La Vie passionnée de Vincent Van Gogh
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 avril 2017
Ow !!... encore une claque cinématographique. Après « Elle » de Verhoeven et « Sweet sixteen » de Ken Loach, « La vie passionnée de Vincent Van Gogh » est pour moi ma troisième rencontre 2017 de films bijoux. Eh oui… c’est ce que j’appelle la classe internationale !: retrouver un biopic sur un peintre à la « Gandhi », il s’agit pour moi d’un biopic réussi. Musique, esthétique, direction d’acteurs (en particulier Kirk Douglas campant un Van Gogh ultra-réaliste), mise en scène : tout concourt à la réussite de ce long-métrage. Attention, chef d’œuvre !
Avant d’aboutir sous les yeux de Minnelli qui attendait ce projet comme un rêve, les droits du roman « Lust for life » d’Irving Stone passèrent dans les mains des plus grands productions/réalisateurs du moment (Warner, MGM, Richard Brooks, Jean Renoir, de Laurentiis, la compagnie indépendante de Jack Palance). C’est fou, non ?
Maintenant, approchons nous plus près du film. Synopsis : la vie de Vincent Van Gogh, de sa Hollande natale à l’Oise, région qui le verra mourir, de ses voyages en Belgique et provençaux.
Tout d’abord, notons cette caractéristique, le long-métrage de Vincente Minnelli a été tourné en Ansco Color, marque concurrente de Kodak.
Ensuite, mon argumentaire se penche bien évidemment sur les couleurs du film, aspect primordial qu’il convient de développer.
Première particularité : les couleurs en studio. Plus sombres, elles permettent de mettre en relief et en lumière le côté fou du peintre à l’origine du fauvisme. Elles nous ancrent également dans la fin du XIXème siècle grâce à la lumière tamisée des bougies et des lampes à huile prenant ainsi toute leur importance dans des décors tous plus grandioses les uns que les autres : toutes mes félicitations à l’équipe décorative, chapeautée par les deux cadors Edwin B. Willis (« Le magicien d’Oz », « Un américain à Paris », « Chantons sous la pluie »…) et F. Keogh Gleason (habitué minnellien : « Un américain à Paris », « Les ensorcelés »), qui a su retranscrire ombres et lumières dans les rues arlésiennes de nuit ou au fin fond des mines belges. Très beau travail !
La deuxième particularité s’articule autour des toiles reprenant à merveille les chef d’œuvres du peintre agencés en un montage parfait et qui s’accorde en une ambiance esthétique jouissive. La relation entre le montage des toiles et la musique se fait de manière instinctive nous laissant le soin de regarder et d’écouter chaque coup de pinceau du maître. Un agencement certes théâtral mais qui a l’art de se présenter pudiquement et simplement à nos yeux. De plus, les peintures que le metteur en scène de « Lame de fond » nous propose, les plus connues, sont un enchantement visuel. Tout cela nous maintient (r)éveillé et en haleine. Super !
La troisième particularité, en deux points, s’observe dans l’environnement décrit par Minnelli. Premièrement, sa photographie. Sous teinte minière (noire) ou de soleil (très portée sur les couleurs abrasives de Provence), elle tend à la folie de Van Gogh, de sa vérité (ses peurs et ses démons enfantins, c’est-à-dire ses obsessions) à son coup de grâce (une mort très bien filmée par ailleurs) sans passer par le cap de l’adolescence (ses doutes et son manque de repère représenté par Gauguin en des couleurs qui ne me font ni chaud ni froid). Réalisée par les esthéticiens Russell Harlan (« La rivière rouge », « Rio bravo ») et Freddie Young (« Ivanhoé », « Lawrence d’Arabie », « Le Docteur Jivago »), la photographie est certainement l’élément qui nous permet d’apprécier les couleurs à sa juste valeur. Excellent, les artistes ! Le second point porte sur un montage alternatif jouant la carte de la narration montrant ainsi la vie anormalement paranoïaque de Van Gogh.
