La Vie passionnée de Vincent Van Gogh
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selenie

7 444 abonnés 6 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2015
Deux méga stars et un des réalisateurs majeurs de son époque pour un biopic sur Van Gogh, qui est surtout tiré du livre "Lust for Life" de Irving Stone. La vie de Van Gogh n'est donc pas parfaitement fidèle et notamment sur quelques inversions chronologiques. Néanmoins il y a un réel soucis de réalisme, tourné notamment sur les lieux mêmes que Van Gogh a visité le scénario se focalise surtout sur la psychologie du peintre et sa détresse émotionnelle. Le seul réel soucis est sur la musique, qui, parfois, semble avoir été composée pour un western (?!). Ca reste un très beau film, une oeuvre pictural qui sied magnifiquement au style Van Gogh.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2015
Le film aurait pu s'appeler "la vie torturée de Van Gogh" tant cet homme était en quête éternelle de lui-même. Une très belle biographie d'un homme dont "les tableaux viennent à lui comme dans un rêve". Tout est soigné et élégant. Il y a un certain académisme, mais Douglas incarne tellement bien le peintre qu'on est emballé par ce destin magnifique.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2015
La vie passionée de Vincent Ven Goge : Un très beau biopic, plein de couleur, plein de rythme et de poésie, a l’image du personnage qu’elle représente : un peintre. Vraiment, j’ai beaucoup apprécié ce biopic qui déjà règle d’or pour moi pour un biopic : ne jamais déteindre l’image du personnage qui a vécu. Et malgré le coté dramatique de sa vie, je trouve que ce film représente très bien son inspiration. Car moi avant ce film, je connaissais que de nom et de part ses œuvres ce chez Vincent. Et je trouve que ce film est fort intéressant, même pour un amateur comme moi qu’il connait très peut de chose sur lui, et je trouve que le film est très pédagogique sur sa vie. Et qu’est ce que sa doit être ce film pour un fan de ce peintre. Donc voila, l’histoire est vraiment prenant, très rythmé et c’est aussi un film psychologique très bien travaillé. Car le personnage est assez tourmenté, en quête de paix intérieure, de recherche du bonheur et d’inspiration qui va trouver jusqu'à la folie. La dernier partie montré bien l’état et la solitude incombé de cette homme. Et il fallait un très bon acteur pour l’interprété et Kurt Douglas est juste magistrale, il n’interprète pas le rôle, il le vie et il est en plus très ressemblant. Les autres acteurs sont tous aussi bon. Et merci pour tous les musées d’avoir contribué au film pour fournir les œuvres du maitre. Et que dire de la mise en scène qui est juste parfaite, on dirait des tableaux les images que l’on a, avec des milliers de couleur, le soleil… vraiment, les tableaux de Van Gogh prennent vie. Donc voila, un biopic soignée et prenant, chapeau l’artiste.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2015
La Vie Passionnée De Vincent Van Gogh est un très bon film. Même si l'on est à la base pas intéressé, ou attiré comme moi par le grand peintre qu'est Van Gogh, il faut bien l'admettre ; ce n'est pas grave car cela n'empêchera pas d'apprécier le métrage et cela me conforte à l'idée de m'y avoir un peu poussé à le regarder car nous sommes ici en présence d'un grand film qui relate de manière admirable et excellente la vie tourmenté et mouvementé du célèbre peintre. Une réalisation magistrale et parfaite surtout pour l'époque avec des couleurs vives qui rappellerons et mettrons en abîme certains tableaux de Vincent Van Gogh. La bande son aurait pu servir encore mieux cette sublime réalisation mais qu'importe puisqu'elle est tout de même présente et passable. Du fait de cette réalisation parfaite, le film n'a pas pris une ride en tout cas pour moi et n'a donc pas vieilli. Malheureusement on trouvera quelques petites longueurs mais rien de bien méchant pour autant. Le gros point fort ira pour le casting et les interprétations aux petits oignons des acteurs où Kirk Douglas joue à la perfection et est habité par son personnage du peintre Van Gogh car il excelle dans ce rôle et bénéficie avec ce film de l'un de ses rôles les plus importants de sa carrière, Anthony Quinn brillant dans le personnage de Paul Goguin et les bons James Donald, Pamela Brown. En clair un très bon biopic considéré même comme le meilleur se concentrant sur la vie du célèbre peintre, dont je ne puis pour le moment en juger mais où je ne peux que vous recommander celui-là qui reste un grand et beau film qui maîtrise parfaitement son sujet. Pourtant pas le genre auquel j'affectionne ni même son sujet, il est un incontournable du cinéma à voir. Ma note : 8/10 !
