retrouvera Pottier dans son film suivant, "Un oiseau rare". Comment le père Dearly peut-il songer à l'amusement quand la faillite est à la porte! il suffit juste de ne pas la laisser entrer! Car, dans la vie, il y a deux parts bien distinctes : la part du travail et la part des distractions (la fête de l'usine). il est temps de mettre un peu de fantaisie et de poèsie dans les affaires même si ça ne plaira pas à tout le monde! Du champagne, de la bière à volontè, du si-bèmol à ressort et du copain derrière les fagots pour cette comèdie sympathique d'avant-guerre...
L'ouvrier d'usine automobile et inventeur dédaigné Henri se lie dans un moment de beuverie à un certain Monsieur Max, dont il ignore qu'il est l'actionnaire principal de la société. Vues de loin, la fantaisie et la nature du sujet, le décor (d'usine), pourraient rappeler René Clair. Mais le scénario de la comédie est souvent laborieux et les personnages un peu trop épais pour mériter tout à fait la comparaison. A quoi s'ajoute une réalisation et un montage approximatifs. Ce n'est pas encore le Front Populaire mais il est de bon ton de moquer la direction de l'usine, le capitalisme et les actionnaires, dans un esprit qui prend parfois un tour populiste. Et si l'un de ces derniers échappe à la raillerie, c'est précisément qu'il est un capitaliste différent : farceur et farfelu -Max Dearly évidemment- jusqu'à vouloir faire du prolo de bon sens Henri le patron de l'usine. La comédie, avec davantage de subtilité, aurait pu faire une satire plaisante. En définitive, seules quelques situations incongrues se détachent. On reste ici dans la caricature inoffensive de la relation patron-ouvrier. Gravey cabotine un peu, l'encore débutante Mireille Balin est jolie mais cantonnée dans un rôle de secrétaire potiche, Pierre Larquey joue les prolos sans utilité. Tandis que le personnage le plus ouvertement espiègle, qui est aussi l'argument comique principal du film, l'actionnaire Maubert, nécessitait une causticité de tous les instants, au lieu de quelques insolences (dues à Jacques Prévert ?) éparses.