JSA (Joint Security Area)
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Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 685 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2018
Réalisé en 2000, le troisième long-métrage de Park Can-Wook sort dans les salles françaises en 2018. « JSA (Joint Security Area) » décrit l’enquête de Sophie E. Jean, une suisse d’origine coréenne après qu’une fusillade ait éclaté dans la zone de sécurité séparant la Corée du Nord de la Corée du Sud. Cet incident diplomatique va pourtant mettre en avant une amitié possible entre les deux pays. En effet, un très long flashback va mettre de côté la recherche du coupable pour humaniser l’histoire avec des soldats qui se lient d’amitié en jouant aux cartes. Parfois stéréotypée et menée dans un rythme inégal, l’intrigue tient la route grâce à de remarquables prestations.
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Roub E.

1 325 abonnés 5 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2020
Un des premiers films d’un grand, très grand réalisateur même. Jsa est un suspens qui a pour toile de fond une anomalie, un pays coupé en deux ou les frères se trouvent être des ennemis et semble être des extra terrestres les uns pour les autres alors que leurs racines sont identiques. La mise en scène est léchée et maintien la tension malgré certains passages plus creux.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2021
Si dans mon esprit « Memories of Murder » planait largement au-dessus de tous les autres longs métrages coréens qui l'ont suivi, je dois admettre que maintenant que je l'ai vu, « Joint Security Area » le rejoint à mon sens au panthéon des plus grands films du Pays du Matin Calme. C’est en effet l’un des rares longs métrages à cumuler toutes les qualités du cinéma coréen sans être affecté par ses défauts.

« JSA » est un film multiple, comme tout film coréen qui se respecte. C’est tout d’abord un long métrage politique, qui dépeint la tension inouïe qui règne entre les deux Corée, et plus encore au sein de cette fameuse Joint Security Area, zone commune de sécurité administrée par l’ONU, à la frontière des deux états. On peut aussi qualifier ce long métrage d’œuvre de mémoire, tant il rend hommage aux habitants et aux soldats de ces deux pays, traumatisés par cette blessure intime qui déchire une même nation en deux.

C’est également un film policier : un crime a été commis dans cette zone, mais personne n’arrive à l’expliquer. Il y a des coupables potentiels, mais on ne sait pas expliquer leur acte, et les deux pays cherchent à étouffer l’affaire au plus vite. Une enquêtrice helvético-coréenne est alors dépêchée sur place pour dénouer le fil de l’affaire. Mais très vite, elle comprend qu’elle ne doit pas faire de vagues et chercher moins la vérité qu’à clore tout débat qui pourrait s’envenimer. « Ici on préserve la paix tout en cachant la vérité ! » lui indique son responsable.

De plus, « Joint Security Area » est un véritable thriller. En choisissant une structure fondée sur de nombreux flashbacks, Park Chan-wook fait monter régulièrement la tension et nous place à la fois dans les yeux de l’enquêtrice, troublée par cette histoire incompréhensible et violente, et dans la peau des différents protagonistes, qu’on voit vivre de façon insouciante alors que l’on sait que leurs jours sont comptés.

Pour finir, et c’est ce qui fait sa véritable force, « JSA » est un film humaniste. Ce long métrage est profondément touchant, Park Chan-wook parvient à faire résonner en nous la douleur d’un peuple et la joie de potentiels ennemis qui se retrouvent par-delà leurs différences. Il lui faut passer par les différentes composantes de ce film pour en arriver là, mais c’est bien l’émotion qui a le dernier mot, démultipliée par les différents enjeux esquissés par le réalisateur.

Ainsi, on s’attache complètement aux 4 personnages principaux, très bien écrits et magistralement interprétés par des acteurs talentueux. Une fois de plus, Song Kang-ho semble encore un cran au-dessus de ses collègues, avec un rôle puissant et un jeu impressionnant de charisme, tout en retenue. Park Chan-wook joue avec brio des différents registres, alternant comique et tragédie, faisant passer le spectateur par différents états, avant de l’achever par la scène finale, belle à pleurer.