Agnès L.
Agnès L.

6 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2017
Ce film est un chef d'oeuvre! Il décrit d'une façon précise et très fidèle la vie de Van Gogh, de sa jeunesse en Hollande, se destinant à devenir pasteur, à sa fin à Auvers-sur-Oise, pauvre et à moitié fou.
Les acteurs jouent vraiment très bien, les relations entre les personnages (Van Gogh et son frère, Gauguin, le docteur Gachet) sont très psychologiques, bons dialogues, superbes images.
Film à voir sans faute donc!
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2017
Le film biographique dit aujourd'hui biopic est une spécialité hollywoodienne qui commença à faire fureur dans les années 1930 sous l'impulsion de la Warner qui vit son acteur fétiche de l'époque Paul Muni décrocher un Oscar pour son interprétation de Louis Pasteur dans le film de William Dieterle ("La vie de Louis Pasteur" en 1936). Dans la foulée, les deux hommes décrochent à nouveau la timbale avec "La vie d'Emile Zola" en 1937 (Oscar du meilleur film). Juste après, ils enchaîneront avec une biographie du Président mexicain Benito Juàrez. La mode était lancée, elle est encore aujourd'hui bien vivace. Irving Stone romancier spécialisé dans la biographie d'artistes a pris pour thème en 1934 et pour titre de son livre : "La vie passionnée de Vincent Van Gogh". Dès 1940, la Universal lui avait demandé de rédiger un scénario à partir de son livre, sans plus de suite. En 1945, la Warner envisage d'adapter le livre avec Paul Muni dans le rôle-titre. En 1946, c'est la MGM qui achète les droits dans l'idée de confier le rôle à Spencer Tracy, mais Dalton Trumbo en charge de l'adaptation est blacklisté et le projet finit par s'enliser. A tel point qu'Irving Stone impatient de voir son livre enfin porté à l'écran, s'imagine prendre les choses en main lui-même à la fin du délai de dix ans au bout duquel il retrouvera ses droits si aucune adaptation n'a été mise en chantier. Entre temps, John Huston a réussi un coup d'éclat pour la United Artists avec "Moulin Rouge", film flamboyant à l'esthétique superbe retraçant le parcours chaotique dans le Montmartre de la Belle Epoque de Toulouse Lautrec. La MGM se dit alors qu'il faut saisir l'occasion de réaliser enfin le film sur ce peintre au parcours encore plus tragique que celui de Lautrec. Mais il faut que le tournage soit lancé avant le 31 décembre 1955. C'est ce challenge que Vincente Minnelli qui vient de finir le montage de "La toile d'araignée" propose de relever à Dore Schary, le producteur du studio avec lequel il s'entretient de son avenir en mars 1955. Mais Schary impose au réalisateur de mener à bien un autre projet avant de s'immerger dans la vie tourmentée de Van Gogh. Ce sera "Kismet" que Minnelli va achever sans enthousiasme. Alors dans une période faste tant au niveau personnel que professionnel, le réalisateur s'affranchit de tous les obstacles, conscient de tenir un sujet où sa sensibilité graphique pourra pleinement s'épanouir. Devant une nouvelle fois baisser pavillon devant l'obligation qui lui est faite de réaliser le film en Cinémascope, procédé qu'il abhorre, il obtient en revanche la possibilité d'utiliser la pellicule Ansco Color alors supplantée à la MGM par le procédé Eastmancolor, qu'il juge impropre à rendre la gamme de couleur inspirée de celle de Van Gogh qu'il veut donner à son film. Un laboratoire sera rouvert spécifiquement par le laboratoire Ansco pour la circonstance. Kirk Douglas qui a déjà tourné avec Minnelli et dont la ressemblance avec le peintre hollandais est évidente s'impose très vite tout comme Anthony Quinn pour le rôle de Paul Gauguin qui accomplit un court et douloureux compagnonnage avec Van Gogh à Arles. Pour plus de vraisemblance, le tournage se déroulera en Europe sur les lieux exacts où vécut et peignit Van Gogh. Cerise sur le gâteau, la MGM obtient de tous les grands musés l'autorisation pour Minnelli de photographier les toiles essentielles du peintre afin de pouvoir mettre en relation avec son œuvre les différentes étapes du parcours déceptif de Van Gogh. Tout est donc réuni pour pouvoir rivaliser avec le travail de Huston. Heureux dans sa vie, motivé par le planning à respecter, pouvant compter sur un acteur en complète symbiose avec le rôle dont il suffit juste de contrôler l'ardeur, Minnelli se montre très inspiré, parvenant à retranscrire l'atmosphère de l'époque sans les affèteries qui parfois encombrent son travail