Derniers Avis : L'Homme qui n'a pas d'étoile - Page 3
L'Homme qui n'a pas d'étoile
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mazou31
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4,5
Publiée le 6 janvier 2017
Grand western classique où l’on retrouve quelques grands thèmes du western : les temps qui changent, la formation du néophyte, l’individualisme sauvage, les femmes présentes pour la déco. Donc une histoire de barbelés pas vraiment palpitante mais un rythme d’enfer, des rebondissements, de la légèreté et beaucoup d’humour frisant l’ironie. Le savoir-faire lyrique de King Vidor, une belle photographie et une musique sympa. Et un Kirk Douglas époustouflant qui donne tout le style à l’ensemble. Tout pour que ce western ne vieillisse pas vraiment et qu’on ait plaisir de le voir ou revoir à tout âge.
Un western qui se laisse regarder, même si cela sent quelque peu la naphtaline. Kirk y apporte toute sa vitalité et sa virilité, et dynamise un peu cette histoire assez quelconque. L'idée des barbelés vue comme une allégorie de la modernité et de la privation de liberté quelque peu apporter, est intéressante mais traitée sans réelle subtilité. D'ailleurs alors que Dempsey en éprouve une réaction quasi-épidermique (au propre comme au figuré) à leur première évocation, il finit lui-même par aider à leur construction, allez comprendre...
Fait partie de la famille des westerns statiques où l'on s'attarde sur le récit d'une bataille de deux clans autour de barbelés. Le symbole est évidemment énorme surtout dans ces grands espaces. Douglas est flamboyant et quelques scènes le sont tout autant. Bon moment.
Il faut être honnête, j'ai vu "The Man without a star" uniquement car il est mis en relation avec "Lonely Are the Brave". Malheureusement le film de King Vidor est à mille lieux de la qualité de l'oeuvre de David Miller.
Vidor disait lui-même ne pas être très fier de ce long-métrage, et il est aisé de comprendre en quoi. En effet, si les deux films ont en commun les thèmes de la liberté, ou plutôt sa disparition dû aux barbelés, "The Man without a star" choisit le camps de ceux qui se résigne. Pour un moindre mal certes, mais les faits sont là, Douglas se résigne et accepte le capitalisme sauvage. C'est sur ce point essentiel que le long-métrage de Vidor déçoit, pas que l'intention soit mauvaise, mais le point de rupture est tellement brusque, dans un rythme qui ne savait déjà pas où aller, et le changement de conviction tellement rapide qu'il est difficile d'y croire.
Cet effort est d'autant plus problématique que aucun des personnages n'aide à s'intéresser, Douglas s'en sort avec les honneurs mais le récit tourne très vite en rond, se contentant de répéter en boucle un schéma qui était devenu exaspérant après la première moitié de film. De plus, les antagonistes font preuve d'un grand manque de nuance, Jeanne Crain est toutefois impérial en patronne vénéneuse bien que le rôle en lui-même ne soit pas glorieux.
Mais le souci le plus évident du long-métrage réside dans sa mise en scène fainéante, voir brouillonne lors du dernier tiers, de Vidor, et, du moins selon les dires de l'acteur, de Douglas qui aurait participé au processus de réalisation. "The Man without a star" est un film de commande et cela se ressent, bien que l'intention thématique soit louable est en partie tenue, le récit se contente trop longuement de faire du surplace sans jamais être mis en relief par des personnages un tant soit peu intéressants. En résulte une oeuvre cherchant à offrir le strict minimum, sans parvenir à le faire correctement.
Bon western des années 50 réalisé par King Vidor. Le scénario, avec l’installation de clôtures de barbelés pour délimiter un ranch comme élément central, est on ne peut plus simple et pourvu d’une bonne touche d’humour. « L’homme qui n’a pas d’étoile » vaut surtout pour l’interprétation du fougueux Kirk Douglas. Sympa.
A la fin du 19ème siècle, l'invention du fil de fer barbelé en 1873, modifia la conception de la protection du bétail. Toutefois, cela déclencha une guerre dans l'ouest américain entre les partisans de "l'open range" (la libre pâture) et ceux désireux de protéger leurs terres. Ce qui déclencha la guerre des coupeurs de clôtures pour laisser passer les troupeaux lors des convoyages. Ces conflits de voisinage entrainèrent de nombreux morts, la justice fut donc amener à légiférer. King Vidor s'est emparé d'un thème maintes fois utilisé dans le genre : la guerre entre éleveurs. Le tout est servi par de bons acteurs, Kirk Douglas en tête, associé à Jeanne Crain et Claire Trevor, avec en prime le jeune (à l'époque !) William Campbell, voilà de quoi passer une agréable soirée… Un bon vieux western dirigé par l'excellent King Vidor.
