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Carlos Stins
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2,0
Publiée le 12 septembre 2018
Après son fabuleux téléfilm « Duel », le jeune Steven Spielberg se voit ouvrir les portes du cinéma pour un premier essai assez décevant. Celui qui est maintenant surnommé « the entertainment king » a lui-même admis que « Sugarland express » était le seul film de sa carrière qu’il referait totalement différemment et je le comprends. La mise en scène est loin d’être aussi dynamique et inspirée que celle de « Duel » qui était bien plus inventif. Cette course poursuite manque beaucoup d’intensité, le suspense est absent et la bande originale assez timide de John Williams ne donne pas d’avantage de relief à une œuvre sans grande saveur. Le long-métrage s’épuise à mi-parcours en peinant à se réinventer, la faute à une intrigue assez creuse qui manque à mon sens de densité, à l’image des personnages auxquels je ne suis pas parvenu à m’attacher. Cela est sans doute du à un manque d’épaisseur dans l’écriture ou, dans le cas de Lou Jean, à son interprète que tout le monde semble acclamer mais que j’ai trouvé pour ma part absolument insupportable. Même si j’ai principalement parlé des défauts du film, « Sugarland express » est bien sûr loin d’être un nanar imbuvable. Il y a des scènes qui fonctionnent bien, certains plans-séquences sont réussis, il y a quelques bonnes idées dans l’évolution de la relation entre les membres du trio infernal et la critique des médias ainsi que de l’opinion publique dans ce genre d’affaire est pertinente. On est donc loin de la catastrophe mais également à mon sens loin du bon film, un Spielberg que l’on oublie facilement face aux nombreux chefs-d’œuvre qui peuplent sa filmographie.
Grâce à Duel et Something Evil, Spielberg décroche son premier contrat pour réaliser son premier film pour le cinéma. Son choix se porte sur un fait divers et de l’aventure des Dent. Paumés et sans motivation criminelle les Poplin (Dent dans la vraie vie) kidnappe un policier pour aller voir leur enfant dont ils avaient perdus la garde après avoir été en prison.
Dès le début du road movie, on sait que le couple ne va pas s’en sortir, mais le tout jeune cinéaste arrive à nous faire croire le contraire à chaque minute. Spielberg et son directeur de la photographie Vilmos Zsigmond privilégie le naturel en utilisant des décors et un éclairage naturel qui donne un air de documentaire au film. C’est aussi le premier long métrage et la première d’une longue collaboration avec John Williams qui offre ici une bande originale très discrète.
Le futur journaliste détestable de Die Hard prend ici ses marques et trouve une superbe partenaire : Goldie Hawn.
En 1974, après ses multiples réussites télévisées, Steven Spielberg signe enfin son premier vrai film de cinéma (Duel était à la base un téléfilm bien que diffusé au cinéma en Europe dans une version rallongée). Sugarland express est un road movie inspiré d’une histoire vraie (celle de Robert et Ila Fae Dent) se rapprochant des récents Bonnie et Clyde (Arthur Penn, 1967) et La Ballade sauvage (Terrence Malick, 1973) qui contaient déjà les histoires de couples en cavale. Malgré ces influences, Steven Spielberg insuffle au récit son obsession principale à l’époque à savoir la séparation de ses parents puisque le film débute sur une scène où Lou menace Clovis (Gilbert en V.F.) de le quitter et surtout car la cavale des deux principaux protagonistes provient du fait qu’on leur retire la garde de leur enfant. Même si, dès le début, leur plan est clairement voué à l’échec (ce qui ne semble pas effleurer un instant l'esprit du couple en fuite) et donc à une fin dramatique, Spielberg arrive à aborder son histoire avec un ton assez léger pendant une bonne partie du film sans que cela soit inapproprié à son sujet. De plus, il se permet déjà de critiquer le comportement d’une partie du peuple américain en montrant des civils, se prenant pour des cow-boys (on peut clairement penser que le cinéaste, démocrate revendiqué, est opposé à la NRA et à la vente libre des armes à feu), qui cherchent à abattre eux-mêmes les fuyards et qui, au lieu de résoudre la situation, causent un nombre impressionnant de dégâts matériels et rendent le couple plus nerveux et donc plus à même de faire des victimes innocentes. En outre, Spielberg montre également la fascination purement américaine pour les délinquants en faisant nous traverser des villes où les habitants accueillent Lou et Clovis comme des héros (contrairement au père de Lou qui a honte d’elle et qui n’a aucune compassion à son encontre). En plus d’insuffler des thématiques personnelles, Steven Spielberg fait déjà preuve d’une mise en scène maîtrisée de bout en bout qui reste discrète même dans ses effets de mise en scène (un rétroviseur sert à créer un split screen, un reflet dans le pare-brise est utilisé