Prince des ténèbres
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201 critiques spectateurs

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Martin Pollaud-Dulian
Martin Pollaud-Dulian

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2026
“Every particle has his anti-particle, its mirror image, its negative side. Maybe he is anti-god, bringing darkness instead of light”.

Lorsqu’un prêtre de sa paroisse décède, le père Loomis découvre dans les affaires du défunt, l’existence d’une crypte cachée, dans une Église de la banlieue de Los Angeles. Il trouve dans celle-ci un mystérieux cylindre, aux propriétés inconnues. Aidé d’une équipe de scientifiques, il se rend compte que l’artefact renferme une puissance maléfique, prête à se déverser sur le monde.

Une malédiction maléfique, cachée depuis des millénaires, qui advient dans l’Église en briques d’une banlieue industrielle de Los Angeles, pas de doutes, on est bien dans un film de John Carpenter.
Prince des ténèbres, c’est le retour de Big John au cinéma indépendant après l’échec de son aventure hollywoodienne. Le retour au budget serré, à la débrouille, aux effets pratiques, aux acteurs expérimentés du circuit B, bref, le cadre dans lequel il s’épanouit le mieux. Carpenter redevient aussi maître total de son film, et ne manque pas de ramener ses thèmes existentiels : la fatalité de la malédiction et l’arrivée du mal absolue.

Prince des ténèbres, c’est d’abord une tension qui se met en place : ce groupe hétéroclite de chercheurs, scientifiques et prêtre, enfermés dans cette Église, progressivement isolée et encerclée par les forces du mal. Cette angoisse progressive, faite d’apparitions surnaturelles, qui gagne petit-à-petit l’intérieur du bâtiment créé un climat de paranoïa, avec par-dessus cette musique lancinante et omniprésente, fonctionne à merveille. L’unité de lieu qui permet de travailler une atmosphère de danger, c’est ce que Carpenter sait faire de mieux.

L’intérêt du film réside aussi dans ce mélange des genres très bien géré, de religion, de physique quantique et d’horreur. Cette association de personnage permet des discussions entre physicien et prêtre sur l’origine du mal et l’existence du démon particulièrement passionnantes. Il y parvient grâce au génial duo entre les personnages interprétés par Donald Pleasence et Victor Wong, sortes de sommes parfaites de ce que j’appelle les oracles du mal du cinéma de Carpenter, ces personnages qui assistent à l’arrivée des pires calamités sur la société dont ils sont en marge, tout en étant les seuls à réellement les comprendre.

Le retour du maître de l’horreur au film fauché, deuxième opus de sa trilogie de l’apocalypse, donne lieu à un petit régal de film d’horreur.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2026
Malgré un âge visible le scénario sort du lot pour un film de ce genre. Ensuite l'ambiance est réussie avec de beaux décors et une bonne bande son.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2026
“Every particle has his anti-particle, its mirror image, its negative side. Maybe he is anti-god, bringing darkness instead of light”.

Lorsqu’un prêtre de sa paroisse décède, le père Loomis découvre dans les affaires du défunt, l’existence d’une crypte cachée, dans une Église de la banlieue de Los Angeles. Il trouve dans celle-ci un mystérieux cylindre, aux propriétés inconnues. Aidé d’une équipe de scientifiques, il se rend compte que l’artefact renferme une puissance maléfique, prête à se déverser sur le monde.

Une malédiction maléfique, cachée depuis des millénaires, qui advient dans l’Église en briques d’une banlieue industrielle de Los Angeles, pas de doutes, on est bien dans un film de John Carpenter.
Prince des ténèbres, c’est le retour de Big John au cinéma indépendant après l’échec de son aventure hollywoodienne. Le retour au budget serré, à la débrouille, aux effets pratiques, aux acteurs expérimentés du circuit B, bref, le cadre dans lequel il s’épanouit le mieux. Carpenter redevient aussi maître total de son film, et ne manque pas de ramener ses thèmes existentiels : la fatalité de la malédiction et l’arrivée du mal absolue.

Prince des ténèbres, c’est d’abord une tension qui se met en place : ce groupe hétéroclite de chercheurs, scientifiques et prêtre, enfermés dans cette Église, progressivement isolée et encerclée par les forces du mal. Cette angoisse progressive, faite d’apparitions surnaturelles, qui gagne petit-à-petit l’intérieur du bâtiment créé un climat de paranoïa, avec par-dessus cette musique lancinante et omniprésente, fonctionne à merveille. L’unité de lieu qui permet de travailler une atmosphère de danger, c’est ce que Carpenter sait faire de mieux.