On ne peut évoquer « La vie passionnée de Vincent Van Gogh » sans passer à côté du casting. En tête d’affiche, Kirk Douglas, dans le rôle du peintre fou, est irremplaçable. Vincente Minnelli, avec qui il a déjà collaboré (« Les ensorcelés », « Histoires de trois amours »), le dirige de main de maître. Campant à merveille Van Gogh, Kirk est complètement habité par son personnage. Fournissant extrêmement de détails dans son interprétation, le futur Spartacus est tour-à-tour miséricordieux, dessinateur enragé, insomniaque, peintre déshumanisé, destructeur, balafré (tout comme il va l’être pour Richard Fleisher pour ses « Vikings »), la chaleur du Sud le détruisant à petit feu. Kirk Van Gogh rend sur pellicule un homme passionné quasiment inhumain rongé par la vie et ses obsessions. Tout cela donne une composition hallucinante et halluciné. Selon les propres dires de l’acteur, son interprétation est la plus difficile de sa carrière (!). Et pour moi, il s’agit d’une de ses meilleures. Logiquement récompensé par le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique. J’adore et j’adhère !!
A ses côtés, dans le duel d’acteurs, on retrouve Anthony Quinn (déjà star : « Viva Zapata ! », « Ulysse », « La strada ») dans la peau de Paul Gauguin. Perfecto ! La relation tumultueuse qu’il a avec Van Gogh est retranscrite de manière foudroyante : la classe à l’anglaise ! Résultat : Oscar du meilleur second rôle en 1956. Extra ! Le duo Kirk Douglas-Anthony Quinn ainsi formé par le réalisateur américain aborde de front la psychologie de ces deux personnages. Fabuleux !
Le seul second couteau qui parvient à sortir du lot est l’alcoolique au caractère bien trempé devenant la femme de Kirk Douglas le temps d’une amourette et d’un premier enfant. Le frère Van Gogh, Théo, le pourtant très bon James Donald (« La grande évasion ») est ici inexistant. Dommage. On se raccroche au talent démoniaque de Monsieur Douglas.
Dans « La vie passionnée de Vincent Van Gogh », il n’y a pas d’écriture filmique (absence totale de scénario). L’intrigue est uniquement basée sur le cadre environnant du personnage (la Hollande, le sud de la Belgique et le pays d’Arles). En l’occurrence, le futur metteur en scène de « Gigi » propose un biopic tourné sous la forme d’un drame lyrique car les psychoses et les peintures de Van Gogh font partie intégrante du paysage filmique. Minnelli prouve ici aussi son sens du paysagisme en dehors des studios. Son élégance coutumière (sa mise en scène), son don pictural (l’enchevêtrement de la photographie, des décors…) et le sens de la plastique de ces cadrages en un sens esthétique parfait font qu’on peut dire qu’il s’agit bien évidemment d’un film minnellien.
Quelle est la toute dernière chose à aborder pour ce long-métrage qu’on peut donc qualifier de minnellien ? La musique. Le compositeur ? Miklós Rozsa. « Assurance sur la mort », « Ivanhoé », « Fedora »… sont de lui, mais son nom restera connu pour avoir travaillé sur la bande-son de « Ben Hur ». Il n’en reste pas moins qu’il s’agisse d’un artisan de son époque. Ennuyeuse dès les premières notes mais collant ensuite de mieux en mieux au film, la musique se fait mirobolante et nerveuse lors des moments de tension extrême : la scène où Van Gogh se brûle la main avec les bougies, et celle où il se coupe l’oreille et où il fait du grabuge sont digne de rester un moment mythique du cinéma car tout cela colle à la triste tragédie du dessinateur-peintre. Une bande sonore complète et hors-norme à l’image de Kirk Douglas.
Pour conclure, « Lust for life » (1957) de son titre original est une toile de maître dans laquelle l’esthétique colle parfaitement avec l’histoire évoqué, celle d’un paumé qui fait de la peinture sa religion.
Spectateurs décolorés, partez à la recherche d’une arlésienne !