Un ami, qui m’a incité à regarder ce film, me disait que c’est un film de Park Chan-wook à part, peut-être le meilleur pour découvrir son cinéma. Il avait raison, et je dois dire qu’il restera peut-être le seul film de ce réalisateur à véritablement emporter mon adhésion. Mais plus encore, « Joint Security Area » me semble la meilleure porte d’entrée pour découvrir le cinéma coréen. C’est un film de très grande qualité, extrêmement ambitieux et totalement réussi, avec un scénario en béton armé, une réalisation inspirée et des acteurs géniaux. Je ne peux donc que vous recommander vivement ce superbe long métrage.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 752 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2026
Le troisième long-métrage de Park Chan-wook, sorti en 2000, lorgne vers le thriller tout en proposant une critique politique assez originale. A la suite d’une fusillade perpétuée dans la zone de sécurité séparant la Corée du Nord de celle du Sud, une enquête est menée. Les pièces du puzzle sont délivrées à l’aide de flashback permettant de découvrir une improbable histoire d’amitié entre des soldats des deux camps. Le message envoyé vise clairement à démontrer l’absurdité de ce conflit ayant divisé un même peuple, le conduisant à s’opposer au nom d’idéologies contraires. Bref, une œuvre sur la fraternité dont le caractère tragique s’accompagne finalement d’un ton léger et distrayant.
Dora M.
Dora M.

79 abonnés 548 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2020
Ce film se déroule dans la zone militaire séparant la Corée du Nord et la Corée du Sud. Deux soldats nord-coréens ont été retrouvés morts, ce qui crée des tensions entre les deux pays. Une jeune suisse est chargée de l’enquête. Le problème c’est que, selon le camp qu’elle interroge, la version est totalement différente et ne colle pas du tout avec les éléments de l’enquête.
Le film est vraiment bien fait car on nous montre toutes les versions qui s’opposent, puis on remonte le temps pour comprendre l’origine réelle de ce qu’il s’est passé et ce qui a amené les personnages vers ce dénouement. Cela fait monter la tension tout au long du film jusqu’à cette scène tant attendue où on comprend enfin ce qu’il s’est passé (même si finalement on en apprend jusqu’à la dernière minute). Petit regret sur cette scène un peu trop rapide pour capter tous les détails.
La narration est dynamique avec ces différents points de vue, ainsi que les aller-retours passé / présent.
Les personnages sont attachants et l’histoire est même touchante. On cerne la difficulté de ce conflit où les habitants d'un même pays s’opposent alors qu’ils sont pourtant si proches. C’est très particulier et très intéressant.
Les plans sont très esthétiques, c’est soigné en termes de décors, de costumes, de mise en scène. La musique participe beaucoup à l’ambiance.
Jonathan P
Jonathan P

74 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2018
Sur la ligne, des fraternités, dans ce local se jouent tous les thèmes de la vie. Drôle, tendu et bouleversant d'humanité. Boulevardducinema.com
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2026
Qui est le film ?
Réalisé avant sa reconnaissance internationale et avant la stylisation baroque de la trilogie de la vengeance, le film apparaît souvent comme une œuvre plus classique. C’est une illusion. Sous les habits d’un thriller politique situé dans la zone démilitarisée coréenne, Park pose déjà les fondations de son cinéma à venir. Le film part d’un incident meurtrier qui a lieu dans la Joint Security Area, no man’s land ultra surveillé entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, où une enquêtrice est chargée d’établir la vérité.