et à mélanger avec maestria sa palette graphique avec celle du peintre. Sans aucun doute le réalisateur est ici à son meilleur. Son Van Gogh est un de ces êtres qui ressentent plus que les autres, ne parvenant pas à entrer en communication avec autrui en raison d'une exaltation qui effraie et progressivement les isole. La discussion âpre avec Gauguin au sujet de leur vision respective de l'art remarquablement écrite par Norman Corwin est le reflet exact de ce que l'on peut ressentir à la vue de leurs tableaux. L'ambition de Minnelli au-delà de divertir est aussi d'être didactique pour éclairer les regards profanes. Sans doute dans un sentiment d'urgence inhérent au délai à respecter mais aussi au caractère tourmenté du sujet, il recourt à une simplicité et à une concision, plutôt rares chez lui, qui font la force des grands films. Formidablement accueilli le film sera un succès. Bizarrement Yul Brynner emporte l'Oscar en 1957 devant un Kirk Douglas qui ne sera jamais récompensé par ses pairs. Heureusement Anthony Quinn sera oscarisé dans la catégorie second rôle. Encore aujourd'hui le film fait référence et se complète en parfaite harmonie avec le "Van Gogh" de Pialat plus introspectif et uniquement centré sur les derniers jours de l'artiste à Auvers-sur-Oise. A voir absolument.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2010
Visuellement cette biographie, réalisé en 1956 par Viincente Minnelli, sur Vincent Van Gogh est vraiment magnifique et l'histoire particulièrement appréciable à suivre. En tête d'affiche, nous retrouvons l'immense Kirk Douglas qui nous offre une prestation grandiose et proprement puissante dans le rôle du célèbre peintre néerlandais, et nul doute que ce rôle restera parmi les plus intéressante de sa carrière. A ses côtés, nous retrouvons avec plaisir le grand Anthony Quinn dans le rôle de Paul Gauguin, que l'on verra malheureusement très peu et seulement dans la seconde partie du film ( ce qui ne l'empêchera pas d'obtenir l'oscar du meilleur second rôle ). Hormis son excellent casting, cette oeuvre se distingue aussi par une superbe photographie en couleur qui permet d'apprécier les tableaux à sa juste valeur , d'une mise en scène judicieusement tourné en Cinemascope et d'une partition musicale de Miklos Rosza assez inoubliable. On passe donc un très bon moment à visionner ce long métrage et il se trouve d'ailleurs bien plus réussi que celle que tournera par la suite Maurice Pialat en 1991 avec Jacques Dutronc dans le rôle principal. Un film à clairement découvrir pour tous les amoureux de Van Gogh et de la peinture en règle général.
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2020
Ce biopic m'a séduit par sa magnifique photographie auréolée de technicolor qui met les oeuvres de Van Gogh dans un véritable écrin. Après avoir été cet hiver sur ses traces dans la région d'Arles, je reste néanmoins déçu par ce film lent où la folie de l'artiste me semble en outre mal décrite.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2020
« La vie passionnée de Vincent Van Gogh » est la réalisation d’un désir profond de Vincente Minnelli de porter à l’écran le roman biographique d’Irving Stone « Lust for Life ». Pour cela il dut adapter « Kismet », musical de Broaadway que le cinéaste détestait à cause de son mauvais goût, et accepter une réalisation en Cinemascope, format qui selon lui convenait mal au côté intimiste, analytique et resseré qu’il voulait développer. Toutefois il imposa l’essentiel : ses choix colorimétriques. Ainsi il refusa le Technicolor qu’il jugeait un peu trop à plat et pas assez nuancé, obligeant la MGM à racheter les stocks d’Ansco Color (rebaptisé Metrocolor au générique) et d’obtenir que le laboratoire de développement reste ouvert. A partir du scénario remarquable de Norman Corwin le réalisateur offre un festival visuel d’une précision impressionnante (normal pour ce type de peinture), due en partie à un travail important quant à la préparation et la confection des story boards. Des paysages aux tableaux et des personnages aux portraits, Vincente Minnelli, dessinateur et coloriste est un véritable artiste allant jusqu’à faire peindre en jaune paille au pied d’une meule, rendant le paysage encore plus près de la toile. La mise en scène époustouflante reste d’une telle élégance qu’elle ne se perçoit presque jamais (zoom, travelling, contre champ, grues), entraînant de la part des analphabètes du septième