3 étoiles sur 4.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2017
Vincent van Gogh, génie ou artiste torturé ? Ou les deux ? En tout cas, ce qui est sûr, c'est que "Lust for Life" est un excellent film, mettant scène un Vincent Van Gogh à la fois tourmenté, mais également génie dans le même temps. Kirk Douglas livre une excellente performance, dû grâce à sa ressemblance impressionnante avec le vrai artiste. Les personnages secondaires sont soignés mais également variés, car les périples de Van Gogh étaient de même. Le Technicolor du film est éblouissant, ce qui donne au film un grain coloré vraiment agréable. Minelli livre une magnifique réalisation.
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2016
Après avoir vu le "Van Gogh" de Maurice Pialat, j'ai eu envie de me pencher sur cette autre adaptation, plus ancienne, de la vie du célèbre peintre.
A la fois instructif et divertissant, ce biopic est une réussite notamment grâce à un Kirk Douglas en grande forme dans le rôle-titre. On regrettera juste que certains passages de la vie du peintre soient occultés ou rapidement passés comme son celui à Auvers-sur-Oise où il vécut ses derniers jours avant de se suicider. De même, cette précipitation à retracer en deux heures la vie de Van Gogh fait que ses crises sont amenés trop brusquement comme sa plongée dans la folie.
A voir.
soniadidierkmurgia

1 450 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2017
Le film biographique dit aujourd'hui biopic est une spécialité hollywoodienne qui commença à faire fureur dans les années 1930 sous l'impulsion de la Warner qui vit son acteur fétiche de l'époque Paul Muni décrocher un Oscar pour son interprétation de Louis Pasteur dans le film de William Dieterle ("La vie de Louis Pasteur" en 1936). Dans la foulée, les deux hommes décrochent à nouveau la timbale avec "La vie d'Emile Zola" en 1937 (Oscar du meilleur film). Juste après, ils enchaîneront avec une biographie du Président mexicain Benito Juàrez. La mode était lancée, elle est encore aujourd'hui bien vivace. Irving Stone romancier spécialisé dans la biographie d'artistes a pris pour thème en 1934 et pour titre de son livre : "La vie passionnée de Vincent Van Gogh". Dès 1940, la Universal lui avait demandé de rédiger un scénario à partir de son livre, sans plus de suite. En 1945, la Warner envisage d'adapter le livre avec Paul Muni dans le rôle-titre. En 1946, c'est la MGM qui achète les droits dans l'idée de confier le rôle à Spencer Tracy, mais Dalton Trumbo en charge de l'adaptation est blacklisté et le projet finit par s'enliser. A tel point qu'Irving Stone impatient de voir son livre enfin porté à l'écran, s'imagine prendre les choses en main lui-même à la fin du délai de dix ans au bout duquel il retrouvera ses droits si aucune adaptation n'a été mise en chantier. Entre temps, John Huston a réussi un coup d'éclat pour la United Artists avec "Moulin Rouge", film flamboyant à l'esthétique superbe retraçant le parcours chaotique dans le Montmartre de la Belle Epoque de Toulouse Lautrec. La MGM se dit alors qu'il faut saisir l'occasion de réaliser enfin le film sur ce peintre au parcours encore plus tragique que celui de Lautrec. Mais il faut que le tournage soit lancé avant le 31 décembre 1955. C'est ce challenge que Vincente Minnelli qui vient de finir le montage de "La toile d'araignée" propose de relever à Dore Schary, le producteur du studio avec lequel il s'entretient de son avenir en mars 1955. Mais Schary impose au réalisateur de mener à bien un autre projet avant de s'immerger dans la vie tourmentée de Van Gogh. Ce sera "Kismet" que Minnelli va achever sans enthousiasme. Alors dans une période faste tant au niveau personnel que professionnel, le réalisateur s'affranchit de tous les obstacles, conscient de tenir un sujet où sa sensibilité graphique pourra pleinement s'épanouir. Devant une nouvelle fois baisser pavillon devant l'obligation qui lui est faite de réaliser le film en Cinémascope, procédé qu'il abhorre, il obtient en revanche la possibilité d'utiliser la pellicule Ansco Color alors supplantée à la MGM par le procédé Eastmancolor, qu'il juge impropre à rendre la gamme de couleur inspirée de celle de Van Gogh qu'il veut donner à son film. Un laboratoire sera rouvert spécifiquement par le laboratoire Ansco pour la circonstance. Kirk Douglas qui a déjà tourné avec Minnelli et dont la ressemblance avec le peintre hollandais est évidente s'impose très vite tout comme Anthony Quinn pour le rôle de Paul Gauguin qui accomplit un court et douloureux compagnonnage avec Van Gogh à Arles. Pour plus