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GéDéon
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3,5
Publiée le 9 juin 2026
Le troisième long-métrage de Park Chan-wook, sorti en 2000, lorgne vers le thriller tout en proposant une critique politique assez originale. A la suite d’une fusillade perpétuée dans la zone de sécurité séparant la Corée du Nord de celle du Sud, une enquête est menée. Les pièces du puzzle sont délivrées à l’aide de flashback permettant de découvrir une improbable histoire d’amitié entre des soldats des deux camps. Le message envoyé vise clairement à démontrer l’absurdité de ce conflit ayant divisé un même peuple, le conduisant à s’opposer au nom d’idéologies contraires. Bref, une œuvre sur la fraternité dont le caractère tragique s’accompagne finalement d’un ton léger et distrayant.
Ce qui m'impressionne avec ce film, c'est que j'ai pendant les trois quarts du visionnage eu l'impression de n'avoir rien compris, puis tout s'éclaire. Et encore, je pense être passé à côté d'autres détails. L'envie de le voir une deuxième fois est très forte dès le début du générique de fin.
Je vais tout de suite commencer par parler de l'actrice Lee Young Ae. Je n'aime pas trop l'expression "crève l'écran" mais là... C'est exceptionnel, elle est captivante et rend tellement bien à l'image, j'ai rarement voir jamais vu ça. Elle joue une médiatrice suisse en étant moitié suisse, moitié coréenne. La suisse a un post sur la JSA et c'est là qu'elle arrive. La dernière fois que j'ai ressenti quelque chose de similaire est dans un autre film de Park Chan Wook : "Mademoiselle", avec Kim Tae-ri. Lee Young Ae a un charisme absolument incroyable et forcément elle contraste par son jeu, sa beauté et sa douceur dans ce monde d'homme qu'est la JSA. Elle est d'ailleurs la première femme a y retourner depuis très longtemps au début du film.
Le montage a une place très importante dans ce film et on se laisse porter de façon assez impressionnante dans l'incompréhension passagère des événements. Le film va dans des flashback sans forcément qu'on s'en rende compte et plus le film avance, plus les éléments du puzzle s'assemblent. Et je serais curieux de voir le même film de façon très linéraire, ce qui serait plus logique, mais sûrement beaucoup moins intéressant et intriguant.
On parle de JSA, comme le premier film majeure de Park Chan Wook et c'est vrai que l'on a un grand film avec des idées très forte de mise en scène ainsi que de cadrage, mais on est pas sur le plus haut niveau que peut proposer le réalisateur par la suite. Et pourtant malgré cela, JSA, m'a beaucoup plus marqué que Oldboy par exemple, par contre il reste selon moi un cran en dessous de "Mademoiselle" qui m'a littéralement cloué sur mon siège au cinéma.
Bref, un super film de Park Chan Wook, c'est seulement le quatrième film que je vois de lui, après "Oldboy", "Mademoiselle" et "Aucun autre choix" récemment. Désormais, son film qui m'attire le plus est "Decision to leave", j'ai très hâte de le découvrir !