L’intérêt du film réside aussi dans ce mélange des genres très bien géré, de religion, de physique quantique et d’horreur. Cette association de personnage permet des discussions entre physicien et prêtre sur l’origine du mal et l’existence du démon particulièrement passionnantes. Il y parvient grâce au génial duo entre les personnages interprétés par Donald Pleasence et Victor Wong, sortes de sommes parfaites de ce que j’appelle les oracles du mal du cinéma de Carpenter, ces personnages qui assistent à l’arrivée des pires calamités sur la société dont ils sont en marge, tout en étant les seuls à réellement les comprendre.

Le retour du maître de l’horreur au film fauché, deuxième opus de sa trilogie de l’apocalypse, donne lieu à un petit régal de film d’horreur.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
On retrouve l’une des obsessions de Carpenter, la présence du Mal, spoiler: ici personnifiée par un cylindre en verre contenant un liquide vert tournoyant (waouh !),
associée à l’enfermement, spoiler: ici dans une église désaffectée de Los Angeles où un professeur (Victor Wang, 53 ans) et 5 étudiant(e)s spécialistes de physique quantique, à la demande d’un prêtre (le britannique Donald Pleasence, 68 ans, 3e collaboration sur 3 avec le réalisateur), sont venus étudier le cylindre (qui aurait 7 millions d’années !) et qui ne peuvent en sortir, bloqués par des clochards
. Cela évoque son film « Assaut » (1976) où il s’agissait d’un commissariat assiégé des malfrats semblables à des zombies. Le film est long à démarrer, d’où un manque de rythme (il dure 1h42) tandis que le scénario (écrit par le cinéaste sous le pseudonyme de Martin Quatermass), avec un côté « Dix petits nègres » d’Agatha Christie, confus ou aux explications fumeuses ( spoiler: découverte d’une supernova
), parfois grotesque, ne permettant pas au spectateur de rentrer dans le film, la présence de fourmis, cafards et lombrics ne suffisant pas. Idem pour la musique (toujours de Carpenter) redondante.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
Un film qui ne cherche pas l’effroi, mais le trouble.

Un étrange cylindre rempli d’un liquide vivant repose dans une église oubliée. Tout autour, les signes d’une présence ancienne, non pas cachée mais incrustée dans le réel. Le Prince des Ténèbres ne cherche pas à effrayer : il s’installe. Le film crée une atmosphère de contamination lente, comme si quelque chose passait déjà dans l’air.

Carpenter tourne ce film au moment où il quitte les studios pour revenir à une forme plus dépouillée. Il l’inscrit dans sa “Trilogie de l’Apocalypse”, où le mal n’est plus une figure extérieure mais une fissure dans la réalité. Et le contexte compte : à la fin des années 1980, la religion revient dans le débat public, tandis que la science commence à douter de la stabilité du monde. Carpenter ne choisit pas. Il montre les deux en train de se dérober.

À sa sortie, le film dérange. Trop lent, trop théorique, trop silencieux. Il refuse d’expliquer, refuse de rassurer. Il installe un malaise qui ne se dissipe pas. Avec le temps, c’est précisément cette opacité qui a construit sa réputation : Le Prince des Ténèbres est un film qui continue après la projection.

Le film part d’une idée simple : la réalité n’est pas garantie. Ce que nous tenons pour solide peut se fissurer à tout moment. Religion et science apparaissent alors comme deux réponses à la même inquiétude : l’inconnu. La première interprète, la seconde mesure, mais aucune ne maîtrise ce qui agit. Ce qui surgit n’a pas d’intention humaine. Ce n’est pas un mal moral, mais une force qui défait l’ordre.

Dans cette perspective, le corps devient le premier lieu de rupture. La matière est atteinte avant la pensée. L’individu n’est plus protagoniste, mais vecteur. Le film ne cherche pas à construire des personnages, mais à montrer une propagation. Le mal ne progresse pas comme une entité, mais comme un état. Même le temps semble se retourner : le futur pèse sur le présent. Le film ne raconte pas comment empêcher quelque chose, mais montre que cela est peut-être déjà en cours.

J’ai trouvé le film fort dans sa manière de faire coexister science et religion sans chercher à les opposer. Carpenter montre qu’elles naissent du même vertige. Sa musique, circulaire, donne l’impression d’un mouvement continu, presque hypnotique. Il faut accepter ce qu’il refuse de donner : un rythme rapide, des personnages développés, une narration explicative. Ici, l’humain n’est plus central. Il constate, déjà dépassé.

Le Prince des Ténèbres ne cherche ni l’explication ni l’apaisement. Il laisse une inquiétude discrète mais persistante, comme un fond de pensée qui ne se dissout pas.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2025
Qui est le film ?
Réalisé en 1987, Prince des ténèbres s’inscrit dans la période la plus désenchantée de John Carpenter. Après l’échec commercial de Big Trouble in Little China, le cinéaste revient à une économie réduite : petit budget, décor unique, quelques acteurs, un concept fort. Ce repli matériel devient pour lui un terrain d’expérimentation métaphysique. Sous les apparences d’un film d’horreur de série B, le film raconte la découverte, dans une église abandonnée, d’une mystérieuse capsule verte, contenue depuis des siècles et qui semble vivante. Des chercheurs sont appelés à l’étudier ; à mesure qu’ils cherchent à la comprendre, le réel se dérobe.