pour faire un effet de surimpression d’un dessin animé diffusé dans un drive-in sur le visage de Clovis…), à l’exception peut-être de l’insertion du plan quasi-subliminal de l’explosion de ce cartoon (effet plus voyant mais qui ne choque aucunement). Sugarland express permet également de montrer le talent du cinéaste pour filmer les scènes d’action (elles sont rares mais très réussies), sa capacité à gérer des foules (ici présentes sous la forme d’un nombre impressionnant de voitures de police) et sa compétence en tant que directeur d'acteurs (Goldie Hawn estime d'ailleurs que le personnage de Lou reste son meilleur rôle). Après Duel (œuvre dont le plan final est fortement rappelé par les deux derniers du présent film), Steven Spielberg montre à nouveau qu’il sait parfaitement filmer les road movies (genre vers lequel il ne reviendra plus dans sa carrière). Enfin, il faut noter que Sugarland express a inauguré également une collaboration essentielle de son cinéma : celle avec le compositeur John Williams qui choisit pour l’occasion de signer une bande originale volontairement assez discrète (à l’opposé de l’idée première du cinéaste qui souhaitait une partition plus symphonique), ce qui explique sa faible notoriété. Ainsi, Sugarland express, bien qu’il fasse partie des œuvres les moins connues du cinéaste, est déjà une belle réussite (récompensée du Prix du scénario au Festival de Cannes en 1974) qui a été très rentable (presque 12,8 millions de dollars de recettes pour un coût entre 2 et 3 millions) même si elle est loin d’être un succès commercial colossal. Steven Spielberg devra attendre pour cela le film suivant : Les Dents de la mer.
Sugarland Express est un film très sympathique et plutôt drôle de la part de Steven Spielberg. Il y a quelque chose d'assez absurde dans l'intrigue de ce road movie avec ses personnages loufoques et hauts en couleur (qui pourrait faire ressembler le film à ceux des frères Coen). Les personnages sont totalement fantasques. Le couple fait penser à un duo Bonnie & Clyde des temps modernes à l'heure de la télévision. La description de la société américaine à travers ce fait divers est assez acerbe (surtout vis-à-vis des médias à la recherche du moindre scoop et des citoyens prêts à tout pour passer à la télévision, voire même admirant n'importe qui passant à la télé, qu'importe la raison pour laquelle ce quelqu'un passe à la télévision). Le ton du film est très drôle et très ironique … mais surtout juste et bien vu. Un petit ovni très sympathique.
C’est le 1er long métrage de Steven Spielberg. On est très loin des chefs-d’œuvre que sont « Les dents de la mer », « Rencontre du 3ème type », « La liste de Schindler », « Il faut sauver le soldat Ryan »… Là, le réalisateur signe un film qui ressemble à une série B, sans entrain avec pour ligne conductrice une prise d’otage interminable. J’ai été incapable de m’intéresser vraiment à ce couple de neuneus genre « Bonnie and Clyde » du pauvre. Les voitures de police US, gyrophares allumés, envahissent l’écran en permanence mais grand intérêt. Spielberg aurait dû trancher entre une version comique ou une version dramatique. Le résultat ne satisfait donc personne. Mauvais film ? Non, pas vraiment. Insignifiant ? Oui, sans aucun doute.
plutôt moyen comme film de Steven Spielberg comme quoi il n'a pas réaliser que des chef d'oeuvre. ce film a quel que passage bien mais c'est tous . normalement dans ce genre de film on a de la sympathie pour les personnage principaux mais la ce n'est pas le cas on a pas envie de les soutenir . histoire plutot moyenne voir mauvaise . sa me fait mal de critiquer un film du maître Spielberg mais je suis obliger la malheureusement
Premier long-métrage de cinéma "officiel" réalisé par Steven Spielberg, après le surprenant *Duel*, ce film s'avère très intéressant dans sa manière de déconstruire un couple de criminels à la *Bonnie and Clyde* mais de montrer pourquoi et comment ils en sont arrivés à une telle situation. De fait, j'ai trouvé le développement scénaristique particulièrement original, notamment dans la façon dont le trio de personnages principaux est traité. Ils s'avèrent particulièrement réalistes et permettent au spectateur de s'attacher assez facilement à eux.
La réalisation et la mise en scène du jeune Steven Spielberg sont déjà bien maîtrisées et même si le film peut souffrir de quelques baisses de rythme, le cinéaste arrive à maintenir l'intérêt en construisant une relation solide entre les personnages mais également le spectateur.
Il ne s'agit pas de son meilleur film mais il constitue une entrée en matière assez intéressante et se révèle similaire aux débuts d'un autre cinéaste majeur de sa génération : Martin Scorsese, avec son *Bertha Boxcar* (que j'ai légèrement préféré).
Quoi qu'il arrive, je conseille ce film car il s'agit d'un bon road movie et s'inscrit dans la logique de la carrière de Steven Spielberg.