Cette oeuvre, fictive et contemporaine de Park Chan Wook, peut paraître simple au premier abord car présenté comme un simple thriller de guerre. Or c'est bien plus complexe et percutant d'un point de vue politique et militaire. Tout commence avec l'envoi d'une enquêtrice suisse et d'un enquêteur suédois en zone tampon entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, à la suite d'une altercation entre les troupes des armées qui a couté la vie à deux soldats de la Corée du Nord, et avec pour principal suspect un soldat sud coréen. Grâce à des procédés de retour en arrière et une écriture intelligente, le réalisateur déroule son histoire au milieu de cette zone très tendu, et cette simple enquête va prendre une tournure politique bien plus engagé, car ces soldats nord coréens et sud coréens s'observent, s'apprivoisent, et c'est ainsi qu'intelligemment le réalisateur aborde le thème d'une amitié possible entre les soldats des deux camps. Evidemment tout se fait à l'abri des regards, mais preuve est faite que l'humain est plus important que les tensions géo politiques jusqu'au jour où les machines politiques les rattrape. Véritable tragédie, cette oeuvre engagée de Park Chan Wook marque les esprits et prouve une fois de plus la grande qualité cinématographie du cinéma sud-coréen qui n'a rien à envier au cinéma occidental. Ce film de guerre, plus qu'un thriller est à catégoriser dans les meilleurs du genre, sans nul doute, et aura le mérite de tenter d'éveiller les consciences sur une possible réconciliation en tout cas en bas de l'échelle, mais est-ce vraiment possible à l'échelle des gouvernements quand deux doctrines politiques aussi différentes s'opposent, à savoir le capitalisme et le communisme. Avec sensibilité et intelligence artistique le réalisateur laisse au spectateur le soin de se faire sa propre opinion, en lui apportant tous les éléments possibles. Il est à noter que Park Chan Wook, au delà du récit, laisse à ses acteurs la place de poser un jeu intense et d'une très grande justesse, et ce qui est assez remarquable c'est que celà vaut pour l'ensemble du casting. Au final, on ne peut ressortir indemne de ce film que ce soit au niveau émotionnel, ou de la pensée politico thriller de guerre, plutôt politique engagé, d'une grande finesse d'écriture et réalisée avec une grande intelligence. Un fillm à l'image de ce très grand réalisateur, un chef d'oeuvre qui restera gravé dans l'histoire du cinéma.
Joint Securité Area fait partie des films qui dénoncent l'absurdité de la division de la Corée, un demi siècle après la fin de la guerre. Il prône le pacifisme et la fraternisation. A ce titre il appartenait à sa sortie à tout un courant qui semble en recul aujourd'hui. Il comporte d'excellents passages, tels celui de la mine et tous ceux qui se déroulent dans le poste de garde des Coréens du Nord. Il m'est toutefois apparu comme un peu confus, même à la seconde vision. Ce film s'impose tout de même à la fois comme un suspense et un document exceptionnels.
Le jeux des acteurs est beaucoup trop caricatural pour moi, j'ai décroché. Dialogues lourds, découpage brouillon., mouvements de camera " bizarres ", l'ensemble est vraiment très maladroit et fleure bon l'amateurisme. Et c'est vraiment dommage car l'histoire avait un potentiel énorme.
Un bon film qui vous emmène dans un monde dans lequel, je pense, aucun cinéaste ne s'était aventuré. Vous me direz, surtout les cinéastes occidentaux ou américains, et pour cause, le décor est la ligne de démarcation entre les 2 Corées avec toutes les tensions que cela supposent. Et non seulement, c'est le décor, mais on nous emmène dans une enquête policière en son sein. De quoi troubler! Le scénario est malin, et le montage du film avec de nombreux flashbacks pour alimenter la reconstitution des faits est parfait et nous tient en haleine. La fin ne ravira pas tout le monde, et je dois même avouer que je n'ai pas compris tous les détails comme cette photo à la fin. Par contre le message subliminal sur la possible fraternité entre ces 2 peuples rend un peu le moral. A voir par tous les amateurs de film policier, dans d'étranges endroits.
Qui est le film ? Réalisé avant sa reconnaissance internationale et avant la stylisation baroque de la trilogie de la vengeance, le film apparaît souvent comme une œuvre plus classique. C’est une illusion. Sous les habits d’un thriller politique situé dans la zone démilitarisée coréenne, Park pose déjà les fondations de son cinéma à venir. Le film part d’un incident meurtrier qui a lieu dans la Joint Security Area, no man’s land ultra surveillé entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, où une enquêtrice est chargée d’établir la vérité.
Par quels moyens ? Park Chan-wook adopte d’abord une structure éclatée, proche du Rashômon. Les versions se succèdent, se corrigent, se contredisent. Mais contrairement au modèle de Kurosawa, cette fragmentation ne vise pas à interroger la vérité mais montrer son impraticabilité. Chaque récit n’est pas un point de vue subjectif mais une nécessité idéologique. Dire ce qui s’est réellement passé reviendrait à fissurer l’ordre symbolique de chaque camp. De plus, la zone démilitarisée est filmé comme un espace saturé de regards, de lignes de tir, de protocoles absurdes. La frontière n’est pas là pour empêcher la rencontre. Elle est là pour produire un récit permanent de menace. Le décor devient une machine à fabriquer de la paranoïa.
