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Philemon P
22 abonnés
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5,0
Publiée le 29 décembre 2006
Un début certes un peut amère, mais la suite est très prometteuse, étonnante et brillante de simplicité pour un film de guerre qui parle de la division des deux Corées. On retrouve avec plaisir l'équipe de "Old Boy" et de "A bittersweet life" dans un drame magistral qui, je crois, fait parti des grands vainqueurs du box-office Coréen. Park Chan Wook filme ici un film entre "Furyo" et "L'été de Kikujiro", un exemple de maîtrise et de style, ou comment les sentiments des hommes peuvent être déviés par les barrières militaires et politiques. "JSA" dénonce à travers la nudité de son récit la barbarie d'un pays qui perd la tête. Très fort. Très troublant. La sincérité de ce Park Chan Wook qu'on ne reconnait pas et de ces acteurs encore frais font de "JSA" un véritable chef d'oeuvre. Prometteur.
Park Chan-Wook, auteur de la « trilogie sur la vengeance », signa en 2000 ce magistral « Joint security area », film sur les traumatismes subis par son pays, la Corée, depuis la partition forcée du pays en 1953. JSA, cest la « zone démilitarisée », zone tampon entre les deux Etats, et le film se passe à Panmunjeon, de nos jours encore cadre de négociations et lun des rares endroits où les soldats communiquent entre eux. On sespionne (sous lil dobservateurs occidentaux de deux nations neutres, la Suisse et la Suède) mais on fraternise aussi, et cette fraternisation va donner lieu à un terrible drame. Le film est le récit de lenquête qui suit la mort de deux militaires. Il débute par ces morts violentes puis il est fait de retours en arrière qui permettent déclairer ce drame, en des scènes où le tragique se mêle au burlesque (épisode poignant des mines, épisode drôlatique des gâteaux au chocolat). Lenquêtrice est impliquée personnellement dans ce drame (allusion aux 132000 prisonniers qui durent choisir leur camp en 1953). Une réalisation tirée au cordeau, un réalisme impitoyable empreint de poésie noire, caractérisent le cinéma de Park Chan Wook. Les actions des personnages nous apparaissent entières, déconcertantes, sans concession. Dans le cinéma asiatique, quand on a failli, on en tire les conséquences personnelles et lhonneur est une chose sacrée. Pas de ces compromissions dont nous sommes coutumiers et cela nous surprend, nous choque parfois. Cest un récit qui nous relate lhistoire dune amitié à travers les absurdes frontières humaines (en peu dendroits elles sont aussi absurdes quentre les deux Corée), et nous rappelle en même temps la lourde atmosphère tendue qui règne entre les deux pays, une guerre froide qui peut tout faire dégénérer en un instant sur une broutille. Un film émouvant à lextrême et superbement interprété, qui rend bien le gâchis humain que constituent ces clivages politiques. A voir absolument!
JSA est excellent ! Cela commence sur une enquête au sein de l'armée, mais en fait c'est plus poussé que cela, il y a une vraie réflexion sur ces gens qui se retrouvent entre 2 mondes : les 2 Corées.
Une pure merveille sur l'amitié, une mise en scène parfaite, des musiques géniales, des acteurs époustouflants, Park Chan Wook est vraiment un des meilleurs réalisateurs coréens (avec Kim Ki-Duk et d'autres bien sur ^^)
Un excellent thriller sur fond de tension entre Corée du Nord et du sud. Pays partagés entre leur désir de fraternité, et la paranoïa qui mène à la folie meurtrière. Bien avant « Old boy » Par Chan Wook fait déjà preuve ici de maîtrise et daudace formelle dans sa mise en scène, même si « J.S.A. » reste un peu plus « classique » dans sa forme.
Le film qui a explosé le box-office coréen en 2000 et lancé le sympathique mister Park Chan-Wook. Encore assez classique dans sa réalisation, on y voit néanmoins les prémices d'un style qui se démarque déjà. L'attention doit être soutenue afin de ne pas s'y perdre, la photographie finale révèle et confirme toute l'habileté de l'oeuvre et sa beauté mélancolique, appuyée du point de vue engagé du cinéaste sur une divison du pays qu'il juge ironique, infâme et sans doute sans fin. D'ailleurs pour reprendre sur ce dernier terme, les dates spécifiées tout au long du film n'établissent jamais les années, afin de renforcer le caractère continuel et intemporel de la blessure.
Un film aboslument magnifique, magistralement maîtrisé et vraiment poignant. On savait Park Chan Wok capable de films intenses grâce au chef d'oeuvre Old Boy ou encore Mr Vengeance, cette fois il parvient à raconter de la plus belle des façons la stupidité, mais aussi l'inéluctabilité de la guerre entre les deux Corées. Profitez en, des réalisateurs de cet acabit on les compte sur les doigts d'une main... Du grand cinéma.
Un film qui me rappelle Basic, mais celui-ci est mieux, étant donné que les acteurs coréens arrivent à instaurer une plus grande tension et provoquer un plus grand suspense dans ce genre de film. Une histoire touchante reliant drame, amitié et guerre. Un thriller convainquant qui en étonnera plus dun par sa belle mise en scène et ce suspense haletant présent tout au long du film.
Ce film est MAGNIFIQUE! J'ai, moi aussi, découvert Park Chan-Wook grâce à Old Boy et j'ai, moi aussi, eu envie de me lancer dans sa (courte) filmographie. Après Old Boy et Sympathy for Mr.Vengeance, je m'attendais donc à un film de guerre (étant le contexte, à savoir une action sé déroulant à la zone de sécurité frontalière entre les 2 Corées) violent et corrosif. Il n'en fut rien. Ou presque. JSA est un chef d'oeuvre comptant une superbe histoire d'amitié entre deux "ennemis", montrant à quel point un conflit politique peut être vain et destructif sur le plan humain. Plus que jamais, on se rend compte que le patriotisme est la vertu des brutes, tant il vient gâcher une amitié qui avait su en faire abstraction. Une belle réflexion sur l'amitié et l'absurdité de la guerre, meme latente... Et un appel à la réunification des deux Corées.