Les thématiques du deuxième long-métrage de Steven Spielberg sont fortes et émouvantes. Malheureusement, son road-movie tourne en rond car aucune rencontre, ni aucun personnage secondaire, ne vient relancer l'intrigue.
Sugarland Express est un road movie de qualité se déroulant au coeur du Texas. La performance de la belle Goldie Hawn est remarquable, la BO est cool et j'aime le fait que ce soit tiré d'un véritable fait divers.
Le premier vrai long métrage de Spielberg ("Duel" étant à l'origine un téléfilm) et film assez prenant sur une histoire malheureusement triste. Le film n'est pas sensationnel ni d'une grande originalité en lui-même mais les rapports humains développés dans le film sont subtils avec des acteurs crédibles et une réalisation soignée et maîtrisée.
Y'a pas beaucoup de Spielberg que je n'ai pas vu, et son premier film à destination du cinéma en faisait partie. Et déjà, on sent ce qui fera la force de cette légende. Une histoire au départ on ne peut plus simple, mais qui est terriblement prenante et bien ficelée. Ou comment faire une course-poursuite d'une heure et demie sans ennuyer le spectateur. On est littéralement captivé du début à la fin. Comment faire du superbe avec du très simple. Les acteurs sont globalement bons, sans être extraordinaire j'en conviens. Mais là aussi, avec du très simple, ils arrivent à vous faire vivre cette aventure, on s'attache à eux, on finit par les supporter ou pas. Et puis ils sont tous d'un naturel...ça laisse rêveur. Mais ce film nous montre aussi toute la maestra du réalisateur : on sent déjà une maîtrise de la mise en scène, où le réalisateur ne se contente pas de filmer son histoire mais de nous la présenter de la meilleure façon qui soit, de nous la faire vivre, de nous y immerger. Des cascades réalisées avec le bon tempo, où là aussi faire du spectaculaire avec du très simple. Les décors nous font découvrir le Texas profond et la musique de Williams, bien plus discrète que dans les collaborations suivantes, nous propose déjà un thème simple (encore) mais superbe ! Bref, un premier film qui montre déjà l'envergure du bonhomme.
Sans être un chef d’œuvre du cinéma, Sugarland express impressionne par sa maîtrise et son intensité. Après le superbe Duel, Spielberg s'amuse encore sur la route et réalise un film excellent sur le plan formel. Jamais il ne s'embrouille, jamais il ne choisit la facilité, toujours il opte pour la mise en scène la plus efficace, malgré la difficulté de filmer 2h00 de course-poursuite. Car, si les cavalcades à 200 à l'heure avec dérapages serrés sont rares, ce film est bien l'histoire d'une course-poursuite. La plupart du temps cela se déroule dans les limites de vitesse et de façon assez surréaliste, mais c'est cette particularité qui fera monter peu à peu la tension et permettra aux personnages de nouer des relations. Tout cela est donc habile et terriblement original, mais nie quelque peu à l'intérêt du film dont le rythme est affecté, trop linéaire et donc un peu ronronnant.
On voit déjà le grand réalisateur que peut être Spielberg (ici épaulé par un grand directeur de la photographie, ça aide quand on filme ce genre de paysages), mais côté écriture et rythme, c’est assez raté. La première moitié se tient assez bien, mais ensuite le scénario fait du sur-place et les personnages aussi. Avec en plus un humour mal amené et mal dosé. Quelques très beaux plans et passages agréables quand même.
Premier film de Steven Spielberg à sortir en salle (Duel étant initialement un téléfilm), Sugarland Express a déjà certaines qualités du grand réalisateur qu'il va devenir. Si peut reprocher quelques scories de réalisation et de montage pour certaines scènes (la scène de fusillade chez le loueur de voiture est très brouillone), Steven Spielberg se montre plutôt à l'aise derrière la caméra et propose un road movie rythmé aux personnages attachants. Ce film est aussi la première collaboration entre le réalisateur et John Williams à la musique qui signe une très bonne partition, collaboration qui perdurera pendant de longues années. Sugarland Express, s'il n'a pas l'aura d'autres des films de son auteur, est un film sympathique qui préfigure le talent en devenir de son réalisateur.
Malgré l’âge, le scénario reste efficace et très actuel : qui n’oserait pas tout faire pour reformer sa famille en battant toutes les autorités ? S’il a quelques ressemblances avec "Thelma et Louise", il en est différent dans le sens où les personnages ne cherchent pas à fuir en priorité la société. Et quand on pense à l’importance de la famille pour Spielberg, on est sur un projet personnel. Le duo de personnage est fou à lier, mais ont leurs failles et forment une bonne alchimie. Par contre, le jeu de Michael Sacks est inexpressif : s’il a un bon développement, son interprétation est fade et unidimensionnel. En revanche, on jongle bien entre les personnages principaux et secondaires, notamment sur le fils. Il en est de même pour le capitaine Tanner, qui est sympathique. Qui dit vieux film, dit rythme lent et ça c’était un peu inévitable. Pour son second long-métrage, Spielberg offre une bonne mise en scène, surtout dans les moments d’action et son humour fonctionne encore bien (à peu de chose près). Pour leur première collaboration, John Williams a fait du très bon travail à l’harmonica avec des airs texans correspondant bien à l’ambiance générale.
