L’interprétation est irréprochable, le réalisme des combats impressionnant, et la mise en scène passable. Hélas, cédant sans vergogne à son pêché mignon, Scott étale son savoir et sa précision techniques en s’éternisant dans la description minutieuse des scènes d’action. En outre, il oublie de soigner sa structure narrative et de rendre plus intelligible l’enjeu de ses ressors dramatiques. Du coup, on ressort abasourdi de bruit et d’images fortes, et hébété quand à l’absence de réponses aux questions que soulevait la mission : a-t-elle été un échec total, car parmi les prisonniers, y avait il des personnes du staff de l’ignoble seigneur de guerre ? Pourquoi le chef de la mission a-t-il endossé l’entière responsabilité de la casse ? Les causes du dit échec sont-ils dû à une trahison de l'informateur, ou d'une sous estimation des services de renseignement et de communication des rebelles? D’un point de vue dramatique et historique, quelle a été la fonction de la capture du fournisseur d’armes de l’ignoble seigneur de guerre ci-dessus mentionné ? Quels étaient les intérêts de la population à supporter les rebelles? Les cinéphiles curieux de connaître nos arguments sur la réputation largement surfaite de Ridley Scott sont invités à lire nos commentaires sur ses autres films
Un film de guerre en Somalie poignant et sans temps mort réalisé par Ridley Scott !!! L'histoire vraie d'une mission de soldats Américains en terre Africaine qui n'en finit pas, des milliers de Somaliens les encerclent dans une ville avec des tirs de partout, des explosions à n'en plus finir et des dégats. Je regrette un peu le début du long métrage et la présentation des personnages prèt à se battre, pour la plupart trés jeunes et débutants, qui tombe dans les stéréotypes du film du guerre macho mais fois l'action commencé, on est en plein dedans avec des images d'hélicoptères de l'armée volant cote à cote sur le paysage Africain remarquablement filmés. Les scènes d'actions à répétition sont à couper le souffle. Le thème de la moralité dans tout ce carnage est bien descritif dans la dernière partie ou il ne faut point chercher de raison à ne plus comprendre. La réalisation de Ridley Scott est le moteur phare de ce long métrage d'une virtuositée visuelle que les acteurs d'un riche casting comprenant Josh Hartnett, Ewan Mc Gregor, Eric Bana, Tom Sizemore entre autres sont secondaires. A voir.
En 2001, Ridley Scott revient sur la bataille de Mogadiscio qui s’est déroulée en octobre 1993 et au cours de laquelle l’armée américaine a subi de nombreuses pertes. Après une contextualisation extrêmement concise du conflit somalien et des enjeux politiques, le récit nous plonge directement dans une guérilla urbaine effroyable. La qualité de la mise en scène, du montage et des effets spéciaux permet de maintenir un rythme haletant. Loin du discours patriotique béat, le réalisateur décrit plutôt un énorme fiasco militaire avec toutes les horreurs que comportent les combats. On peut toutefois regretter le caractère monolithique des personnages et l’absence de mise en perspective de cette mission. Bref, un vrai film de guerre qui ne laisse aucune place à la poésie ou au sentimentalisme.
J'ai bien aimé ce film, qui fait partie de cette lignée de film post 11 septembre, qui a été un traumatisme pour l'Amérique. La question de l'Orient s'est invitée dans les foyers américains, alors que jusque là elle était surtout l'apanage des militaires et de la diplomatie. Je pense que ces films, nombreux, exaltant la bravoure, le courage, le sens du devoir des soldats américains contre des adversaires orientaux (Irakiens, Afghans, ou ici Somaliens) , a dû avoir comme un effet cathartique pour les Etats-Unis. Le film est clairement manichéen (ce n'est pas une mauvaise chose vu le contexte), avec de valeureux soldats des forces spéciales qui se battent comme des lions face à des adversaires fanatisés beaucoup plus nombreux, aussi bien armés (voire mieux), et commandés par des leaders cruels et cyniques. Entre deux appels à la prière au Muezzin, on est comme happé par l'engrenage de la violence et le mitraillage continu de leurs positions respectives. On voit bien d'ailleurs que les guerres qu'ont mené les Américains en Afrique et dans les pays du Moyen-Orient sont de véritables guerres, le terme "guerilla" ne devant pas faire déprécier la valeur militaire des armées qu'ils ont combattu. Ainsi, les GIs américains sont loin de démériter face à des assaillants ayant l'avantage du nombre et se battant intelligemment en surplomb depuis les toits, Mogadiscio étant comme transformée en forteresse. Seule l'arrivée d'infanterie blindée permettra de débloquer la situation. Après, le film a tout de même pour défaut le fait que les soldats sont un peu interchangeables et que la lisibilité des opérations n'était pas forcément évidente, surtout dans la première partie du film. Mais bon, peu importe, par les temps qui courent je pense que même en France ce film peut faire l'effet d'une catharsis
