Succès phénomène de l'année 88, Bagdad café est un film atypique et profondément chaleureux. Il n' y pas vraiment un développement d'histoire, il n'y a pas beaucoup de dialogues, une mise en scène un peu maniérée, et juste des personnages restant toujours un peu étrange et de plus en plus attachants. Ce film avec son côté win Wenders, c'est un lieu, une géographie avec quelque chose de douloureux et quelque chose de magique aussi. Les personnages mettent de l'art dans leur vie et de la vie dans leurs art. Le charme opère et le film œuvre probablement pour le rapprochement des gens et des peuples. Une œuvre phare des années 80, étrange, poétique, et touchant, si loin des réseaux sociaux d'aujourd'hui . Vive la différence en morale, surtout si elle s'accompagne d'art.
Très beau film, dont j'espère qu'il restera culte même s'il finit par vieillir un peu. Il "parle" à ma génération, en tous cas. Sa musique reste dans toutes les têtes. Une grande réussite, cette réalisation dans un décor très original, déconcertant. La fantaisie de ce film en fait presque un conte philosophique...
Presque 40 ans + tard, j'ai perçu la lente et agréable douceur de ce film. Bien entendu la chanson par Jevetta Steele y prend toute sa part : un moment de quasi-fable :-)
Apprécions « Bagdad Café » pour ce qu’il est : un film qui incarne l’esthétisme et l’état d’esprit de la fin des années 80. Bientôt le mur de Berlin va tombé, nous penserons alors avoir tourné une page de l’histoire. De toute l’Europe affluera des personnes qui veulent vivre et voir de leurs propres yeux ce moment au côté des allemands. 2 ans après, c’est au tour de l’URSS de se disloquer. Un immense espoir d’ouverture submerge l’Europe. Précurseur « Bagdad Café » parle d’un monde ouvert où les cultures se rencontrent, où l’être humain est ce qui importe, au-delà des différences, où l’on cherche ce qui nous uni et non ce qui nous sépare. « Bagdad Café » est définitivement un film humaniste ! C’est un conte poétique et magique mais en 1988, on pouvait y croire… Coté esthétisme, « Bagdad Café » est presqu’un clip vidéo long format. On retrouve l’esthétisme de l’époque dans le choix des couleurs, dans les prises de vues volontairement de travers, dans la tenue incongrue de tyrolienne de Marianne Sägebrecht, le tout, soutenu par une bande musicale, nommée aux Oscar de la meilleure chanson originale pour « Calling You », interprétée par Jevetta Steele et composé par Bob Telson. Modernité de 1987…. L’époque était à l’espoir. Nous allions faire chuter pacifiquement les frontières des nations. Nous nous concentrions alors aux frontières sociétales. « Bagdad Café » était une promesse optimiste, loin du marasme économique, et c’est certainement ce qui explique son immense succès européen et son César du meilleur film étranger. Alors « Bagdad Café » pêche parfois mais reste une œuvre emblématique.
Les personnages sont sympas mais il ne se passe rien pendant tout le film ! La chanson a peut être aidé au succès du film, le paysage désertique du Nevada aussi. Sinon beaucoup d’ennui et pas beaucoup d’intérêt. 2,4/5
Revu pour la 1ere fois depuis sa sortie. Très années 80', un parti pris iconoclaste ( couleurs, plans décalés) et une interprétation qui attire la sympathie. Disons que le film a moyennement vieilli mais se laisse revoir avec plaisir.
Voilà un petit film du dimanche loufoque mais agréable. Une curiosité légère plutôt bon enfant, sans longueur. Un style particulier, des personnages bizarres dont on se sent quand même distants.
Revu en rediffusion 'une merveille. Ce film fait une très belle et bonne approche de la différence. Cela a été un plaisir de le revoir. Un super moment de cinéma .
Je viens de revoir "Bagdad café", bientôt quatre décennies après sa sortie ! Ce petit bijou, cette pépite est vraiment un film totalement unique en son genre, inclassable, inattendu. La photographie, la BO, les plans, le montage, les dialogues, tout est absolument réjouissant. Avis à tous les cinéphiles : A ne pas manquer !
Film sublime sur la naissance d'une amitié entre la patronne acariâtre d'un motel miteux du désert américain et une touriste allemande égarée déposée là à la suite d'une brutale rupture au bord de la route. Les personnages d'abord un peu grotesques, l'une grimaçant et criaillant sans cesse, l'autre empruntée et maladroite se révèlent au fil du récit sublimes, surtout le merveilleux personnage de Jasmin si bien incarnée par l'actrice Marianne Sagebrecht: gentille, de plus en plus belle, généreuse, affectueuse, talentueuse en magie et si touchante. Elle redonne gaieté et vie au vieux motel, le dépoussière et conquiert le cœur de chacun (Dommage qu'on lui donne en mariage un vieux barbon de 25 ans de plus qu'elle... la jolie actrice n'avait que 42 ans). Ce film est un chef d'œuvre merveilleux.
Précipitez-vous, ce magnifique film repasse en ce moment sur le replay d'Arte. Depuis 1987, j'ai dû le voir 4 fois. Il fait partie des rares films que je revois régulièrement et je ne suis toujours pas lassé ; il n'a pas pris une ride et est toujours aussi frais. L'histoire de cette renaissance de 2 femmes brisées si différentes qui se rencontrent de façon totalement improbable, qui entraînent leur entourage dans leur parcours de résilience, est émouvante en soi. Toutes les qualités sont présentes : histoire, jeu des acteurs, image, musique, émotions, intérêt, développement... avec des tranches de poésie qui coupent le souffle tellement elles sont fascinantes. Les 1 h 27 (un format de durée qui devient rare aujourd'hui) passent vraiment trop vite et on aimerait que ça dure encore. Quelle merveille... et en lisant les critiques de ceux qui n'ont pas aimé, je me demande comment c'est possible qu'ils n'aient eu aucune émotion ou qu'ils se soient ennuyés... et comme cette absence d'intérêt m'échappe, je ne me prononcerai pas. Ce film fait partie de la catégorie des histoires qui font du bien ; c'est suffisamment rare dans la production cinématographique pour ne pas s'en priver.