de vraisemblance, le tournage se déroulera en Europe sur les lieux exacts où vécut et peignit Van Gogh. Cerise sur le gâteau, la MGM obtient de tous les grands musés l'autorisation pour Minnelli de photographier les toiles essentielles du peintre afin de pouvoir mettre en relation avec son œuvre les différentes étapes du parcours déceptif de Van Gogh. Tout est donc réuni pour pouvoir rivaliser avec le travail de Huston. Heureux dans sa vie, motivé par le planning à respecter, pouvant compter sur un acteur en complète symbiose avec le rôle dont il suffit juste de contrôler l'ardeur, Minnelli se montre très inspiré, parvenant à retranscrire l'atmosphère de l'époque sans les affèteries qui parfois encombrent son travail et à mélanger avec maestria sa palette graphique avec celle du peintre. Sans aucun doute le réalisateur est ici à son meilleur. Son Van Gogh est un de ces êtres qui ressentent plus que les autres, ne parvenant pas à entrer en communication avec autrui en raison d'une exaltation qui effraie et progressivement les isole. La discussion âpre avec Gauguin au sujet de leur vision respective de l'art remarquablement écrite par Norman Corwin est le reflet exact de ce que l'on peut ressentir à la vue de leurs tableaux. L'ambition de Minnelli au-delà de divertir est aussi d'être didactique pour éclairer les regards profanes. Sans doute dans un sentiment d'urgence inhérent au délai à respecter mais aussi au caractère tourmenté du sujet, il recourt à une simplicité et à une concision, plutôt rares chez lui, qui font la force des grands films. Formidablement accueilli le film sera un succès. Bizarrement Yul Brynner emporte l'Oscar en 1957 devant un Kirk Douglas qui ne sera jamais récompensé par ses pairs. Heureusement Anthony Quinn sera oscarisé dans la catégorie second rôle. Encore aujourd'hui le film fait référence et se complète en parfaite harmonie avec le "Van Gogh" de Pialat plus introspectif et uniquement centré sur les derniers jours de l'artiste à Auvers-sur-Oise. A voir absolument.
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2016
En dépit d'un vieux style très académique, une biographie intéressante sur la vie de Vincent Van Gogh davantage axée sur son parcours chaotique et ses troubles psychologiques que sur une analyse de ses techniques de peinture. Kirk Douglas colle parfaitement au peintre hollandais aussi bien physiquement que dans son interprétation, par contre Anthony Quinn a du mal à s'effacer devant son personnage de Gauguin. Un beau film certes pas majeur mais assez riche d'enseignements.
fandecaoch

1 160 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2015
La vie passionée de Vincent Ven Goge : Un très beau biopic, plein de couleur, plein de rythme et de poésie, a l’image du personnage qu’elle représente : un peintre. Vraiment, j’ai beaucoup apprécié ce biopic qui déjà règle d’or pour moi pour un biopic : ne jamais déteindre l’image du personnage qui a vécu. Et malgré le coté dramatique de sa vie, je trouve que ce film représente très bien son inspiration. Car moi avant ce film, je connaissais que de nom et de part ses œuvres ce chez Vincent. Et je trouve que ce film est fort intéressant, même pour un amateur comme moi qu’il connait très peut de chose sur lui, et je trouve que le film est très pédagogique sur sa vie. Et qu’est ce que sa doit être ce film pour un fan de ce peintre. Donc voila, l’histoire est vraiment prenant, très rythmé et c’est aussi un film psychologique très bien travaillé. Car le personnage est assez tourmenté, en quête de paix intérieure, de recherche du bonheur et d’inspiration qui va trouver jusqu'à la folie. La dernier partie montré bien l’état et la solitude incombé de cette homme. Et il fallait un très bon acteur pour l’interprété et Kurt Douglas est juste magistrale, il n’interprète pas le rôle, il le vie et il est en plus très ressemblant. Les autres acteurs sont tous aussi bon. Et merci pour tous les musées d’avoir contribué au film pour fournir les œuvres du maitre. Et que dire de la mise en scène qui est juste parfaite, on dirait des tableaux les images que l’on a, avec des milliers de couleur, le soleil… vraiment, les tableaux de Van Gogh prennent vie. Donc voila, un biopic soignée et prenant, chapeau l’artiste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2015
Le film est fidèle à l'histoire du peintre et permet de mieux connaître ce personnage d'un point de vue personnel. Le juste équilibre entre histoire de l'art et biographie est bien trouvé, avec en support un bon acteur traduisant bien le génie mais aussi l'hypersensibilité de l'artiste, ces deux facteurs étant à l'origine de sa perte.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2020