Très bon Western des années 50 réalisé par le talentueux King Vidor !! Pourtant, dés le début, ce film me faisait un peu peur avec le personnage de Kirk Douglas qui était fier, souriant et dégourdit enseignant un jeune voyageur qui rèvait d'aventure rencontré dans un train au maniement des tirs au pistolet, à se battre et autre choses, je pensais tomber dans du cinéma classique et gentillet mais plus ça avance, plus c'est une histoire qui devient plutôt interressante. Les deux cowboys sont embauchés dans une ferme comme éleveurs de bétails et l'expérimenté tombe sous le charme de la propriétaire, une querelle entre deux clans de paysans vont se faire la guerre et l'histoire sur les barbelées et la vérité sur les hommes vont ressurgir. C'est le premier long métrage de King Vidor que je découvre et il a du talent le gaillard, une belle mise en scène captivante accompagné d'une musique d'introduction et final bien rythmée. Il offre un role en or à Kirk Douglas qui saisit l'opportunité d'ètre excellent. A ses cotés, il y a de bons comédiens comme William Campbell, Jeanne Crain, Claire Trevor ou Richard Boone. Un bon moment de cinéma a découvrir.
Un western simple mais dont la force majeure est justement sa simplicité. En effet, le scénario est très simple, les décors sont simples : quelques champs par-ci par là. Malgré un rythme lent, on ne s'ennuie pas, peut-être grâce à Kirk Douglas et les seconds rôles. J'ai bien aimé ce western, qui se démarque des autres en sa simplicité.
Un honnête western, concis, assez efficace, qui essaime dans de nombreuses directions au niveau dramatique. On trouve ainsi l'histoire d'un mentor et de son élève, docile puis rebelle, un jeu de séduction entre le personnage principal et la propriétaire (très garce et sexy), avec une petite intrigue amoureuse, mais aussi des développements sur l'opportunisme, la propriété, la liberté et ses limites (avec l'image centrale des barbelés, dont la valeur évolue au cours du film : d'entrave à protection). Sans oublier les oppositions entre nature et culture, les questions de responsabilité et de justice sociales, ainsi que les notions d'individu et de groupe, au coeur du cinéma de King Vidor. Cela fait donc beaucoup de thèmes pour un film aussi court. Autant dire tout de suite que les développements sont restreints et qu'on n'atteint jamais une grande profondeur. On reste un peu sur sa faim. Mais l'ensemble se tient plutôt bien, correctement emballé par King Vidor (qui n'appréciait cependant pas cette oeuvre, surtout la fin, qu'il n'a pas tournée lui-même) et porté par l'énergie cabotine de Kirk Douglas (qui aurait mis plus que son grain de sel dans la mise en scène).
Un pur chef d’oeuvre du genre, parfait de bout en bout et sans une ride. Des comme celui ci, le moule est cassé.Ce n’est pas un hasard s’il se situe entre 1950 et 1960. Du King Vidor à son meilleur, d’ailleurs ce réalisateur qui s’était fait remarquer en 1928 par ‘’La foule’’ a produit quelques films de haut niveau. Bien entendu, ce western doit énormément à la personnalité de Kirk Douglas mais ce n’est pas lui qui tient la caméra et les entrées de champs comme celle du revolver lancé par Claire Trevor (Idonee) vous remuent le sang. Les combats sont violents et brefs, les palabres philosophiques absentes et aucune intrigue policière ne le pollue. Ne restent que l’action entre vrais cow-boys et l’humour, mais un humour de bon aloi qui y a tout à fait sa place. Il est rare de s’identifier à ce point au personnage central; c’est du à sa complexité. Dempsey Rae est d’un individualisme absolu mais il sait aussi aider les autres s’il leur trouve des qualités ou des excuses. Il ne se soumet jamais mais profite de la vie au maximum tant qu'il ne sent ni utilisé ni rabaissé. Cet homme qui n’a pas d’étoile est à la fois un jouisseur et un moraliste, il en existe encore de nos jours, ils ont la sagesse de se cacher.
Le personnage de Kirk Douglas fait tout le film, ironique, charismatique et c'est sans nous déplaire. L'histoire ne va pas bien chercher loin, mais les scènes s'enchaînent à une vitesse folle, et sont bien écrites !
Voilà un petit western des années 50 juste bien. Le scénario est vu et revu, Kirk Douglas est convaincant, mais est loin de ses plus grands rôles, en fait ce film de King Vidor manque cruellement d'originalité. Il y a pas mal d'humour, mais ça ne colle pas vraiment avec certaines autres scènes, enfin voilà c'est le typiquement le genre de film qui n'est pas indispensable, mais qui reste sympathique.
Western de très haute volée de la part de King Vidor. Kirk Douglas est vraiment à la hauteur par rapport à son rôle. Jeanne Crain campe avec beaucoup de talents le rôle d'une femme qui est propriétaire du ranch. Un western sympathique à regarder!