Comme pour beaucoup de films de guerre, je n'ai jamais été au courant de ce conflit en Somalie ; grâce à ce film, j'en ai appris beaucoup et avec du recul, il est impactant dans le sens où spoiler: les Américains ne s'en sortent pas vainqueur . De manière générale, la structure en elle-même est bien faite : on commence par humaniser les soldats (j'y reviendrai), puis on se lance dans la Guerre elle-même. Par contre attention, les combats se couperont avec des moments plus allégés pour reposer le spectateur, histoire de souffler un peu. Côté casting, on est sur du full-star ; la liste est donc longue pour tous les citer, mais ils s'investissent jusqu'au bout. Non le vrai problème, c'est qu'il y a justement beaucoup trop de personnages et que la plupart d'entre eux sont très fades. Vu qu'ils sont nombreux, on ne retient pas tout le monde et on ne ressent pas grand chose quand ils trépassent. Le seul qui aurait mérité un semblant intérêt est Orlando Bloom : il aurait représenté le public, spoiler: mais vu qu'il est blessé dès le début , il ne sert au final pas à grand chose. Comme à son habitude, Ridley Scott parvient à nous immerger dans cette guerre avec une direction artistique tout aussi réaliste et impressionnante. Et quand l'action démarre, Scott place sa caméra où il veut renforçant le côté violent de la guerre et n'hésite donc pas à alourdir la violence. Les effets pyrotechniques et sanglants sont tout aussi crédibles et apportent un certain malaise. Hans Zimmer de son côté fait aussi un habituel très bon boulot : il varie le côté militaire avec une guitare électrique et des sons plus orchestraux et des cris africains pour les Somaliens. Son travail me fait penser à celui de Steve Jablonsky pour "Transformers".
Bien plus qu'un film de guerre, "La Chute du Faucon noir" est plus une étude de caractère sur l'action des soldats quand ils ne sont pas sur leurs terres et quand le plan initial tourne mal : ça reste avant tout une bataille non-stop, qu'on peut rapprocher à notre actualité. Si le côté humain n'est pas franchement réussi, la mise-en-scène de Scott est impeccable, tout comme la musique de Zimmer et le film ne se résume pas qu'à une simple mission de sauvetage.
1er point concernant ceux qui ont mis la bulle : non ce n'est pas n'importe quoi ce film c'est un film qui colle à la réalité, un film qui a été réalisé après de nombreuses vérifications historique, gore ?! ben oui la guerre n'est pas joli ! Pas de scénario ?! Ben il a beau être mince ce carnage, fait réel, se suffit à lui tout seul non ?!!... Et non Ridley Scott n'est pas qu'un simple technicien, on ne fait pas "Duelliste", "Alien" ou "Thelma et Louise" qu'avec de bonnes techniques ! 3ème point : "La chute du faucon noir" est un superbe film de guerre, réaliste et a encore plus de poids puisque c'est une histoire vraie. Le film nous montre nombre de bêtises guerrières (mort idiote d'un soldat qui tombe de l'hélico, le soldat qui deveint sourd). La réalisation est nerveuse sans temps mort (les soldats ne devaient pas en voir !)... Et le racisme quel racisme ?! De lutter contre un génocide c'est être raciste ?!!... Je suis anti-américain mais cet évènement est une histoire américaine, aurait-il fallu rajouter des français pour faire une bonne moyenne ?!... C'est un très très bon film de guerre avec les bons ingrédients et sans complaisance.
Voilà comment personnellement j ai pris ce film. À l image des soldats qui ont participé à cette bataille catastrophique pour l armés américaine on a pas de recul ni d informations sur le contexte. Du coup le film parait par moment à charge, par moment trop glorifiant pour les militaires US. La chute du faucon noir est un film de guerre ultra brutal, à la violence très réaliste et du coup très impressionnant. Le film a au casting toute la jeune garde des acteurs anglophones de l époque. Ridley Scott s en sort lui aussi très bien offrant une mise en scène nerveuse renforçant avec une musique formidable la brutalité de l ensemble.