Un biopic assez complet dont la mise en scène est picturalement intéressante grâce à une photographie riche et flamboyante. Au-delà des œuvres elles-mêmes figurant à l’écran, Vincente Minnelli a été jusqu’à mettre en images des prises de vues rappelant dans certains plans des tableaux du célèbre peintre maudit. Incarnant un Vincent Van Gogh plus vrai que nature et jouant avec brio sur une folie psychologiquement envahissante, Kirk Douglas illumine de sa présence le film. Parmi les seconds rôles, la courte performance d’Anthony Quinn dans le rôle de Paul Gauguin fut saluée par un Oscar.
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2015
Le film aurait pu s'appeler "la vie torturée de Van Gogh" tant cet homme était en quête éternelle de lui-même. Une très belle biographie d'un homme dont "les tableaux viennent à lui comme dans un rêve". Tout est soigné et élégant. Il y a un certain académisme, mais Douglas incarne tellement bien le peintre qu'on est emballé par ce destin magnifique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 mars 2015
ce film ressemble un peu à un livre d'images (van gogh chez les pauvres, van gogh amoureux éconduit , van gogh se coupant l'oreille...)et dans sa quête un peu primaire de la vérité absolue,Van Gogh apparait dans ce film assez naif. j 'imagine que dans la réalité sa personnalité et sa vision de l'art étaient plus complexe et on peut préférer à cette approche hollywoodienne,celle de Maurice Pialat réalisée quelques décennies plus tard.Ceci dit, ce film en technicolor est assez plaisant à voir et si son interprétation est peu nuancée, Kirk Douglas arrive à habiter son personnage. Anthony Quinn est pas mal non plus en Gauguin.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2015
Ce biopic, qui se concentre sur l'incroyable et démesurée personnalité de Vincent van Gogh – ses tourments intérieurs le mèneront à la folie – est une réussite à tous points de vue. Superbement porté par Kirk Douglas, le film explore les rapports de l'artiste à la religion, à l'amour, à son frère Théo et aux autres peintres de sa génération – il dépeint notamment sa relation tempétueuse avec Paul Gauguin, interprété par Anthony Quinn. Les paysages sont, bien évidemment, magnifiques.
Black-Night
Black-Night

222 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2015
La Vie Passionnée De Vincent Van Gogh est un très bon film. Même si l'on est à la base pas intéressé, ou attiré comme moi par le grand peintre qu'est Van Gogh, il faut bien l'admettre ; ce n'est pas grave car cela n'empêchera pas d'apprécier le métrage et cela me conforte à l'idée de m'y avoir un peu poussé à le regarder car nous sommes ici en présence d'un grand film qui relate de manière admirable et excellente la vie tourmenté et mouvementé du célèbre peintre. Une réalisation magistrale et parfaite surtout pour l'époque avec des couleurs vives qui rappellerons et mettrons en abîme certains tableaux de Vincent Van Gogh. La bande son aurait pu servir encore mieux cette sublime réalisation mais qu'importe puisqu'elle est tout de même présente et passable. Du fait de cette réalisation parfaite, le film n'a pas pris une ride en tout cas pour moi et n'a donc pas vieilli. Malheureusement on trouvera quelques petites longueurs mais rien de bien méchant pour autant. Le gros point fort ira pour le casting et les interprétations aux petits oignons des acteurs où Kirk Douglas joue à la perfection et est habité par son personnage du peintre Van Gogh car il excelle dans ce rôle et bénéficie avec ce film de l'un de ses rôles les plus importants de sa carrière, Anthony Quinn brillant dans le personnage de Paul Goguin et les bons James Donald, Pamela Brown. En clair un très bon biopic considéré même comme le meilleur se concentrant sur la vie du célèbre peintre, dont je ne puis pour le moment en juger mais où je ne peux que vous recommander celui-là qui reste un grand et beau film qui maîtrise parfaitement son sujet. Pourtant pas le genre auquel j'affectionne ni même son sujet, il est un incontournable du cinéma à voir. Ma note : 8/10 !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2015
Un véritable chef-d’œuvre technique et artistique. La splendeur des couleurs du film et les cadrages sont inégalables. L'affrontement des géants Kirk Douglas et Anthony Quinn donne une force monumentale à l'histoire et à leurs personnages massifs qui crèvent l'écran. Touchant et réaliste ce film est un monument du cinéma. Un rêve sur grand écran.