art, groupe qui porte en son sein quelques critiques cinématographiques, le qualificatif d’académisme. Ajouter une direction d’acteur superlative avec en tête Kirk Douglas, habité par le rôle, face à Anthony Quinn (Oscar du meilleur second rôle) campant superbement le détestable Paul Gauguin et une galerie de personnages secondaires des plus justes. Retraçant le cheminement de Vincent Van Gogh, de la Belgique à la Provence, de son christianisme si catholique et miséricordieux qu’il en est incompatible avec un engagement protestant, au grand dam de son pasteur de père. Cette partie dans les mines permet au cinéaste de forcer le trait sur l’hypocrisie de la religion des forts (le protestantisme) et de montrer au passage l’horreur d’une vie dont le rêve est absent. Contraste avec la Provence, les gens simples, le soleil et un monde magnifiée dans la peinture du génie. Enfin, pour n’oublier personne, la musique de Miklós Rózsa accompagne les voyages successifs du peintre des abîmes vers la lumière, même si par moment elle a une étonnante résonance biblique. Un chef d’oeuvre, mais il est possible de lui préférer le minimaliste drame psychologique “Vincent et Théo” de Robert Altman et sa démarque française, le “Van Gogh” de Pialat, mais nettement moins soporifique, qui ne s’intéressent véritablement qu’à la dérive mentale du personnage, mais ni à son parcours et encore moins à son art qui se trouve rangé au rang de prétexte. Dommage pour une des peintures les plus importantes de l’histoire, que le grand Vincente Minnelli a su brillamment illustrer, empruntant un nombre de toiles et de dessins (la liste des musées et collection est impressionnante) conséquents, sorte de catalogue d’une exposition géante.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 403 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2021
"La vie passionnée de V. Van Gogh" n'a pas la réputation d'être un film réussi dans la carrière flamboyante de Minelli. J'ai mis beaucoup de temps avant de réussir à le voir et je dois dire qu'il est à la hauteur de ce que j'en avais lu. C'est un opus très moyen de son auteur très largement inférieur au film de Maurice Pialat. Certes il recouvre une période beaucoup plus large de la vie du peintre, que l'opus du français. Mais le scénario piétine et le film tourne en boucle. Certes les acteurs sont tous très bons, Anthony Quinn obtiendra l'oscar du second rôle, les décors et la photo sont réussies, mais au final le film ne décolle pas vraiment. Le tout début du film m"a semble le plus intéressant. Pour la petite histoire on ne sut jamais de quelle affection mentale souffrait Van Gogh, dont la vie personnelle ne fût pas à la hauteur de son génie. Les lettres à son frère Theo en témoignent.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mai 2021
J'ai regardé ce film hier parce que le sujet m'intéressait et que j'aime Kirk Douglas. Premièrement le jeu des acteurs est vraiment décevant Douglas semble agir comme dans Spartacus ayant un don pour la peinture et Quinn n'est pas vraiment à la hauteur de Gauguin à moins que vous vous attendiez à ce qu'il se comporte comme Zorba le Grec mais c'est peut-être surtout à cause de la mise en scène. Deuxièmement la mise en scène est mauvaise la bande sonore absolument démodée et inappropriée. Elle ne prend tout simplement pas un seul souffle de l'époque. De la musique de chambre de Ravel ou autre chose de l'époque aurait été mieux. Les dialogues sont ennuyeux en fait on pourrait vraiment l'intituler Van Gogh pour les nuls. Troisièmement la réalisation est médiocre. Censés avoir été tournés sur place certains des décors semblent avoir été peints et pas par Van Gogh. La seule bonne chose est que vous obtenez quelques bons plans des peintures de Van Gogh mais la bande sonore gâche tous...
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2021
Vincente Minnelli rend un magnifique hommage au peintre avec ce biopic flamboyant, aux couleurs sublimes, porté par l'interprétation intense de Kirk Douglas.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2024
Un très grand film réalisé conjointement par Vincente Minnelli et George Cukor. Sur de belles images et des dialogues pertinents, ils nous content la vie passionnée et tumultueuse de ce fils de pasteur Néerlandais qu'est Vincent Van Gogh.
Ce Biopic très dramatique débute en 1878, Vincent arrive en Belgique, il œuvre pour l'Église et observe les travailleurs dans la mine.
