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Criticman17
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4,0
Publiée le 22 juillet 2018
Joint Security Area (JSA) est un film utile et indispensable. Ce film démontre qu'à travers les frontières construites par les humains entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, il y a des émotions et celles-ci ne peuvent pas s'arrêter à des démarcations entre deux territoires. La vie fabrique de l'espoir, la réalisation laisse planer ce sentiment. Park Chan-Wook montre dans son film la mort de façon violente. Park Chan-Wook réalise un film sur ce conflit de manière dépassionné intelligent et nécessaire. Il montre qu'à partir d'une rencontre cela peut engendrer une étincelle et conduire à un incendie pour terminer à un embrasement. Les acteurs du film sont très bons et on peut percevoir tout le mal être que cette situation provoque à travers leurs regards à des moments du film. Film à voir reposé pour en comprendre tout l'aspect cérébral des acteurs dans cette opposition très complexe.
Un chef d'oeuvre. Un film incontournable que tout le monde doit voir. Je viens de le voir en DVD, je suis encore sous le coup de l'émotion... Réalisation magnifique et musique du regretté Kim Yong Sook.
Ayant découvert JSA il y a peu, j'avais déjà vibré pour la vision de Park Chan Wook qui s'avère très moderne et malgré respectueuse de principes cinématographiques importants et historiques. Il ne brise pas les codes, mais se permet de jouer avec, d'en créer de nouveaux. Ainsi JSA se veut typiquement orienté vers l'international. Avec un casting international, une portée politique indéniable , le film touche. Il recevra d'ailleurs un prix du festival du film asiatique de Deauville.
Mais s'il vise le marché international il n'en reste pas moins un film à l'identité et à l'image magnifiquement coréennes. Le cinéma coréen se laisse apprécier, on goûte toute sa fraicheur avec JSA. Par certains côtés, on croirait presque que Park Chan Wook s'inspire de Tarantino, qui le récompensera à Cannes des années plus tard. On le croirait car la musique est un personnage du film, il bouscule la narration, éclatée comme un Pulp Fiction.
On passe d'ambiances fraternelles et humanistes à massacres et drames politiques en un quart de seconde et le tout donne un film tout simplement brillant. Deuxième meilleur succès du cinéma coréen, ce n'était pas volé.
Mais obscurci par le succès de la trilogie Vengeance, JSA n'est pas un film à oublier dans un placard. Il faut le découvrir. Onze années après sa sortie, il démontre toujours une valeur morale impressionnante, un talent manifeste pour la mise en image des acteurs, pour la mise en lumière de ce sombre scénario.
Bref, on peut ne pas aimer, mais il serait bête de ne pas avouer toutes les qualités de ce film et d'une grande période du cinéma de Park Chan Wook.
Un chef d'oeuvre tout simplement. Pourquoi 4,5/5 alors ? Il faut dire que certains plans et certains mouvements de caméra ne sont pas encore au point. Cela ne vaut pas les films suivants de Park Chan Wook, ou l'on est forcé de constater l'évolution positive de ce réalisateur. Disons le d'emblée, il faut voir ce film, loin de la violence exubérante du réalisateur Coréen, ce film narre la situation entre les 2 corées, situation au combien intéressante qu'elle est toujours d'actualité ( et pour combien de temps ... ) et très bien traitée ici. On y retrouve la fleur des acteurs coréens portée par un Lee Byung Hun merveilleux ! Une histoire d'amitié, un drame, une réconciliation souhaitée mais impossible. A voir a-b-s-o-l-u-m-e-n-t !
Une pure merveille sur l'amitié, une mise en scène parfaite, des musiques géniales, des acteurs époustouflants, Park Chan Wook est vraiment un des meilleurs réalisateurs coréens (avec Kim Ki-Duk et d'autres bien sur ^^)
Park Chan-wook nous livre un portrait hors normes du conflit coréen. On rit, on pleure, on s'inquiète, on s'étonne... Un scénario solide sur un sujet qui nous dépasse un peu en Europe, et une caméra toujours en mouvement. Encore une fois un film coréen a voir absolument !
Ce film est intelligent sur tous les plans : divertissant, politique, humaniste et artistique. Ici la créativité est au service de la dénonciation des pouvoirs internes et externes et de leurs petits arrangements. Au-delà de La Corée, cette œuvre nous ramène à d’autres pays du monde, maltraités eux-aussi par les pouvoirs en place ! Elle est, de plus, intemporelle. Les acteurs sont excellents, la photographie aussi, le scénario nous tient en haleine et la réalisation de Par Chan Wook est irréprochable ! Un film à ne pas manquer !
Le film est en deux parties, une partie se passe au temps présent et l autre dans le passé. Le problème vient des scenes qui se passent dans le présent. Le jeu d’acteur laisse à désirer, ainsi que le scenario et les dialogues. Le film aurait ete bien bien mieux sans. Le denouement / la « revelation » de la fin semble par ailleurs revenir sur tout le message du film, qui reste tres beau. La derniere sequence est une des meilleures ( la toute derniere en noir et blanc) et rend une scene qui etait vraiment etrange voire mauvaise absolument excellente.
