2048 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
161 critiques spectateurs
5
46 critiques
4
68 critiques
3
33 critiques
2
12 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 décembre 2006
JSA est excellent ! Cela commence sur une enquête au sein de l'armée, mais en fait c'est plus poussé que cela, il y a une vraie réflexion sur ces gens qui se retrouvent entre 2 mondes : les 2 Corées.
C’est à la fois un film politique, un drame humain et une réflexion sur la frontière artificielle entre deux pays. La première partie peut paraître un peu lente, notamment si l'on s'attend à un thriller militaire plus classique. Le film prend son temps pour installer son mystère et ses personnages.
À mon sens, le plus intéressant est que JSA n'est finalement pas vraiment un film sur la frontière. C'est un film sur une amitié qui ne devrait pas exister. Et c'est précisément pour cela que la dernière partie fonctionne aussi bien. Le spectateur ne ressent pas seulement la tristesse d'une fusillade ou d'un conflit militaire : il ressent la destruction d'une relation qui aurait pu être parfaitement ordinaire dans un autre contexte. La frontière politique apparaît alors comme quelque chose d'absurde face à la proximité humaine.
Si JSA est souvent considéré comme un film important dans la carrière de Park Chan-wook, c'est aussi parce qu'on y voit déjà plusieurs éléments qui deviendront caractéristiques de son cinéma : violence brutale, tragédie, personnages pris dans des situations qui les dépassent et surtout un mélange très particulier de tension, d'humour et de mélancolie. Et contrairement à certains de ses films ultérieurs, JSA est peut-être son œuvre la plus directement humaniste. C'est ce qui la rend, à mon avis, particulièrement émouvante.
Cette œuvre de 7ème art aux allures d'un puzzle, dont les pièces s'assemblent au fur et à mesure, nous plonge dans une atmosphère inattendue. S'appuyant sur des techniques de réalisation solides et efficaces, Chan-wook Park détache le sublime de l'univers fâcheux qui sert de décor ici. Bravo !
Très bon film (j'ai passé quelques temps en Corée du Sud). Si l'on veut bien s'y laisser prendre, ce film est comme l'expérience qui nous permet de comprendre, ressentir, cette "Tragédie" (doit-on hésiter à la nommer ainsi?) de l'histoire coréenne... Bon point aussi : la chanson de Kim Kwang Seok, comme omniprésente - chanteur qui fut un peu "alternatif" dans son pays à l'époque (il se donna la mort ; sa chanson parle du changement brutal que constitue pour un jeune homme le départ forcé pour le service militaire (2 ans), dans le contexte justement de tension entre les "deux" Corée(s)). Cette chanson fait beaucoup dans le film, je trouve : le cinéaste l'a choisit pour ce qu'elle a de raisonnance avec son thème ; chanson qui était déjà "inscrite dans l'âme" de sud-coréens. J'ai vu ce fim il y a pas mal de temps maintenant, mais l'histoire, cette chanson, me reviennent de temps à autres (jusqu'à me faire écrire ici). Je vous conseille, à coté de J.S.A., deux autres films : "Peppermint Candy" (Bakha satang), film assez dur, et "Oasis", tous deux de Lee Chang-dong... Je n'ai pas mis 4/4 parce que j'ai trouvé le rôle féminin un peu "sur-joué" : mais le propos général devrait prévaloir... Toute la technique mise en oeuvre dans J.S.A. me semble aussi émotionnelle qu'efficace : les Âmes Imperturbables ne s'y laisseront surement pas prendre... Les "bons sentiments" étant souvent jugés par trop "anecdotiques"... (cf. Bénabar - Politiquement correct : mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres ères possibles). :o) Puissions-nous vivre en paix ; et dans un monde meilleur.
Premier succès de Park Chan Wook, JSA démarre comme un thriller d'enquête classique, dans un contexte très peu vu à l'écran: la zone démilitarisée (DMZ) entourant les postes frontières entre Corée du Nord et Corée du Sud. L'histoire devient ensuite beaucoup plus qu'un simple thriller, mêlant thématiques historiques et humanistes vers un final particulièrement émouvant.
Superbe film. Superbes acteurs, super scénario, superbe mise en scène ; ça fait beaucoup de superbe non ? Émotion, suspens, tout y est ! Bref un excellent film que je vous recommande chaudement Vive Song Kang ho !
Bon scénario sur la tension entre les deux Corées, bon jeu des acteurs --> bon film! Je n'ai pas vu le temps passer avec ce Chan Park Wook et son acteur fétiche
Ce film est MAGNIFIQUE! J'ai, moi aussi, découvert Park Chan-Wook grâce à Old Boy et j'ai, moi aussi, eu envie de me lancer dans sa (courte) filmographie. Après Old Boy et Sympathy for Mr.Vengeance, je m'attendais donc à un film de guerre (étant le contexte, à savoir une action sé déroulant à la zone de sécurité frontalière entre les 2 Corées) violent et corrosif. Il n'en fut rien. Ou presque. JSA est un chef d'oeuvre comptant une superbe histoire d'amitié entre deux "ennemis", montrant à quel point un conflit politique peut être vain et destructif sur le plan humain. Plus que jamais, on se rend compte que le patriotisme est la vertu des brutes, tant il vient gâcher une amitié qui avait su en faire abstraction. Une belle réflexion sur l'amitié et l'absurdité de la guerre, meme latente... Et un appel à la réunification des deux Corées.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avant de visionner ce film. Finalement c'est une bonne surprise avec une histoire sensible et intelligente. Je ne suis pas sûr que les non coréens peuvent percevoir toute la difficulté des relations entre les deux corées. Ce film tente de nous faire comprendre les paradoxes qu'impliquent une opposition politique de deux fractions séparée d'un même peuple au travers d'un rapprochement entre des gardes frontière.