On connait tous Steven Spielberg et il coule de source que ce mec fait partie des illustres cinéastes contemporains. Seulement voilà, même les meilleurs ne sont pas à l'abri d'un semi échec. Spielberg ne déroge donc pas à la règle, et signe donc avec « Sugarland express » un film loin d'être honteux, mais dont on peut se dispenser facilement. Une histoire de cavale. Celle d'un jeune couple. Un homme, une femme, désireux de récupérer leur petite fille. Voilà, c'est tout. Mais bon, on s'en fout un peu quand même de l'originalité du scénario, si c'est pas trop bidon et si c'est bien traité, ça peut le faire. Or, on a l'impression que Spielberg ne sait pas trop quoi faire de ce qu'il a entre les mains. Qu'il ne sait pas trop quelle forme lui donner. Donc, on se retrouve avec un objet fortement inégal. Parfois enthousiasmant (à l'image des scènes d'action), parfois assez barbant. Et bien que le duo Hawn/Walker soit sympathique, il ne semble jamais en mesure de tirer l'ensemble vers le haut.
Premier film de Steven Spielberg à sortir en salle (Duel étant initialement un téléfilm), Sugarland Express a déjà certaines qualités du grand réalisateur qu'il va devenir. Si peut reprocher quelques scories de réalisation et de montage pour certaines scènes (la scène de fusillade chez le loueur de voiture est très brouillone), Steven Spielberg se montre plutôt à l'aise derrière la caméra et propose un road movie rythmé aux personnages attachants. Ce film est aussi la première collaboration entre le réalisateur et John Williams à la musique qui signe une très bonne partition, collaboration qui perdurera pendant de longues années. Sugarland Express, s'il n'a pas l'aura d'autres des films de son auteur, est un film sympathique qui préfigure le talent en devenir de son réalisateur.
Le premier long métrage du grand Spielberg : rien à dire, on sent déjà le potentiel dans la précision des plans et le rythme mais c'est légèrement long et répétitif. Dans cette histoire, on suit un couple un peu simplet, encore un peu jeunes dans leurs têtes prêts à tout pour récupérer leur gosse, sans trop se rendre compte des conséquences de leurs actes. Goldie Hawn est très jolie mais un peu énervante au final. Certains détails sont assez inexplicables (spoiler: pourquoi autant de voitures ? pourquoi le capitaine tire dans les pneus du camion TV, ce qui entraine un accident ? ). Au fil du film, on se lasse un peu. Ce film nous laissera donc un peu indifférent et restera seulement comme un des premiers galons d'essai d'un futur maitre du cinéma, malgré quelques critiques de la société américaine.
L'histoire est simple mais efficace.de très beau plans notamment sur la quantité de véhicules à l'écran, les beaux paysages, et l'immersion dans l'Amérique des années 70.je mets 3 uniquement parce que l'œuvre se regarde plus difficilement aujourd'hui , le rythme est un peu lent parfois.mais un bon Classic avec de belles scènes de courses poursuites!
Voilà un Spielberg assez méconnu mais qui vaut assurément le détour et le coup d'oeil. Ce n'est certes pas Duel mais ça se passe (encore) sur la route tandis que l'ambiance fait penser au Convoi de Peckinpah, avec une ambiance quelque peu drolatique par son ironie sur la force des forces de l'ordre, leurs bagnoles, leurs flingues... et leurs chapeaux !
Evidemment, ça se passe au Texas, état où non seulement les flics sont nerveux mais au sein duquel se trimballent des bouseux avec leurs fusils, des bouseux qui n'aiment certes pas les communistes mais leurs armes à la folie, plus dangereux que tous les flics réunis.
Bon évidemment, le film s'éternise un peu trop dans cette longue ballade routière et si la mise en scène de Spielberg s'avère efficace, elle n'est pas aussi percutante et inventive que dans son si fameux Duel ; en outre la Goldie Hawn est assez pénible à supporter, cela du début à la fin, ce qui finit par nous fatiguer.
Nonobstant ces petits impairs, Sugarland n'en reste pas moins l'un des meilleurs films du si surestimé réalisateur.
Un road movie intense mené de main de maitre par Steven Spielberg qui réalise ici une mise en scène très aboutie. Le rythme est bien soutenu avec comme toujours, le souci du détail. Le scénario, est lui aussi admirable : il nous offre humour, émotion, mais aussi pas mal d'action et de cascades. Le suspense est continu et l'intérêt croissant. Pour couronner le tout, ce film bénéficie également d'une bonne affiche : Goldie Hawn est assurément adorable dans le rôle de Lou, tout comme Michael Sacks, parfait dans le rôle de l'officier de police Slide. Le pitch : Lou Jean pousse son mari Clovis Poplin à aller reprendre leur fils qui se trouve à Sugarland dans une famille d'accueil. Clovis étant un fugitif, la route à travers le Texas va être longue et périlleuse.