Par quels moyens ?
Park Chan-wook adopte d’abord une structure éclatée, proche du Rashômon. Les versions se succèdent, se corrigent, se contredisent. Mais contrairement au modèle de Kurosawa, cette fragmentation ne vise pas à interroger la vérité mais montrer son impraticabilité. Chaque récit n’est pas un point de vue subjectif mais une nécessité idéologique. Dire ce qui s’est réellement passé reviendrait à fissurer l’ordre symbolique de chaque camp. De plus, la zone démilitarisée est filmé comme un espace saturé de regards, de lignes de tir, de protocoles absurdes. La frontière n’est pas là pour empêcher la rencontre. Elle est là pour produire un récit permanent de menace. Le décor devient une machine à fabriquer de la paranoïa.

Au cœur de ce dispositif surgit la fraternité. Et c’est là que le film devient véritablement subversif. Les scènes de camaraderie entre soldats nord et sud coréens, autour de jeux, de cigarettes ou de plaisanteries maladroites, sont filmées avec une douceur incongrue. Ce sont les seuls moments où les corps se détendent et où les visages cessent d’être des masques idéologiques. Mais Park souligne cruellement que cette rencontre n’est possible que par les armes. Les soldats se parlent parce qu’ils se surveillent. Le face-à-face armé devient paradoxalement la condition de la reconnaissance mutuelle. L’arme permet la rencontre parce qu’elle garantit la distance. Mais lorsque cette médiation se retourne sur elle-même, lorsque l’arme redevient purement fonctionnelle, la tragédie devient inévitable.

Formellement, le film se distingue par une mise en scène encore contenue mais déjà très signifiante. Park organise l’espace avec une rigueur presque géométrique. Les cadres, les axes de regard, les positions des corps structurent la dramaturgie autant que les dialogues. La tension naît moins de l’action que de la manière dont les personnages occupent l’espace.

Quelle lecture en tirer ?
Œuvre fondatrice, Joint Security Area annonce déjà le cinéma à venir de Park. Un cinéma qui ne croit pas aux solutions simples, qui se méfie des récits trop cohérents et qui comprend que le tragique naît moins des individus que des structures qui prétendent leur donner sens.
Arnaud D
Arnaud D

48 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2015
Excellent film plus dramatique que thriller a mon goût . A noter l'ex ente interprétation des acteurs , beaucoup d'humours èt d'émotion .
Mla
Mla

39 abonnés 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2025
C’est sortie en 2018 , une histoire puissante entre soldats nord coréens et sud coréens. Ils sont censés surveiller leur frontière et ne pas s’adresser la parole et encore moins passer de l’autre côté de la frontière.. un beau film avec des acteurs très convaincant comme l’excellent
Lee Byung-hun qui nous montre bien toute la tension entre ses deux pays voisins.
vivaBFG
vivaBFG

26 abonnés 1 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Un bon film qui vous emmène dans un monde dans lequel, je pense, aucun cinéaste ne s'était aventuré. Vous me direz, surtout les cinéastes occidentaux ou américains, et pour cause, le décor est la ligne de démarcation entre les 2 Corées avec toutes les tensions que cela supposent. Et non seulement, c'est le décor, mais on nous emmène dans une enquête policière en son sein. De quoi troubler! Le scénario est malin, et le montage du film avec de nombreux flashbacks pour alimenter la reconstitution des faits est parfait et nous tient en haleine. La fin ne ravira pas tout le monde, et je dois même avouer que je n'ai pas compris tous les détails comme cette photo à la fin.
Par contre le message subliminal sur la possible fraternité entre ces 2 peuples rend un peu le moral.
A voir par tous les amateurs de film policier, dans d'étranges endroits.
Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 737 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2024
JSA oppose à la rigidité du milieu militarisé, celui de cette zone frontalière que gardent deux corps armés ennemis, une souplesse remarquable de mise en scène et de narration, procédant par convergence de différents points de vue humains sur un même événement en opposition aux points de vue figés et désincarnés des caméras de surveillance. Aussi Park Chan-Wook réussit-il à retranscrire par l’esthétique la relation d’amitié interdite entre ses quatre soldats issus des deux Corées. Le film ne cesse de muter, de changer de genre : le thriller encadre l’histoire, via la majore Sophie Jean qui rappelle la Clarice Starling de The Silence of the Lambs (Jonathan Demme, 1991), femme isolée et contrainte d’évoluer dans un milieu d’hommes ; le film de guerre, avec ses séquences de tension au moyen d’une mine ; la comédie dramatique, dans la mesure où la camaraderie entre soldats donne lieu à des scènes d’une belle complicité qui se charge progressivement d’une connotation tragique. Cette confusion générique permet au cinéaste de laisser libre cours à sa créativité : il installe des images rémanentes, celle d’un militaire rampant sur le pont, d’une porte dont jaillit un éclair de lumière, de gros plans sur des balles traversant des corps, qui changent de signification à mesure que s’assemblent les pièces d’un puzzle aussi vaste que l’âme humaine. Car JSA a l’audace de plier les clichés des deux systèmes politiques et idéologiques coréens sous le poids d’un sentiment sincère et réciproque d’amitié qui, incapable de s’épanouir dans un sol miné, expose les erreurs, les maladresses et la confusion. Une œuvre immense, magistralement construite et mise en scène.
romano31