"Sugarland express" a pris des rides, mais n’en reste pas moins une bonne expérience. Et puis bon, c’est un des premiers longs-métrages du plus grand réalisateur de tous les temps, ça mérite le coup d’œil pour ceux qui sont fan. C’est peut-être moins impressionnant que "Les Dents de la Mer", sorti un an après, mais c’est pas un problème en soi.
Premier film "officiel" pour le cinéma de Steven Spielberg et encore un road movie, après l'excellent "Duel". Cette fois, c'est un couple, dont le mari est en fin de détention, qui part en cavale avec un policier en otage pour retrouver son bébé adopté par une autre famille. Malgré qques longueurs, inévitables pour ce type de film, le cinéaste adapte cette histoire vraie avec brio, c'est drôle et émouvant à la fois, avec une jolie créativité dans la manière de filmer (qques cadres sont très chouettes). Et les acteurs, Goldie Hawn et William Atherton en tête, sont particulièrement inspirés. Well done Mr Spielberg !
'Sugarland Express' de Steven Spielberg est un road-movie assez efficace ! Le scénario est un peu dépassé, cependant les scènes d'actions sont pour la plupart assez bonnes, et les personnages restent attachant comme la plupart des films du cinéaste. Donc, c'est sympa, mais sans plus (rien de particulièrement marquant) quand on voit la suite de la carrière du réalisateur. Et dire que son prochain film sera... 'Jaws' (Les dents de la mer en VF), un classique du cinéma qui est devenu mon film préféré !
Après son téléfilm Duel, devenu film de cinéma à part entière (perdant d’ailleurs au change), Steven Spielberg fut propulsé à la tête de son premier VRAI film de cinéma, Sugarland Express.
Contant la fuite d’un couple recherché par la police, on s’attendait donc à une tonne de bons sentiments (qu’on obtient quand même) de la part de Spielberg. Heureusement, il y a autre chose dans ce film. Tout d’abord, on retrouve le sens de l’action de Spielberg, qui nous gratifie de quelques jolies cascades et courses poursuites. Malheureusement, il se trouve que le film tourne très vite en rond, à cause de quelques acteurs plutôt mauvais (William Atherton), d’un Spielberg bien plus à l’aise dans la comédie (la première demi-heure) que dans l’étude de son pays (tout le reste du film) et qu’on s’ennuie assez poliment jusqu’à la fin du film. C’est vraiment dommage parce que Goldie Hawn et Michael Sachs sont de très bons acteurs, que Spielberg a un talent fou, mais qu’ils ne sauvent pas ce road movie.
Peu sera reproché à Sugarland Express tant le film est objectivement réussi. Mais le film n’est pas assez intéressant, manque d’une dimension épique et d’un score correct pour passionner.
Durant le Nouvel Hollywood de 1974 sortait Sugarland Express, le deuxième film (et premier vrai long-métrage de cinéma), d’un tout jeune cinéaste qui avait commencé à se faire un nom avec un désormais célèbre téléfilm intitulé Duel et qui eut la chance d’avoir une exploitation dans les salles obscures. Je parle bien évidemment du maître incontesté Steven Spielberg qui s’intéresse ici à un tragique fait divers et nous offre un véritable road movie, très prenant, très émouvant et très dynamique, en bref un film qui sonne terriblement Spielberg quand on le revoit aujourd’hui et ce n’était à l’époque que sa deuxième œuvre ! Clovis Poplin s’apprête à être libéré de prison. Mais sa femme l’incite à s’évader à seulement quatre mois de sa libération pour aller récupérer leur enfant dans la ville de Sugarland. S’engage alors une course poursuite effrénée entre le duo, qui prend en otage un policier, et les autorités du Texas. Adapté d’une histoire vraie qui s’est déroulée en 1969 aux Etats-Unis, le deuxième film de Steven Spielberg était un des rares que je n’avais pas encore vu. Il me reste très peu de film à découvrir de celui que je considère comme mon réalisateur préféré et Sugarland Express est probablement une de ses œuvres les plus méconnues de sa filmographie. J’ai donc découvert avec une certaine curiosité ce deuxième long-métrage de la carrière du réalisateur culte et qui lui a d’ailleurs permis de remporter le Prix du scénario au 27ème Festival de Cannes en 1974. Et donc grâce à une histoire forte et tragique, qui s’inspire de faits réels, Steven Spielberg livre ce superbe road movie qu’est Sugarland Express qui se déroule sur les routes du Texas où un jeune couple s’entraîne dans une folle course poursuite en kidnappant un policier afin de rejoindre Sugarland pour récupérer leur jeune enfant qui leur a été arraché par les services sociaux. Et il est vrai que le style du réalisateur apparaît déjà à seulement son deuxième film avec ce rythme trépident, la mise en scène efficace, une