En s'attaquant à l'opération américaine visant à déboulonner un chef politique somalien ayant tourné au carnage en octobre 1993, Ridley Scott se frotte à un nouveau genre : le film de guerre. Et malgré tout le bien qu'on peut penser du cinéaste, il y avait des raisons d'appréhender La Chute du Faucon Noir. Premièrement, le genre peut facilement verser dans l'exaltation du drapeau américain (Le maître de Guerre, Rambo 3, ...), et se vautrer dans une tranchée de poncifs et de contre-vérités. Deuxièmement, c'est Jerry Bruckheimer qui produit le film. Petit rappel utile : quelques mois auparavant, le même homme (avec son comparse Michael Bay) commettait Pearl Harbor...Un immense naufrage artistique à base de bluette abjecte et patriotisme grossier. Donc OUI, on pouvait avoir des doutes. C'est donc une bonne surprise de voir que Ridley Scott met clairement la pédale douce sur les considérations politiques pro-yankees. Ce qui l'intéresse, ce sont ces frères d'armes envoyés dans une mission qu'ils pensaient de routine et vont se retrouver dans l'enfer d'une escalade chaotique et déchainée. Sur les 2h23 de projection, la mission va en occuper une bonne heure et demie. Sans coupure et sans issue. Une nouvelle fois, Ridley Scott fait preuve d'un génie cinématographique peu commun. La guérilla urbaine est filmée avec un sens de l'espace et une efficacité rarement vue sur grand écran. Scott se situe dans une veine similaire à Il faut sauver le soldat Ryan (approche quasi-documentaire, cruauté des combats), quoique son œuvre entend surtout nous immerger dans un chaos stratégique, sorte de labyrinthe urbain avec présences hostiles à presque chaque rue ou croisement. Les minutes défilent, la situation ne s'arrête plus de dégénérer et on voit tout. Du point de vue des Deltas sur place, des hélicoptères qui survolent Mogadiscio, des généraux qui sont tout aussi dépassés. Une déroute assumée et que le film a la bonne idée de ne pas occulter. Dans la forme, La Chute du faucon noir est probablement le film de guerre le plus influent après l'épopée guerrière de Steven Spielberg. Maintenant, comme je le disais, ce n'est pas la toile de fond politique qui intéresse Scott. Ce qui en fait sa force et sa faiblesse. Surtout dans un contexte pareil, alors que l'administration Bush commençait sa guerre contre le terrorisme (2002), s'apprêtant à déverser ses bombes sur le moyen-orient avec les conséquences que l'on sait. Pas que La Chute du Faucon Noir devait verser dans le réquisitoire anti-armée évidemment. Mais discuter la légitimité de certaines de ses actions en pays étrangers, notamment dans des zones où les notions de stabilité, révolte ou nation ne sont pas forcément pensées ou obtenues de la même façon qu'en Occident, eut été approprié. Cela n'empêche pas une critique de l'arrogance et du manque de réflexion dans les directives opérationnelles, mais le film ne prend jamais vraiment le temps d'approfondir. Pression pour ne pas mordre sur la ligne de la part de Bruckheimer ? Pas impossible, vu le CV et les rapports amicaux que ce dernier entretien avec les forces armées américaines. Réciproquement, il serait quand même malhonnête de retirer au film son bilan pour le moins contrasté quant aux réponses militaires adressées face à des questions de politique étrangère. Je serai donc bien moins critique à cet égard qu'Oliver Stone dans son documentaire Une autre histoire de l'Amérique. Bien que je conçoive les réserves concernant l'absence d'informations sur la situation somalienne, ou à l'absence de représentation concrète de l'adversaire, La Chute du faucon noir est tout de même loin de la propagande pro-américaine ou du révisionnisme fallacieux (à l'instar d'un certain Pearl Harbor). On peut rendre hommage à l'uniforme sans repasser un coup de polish sur la bannière étoilée. Selon moi, Ridley Scott le fait plutôt bien ici.
Encore auréolé de son succès avec "Gladiator" sorti deux ans plus tôt, le cinéaste américain Ridley Scott revisite une nouvelle fois l'histoire avec un film de guerre décapant qui n'a que pour objectif principal de nous en mettre plein la vue. En octobre 1993, en Somalie, la guerre civile provoque une famine dans la population civile. Les États-Unis envoient un détachement composé de membres de la Delta Force, ayant pour mission d'arrêter Aidid, un général somalien s'opposant aux forces de l'ONU. Tiré du livre "Black Hawk Down: A Story of Modern War" de Mark Bowden, "La Chute du Faucon Noir" est un blockbuster survitaminé et décérébré. Avec Jerry Bruckheimer à la production, il ne fallait pas s'attendre à mieux, le producteur étant connu pour son goût prononcé pour l'action démesurée. Ainsi, le film de Ridley Scott délaisse toute approche philosophique ou politique pour concentrer toute son attention aux scènes de castagne qui sont bien évidemment impressionnantes. Passé la première demi-heure qui pouvaient présager un grand film de guerre, le long métrage immerge le spectateur dans une scène d'action longue d'une heure trente ! Le spectateur est plongé malgré lui au sein d'une boucherie explosive où les balles fusent par milliers, où les roquettes pleuvent et où les cadavres s'entassent au fil des minutes. La réalisation demeure plutôt bonne avec des décors bien choisis, des images assez chocs misent en valeur par des plans larges si cher à Ridley. On regrettera tout de même le côté (très) manichéen du film qui n'oublie pas de glorifier ses héros dans un aspect mélodramatique finalement peu convainquant. Les acteurs sont tous très bon sans exception, de Ewan McGregor à Tom Sizemore (un grand habitué des films de guerre) en passant par Hugh Dancy, Ioan Gruffudd ou Eric Bana. Composée par Hans Zimmer, la musique trouve parfaitement sa place au sein de cet univers impitoyable. Ainsi, "La Chute du faucon noir" ne fait pas dans la dentelle et propose un film de guerre poignant et divertissant qui aurait gagné davantage en proposant une approche s'intéressant aux enjeux politiques.