Au cœur de ce dispositif surgit la fraternité. Et c’est là que le film devient véritablement subversif. Les scènes de camaraderie entre soldats nord et sud coréens, autour de jeux, de cigarettes ou de plaisanteries maladroites, sont filmées avec une douceur incongrue. Ce sont les seuls moments où les corps se détendent et où les visages cessent d’être des masques idéologiques. Mais Park souligne cruellement que cette rencontre n’est possible que par les armes. Les soldats se parlent parce qu’ils se surveillent. Le face-à-face armé devient paradoxalement la condition de la reconnaissance mutuelle. L’arme permet la rencontre parce qu’elle garantit la distance. Mais lorsque cette médiation se retourne sur elle-même, lorsque l’arme redevient purement fonctionnelle, la tragédie devient inévitable.
Formellement, le film se distingue par une mise en scène encore contenue mais déjà très signifiante. Park organise l’espace avec une rigueur presque géométrique. Les cadres, les axes de regard, les positions des corps structurent la dramaturgie autant que les dialogues. La tension naît moins de l’action que de la manière dont les personnages occupent l’espace.
Quelle lecture en tirer ? Œuvre fondatrice, Joint Security Area annonce déjà le cinéma à venir de Park. Un cinéma qui ne croit pas aux solutions simples, qui se méfie des récits trop cohérents et qui comprend que le tragique naît moins des individus que des structures qui prétendent leur donner sens.
Bien avant sa trilogie de la vengeance dont la bombe Oldboy, Park Chan-Wook nous livrait un métrage très différent et non moins intelligent. En pleine guerre entre les deux Corées il délivre un message d’espoir et montre du doigt l’absurdité totale de ce conflit ainsi que les répercussions sur les citoyens, lambda ou non. Et ce qui débute comme une enquête à haut risque se transforme bientôt en un très joli film sur l’amitié née de la rivalité. L’ensemble se laisse bien suivre et s’avère plus touchant que ce qu’on en attendait tout en omettant pas la brutalité et l’ineptie de ce conflit, car oui il y aura des conséquences à ne pas suivre les ordres, si idiots soient-ils … JSA est réussi, courageux et particulièrement utile, à découvrir car ce n’est pas l’œuvre la plus connue de Park.
Un thriller politique dont l’histoire se situe en pleine zone démilitarisée entre la Corée du Sud et du Nord. Le réalisateur Park Chan Wook en dépit de maladresses et de la largesse de l’interprétation de sa distribution signe un film à l’intrigue pertinente et dont les soubresauts parviennent à maintenir l’intérêt et délivre un message percutant surtout au vue de l’actualité récente.
Derrière cet obscur acronyme, ramenant plus aux DTV qu'au film d'auteur, JSA marque le premier coup du maître Park Chan Wook (Parasite) lequel montre sa maestria derrière la caméra mais aussi par une narration acrobatique qui retombe sur ses pieds jusqu'à un dernier plan superbe. Sur le fil entre guerre et thriller d'espionnage, JSA est une bouleversante tragédie humaine sur la fraternité impossible entre des hommes représentant les deux Corées. Le film paraît daté au début avec une musique et des personnages stéréotypés jonglant entre plusieurs langues, avec une inspectrice officiant pour une entité neutre qui doit enquêter sur un incident survenu au poste frontière. La trame principale c'est cet incident, et il se dessine avec les versions des différents protagonistes, ménageant le suspense pour dévoiler un secret deconcertant, mais qui fait tout le sel du film. JSA a le mérite d'un cadre spécial et d'intérêts méconnus (les tensions à la frontière entre les deux Corées), une facilité à glisser entre les genres et un casting solide (devenues depuis stars du cinéma coréen). Du très bon cinéma.