belle bande-originale signée John Williams, la gestion d’un petit suspense vers la fin, cette émotion lié à la famille et ici à l’histoire de deux parents un peu paumés qui cherchent à repartir à zéro avec leur fils, quitte à enfreindre la loi et risquer leur vie dans cette course vers un éventuel nouveau départ. Le film possède quelques beaux moments notamment dans l’évolution de la relation entre le couple Poplin et le policier Maxwel Slide qui s’attache petit à petit au jeune couple après un rapport basé sur la peur et la nervosité. De plus, cette course poursuite très bien filmée par Steven Spielberg qui oppose au départ seulement quelques voitures de police à celle regroupant notre duo à la Bonnie and Clyde (car oui on pense tout de suite au célèbre duo de gangsters qui a été interprété au cinéma par Faye Dunaway et Warren Beatty dans le film d’Arthur Penn), se transforme rapidement en une énorme poursuite sur les routes du Texas avec des centaines de voitures, aussi bien de la police que des civils, et un véritable voyage émerge avec un message de soutien de la part des populations locales qui encouragent le couple à récupérer leur enfant. Cela peut paraître étonnant de voir une telle approche dans le film, car à la base ce sont deux criminels qui ont tout de même pris en otage un officier de police, mais ce mouvement populaire change quelque chose dans le film, comme si les parents méritaient vraiment de récupérer leur enfant après tout ce qu’ils ont fait de mal ou d’illégal dans leur vie. Le film peut être vu d’un certain côté comme une sorte de soutien à l’action de ces deux individus, mais je ne crois pas que cela soit l’objectif et l’intention de Spielberg de légitimer leur action et de contredire d’une certaine manière l’action des services sociaux qui ont pris l’enfant pour le mettre dans une autre famille en montrant tout ce mouvement populaire qui soutient les Poplin, mais le réalisateur s’intéresse plutôt à reconstituer un dramatique fait divers ave efficacité tout en y incorporant une belle émotion et tendresse. Accompagné de trois bons acteurs principaux en les personnes de Goldie Hawn, William Atherton et Michael Sacks, Steven Spielberg livrait donc en 1974 un très bon deuxième film et une belle démonstration de son talent pour son premier passage au cinéma avec Sugarland Express, une première œuvre purement cinématographique très efficace et prenante, et surtout loin d’être ridicule et oubliable dans sa filmographie. Quand on pense qu’un an après ce petit road movie passé inaperçu, le réalisateur reviendra en force avec Les Dents de la Mer, l’un des premiers blockbusters de l’Histoire du Septième Art qui contribuera à la fin du Nouvel Hollywood et qui lancera définitivement la brillante carrière du metteur en scène. Mais n’oublions pas que les vrais débuts de Steven Spielberg, certes encore timides et insignifiants sur le box-office, furent bel et bien avec l’épatant Duel (qui est même plus célèbre que le film dont il est question ici) et le très intéressant et efficace Sugarland Express.
L'un des premiers Spielberg, bizarement assez méconnu du grand publique. Pourtant l'intrigue et la fluidité du récit permettent de rester très accrocheur autour de ce road movie dont le point de départ est assez tordu. Les acteurs surjouent par moment et on sent les début de réalisateur dans la gestion des personnages à l'écran. Au final, il s'agit d'un très bon divertissement mené avec rapidité et envie.
Deuxième long-métrage du jeune Spielberg, The Sugarland Express est une véritable réussite. Plein d'humanité, rempli de doses d'humour, ce film est fin et frais. Inspiré d'un histoire vraie, le scénario est fort, même si le fait que la plupart du film se passe sur la route, dans une voiture, aurait pu rebuter. Mais c'était sans compter sur la mise en scène de Spielberg, déjà virevoltante à l'époque. Chaque cadrage est parfaitement choisi et certaines images sont magnifiques. En plus, on note déjà la collaboration avec John Williams, qui composera ensuite la musique de presque chaque oeuvre du cinéaste. Un bon film.
Deuxième film de Spielberg et toujours un road-movie, un genre à la mode à l'époque. Sugarland Express s'inspire d'une histoire vraie en nous entrainant dans l'aventure d'une mère immature voulant récupérer son enfant qui lui a été pris par les services sociaux. Voilà un thème parfaitement spielbergien ! Le film est intéressant à suivre, avec des courses poursuites entrainantes, beaucoup d'humour et des acteurs intéressants, mais je pense que certains points scénaristiques sont un peu exagérés au milieu de quelques moments mous. La fin, dramatique, est, par contre, très réussie !