Rien à redire sur les 4 personnages principaux, soldats. Les acteurs etaient tres bons, les personnage sont attachants. On est totalement de leur cote et on passe un excellent moment. Prise de position des scenaristes innattendue selon moi sur le conflit Nord Sud dans son traitement. La bande-son est aussi très bien. J ai apprecie le fait que tres different et chacun refusant l ideologie de l autre, (spoiler) ils ne changent pas sur ce point de vue. A voir.
Magnifique film j'aurais pu pleurer si il n'y avait pas une utilisation abusive des ralenti,, yen a tout le temps et souvent pour rien comme si on était restée bloquer en 2000. Hormis cela la mise en scène et le montage sont excellent. L'histoire est si belle, on en vient à rire mais tout ce qui arrive aux personnages est tragique.
Voilà, paraît-il, le film de commande qui a sauvé son réalisateur et sans lequel nous n’aurions pu admirer ses films à la fois si pervers et stylisés, mais qui reflètent toujours le côté le plus sombre de l’âme humaine. Car, de Sympathy for Mr. Vengeance (2 002), premier chapitre de sa trilogie consacré à la vengeance, à Mademoiselle (2 016) variation d’une audace érotique folle, surtout pour un film asiatique, autour de la manipulation amoureuse et sociale, il ne nous aura épargné aucun travers. Tous ces éléments (le drame, la manipulation, la vengeance, l’honneur) se retrouvent déjà dans JSA, film d’enquête militaire à l’atmosphère pesante et à la mise en scène ultra-stylisée. Revoir le film 20 ans après permet de se rendre compte à quel point ce réalisateur est capable de se renouveler. A l’instar d’un Martin SCORCESE, fort de ses obsessions qui se retrouvent au fil de son œuvre, il n’en renouvelle pas moins sa mise en scène à chaque fois, en fonction, de l’histoire, des personnages et, surtout, des décors, véritable maniaquerie du cinéaste et qui constituent des personnages à part entière de ses films. Reportez-vous à ses passionnants commentaires audios et vous verrez la minutie avec laquelle est choisi le moindre motif de papier peint. Dans JSA, il faut distinguer le présent et son enquête, aux couleurs vives et à la caméra mouvante, et le passé, à travers des flash-backs aux couleurs plus ternes avec plus de plans fixes, mais filmé comme un drame romantique puisqu’il parle d’amitié aussi virile qu’interdite entre le nord et le sud. Il s’agit là d’un symbole extrêmement fort dans une société séparée par la guerre, sachant que le mystère qui aboutit à l’enquête peut la déclencher à tout moment. L’assemblage de ces deux parties et le final à ne rater sous aucun prétexte présentent un drame une Histoire, un peuple et des personnages on ne peu plus communs tous coupés en deux à l’image de leur pays et perdus dans leur propre dualité.
Exposer tout le dilemme d'un pays séparé en deux, c'est ce que parvient à faire JSA. Utiliser une simple relation entre frères pour amener son récit à une vision globale de la Corée, montrer comment les gens sont à la fois proches et différents. C'est tout simplement brillant, et ça ne se contente pas de dévoiler des faits, Park Chan-wook livre une vraie histoire extrêmement prenante, très bien mise en scène. On retrouve déjà un tic de mise en scène qu'on retrouve beaucoup dans ses premiers films, ces plans séquences qui filment une discussion en étant au milieu des personnages, et qui balayent pour voir les personnages parler tour à tour. Et Song Kang-ho livre une de ses meilleures performances. Encore une fois, un film qui ne se raconte pas, mais qui se vit intensément.
"Joint security area" propse une intrigue honnête porteuse d'une belle et tragique histoire d'amitié entre soldats sacrifiée sur l'autel des conflits idéologiques. Toutefois le caractère volontairement burlesque des personnages et la niaiserie de certains dialogues peuvent rebuter, ce fut mon cas. Mais surtout la mise en scène m'a laissé perplexe oscillant entre classicisme terne et stylisation lourdingue. La scène de la défenestration du camarade du héros résume à mes yeux parfaitement l'indigence des audaces visuelles. Park Chan-Wook a fait du chemin depuis, on s'en rend compte. On a envie d'aimer ce film pour le message qu'il diffuse mais sa confection demeure moyenne et brouillone.
Bon film, avec un mélange de genre. On commence avec une enquête sur incident entre les deux Corées, c'est la partie la moins intéressante. Puis vient à travers des flashbacks une magnifique histoire de fraternisation entre soldats des deux Corées, et l'on entre dans une comédie dramatique . Une œuvre touchante avec quatre acteurs magistraux. La mise en scène est exceptionnelle, en témoigne la scène finale qui est superbe. Moi qui m'attendait plutôt à un film avec des scènes de gunfight j'ai été agréablement surpris. On a ici une œuvre unique en son genre, sur une thématique difficile à traiter, et qui l'as été parfaitement.