Que cherche-t-il à dire ?
Prince des ténèbres prend la forme d’un huis clos théologique où science et foi, deux langages du vrai, se contaminent mutuellement. Le film repose sur un postulat fascinant : et si le Mal n’était pas un principe moral mais une substance physique, une antimatière logée au cœur du monde ?

Par quels moyens ?
L’idée d’installer l’intrigue dans une église transformée en laboratoire condense tout le projet du film. Carpenter met en tension deux formes de croyance : la foi et la méthode scientifique. Mais cette confrontation reste plus théorique que dramatique. Si le décor (croix, microscopes, formules inscrites sur des tableaux) propose une symbolique puissante, la mise en scène peine parfois à en tirer une dynamique. On assiste à une thèse plus qu’à une lutte. Là où The Thing tirait du huis clos une tension organique, Prince des ténèbres se contente souvent d’un face-à-face abstrait.

Le geste théologique du film (transformer le diable en entité physique, en anti-substance) est une audace conceptuelle. Carpenter invente une cosmologie du Mal. Mais cette idée, vertigineuse, reste plus fascinante sur le papier que dans l’image. La capsule verte, pivot du récit, devient un pur symbole. Elle attire, elle tourne, mais ne vit jamais vraiment.

Les séquences de rêves collectifs, transmises par une fréquence venue du futur, comptent pourtant parmi les plus inspirées. Carpenter y touche à quelque chose d’inédit : une horreur du signal, de l’image contaminée. Ces éclats granuleux, presque vidéo, préfigurent Lynch ou Cronenberg. Mais ces moments demeurent isolés, comme des fragments de génie dans un ensemble plus figé.

L’espace devient métaphore du savoir clos. Si l’architecture du film traduit bien cette idée, elle finit par installer une inertie. L’angoisse ne monte pas : elle stagne. La peur, chez Carpenter, naît souvent de la tension entre mouvement et immobilité. Ici, tout est trop arrêté pour être véritablement troublant.

Formellement, le film reste impressionnant : Carpenter compose une bande-son obsédante, une pulsation électronique qui soutient l’abstraction du propos. La lumière verdâtre, la lenteur du montage, la fixité des plans créent une atmosphère d’attente hypnotique. Mais le style se fait système. Le danger, ici, est celui d’un cinéma trop conscient de ses symboles, trop soucieux d’être grave pour être vivant.

Où me situer ?
J’admire la cohérence du geste, la pureté du dispositif, la volonté de Carpenter de faire dialoguer foi et science dans un même vertige. Le film ose penser l’horreur, ce qui est rare. Mais cette ambition, au lieu de libérer sa mise en scène, la fige. Prince des ténèbres ressemble parfois à une dissertation filmée : passionnante dans ses hypothèses, frustrante dans ses effets.

Quelle lecture en tirer ?
Prince des ténèbres n’est ni un échec ni un chef-d’œuvre. C’est une œuvre de transition, où la rigueur intellectuelle prend le pas sur la puissance sensorielle. Carpenter y explore la possibilité d’un cinéma de pensée, mais s’y enferme un peu.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Un huis-clos particulièrement perturbant réalisé par John Carpenter renouant ici avec l’essence primitive de son cinéma. Angoissant, mise en scène avec soin en privilégiant une atmosphère pesante à souhait. Si le récit se perd parfois dans des élucubrations scientifico-ésotérique farfelues, cette histoire sur fond biblique de résurrection du mal demeure prenante de bout en bout.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2025
Je pense qu'il y a très peu de réalisateur.rices qui arrive à me plonger dans leur long-métrage en un instant, Carpenter en fait partie grâce à ses compositions terriblement efficace.

Le Prince des Ténèbres est son film le plus ''complexe'' et le plus proche d'une oeuvre de Lovecraft.

Mêlant la science, la religion et surtout le cosmos, le réalisateur parvient aisément à semer son mystère.

La BO angoissante est omniprésente, afin de renforcer le sentiment d'insécurité, encore accrue dans le huis clos mis en place (le genre fétiche).

Même si Carpenter procède quasiment toujours à travers le même schéma de construction, il sait se renouveler sans cesse.

Le film est dépourvu d'un atmosphère lourd et de quelques légers jumpscares, de plus, les maquillages sont très réussis de quoi faire frissonner.