Quatre gardes ennemis de part et d'autre d'un bête pont, où personne ne passe jamais, en cette guerre des deux Corées qui s'éternise, d'un côté : les biscuits au chocolat, de l'autre : le jeu de cartes. Et si, au fond, la haine de l'autre ne valait pas plus qu'un emballage froissé plein de miettes, et qu'une quinte flush royale bruyamment abattue sur le tapis ? La guerre, à hauteur de grands enfants (plutôt que vieux c*ns). Park Chan-Wook nous a fait fondre le cœur en rêvant à l'innocence et l'amitié, et nous l'a brisé en ramenant ce fantasme à la terrible réalité de la guerre et de la méchanceté gratuite. On se réveille en sursaut, et cela fait mal, très mal. Comment ne pas finir le film en larmes, ou au mieux outrés de la bêtise humaine qui n'a pas pris une ride depuis la guerre de Corée. JSA est un petit bijou de mise en scène et scénario poignant, qui mise beaucoup (et il a raison) sur la force pure de sa scène "introductive" de mine impersonnelle (on a arrêté de respirer), sur son casting de choix, sur sa musique enlevée. Impossible de rester statique en voyant les frontières invisibles franchies difficilement (le "dialogue de pieds" nous a emporté loin dans la poésie d'un plan réussi...), en voyant qu'on était capable d'oublier complètement l'ouverture mystérieuse du film pour mieux la redécouvrir à la fin (avec ce hibou dont le regard nous hantera à jamais), en voyant qu'un personnage secondaire qu'on pensait (logiquement) inoffensif pouvait renverser l'ensemble d'un film en une seconde (la maestria de Park Chan-Wook : faire arriver ce personnage qu'on a négligé depuis le début, pour spoiler: dire au héros que son ami s'est suicidé par sa faute, et causer sa perte directe en une fraction de seconde, quand on pensait que le final - plutôt positif - se profilait ... Park Chan-Wook, ou l'art de nous faire éclater le nez sur le sol en un coup de tirage de tapis sec et sans préavis). On vous laisse deviner qui, en cette ressortie au cinéma (dans une version remastérisée de toute beauté) a poussé les portes de la salle en maudissant généreusement ce personnage ("spoiler: Mais elle pouvait pas se taire, celle-là ?! Elle voit que le mec, il va pas bien, que l'autre est décédé donc on ne peut plus rien pour lui, qu'elle n'a plus rien à gagner avant sa mutation, non, il faut qu'elle lui dise des horreurs !" - complétez avec des jurons au choix - ). Ce pamphlet contre la vilénie gratuite, contre la guerre (ce passe-temps insensé), pour la gaminerie innocente et le pied tendu (pour changer de la main) au-dessus de frontières ridicules, est une œuvre majeure à ne surtout pas rater. Vous pourrez découvrir la mise en scène brillantissime d'un Park Chan-Wook très en forme, qui se fiche de la censure qui l'attend, un Song Kang-Ho au diapason avec son homologue Lee Byung-Hun, et quelques plans vraiment sublimes (les pieds, on ne s'en remet pas...). Alors, restez dans le bon camp, et peut-être qu'un jour, l'avidité et la haine seront des dystopies risibles dont parleront quatre grands gamins autour d'une partie de cartes.
C’est sortie en 2018 , une histoire puissante entre soldats nord coréens et sud coréens. Ils sont censés surveiller leur frontière et ne pas s’adresser la parole et encore moins passer de l’autre côté de la frontière.. un beau film avec des acteurs très convaincant comme l’excellent Lee Byung-hun qui nous montre bien toute la tension entre ses deux pays voisins.
Ce film est pour moi une tentative ambitieuse de mêler politique et drame, mais il manque d'impact pour ceux qui ne sont pas familiers avec les enjeux militaires. L'atmosphère de la zone de sécurité conjointe entre la Corée du Nord et du Sud est intéressante, mais l'intrigue lente et prévisible devient rapidement ennuyeuse. Les personnages manquent de profondeur et l'ensemble reste superficiel. Bien qu'il puisse plaire aux amateurs de guerre et aux récits militaires, il pourrait s'avérer un peu lourd pour ceux qui ne partagent pas cet intérêt pour les tensions géopolitiques.