Toute l'intelligence du film est de nous faire vivre cela au travers d'une enquète sur un incident, et de nous présenter à la manière d'un puzzle la suite des évements qui de chaque côté a conduit à cette situation.
La réalisation est bonne et les acteurs très justes et le film ne comporte aucune longueur inutile. Toutefois c'est un film d'enquête, pas un film d'action ou de guerre.
très très bon long métrage du réalisateur de l'excellent Old boy. Un film très different mais poignant sur un fond de trame policière , les deux protagonistes qui partagent l'affiche du bon la brute et le cinglé sont tout aussi bons et Lee Byung-hun (fabuleux dans bittersweet life) prouve une nouvelle fois qu'il n'est pas un acteur lambda et qu'il est deja un incontournable comme l'est andy lau a hong kong... A VOIR ABSOLUMENT MESSIEURS DAMES
Impressionnant film sur une classique histoire de fraternisation entre ennemis. Park Chan Wook peint le décor et dresse l’action avec une main de maître, comme toujours. Sublime réalisation et scénario parfait.
Le film qui a changé à jamais le visage du cinéma coréen
Park Chan-wook, que je connais surtout pour sa magistrale trilogie de la vengeance (« Sympathy for Mr. Vengeance », « Oldboy », « Lady Vengeance »), a signé avec « JSA – Joint Security Area » un film qui occupe une place à part dans son œuvre et dans mon cœur. Parce que c'est par lui que tout a commencé. C'est le premier film de Park Chan-wook que j'ai vu, et il m'a immédiatement fait comprendre que le cinéma coréen était en train de vivre une révolution silencieuse, mais radicale. Aujourd'hui encore, je reste convaincu que ce film est celui qui a mis le cinéma coréen sur la bonne voie, celle de l'excellence et de l'audace.
L'histoire se déroule dans la zone démilitarisée entre les deux Corées. Un soldat sud-coréen est accusé du meurtre de deux soldats nord-coréens, et une enquêtrice suisse d'origine coréenne est chargée de démêler le vrai du faux. Mais très vite, le film nous emmène ailleurs : là où l'on attend un thriller politique, Park Chan-wook nous offre une réflexion poignante sur la fraternité, l'humanité et l'absurdité de la guerre. Car la véritable tension du film ne vient pas du conflit Nord-Sud, mais d'une amitié improbable et secrète entre des soldats des deux bords. Ils partagent des photos, des gâteaux, des rires, des rêves — et cette complicité, filmée comme un sanctuaire interdit, est bouleversante. Song Kang-ho, en sergent nord-coréen, est absolument magnifique, tout en malice et en dignité, tandis que Lee Byung-hun incarne avec une intensité retenue le soldat sud-coréen tiraillé entre l'amitié et la loyauté.
Mais ce qui rend « JSA » si exceptionnel, c'est qu'il a osé là où personne n'avait osé avant lui. À sa sortie en 2000, la Corée du Sud venait tout juste d'élire son premier président véritablement libéral, et le pays s'ouvrait timidement à une politique de réconciliation avec le Nord. Le film a été le premier à montrer des soldats nord-coréens sous un jour sympathique, humain, presque fraternel, à une époque où la loi interdisait encore toute représentation favorable de la Corée du Nord dans les médias. Le pari était risqué, mais il a payé au-delà de toute espérance : « JSA » est devenu le plus grand succès commercial de l'histoire du cinéma coréen à l'époque, avec près de 6 millions d'entrées, et il a ouvert la voie à une génération de films ambitieux, politiquement engagés et techniquement à la hauteur des meilleures productions hollywoodiennes.
Pour moi, « JSA » est bien plus qu'un simple film : c'est une porte d'entrée, une révélation. Il m'a fait découvrir un cinéaste d'une intelligence et d'une sensibilité rares, et il m'a donné envie de plonger dans l'œuvre de Park Chan-wook, de la trilogie de la vengeance aux joyaux plus récents comme « The Handmaiden » ou « Decision to Leave ». Il a aussi fait de Song Kang-ho et Lee Byung-hun des stars internationales, et il a prouvé que le cinéma coréen pouvait rivaliser avec les plus grands. Oui, le film a quelques faiblesses — les scènes en anglais sont parfois maladroites — mais elles sont bien peu de choses face à l'émotion brute et à la portée historique de ce chef-d'œuvre. « JSA » est un film qui vous serre le cœur et vous laisse sans voix. Un film indispensable, pour tous ceux qui aiment le cinéma. Et pour moi, un souvenir impérissable.