Ridley Scott a fait un excellent travail en adaptant le livre du même nom du journaliste Mark Bowden de 1999 sur l'opération Gothic Serpent, qui impliquait les forces des Nations Unies et des États-Unis contre le chef de la SNA, devenu seigneur de guerre, Mohammed Farah Aidid et ses gangs.
Des factions islamistes qui ont imposé un régime de terreur et ont délibérément attaqué les soldats de maintien de la paix pakistanais de l’ONU, ainsi que le personnel américain, et volé les livraisons de vivres du Comité international de la Croix-Rouge, alors qu'ils terrorisaient et affamaient le peuple somalien au début des années 1990.
Le film se concentre sur la bataille de Mogadiscio, également connue sous le nom d'incident du Black Hawk Down, qui faisait partie de l'opération Gothic Serpent, qui s'est déroulée entre le 3 et le 4 octobre 1993.
C'est un pur film de guerre tourné au plus près des protagonistes et des combats qu'ils subissent. A l'instar de la scène d'ouverture d’“Il faut sauver le soldat Ryan” (1998), les scènes sont intenses et montrent la réalité de la guerre sans détour ni artifice.
Des événements réels qui démontrent pourquoi certaines régions du monde restent chroniquement sous-développées malgré des milliards d’« aide au développement », qui arment les enfants plutôt que de les envoyer à l'école.
Une œuvre qui, au-delà de sa valeur cinématographique, a également une valeur pédagogique, car elle constitue un bon support de cours afin d’enseigner les évènements précités en classe d’Histoire-Géographie, d’Economie Politique ou encore de Séminaire d’Education Civique.
Même si l’histoire elle-même ne donne pas en vie de suivre le film, on est quand même surpris par la facilité que le réalisateur à de faire monter l’horreur en nous. Car l’histoire réelle de ces hommes est tout à fait remarquable. Malgré un dénouement à l’américaine, on en a plein les yeux et c’est ce qui fait le charme du film. Du grand spectacle
Un film de guerre qui ne prétend qu'à une seule chose : nous en mettre plein la vue. Sur ce point, La Chute Du Faucon Noir y arrive amplement grâce à une action non-stop qui nous embarque dans un conflit longtemps critiqué : le conflit Somalien.
Une version du film Il faut sauver le soldat Ryan de nos jours. Un scénario bien écrit et bien inspiré d'une histoire vraie. Un casting qui joue sérieusement leurs rôles à la perfection. Le début est un peu long à démarrer, mais une fois que la guerre a commencé, le film change d'intensité. On est très vite transporté dans la galère des soldats et quand on regarde le film, on a l'impression d'être à coté avec les excellents bruitages des balles et des explosions. Des scènes d'actions spectaculaires et non-stop jusqu'à la fin du film. On rentre bien dans l'atmosphère de la guerre terrifiante et je trouve que les difficultés pour mener une guerre sont bien exploitées, surtout quand les soldats éparpillés et coincés dans tous les coins de la ville. Des scènes de dialogues bien cadrés. Des costumes impeccables. Des décors bien montés. Ce film est un véritable chef d'oeuvre qui faut absolument le voir et le revoir.
Un bon film de guerre de Ridley Scott sur une intervention américaine ratée en Somalie : pris au piège par l'hostilité des miliciens locaux, un bataillon tente d'échapper à la catastrophe dans des rues transformées en champs de bataille. A l'image de ses scènes de combats intenses et acharnées, Black Hawk Down propose un spectacle particulièrement efficace bien que la facette psychologique inhérente aux films de guerre paraisse ici quelque peu en retrait. A voir pour les amateurs du genre !