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Alolfer
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3,5
Publiée le 19 mai 2026
Avant Les Dents de la mer, Steven Spielberg réalisa un road movie inspiré d'une histoire vraie. Durant 1h45, le réalisateur américain nous immerge dans ce couple, ne souhaitant aucun mal, vouloir récupérer la garde de leur enfant.
Et déjà à cette époque, on retrouve le style "Spielberg" et les thématiques qu'on retrouvera dans ses prochains films, notamment l'importance de la famille.
C'est un film qui se veut ouvert, voulant respecter une reinsertion possible qu'importe le passé.
En suivant la cavale maladroite d’un couple qui croit pouvoir reprendre son enfant par la seule force de son désir, Spielberg oppose deux régimes irréconciliables : l’affect intime et la machine collective. La route devient un couloir surveillé, la foule un regard qui transforme le drame en spectacle, l’institution une inertie humaine mais inexorable. Refusant toute héroïsation, le film démythifie la figure du hors-la-loi et observe, comment un amour sincère n'a de choix que de se dissoudre, sous le poid de sous ces régimes. Sans catharsis ni consolation, Sugarland Express est un point de départ lucide : déjà, Spielberg interroge ce que devient l’individu quand le monde regarde, encadre et juge bien avant de chercher à comprendre.
Malgré l’âge, le scénario reste efficace et très actuel : qui n’oserait pas tout faire pour reformer sa famille en battant toutes les autorités ? S’il a quelques ressemblances avec "Thelma et Louise", il en est différent dans le sens où les personnages ne cherchent pas à fuir en priorité la société. Et quand on pense à l’importance de la famille pour Spielberg, on est sur un projet personnel. Le duo de personnage est fou à lier, mais ont leurs failles et forment une bonne alchimie. Par contre, le jeu de Michael Sacks est inexpressif : s’il a un bon développement, son interprétation est fade et unidimensionnel. En revanche, on jongle bien entre les personnages principaux et secondaires, notamment sur le fils. Il en est de même pour le capitaine Tanner, qui est sympathique. Qui dit vieux film, dit rythme lent et ça c’était un peu inévitable. Pour son second long-métrage, Spielberg offre une bonne mise en scène, surtout dans les moments d’action et son humour fonctionne encore bien (à peu de chose près). Pour leur première collaboration, John Williams a fait du très bon travail à l’harmonica avec des airs texans correspondant bien à l’ambiance générale.
"Sugarland express" a pris des rides, mais n’en reste pas moins une bonne expérience. Et puis bon, c’est un des premiers longs-métrages du plus grand réalisateur de tous les temps, ça mérite le coup d’œil pour ceux qui sont fan. C’est peut-être moins impressionnant que "Les Dents de la Mer", sorti un an après, mais c’est pas un problème en soi.
Ce ne sont que des gamins. Le bon Tanner avait tout compris avant tout le monde. Sugarland Express est le premier vrai film de Steven Spielberg si on considère que Duel n'était qu'un téléfilm. N'empêche, comme pour Jaws ensuite, à seulement vingt-cinq, vingt-six ans, il affiche une maîtrise assez stupéfiante. Je pourrais parler de certains plans superbes au crépuscule. Mais road movie oblige, ce sont ces longues courses-poursuites et ces voitures de police finissant invariablement dans le décor. La maîtrise des scènes d'action, il l'avait déjà à l'époque. Action, humour, émotion, humanisme, dès son premier film, Spielberg affichait déjà son style. Il nous parle avec tendresse de ces paumés. Pas méchants. Juste immatures. Ils veulent juste récupérer leur enfant sans se soucier des conséquences de leurs actes. Il est beaucoup plus critique sur ces rednecks peuplant l'Amérique profonde qui vont les traquer. Des beaufs avec leurs carabines qui mitraillent d'abord et réfléchissent ensuite. Peut-être aussi pour toute cette population massée au bord des routes qui va les aduler, leur offrir des petits cadeaux, mais pourquoi en fait à part tromper leur ennui ? Qu'ont-ils fait de si héroïque ? Rester ordinaire (manger du poulet, regarder des cartoons à la télé), vivre libre, sans contraintes, faire des rencontres, sans se soucier du lendemain. C'est peut-être ça leur définition de l'héroïsme.
Spielberg me déçoit pour une énième fois, ce road trip est vraiment très classique, du vu et revu! JE trouve un peu "too much" et ridicule ce convoi de flics poursuivants les deux évadés de prison. Il y a tellement mieux en road trip notamment "Thelma et Louise" ou "True Romance".
Une jeune femme fait évader son petit ami de prison et les deux bras cassés vont se lancer sur les routes du Texas avec de nombreuses voitures de police de l’état aux trousses. La trame n’a rien de très originale et dit comme ça ce Sugarland Express a tout de la comédie Road Movie lambda. Seulement on a Steven Spielberg derrière la caméra et bien que cela soit un de ses premiers film il réussit à sublimer un script classique en excellent film jouant à la fois sur la comédie burlesque, le Road Movie donc et un attachement sincère à ses personnages. Le tout agrémenté de beaucoup de plans magnifiques qui donnent une superbe amplitude à un film fait pour divertir. L’interprétation est aussi dans cette état d’esprit, jouant la caricature mais en évitant d’être caricaturale. Bref un film qui ne se prend pas au sérieux mais qui a été fait avec sérieux et pas mal de talent.