Faisant partie de sa trilogie culte portant sur l'apocalypse, le film se veut très sombre quant à l'avenir.
Chacky Furtz
Chacky Furtz

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2025
John Carpenter signe un grand film sur tous les tableaux. Au niveau de la réflexion scientifique, spirituelles et philosophique d'abord. Ensuite avec son art de la réalisation : les plans avec jeux d'ombres, lumières, couleurs ou que sais encore. Le film est juste fascinant, hypnotique je dirais même.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2025
Une œuvre qui oscille entre science et croyances avec un vent de philosophie de Descartes. Oubliez tout ce que vous savez parce que vous ne savez rien. Les normes sociales nous invites à croire le conventionnellement accepté sans se faire son propre esprit critique, ici on nous remet dans notre condition humaine imparfaite. La religion catholique est un bon choix pour illustrer la croyance aveugle et pour choquer par le blasphème mais John Carpenters va au delà en donnant une dimension spatiale plus traumatisante encore que «The Thing».
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2024
Monsieur Carpenter, vous manquez au genre horrifique, qu’est ce que c’est abusé d’être aussi fort ! C’est toujours autant maitrisé, avec encore une fois un final excellent où on s’y attend pas, je suis jamais déçu !
Puda
Puda

1 abonné 273 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2024
J'adore l'ambiance mais il ne se passe quasi rien pendant 45 min et je ne vois pas vraiment qui ça pourrait intéresser. On suit en gros des étudiants qui tentent de prévenir l'arrivée du diable... Donald Pleasance y joue encore un Loomis (un prêtre cette fois, et en fait des tonnes) et le tout est lent au possible avec beaucoup de personnages horripilants et débiles se laissant tous tuer les uns après les autres. J'ai même du mal à comprendre comment un studio a pu accepter de financer ça tant le pitch est peu prometteur. La musique (composée par Carpenter lui-même) est géniale par contre. Mais évidemment, ça ne fait pas un bon film ! Reste l'ambiance oppressante (sur la quasi toute fin) et la réalisation vraiment bien fichue pour une série B.
Kévin Fouache
Kévin Fouache

35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2024
je le note aujourd'hui 5/5 car je l'ai revu et ce film il y a 22 ans m'a vraiment fait peur  j'avais regardé sur M6 je crois et a la fin du film coupure d'électricité chez moi et j'ai vraiment pas bougé de mon lit ce soir la 
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juillet 2024
Aujourd'hui John Carpenter est presque intouchable tant sa notoriété n'a fait que croitre au fil des années, de Halloween, en passant pas the Thing, New York 1997, Christine, Jack Burton, il a été prolifique durant bien des années. Toujours dans le fantastique ou l'épouvante, il nous offre ici sa vision du prince des ténèbres.
Tout de suite, je vous invite à le regarder en version originale, car la version française est une catastrophe.
Le film me semble être un mélange de The Thing, de L'invasion des profanateurs de sépultures, et surement d'autres références, ici, Carpenter fait appel à ses acteurs fétiches, de prime abord cela donne un sentiment de sympathie, mais on se rend compte bien vite que le film manque cruellement de moyen, certes son budget de 3 millions de dollars semble raisonnable, mais, reste assez restreint face à l'ambition de son réalisateur.
On ne peut pas dire que le film soit complétement dénué d'intérêt, mais comme souvent dans les films d'épouvantes certaines incohérences apparaissent au grand jour, notamment la façon dont certains personnages se comportent, ou réagissent.
On pourrait croire que l'ambiance portée par la musique composée comme d'habitude par Carpenter lui-même, va crescendo pour nous plonger dans des moments de pures frayeurs, mais il n'en n'ai rien, car le film s'étire en longueur, la première partie est soporifique, la seconde, exclusivement dans l'église commence à attirer notre attention, un ou deux jump scare nous sortent de notre léthargie, mais tout cela reste bien poussif.
Il reste donc une série B, de base, qui aurait pu passer au rang de culte comme Halloween, mais les années ont passées et les spectateurs sont devenu plus exigeant, si j'étais méchant, on pourrait croire à un téléfilm avec quelques morceaux d'effets spéciaux pas si mauvais.
Et pour finir, est-ce que l'on parle de toute cette technologie déployée pour confronté la science et l'occulte, car, très certainement à la pointe dans ses années 80, aujourd'hui, qu'est-ce qu'elle fait has been, et voir les acteurs tapoter sur les claviers pour déchiffrer on ne sait quoi, on ne sait comment, cela aussi contribue à faire tomber le film dans un vide aussi profond que les ténèbres.
Steven Rucquois
Steven Rucquois

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2,0
Publiée le 22 avril 2024
Etant un fan de Carpenter, il m'habitué à bien mieux. Je trouve le film très fade, avec des incohérences et assez ennuyeux, la fin est pas mal et assez cool avec cette scène quand elle se recolle la tête toute seule, mais dans l'ensemble pour moi c'est loin des chefs d'oeuvres qu'il a pu nous offrir .
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