Une claque comme j’en ai rarement connu devant un film. JSA m’a fait du bien, m’a fait rire autant qu’il m’a rendu triste. A la fin du visionnage, j’ai préféré m’isoler un peu, réfléchir au propos du film, et à cette fin qui m’a véritablement bouleversée. J’y reviendrai plus tard.
Pour résumer le film en une phrase, JSA raconte l’histoire d’amitié impossible. La trame du film se construit sur la base d’ une enquête autour d’une fusillade qui a eu lieu dans une zone démilitarisée à la frontière entre les deux Corées. Deux soldats du sud et deux autres du nord vont être impliqués dans ces échanges de tir qui feront 2 morts. Pour comprendre le pourquoi, une suisse est charger d’enquêter avec neutralité. Car dans un contexte où l’animosité entre les deux bouts de terre et forte, chaque responsables des camp manipulent la vérité au profit d’intérêt supérieur. Alors que l’enquêtrice déroule le fil, elle comprend que les quatre protagonistes entretenaient une amitié cachée, qu’ils ont tenté de dissimuler dans les rapports et les déclarations tenues suite aux événements. Voilà pour le résumer.
Les causes profondes de la séparation de la Corée en deux États ne sont pas abordées. Et selon moi, c’est assez pertinent car cela permet de donner lieu à la candeur des personnages qui vont se lier d’amitié. L’ambiance délétère entre les deux territoires pèse malgré le tout durant tout le film. Et c’est aussi ce qui rend cette amitié si belle. La nuit tombée, tous les quatre se rejoignent secrètement pour rire, lire les magazines de charme venus du Sud, faire des jeux… Des heures sacrées où les soldats oublient leur uniforme et l’épée de Damoclès au dessus de leur tête. JSA ne tombe pas dans l’écueil de la bonne Corée et la mauvaise. Le discussion illustre bien cette justesse quand Oh (nord) défend sa patrie et incline l’aide que propose Lee pour l’installer dans son sud. Le propos est bien plus riche et complexe. Ici, c’est la circonstances de crise entre les deux pays qui est pointé du doigt. Celle qui provoque une situation contre nature pour 4 personnes : ne pas avoir le droit d’être de simple amis.
A la fin, je suis partagé. Une relation aussi pure ne pouvait pas durer dans une territoire souillée par la guerre. Pourtant, cette fleur de l’amitié, elle a malgré tout éclos. Et cela, il ne faut pas l’oublier. Une chose est sûre, JSA est à lui seul la définition du terme tragique.
"JSA (Joint Security Area"), thriller politique sud-coréen réalisé par Park Chan-wook, sorti en 2000. En 2000, le sommet de Pyongyang où se rencontrent les représentants des deux Corées, Kim Jong-il et Kim Dae-jung, fait espérer une période de détente, le réalisateur Park Chan-wook y voit l'occasion de tourner le premier film traitant de la fraternité entre les deux peuples et donnant un espoir vers la réunification. Séparés par la ligne de démarcation (DMZ), Coréens du Sud et du Nord collaborent plus ou moins étroitement sur le poste de Panmunjeom où se situe la JSA, seul point de passage possible entre les deux pays, un incident survient entre les soldats présents qui peut faire basculer tout espoir de réchauffement des relations, une enquête est ouverte menée par la la Commission de supervision des nations neutres en Corée, composée des deux pays neutres, suède et suisse, que s'est -il vraiment passé ? Un thriller en zone tendue qui révèle qu'il vaut mieux ne pas faire savoir la vérité. Un film bien réalisé, malgré un démarrage étouffé de gros plans et de mouvements de caméra un peu furtifs, mais cela ne dure pas. De beaux cadres. Une narration pouvant parfois paraitre décousue entre l'enquête et les flash-back, mais le puzzle s'assemble peu à peu. Plus qu'un thriller diplomatique, "JSA (Joint Security Area") est un film sur la fraternité. Un espoir de rapprochement, que l'on peut associer au film " Escape from Mogadishu" de Ryoo Seung-wan sorti en 2021.