QuelquesFilms.fr

365 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2013
Le début de ce biopic fait craindre l'hagiographie hollywoodienne, en faisant de Van Gogh un exalté christique. Mais la suite ne confirme pas, heureusement, cette première impression. Le scénario plonge vraiment dans la vie de l'homme et dans son art, sans édulcorer son chaos, en respectant ses propos (repris des lettres adressées à son frère Theo) et son univers visuel. Minnelli signe ainsi un biopic "honnête", bien peu hollywoodien sur le fond, finalement, car hanté par l'échec, la solitude, la dépression, la folie, la mort... Et qui plus est, très nourri d'histoire de l'art. C'était un sujet rêvé pour le réalisateur, ancien dessinateur et peintre, ancien créateur de décors et de costumes pour Broadway, et qui a toujours apporté un soin particulier aux couleurs dans ses films. Il s'est livré ici à un vrai travail d'esthète, dans un style hollywoodien classique flamboyant, certes, mais très inspiré, très fidèle au regard du peintre sur le monde et à l'évolution de ce regard au fil des années. En plus d'exploiter sa science des décors et des costumes, science de l'artifice qui l'aurait même poussé, selon la légende, à peindre parfois les feuilles des arbres, il a utilisé une pellicule spéciale, à laquelle il a fait subir un traitement chromatique non moins spécial, pour que le film épouse au plus juste les toiles de Van Gogh et sa palette de couleurs. Une hyperstylisation (à mille lieues de l'épure que proposera Pialat dans son Van Gogh) qui déréalise la réalité mais qui noue un étonnant lien artistique et empathique avec le peintre, au gré d'un va-et-vient fluide entre le monde extérieur, les "visions" de Van Gogh telles qu'imaginées par Minnelli et les toiles proprement dites, qui nous sont montrées régulièrement sur fond noir, en ponctuation du récit.
La qualité du film doit aussi évidemment beaucoup à l'interprétation de Kirk Douglas. On a d'abord un peu peur qu'il en fasse trop, et puis finalement on y croit à son personnage, idéaliste, impulsif, obstiné, un personnage à "l'âme inquiète", un "homme en lutte contre lui-même" qui s'exprime picturalement dans un style "contraint et heurté" et humainement dans un chaos d'actions emportées, mutilantes (l'oreille coupée) et suicidaires. Kirk Douglas y a mis toute sa fougue et son intensité. On y croit d'autant plus que la ressemblance physique a été bien travaillée (même si Douglas demeure plus costaud que son modèle).
Au final, ce film porte bien son titre, anglais comme français, puisque l'on navigue entre enthousiasme fiévreux et souffrance. Avec beauté et force. Il bénéficie aussi de textes très écrits, trop probablement, mais justes et intelligents. C'est l'une des oeuvres préférées de Minnelli au sein de sa filmo.
Musique : Miklós Rózsa, dont la composition sombre malheureusement un peu dans le potage lyrique...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 décembre 2012
Très bon biopic sur la vie du peintre hollandais . K Douglas est très convaincant dans le role principal (il a recu un Golden Globe pour son interprétation) . La réalisation de Minelli est excellente (certains plans sont magnifiques) .
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