Premier film de cinéma pour Steven Spielberg (alors âgé de 28ans), celui qui s’était fait remarquer avec son cultissime téléfilm Duel (1971), réalise pour la seconde fois, un road-movie endiablée avec lequel il s’inspire librement d’un étonnant fait-divers.
L’histoire remonte à 1963, lorsque Bobby Dent et sa femme Ila Fae prennent en otage un soldat et s’engage dans une folle et interminable course-poursuite. C’est l’une des chasses à l’homme les plus folles de l’histoire du Texas, elle fut diffusée en direct devant des millions de foyers à travers l’état.
Pour mettre en scène cette histoire, Spielberg s’est entouré d’une excellente distribution, avec Goldie Hawn & William Atherton dans les rôles principaux. Un couple détonant qui nous entraine au cœur d’une incroyable et improbable cavale, véritable barnum où se mêle une centaine de voitures de police et des médias aux aguets, prêt à tout pour le scoop de l’année, alors qu’au même moment, une centaine de badauds se pressent sur le bord des routes ou devant le poste de télé pour suivre cette impressionnante croisade.
Une course-poursuite magnifiée à travers de très beaux plans de caméras savamment chorégraphiés, passant de voiture en voiture (policier puis fuyards et inversement). La composition des plans est juste impressionnante, surtout venant de la part d’un si jeune cinéaste.
Sugarland Express (1974) est maitrisé de bout en bout, la tension y est constante (et à son apogée à la toute fin, lorsque le couple fait face à la maison de la famille d’accueil). Et dire que c’est seulement l’année suivante qu’il réalisera Les Dents de la mer (1975) !
Je n'ai pas beaucoup aimé ce film, qui mélange prise d'otage (avec course-poursuite avec la police, menace avec arme...donc quelque chose de tout à fait sérieux) avec un second degré, un humour (involontaire?) qui ne m'a pas plu...C'est surtout que le mélange ne prend pas: il y a deux façons de comprendre le film: soit on le prend au sérieux les deux personnages principaux sont des idiots (des paumés devrait-on dire) et les policiers (et la société en général) ne le sont pas moins; soit on le prend comme une comédie et alors le film se prend beaucoup trop au sérieux notamment vers la fin....
Une course poursuite avec des délinquants de la route ? Un repris de justice et sa femme l’accompagne dans ce duel sur la route avec la police aux dents, couple rebelle versus représentants de la loi texane, c’est très bien ce film de Steven Spielberg, les manettes au volant de cette réalisation.
“Surgarland Express” est le premier long-métrage du grand Steven Spielberg. Sorti en 1974, le film suit une femme séparée de son fils placé en famille d’accueil. Elle forcera son mari à s’évader de prison pour retrouver leur fils. Ils vont prendre un policier sur leur chemin et s’attirer des ennuis au point de tomber dans une situation grotesque. Prix du scénario au Festival de Cannes 1974, c’est son seul film qui sera en compétition dans le plus grand festival de cinéma au monde. “Sugarland Express” a la qualité de nous tenir en haleine à chaque instant grâce à un équilibre parfait entre actions et moments dramatiques. Bien que la thématique de la famille décomposées et celui de la quête de liberté soient universels, “Sugarland Express” souffre peut-être d’une comparaison avec le magistral “Bonnie and Clyde” réalisé par Arthur Penn en 1967. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
On voit déjà le grand réalisateur que peut être Spielberg (ici épaulé par un grand directeur de la photographie, ça aide quand on filme ce genre de paysages), mais côté écriture et rythme, c’est assez raté. La première moitié se tient assez bien, mais ensuite le scénario fait du sur-place et les personnages aussi. Avec en plus un humour mal amené et mal dosé. Quelques très beaux plans et passages agréables quand même.
Premier grand film du génie Spielberg, cette balade campagnarde ou virée entre couple gangster et police est aussi bien jouée que dynamique. Elle met une peu de temps à démarrer mais lorsque le jeu est là, on ne s'en préoccupe plus. Il n'y à aucun effet spécial, aucun costume perfectionner puisqu'ils sont tous du quotidien, encore moins de grands décors puisqu'ils existent déjà tous au naturel. Il n'était pas encore la légende d'aujourd'hui, mais Spielberg savait déjà rassembler spoiler: les foules avec ses nombreuses scènes ou plusieurs dizaines, jusqu'à plusieurs centaines à la fois. Un balais énorme de police ou de civil en voiture qui fait naître des images assez dingues. spoiler: Même si je n'ai en aucun cas compris le passage ou notre couple passant au beau milieu d'un village en voiture ou tous ses habitants se mette à leur donner leurs effets personnels, l'ensemble est très bon. Un premier grand film.
Très bonne course poursuite des années 60 avec un peu d'humour mais surtout des personnages sympathiques des deux côtés. Il est plutôt impressionnant de voir la durée de la course et le nombres de voitures de police qui suivent ! Plusieurs tentatives de reprises de contrôles et d'arrestation sont présentes à l'écran. On se sent tout à faut en Amérique avec des petits clins d'oeil partout sur la générosité, la stupidité, le côté cowboy et collectionneur (Le luger).. .bref, nous sommes tout à fait dans la culture américaine. Le trio d'acteur est excellent, je ne me suis pas ennuyé une seconde !