Il rentre ensuite dans sa famille où il se met aux dessins à l'encre de chine ; son oncle galeriste va le pousser à la couleur de la gouache. Après quelque temps passé à Paris avec son frère Theo, il rencontre les impressionnistes très mal vus par la critique, il va s'installer à Arles où il cohabite avec Paul Gauguin interprété par un puissant Anthony Quinn. Kirk Douglas réalise lui aussi un prestation d'acteur fantastique dans le rôle de Vincent Van Gogh.
Gautier Delapierre
Gautier Delapierre

25 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2023
Encore un film des années 50 bien caché derrière un tas de plagiats, de faussaires et de médiocrité moderne. À la vue du cinéma des années 50, on ne peut que s'avouer que les décennies suivantes ont été très peu créatives.
Voyez comme l'atmosphère de l'époque est bien décrite dans ce film biographique du célèbre peintre. Quand on parcourt les mines de charbon, on pense à l'adaptation de Germinal : comme ce long film fait pâle figure lorsqu'on comprend que toute cette atmosphère avait déjà été amenée au cinéma.
Scénario très fidèle à la vie du peintre sans pour autant être plat, c'est génial.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 avril 2017
Ow !!... encore une claque cinématographique. Après « Elle » de Verhoeven et « Sweet sixteen » de Ken Loach, « La vie passionnée de Vincent Van Gogh » est pour moi ma troisième rencontre 2017 de films bijoux. Eh oui… c’est ce que j’appelle la classe internationale !: retrouver un biopic sur un peintre à la « Gandhi », il s’agit pour moi d’un biopic réussi. Musique, esthétique, direction d’acteurs (en particulier Kirk Douglas campant un Van Gogh ultra-réaliste), mise en scène : tout concourt à la réussite de ce long-métrage. Attention, chef d’œuvre !
Avant d’aboutir sous les yeux de Minnelli qui attendait ce projet comme un rêve, les droits du roman « Lust for life » d’Irving Stone passèrent dans les mains des plus grands productions/réalisateurs du moment (Warner, MGM, Richard Brooks, Jean Renoir, de Laurentiis, la compagnie indépendante de Jack Palance). C’est fou, non ?
Maintenant, approchons nous plus près du film. Synopsis : la vie de Vincent Van Gogh, de sa Hollande natale à l’Oise, région qui le verra mourir, de ses voyages en Belgique et provençaux.
Tout d’abord, notons cette caractéristique, le long-métrage de Vincente Minnelli a été tourné en Ansco Color, marque concurrente de Kodak.
Ensuite, mon argumentaire se penche bien évidemment sur les couleurs du film, aspect primordial qu’il convient de développer.
Première particularité : les couleurs en studio. Plus sombres, elles permettent de mettre en relief et en lumière le côté fou du peintre à l’origine du fauvisme. Elles nous ancrent également dans la fin du XIXème siècle grâce à la lumière tamisée des bougies et des lampes à huile prenant ainsi toute leur importance dans des décors tous plus grandioses les uns que les autres : toutes mes félicitations à l’équipe décorative, chapeautée par les deux cadors Edwin B. Willis (« Le magicien d’Oz », « Un américain à Paris », « Chantons sous la pluie »…) et F. Keogh Gleason (habitué minnellien : « Un américain à Paris », « Les ensorcelés »), qui a su retranscrire ombres et lumières dans les rues arlésiennes de nuit ou au fin fond des mines belges. Très beau travail !
La deuxième particularité s’articule autour des toiles reprenant à merveille les chef d’œuvres du peintre agencés en un montage parfait et qui s’accorde en une ambiance esthétique jouissive. La relation entre le montage des toiles et la musique se fait de manière instinctive nous laissant le soin de regarder et d’écouter chaque coup de pinceau du maître. Un agencement certes théâtral mais qui a l’art de se présenter pudiquement et simplement à nos yeux. De plus, les peintures que le metteur en scène de « Lame de fond » nous propose, les plus connues, sont un enchantement visuel. Tout cela nous maintient (r)éveillé et en haleine. Super !
La troisième particularité, en deux points, s’observe dans l’environnement décrit par Minnelli. Premièrement, sa photographie. Sous teinte minière (noire) ou de soleil (très portée sur les couleurs abrasives de Provence), elle tend à la folie de Van Gogh, de sa vérité (ses peurs et ses démons enfantins, c’est-à-dire ses obsessions) à son coup de grâce (une mort très bien filmée par ailleurs) sans passer par le cap de l’adolescence (ses doutes et son manque de repère représenté par Gauguin en des couleurs qui ne me font ni chaud ni froid). Réalisée par les esthéticiens Russell Harlan (« La rivière rouge », « Rio bravo ») et Freddie Young (« Ivanhoé », « Lawrence d’Arabie », « Le Docteur Jivago »), la photographie est certainement l’élément qui nous permet d’apprécier les couleurs à sa juste valeur. Excellent, les artistes ! Le second point porte sur un montage alternatif jouant la carte de la narration montrant ainsi la vie anormalement paranoïaque de Van Gogh.