326 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2014
Troisième film de Park Chan-wook, Joint security area ou JSA est un thriller politico-militaire qui aborde le sujet délicat des relations entre Coréens du Nord et Coréens du Sud. Porté par de très bons acteurs, JSA s'appuie sur un solide scénario pour nous faire découvrir peu à peu la vérité sur ce qu'il s'est passé cette fameuse nuit et comment une amitié entre soldats des deux blocs a tourné au massacre. Doté de très gros moyens (un des plus gros budget de l'histoire du cinéma coréen), Park Chan-wook assure une réalisation des plus soignée et instaure un climat à la fois tendu et très fort. Le dernier plan du film est très beau et mémorable. Ce n'est pas le film le plus connu du réalisateur mais JSA mérite que l'on s'y arrête dessus ne serait-ce que pour les thèmes abordés. Un thriller intelligent, fort bien réalisé et très prenant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mars 2013
Regarde-moi. Fais un pas. S'il te plais. Nous ne sommes pas nos drapeaux. Nous ne sommes pas nos uniformes. Nous ne sommes pas nos armes. Ni nos ordres. Nous ne sommes pas anonymes. Viens et parle-moi. Tu es peut-être du Nord et moi du Sud mais qu'importe, j'ai quelque chose pour toi. Ni ma haine, ni ma revanche, ni mes propos. Tout autre chose. Tu veux savoir ce que c'est ? Un gâteau. Tu en veux un ? D'accord, il est à toi. Mais avant, aide-moi à me débarasser de cette mine sur laquelle j'ai marché. Sinon, je ne suis plus. Je vais mourir. Toi aussi. Mais pas tout de suite, pas maintenant. Pas dans ce champ, dans notre Corée dévastée par les autres. Tu es peut-être bien du Nord et moi du Sud mais c'est la même Corée qui bat en nous. La même. Alors, si c'est bien la même, aide-moi et ensuite et seulement, tu auras ton gâteau.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
La mise en place est un peu laborieuse et l'univers où se déroule le film est très austère (c'est le moins qu'on puisse dire). Du coup, le film met du temps à créer l'émotion censée porter le message du film. Par contre, quand il y arrive, c'est d'autant plus réussi et admirable que ce n'était pas gagné. Sinon, le scénario et la réalisation sont impeccables, mais j'en ressors plus avec le souvenir de la froideur ambiante qu'avec celui de la chaleur des personnages et de leur histoire d'amitié.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

43 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2010
Beau film qui décrit avec réalisme et nuance une rencontre fraternelle entre des soldats sud et nord-coréens. L'enquête est parfois un peu compliquée à suivre mais l'aspect poétique et politique du film l'emporte sur le reste.
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