On ne peut évoquer « La vie passionnée de Vincent Van Gogh » sans passer à côté du casting. En tête d’affiche, Kirk Douglas, dans le rôle du peintre fou, est irremplaçable. Vincente Minnelli, avec qui il a déjà collaboré (« Les ensorcelés », « Histoires de trois amours »), le dirige de main de maître. Campant à merveille Van Gogh, Kirk est complètement habité par son personnage. Fournissant extrêmement de détails dans son interprétation, le futur Spartacus est tour-à-tour miséricordieux, dessinateur enragé, insomniaque, peintre déshumanisé, destructeur, balafré (tout comme il va l’être pour Richard Fleisher pour ses « Vikings »), la chaleur du Sud le détruisant à petit feu. Kirk Van Gogh rend sur pellicule un homme passionné quasiment inhumain rongé par la vie et ses obsessions. Tout cela donne une composition hallucinante et halluciné. Selon les propres dires de l’acteur, son interprétation est la plus difficile de sa carrière (!). Et pour moi, il s’agit d’une de ses meilleures. Logiquement récompensé par le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique. J’adore et j’adhère !!
A ses côtés, dans le duel d’acteurs, on retrouve Anthony Quinn (déjà star : « Viva Zapata ! », « Ulysse », « La strada ») dans la peau de Paul Gauguin. Perfecto ! La relation tumultueuse qu’il a avec Van Gogh est retranscrite de manière foudroyante : la classe à l’anglaise ! Résultat : Oscar du meilleur second rôle en 1956. Extra ! Le duo Kirk Douglas-Anthony Quinn ainsi formé par le réalisateur américain aborde de front la psychologie de ces deux personnages. Fabuleux !
Le seul second couteau qui parvient à sortir du lot est l’alcoolique au caractère bien trempé devenant la femme de Kirk Douglas le temps d’une amourette et d’un premier enfant. Le frère Van Gogh, Théo, le pourtant très bon James Donald (« La grande évasion ») est ici inexistant. Dommage. On se raccroche au talent démoniaque de Monsieur Douglas.
Dans « La vie passionnée de Vincent Van Gogh », il n’y a pas d’écriture filmique (absence totale de scénario). L’intrigue est uniquement basée sur le cadre environnant du personnage (la Hollande, le sud de la Belgique et le pays d’Arles). En l’occurrence, le futur metteur en scène de « Gigi » propose un biopic tourné sous la forme d’un drame lyrique car les psychoses et les peintures de Van Gogh font partie intégrante du paysage filmique. Minnelli prouve ici aussi son sens du paysagisme en dehors des studios. Son élégance coutumière (sa mise en scène), son don pictural (l’enchevêtrement de la photographie, des décors…) et le sens de la plastique de ces cadrages en un sens esthétique parfait font qu’on peut dire qu’il s’agit bien évidemment d’un film minnellien.
Quelle est la toute dernière chose à aborder pour ce long-métrage qu’on peut donc qualifier de minnellien ? La musique. Le compositeur ? Miklós Rozsa. « Assurance sur la mort », « Ivanhoé », « Fedora »… sont de lui, mais son nom restera connu pour avoir travaillé sur la bande-son de « Ben Hur ». Il n’en reste pas moins qu’il s’agisse d’un artisan de son époque. Ennuyeuse dès les premières notes mais collant ensuite de mieux en mieux au film, la musique se fait mirobolante et nerveuse lors des moments de tension extrême : la scène où Van Gogh se brûle la main avec les bougies, et celle où il se coupe l’oreille et où il fait du grabuge sont digne de rester un moment mythique du cinéma car tout cela colle à la triste tragédie du dessinateur-peintre. Une bande sonore complète et hors-norme à l’image de Kirk Douglas.
Pour conclure, « Lust for life » (1957) de son titre original est une toile de maître dans laquelle l’esthétique colle parfaitement avec l’histoire évoqué, celle d’un paumé qui fait de la peinture sa religion.
Spectateurs décolorés, partez à la recherche d’une arlésienne !
3 étoiles sur 4.
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